Désolé pour les lecteurs de mon blog, mais j'ai préféré profiter en cette fin de semaine du grand air et du soleil tant attendu.
Quelques mots quand même sur l'intervention de Nicolas Sarkozy de jeudi dernier. Cent minutes sans convaincre, ça pourrait être le résumé. Mais que pouvait-on attendre de ce président qui, alors que moins d'un
français sur quatre est content de son action, annonce qu'il n'infléchira pas sa politique de réformes pourtant de plus en plus impopulaire (rien pour les salaires, moins de profs à l'école,
départ en retraite repoussé, pas de régularisation globale des travailleurs sans papiers, sanctions pour les chômeurs, bouclier fiscal en faveur des plus riches, carte judiciaire, carte
hospitalière, etc. etc.).
Il se présente en champion de la réforme, car avant lui, pas de réformes, aucun de ses prédécesseurs n'a osé les entreprendre selon
lui. On retrouve bien sa "modestie" habituelle. Sauf que si une réforme "c'est un changement
radical ou important réalisé en vue d'une amélioration", je ne vois pas bien de quelles améliorations il s'agit, ou du moins au bénéfice de qui.
C'est la raison pour laquelle les crtiques ne manquent pas à son égard, critiques qui entraînent la réaction suivante lors de
l'émisssion : « Dans les critiques qui me sont faites, celle qui m’a le plus touché, qui m’interpelle le plus, c’est celle qui voit une partie des français se dire, au
fond il fait une politique pour quelques uns et pas pour tous, si les français croient ça, ils ont raison de le croire, je dois en tirer les conséquences immédiates ». Sauf que pour lui,
si erreurs il y a eu, ce ne sont que des erreurs de communication. Nous avons fait des erreurs, je les prends à mon compte, il l'a dit à 5 reprises dans son intervention, et François Fillon a repris ce mot erreur 2 fois à son compte dans le JDD. Sarko + Fillon, ça nous donne 7
erreurs, sauf que là, ce n'est pas un jeu.
La première erreur, elle remonte au 6 mai 2007.