Les patrons du CAC 40 s’offrent un bonus de 40%. Au moment où le pouvoir d’achat des français est en berne cela ne peut
que susciter l’indignation. Alors que le MEDEF, Jean-Claude Trichet gouverneur de la banque centrale européenne et Nicolas Sarkozy crient haut et fort que les salaires des français ne peuvent
être augmentés, comme le disent probablement vos propres patrons, pendant ce temps-là les rémunérations des PDG des plus grosses entreprises françaises explosent. Pour la moitié des patrons du
CAC 40, ils ont perçu en 2007 6,175 millions d’euros, pour les PDG des sociétés moins importantes la rémunération a été de 2,679 millions d’euros, et pour les plus petites entreprises
elle atteint 882 000 euros. La semaine dernière on a appris que les stock-options de Daniel Bouton avait dégagé une plus-value de 3,34 millions d’euros en 2007.
Interviewé au journal de 20 heures de France 2 mardi soir, Mme Parisot ne se dit pas choquée. « Il est
normal, archi-normal que des dirigeants de très grandes entreprises soient très bien payés » C’est vrai que pour les premiers, cela ne représente que cinq siècles de salaires annuels d’un Smicard !!! D’ailleurs déjà en 2006, Bernard Arnault (LVMH) a touché l’équivalent de 27 000 années
de Smic net en dividendes et les revenus de Louis Schweitzer (ex-Renault, devenu président de la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour
l’égalité ?!?) se sont montés à un millénaire de Smic...
Dommage que M. Pujadas n’ait pas demandé à Mme Parisot si cela la choquait que parallèlement à ces rémunérations, il y
ait en France 3,7 millions de pauvres, que treize caissières d’Auchan aient été licenciées en 2004 pour avoir utilisé des bons d’achat abandonnés par des clients et qu’elles se retrouvent
devant le conseil des prud’hommes de Bordeaux qui examinait le cas mardi (jugement rendu le 15 mars), ou bien que les salariés de la grande distribution aient dû recourir à la grève vendredi
dernier pour se faire entendre sur leurs salaires, leurs conditions de travail, polyvalence et temps partiel imposés, etc. (NB - le montant des exonérations de charge obtenues par le groupe
Casino en 2007 se chiffre à 61 millions d’euros !)
A ceux qui luttent contre ce système, on dit que la lutte des classes est une
vieillerie d’un autre siècle, que c’est quelque chose de dépassé ! Ah bon, vous trouvez ?