Un soir d'élection, c'est toujours "amusant" de voir comment les candidats ou dirigeants politiques réagissent aux résultats. Dimanche soir, il est clair
pour tout le monde que la droite a pris une claque dans le pays, mais vu de Paris ou de la province, l'analyse sur les causes n'est vraiment pas la même.
Petit rappel, la droite vient de perdre la majorité au conseil général dans notre département. Qu'en disent ses ténors ?
De J.M Morisset président sortant UMP du conseil général des Deux-Sèvres : "Nous subissons localement et notamment autour de Niort, les conséquences d'un vote politique de
dimension nationale."
De J. Brossard conseiller général sortant de droite et battu : " Ce vote est aussi la conséquence du contexte national ".
De L. Moreau vice président conseiller général de droite réélu "On prend de plein fouet le choc national".
Ils considèrent que ce n'est pas leur politique départementale qui est sanctionnée, mais la politique nationale. Et pourtant, vu de Paris, la défaite de la droite, c'est plutôt
:
R. Dati : "Il n'y a pas de vote sanction".
B. Hortefeux : "Deux français sur trois ont voté en fonction des enjeux locaux et non de la politique nationale".
Tout ça pour dire que ce vote ne remet pas en cause la politique du gouvernement et que le message compris par ce gouvernement, c'est que "les français veulent des réformes, ils veulent que les
choses aillent plus vite" nous disent X. Bertrand, J.F Copé et autres membres du gouvernement.
Des réformes, oui, mais vers plus de justice sociale et ce n'est pas ce que pratique ce gouvernement. Dernier exemple connu en matière de pouvoir d'achat, l'augmentation de 296 % octroyé au nouveau
président de l'ANAEM (Agence Nationale d'Accueil des Etrangers et des Migrants). C'est un dénommé Philippe Bas, ancien ministre du gouvernement Villepin, qui avait déjà un confortable traitement de
8000 euros par mois en tant que membre du conseil d'état et qui a vu son "indemnité de fonctions" à l'ANAEM portée de 10000 à 39600 euros par an. Et comme le dit le canard, pour un travail épuisant
puisqu'il exige la présence du président à au moins deux réunions par an. Les caisses sont pourtant toujours vides.
Autre propos plus amusant, la petite phrase de Jean-Pierre Raffarin :
"la gauche a porté à la mairie de Poitiers un bon maire mais un maire de près de 60 ans… " Il a quel âge au fait Raffarin, je vous le donne en mille, le même âge
qu'Alain Claeys le nouveau maire de Poitiers. Et pour ce qui est de la jeunesse, Claeys est un jeunot à côté de certains de l'UMP, Gaudin et ses 69 printemps à Marseille, sans parler de Dassault à
Corbeil avec ses 83 ans au compteur.
Pour terminer sur ces petites phrases, je donnerai la palme de la bêtise à cet élu de droite de la Vienne qui, venant de perdre son siège de conseiller général au profit de la gauche a
trouvé à dire : "le canton est à présent entre les mains des socialo-bolcheviques" . Rien que ça, le couteau entre les dents.