Quand la caisse noire de l'UIMM a été découverte, les medias ont rapidement repris la thèse du patronat de l'UIMM
qui parlait d'argent servant à fluidifier les relations sociales. En résumé, les organisations syndicales de salariés (toutes dans le même sac) auraient touché de l'argent.
Depuis, on découvre petit à petit divers financements mais sans que ça fasse grand bruit. Le groupe PSA
Peugeot-Citroën (le spécialiste du syndicalisme maison qui a longtemps entretenu, dans ses usines, des bastions de la CFT, de la
CSL et aujourd’hui SIA), était resté très ferme pendant la grève d’Aulnay sous Bois, et on découvre qu'il fait partie des récents bénéficiaires du système antisocial mis en oeuvre au sein de la
fédération patronale de la métallurgie.
Autre révélation de Yves Bertrand, directeur central des Renseignements généraux entre 1992 et 2004, à propos de la campagne électorale de Valéry Giscard
d'Estaing, "sa logistique, son service
d'ordre, ce sont les “petits gars” d'Ordre nouveau qui les ont assurés, grâce aux enveloppes en liquide de l'Union des industries métallurgiques et minières, la fameuse UIMM".
Tout n'est pas encore remonté à la surface ...