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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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22 novembre 2013 5 22 /11 /novembre /2013 18:07

Partie de Géorgie pour tenter de sauver leur petite fille, Gvantsa, atteinte d’une leucémie, la famille Gvianidze arrive en France le 16 octobre 2012 avec ses trois enfants, Giorgi (né en 2008) et les jumeaux Gega et Gvantsa (nés en 2011). Aussitôt, l’hôpital de Rennes prend en charge le traitement de la fillette et ses parents déposent une demande de titre de séjour pour accompagnateurs d’enfant malade. Mais curieusement, une succession de malchances pour le moins étranges fait disparaître coup sur coup les dossiers médicaux communiqués aux services préfectoraux, dossiers qui ne seront donc pas étudiés. Le 10 octobre 2013, quand la famille est expulsée du squat où elle a trouvé abri, les parents sont toujours sans papiers.

La préfecture d’Ille-et-Vilaine met en demeure les Gvianidze de déposer une demande d’asile, ce qu’ils font, pensant ainsi régulariser leur situation. Hélas, la prise d’empreintes révèle que, sur leur chemin pour arriver en France, ils ont passé quelques jours en Pologne. La préfecture demande donc leur réadmission en Pologne, au titre de la stricte application de la loi dite Dublin 2, sans évidemment se poser la question de la pertinence sanitaire d’une telle décision, au regard de la maladie de Gvantsa.

 

Le 7 novembre, la préfecture d’Ille-et-Vilaine leur signifie une assignation à résidence, l’obligation de se présenter à la police de l’air et des frontières deux fois par semaine et, dans la foulée, un avis d’expulsion vers la Pologne.

 

Le 8 novembre, Gvantsa est de nouveau hospitalisée. Les médecins du CHU rennais adressent un courrier à la préfecture pour leur signifier la gravité de l’état de santé de la petite et publie une pétition en ligne, destinée à l’ensemble du corps médical, pour demander la prise en considération des éléments médicaux et le maintien en France de l’enfant jusqu’à sa guérison.

 

Le 12 novembre, la préfecture d’Ille-et-Vilaine convoque la famille pour le lendemain. L’expulsion est en marche…

 

L’état de Gvantsa, ce bébé de 2 ans dont la leucémie ne pourra être correctement soignée ni en Pologne — où l’on se fout des demandeurs d’asile, même bébés, même gravement malades — ni en Géorgie, ne suffit pas pour stopper la machine à expulser. Le préfet d’Ille-et-Vilaine et son ministre de tutelle ont choisi : quelques voix supplémentaires — même pas assurées — lors des prochaines échéances électorales contre la vie de Gvantsa. L’humanité progresse à grands pas en Bretagne !

 

RESF

 

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17 octobre 2013 4 17 /10 /octobre /2013 22:38

J'avais déjà eu l'occasion à plusieurs reprises de dire dans mon blog tout le bien que je pensais de Manuel Valls. (un petit aperçu dans ces billets 17/01/2012, 15/09/2011, 03/01/2011, 30/05/2010) Il faut dire que nombre de ses propos auraient pu être tenus par de précédents ministres de l'Intérieur, de Hortefeux à Guéant.

 

Et voilà que coup sur coup, deux jeunes scolarisés viennent d'être expulsés. Ah non, Valls a parlé « d'éloignement », comme si cela pouvait atténuer la brutalité de la situation.

 

Leonarda, cette collégienne rom du Doubs a été « cueillie » lors d'une sortie scolaire sur le parking du collège Lucie Aubrac, tout un symbole. Pourtant, M Valls a déclaré « Ne doutez pas un seul instant que les règles de droit public sont appliquées avec intelligence, discernement, humanité (...) par mes services ».

 

Quelques jours plus tôt, un lycéen de 19 ans, Khatchik Khachatryan, qui a toute sa famille en France, a été discrètement mis dans un avion vers l’Arménie où il a été interpellé par la police dès son arrivée à Erevan.

 

Et il y a d'autres situations dramatiques, comme celle de cette mère qui a été enfermée en rétention le 11 octobre à Lesquin, près de Lille, en ayant été séparée de son nourrisson.

