La grande gueule qui promettait aux ouvriers de Arcelor Mittal de ne pas les laisser tomber ira probablement leur expliquer bientôt
leurs nouvelles obligations d'acception d'un emploi "raisonnable". Il est plus facile de s'attaquer aux chômeurs qu'aux patrons voyous, mais c'est vrai qu'on ne s'attaque pas à ceux de sa
classe.
Après les chômeurs de plus de 57 ans et demi qui ne seront plus exonérés de recherche d'emploi, les conditions vont se durcir pour les autres
avec les sanctions envisagées en cas de refus d'un emploi dit raisonnable.
Qu'est-ce que le raisonnable ? Difficile à dire précisément tellement ce gouvernement nous habitue à une cacophonie dans tous les domaines. Ce qui est
certain, c'est l'acceptation d'un délai de transport (et ceux qui n'ont pas de permis ou de voiture, le gouvernement leur offre le taxi ?), une baisse certaine du revenu (Sarko s'était augmenté
de 170%) après différents délais, et qui peut aller au bout d'un an jusqu'à plus de 40% du salaire antérieur (et celui qui était au SMIC ???). Le servage est de retour.
Laurent Wauquiez, ex porte-parole du gouvernement reconverti en secrétaire d'état à l'emploi, surnommé le "surdiplômé de l'UMP", brille par ses
déclarations sur l'offre valable : «Si des gens ont refusé de passer d’un garage Citroën à un garage Peugeot, on peut dire que cette attitude n’est pas
raisonnable». Il faut avoir fait l'ENA pour sortir ça ! Et la dernière, "la situation des demandeurs d'emploi n'est pas la même selon qu'il s'agit, par exemple, d'un célibataire de
trente ans en région parisienne ou d'un père de deux enfants âgé de 45 ans au Puy-en-Velay et qui doit rembourser sa maison". Pour ceux qui l'ignoreraient, Wauquiez est maire du
Puy-en-Velay. Wauquiez , vaurien !