Une fois de plus, il s'est foutu de la gueule du monde, et du monde ouvrier en plus, un monde qui mérite du respect.
C'était au mois de février, "Gandangre, y a pas mieux comme voyage de noce" disait-il, ajoutant "l'État mettra de l’argent pour
faire les investissements qui n’ont pas été faits jusqu’ici en partenariat avec Mittal ou un repreneur" et concluant "Je viendrai moi-même dans l'usine, je reviendrai
pour annoncer les solutions qu'on a trouvées".
Et qu'en est-il de tout ça ? Le petit président grande gueule n'a pas eu le courage de retourner annoncer devant les
mêmes ouvriers que ses promesses, ça ne tenait pas. La suppression de 575 postes sur le site est entérinée, sans compter les intérimaires ou salariés de sous-traitants qui travaillaient sur
Gandrange. La fermeture partielle du site est confirmée, seuls 124 nouveaux emplois seront créés.
"Le Président a tenu parole», s’est empressé de déclarer Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’Industrie et porte-parole du
gouvernement.
Il faut arrêter de prendre les gens pour des imbéciles.