 

Et cela se passe avec un ministre de l'Intérieur socialiste, dans un gouvernement socialiste, avec un président socialiste dont on attend toujours la réaction !

 

En permettant tout cela, vous déshonorez les valeurs de la République, liberté, égalité, fraternité.

 

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25 septembre 2013 3 25 /09 /septembre /2013 21:26

Manuel Valls le ministre de l'Intérieur s'est livré à la surenchère au sujet des Roms. Ce n'est pas en stigmatisant cette population, en les livrant à la vindicte populaire que cela résoudra les problèmes. Que cherche Manuel Valls, à se livrer à la course à l'échalote avec la droite et le Front National ?

 

Le nombre de Roms en France n'excède pas 20.000. Amnesty International rappelle que s'ils émigrent, ce n'est pas par nomadisme mais parce qu"'ils "fuient la pauvreté et les discriminations dont ils sont victimes dans leurs pays d'origine".

 

Les évacuations à répétition ne favorisent pas leur intégration, puisque les efforts d'accompagnement en matière de santé et de scolarisation des enfants sont alors anéantis.

 

Au printemps 2012, le candidat François Hollande insistait sur la nécessité "d'éviter de mettre sur des routes des populations ultra-précaires" et de leur proposer des "solutions alternatives" de logement, au nom d'un "devoir d'intégration". Avec presque 12.000 Roms évacués de leurs camps en 2012 et déjà plus de 10.000 sur le premier semestre 2013, c'est un "record" par rapport à l'ère Sarkozy.

 

Ce n'est pas parce que l'on s'approche des élections municipales qu'il faut se servir des Roms comme de boucs émissaires. A ce sujet, le Collectif National Droits de l'Homme Romeurope a publié ce guide contre les idées reçues à propos des Roms. Très instructif.

 

Cliquez sur le document

 

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5 janvier 2013 6 05 /01 /janvier /2013 23:31

 

Pour Ahmed Sohail, la nouvelle année 2013 démarre avec un un goût amer.

 

Arrivé seul en France à l'âge de quinze ans, via un passeur payé par ses parents, il avait été pris en charge par l’Aide sociale à l’enfance jusqu’à ses vingt et un ans. Scolarisé, il avait obtenu un CAP de plomberie. À vingt et un ans, au terme de sa prise en charge, il s’est retrouvé sans rien. Il a bien trouvé un employeur, mais celui-ci a fini par se désister face à la longueur de l’examen du dossier en préfecture. En situation irrégulière, Ahmed survivait de petits boulots au noir.

 

Le 21 novembre dernier, il est contrôlé dans le métro et placé au centre de rétention de Vincennes (Val-de-Marne). Il y passera quarante jours.

 

Une forte mobilisation s'était mise en place ; des élus, des particuliers écrivent au ministre de l’Intérieur et à l’Élysée pour tenter d’empêcher le retour forcé. En vain.

 

Le 30 décembre, une première tentative d’expulsion échoue après le refus d’Ahmed d’embarquer. Le lendemain, il est de nouveau présenté sur un vol pour Karachi, mais cette fois, il est renvoyé comme un chien, la bouche scotchée, les pieds attachés, menotté dans le dos, escorté par quatre policiers. Visiblement déboussolé à son arrivée à Karachi (à plus de 1 200 km de son village natal près d’Islamabad), la police pakistanaise lui réclame 1500 euros sous peine d'aller en prison.

 

Pendant ce temps, François Hollande adressait ses vœux aux Français, et Manuel Valls s'enquérait du nombre de voitures brûlées.

 

 

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30 octobre 2012 2 30 /10 /octobre /2012 02:00

ARDDI.JPGMERCREDI 31 octobre 2012

 entre 18 heures et 19 heures

   Esplanade de la Brèche

   à NIORT

 

Comme chaque dernier mercredi du mois, des femmes et des hommes se rassembleront en cercle sur l'esplanade de la Brèche à Niort pour répondre à l'appel de l'Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droit des Immigrés (ARDDI).  

 

Ils entendent ainsi protester de façon silencieuse contre les mauvaises conditions d'accueil des immigrés dans notre pays.


Ce mercredi, l'accent sera mis sur la situation des Roms chez nous. Une action de sensibilisation sur cette question malheureusement d'actualité, sera faite à l'occasion du cercle de silence.

 

Rendez-vous mercredi entre 18h et 19h, chacun reste le temps qu'il veut.


Sans-papiers est une situation administrative, mais pas un crime !


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24 septembre 2012 1 24 /09 /septembre /2012 00:42

 

C'est la lecture d'un article de Marie Barbier, journaliste à L'Humanité, article publié dans son blog Laissez-passer que j'ai découvert les faits suivants.

 

À Évry (Essonne), ancienne ville du ministre de l’Intérieur, Manuel Valls, trois cyclistes roumains ont écopé d’amendes de 100 et 180 euros pour éclairage défectueux 
et pneus lisses...

 

Compte-tenu des propos que tient le nouveau Ministre de l'Intérieur, les policiers se sont-ils dit que de toute façon, ils seraient couverts puisque ça se passait dans la ville dont Manuel Valls était le maire ? Pas impossible.

 

Le 21 août 2012, deux ressortissants roumains qui passent avec leur carriole remplie de ferraille devant l’hôtel de police d’Évry sont verbalisés par deux agents de la police nationale. Il est noté sur les quittances que ces « SDF », « conduisant une bicyclette de marque Peugeot » pour le premier et de « marque Leopard Bike » pour le deuxième, sont en infraction sur les points suivants : « plaque d’identification, réflecteur avant, frein avant, catadioptre avant, arrière, réflecteur remorque, feu remorque et pneu arrière lisse ». Le montant de l’amende forfaitaire se monte à 100 euros chacun.

 

Trois semaines plus tard, deux autres policiers récidivent. Toujours devant l’hôtel de police, à 11 h 20, un Roumain de vingt et un ans, est interpellé. Ce « SDF à Ris-Orangis, conduisant un véhicule immatriculé de marque VTT appartenant à lui-même a commis l’infraction suivante : pneumatique - freins x 2 - catadioptres x 3 défectueux ». Il lui en coûtera 180 euros.

 

Contactée, la police confirme agir contre « des déambulations de personnes sur des vélos non éclairés, qui mettent en danger leur vie en circulant sur les grands axes d’Évry »

 

En somme, en verbalisant ces Roms, la police aurait agi pour leur protection ? Foutaise ! C'est un comportement anti-Roms honteux. Il est vrai que le contrôle au faciès ne dérange pas Manuel Valls !




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11 janvier 2012 3 11 /01 /janvier /2012 10:53

SuKrija DIBRANI, son épouse Dzulia et leurs trois garçons ont fui le Kosovo et sont arrivés en France le 13 mars 2009 .

 

arddi-resf.jpgVoici leur histoire : SuKrija et Dzulia n’ont jamais pu être scolarisés en raison du rejet dont ils étaient victimes de la part de leurs concitoyens. Eux-mêmes et leurs familles respectives ont été régulièrement insultés et humiliés en raison de leur appartenance à la communauté Rom. La communauté Rom vivait sous la pression tant des Albanais que des Serbes, chacun croyant qu’elle soutenait la partie adverse.

 

Suite au déclenchement de la guerre en mars 1999 et aux nombreuses persécutions subies (bombardements, maisons brûlées, racket…), SuKrija DIBRANI a fui MITROVICA (au Kosovo) pour se rendre à LEPOSAVIC (Kosovo) où il s’est installé dans  un camp qui recueillait les Roms. C’est dans ce camp qu’il a rencontré son épouse, Dzulja.

 

Dans ce camp, la famille était hébergée dans des conditions précaires dans des baraques. Les conditions de vie étaient très difficiles , d’autant que la population leur opposait rejet, mépris et parfois violences. Ils ont eu 3 enfants.

 

En 2008, après avoir péniblement survécu dans le camp, les autorités ont décidé que les Roms devaient partir. Un retour étant impossible à MITROVICA (pour M.) et VUCITRN (pour Mme), ils ont décidé de fuir le Kosovo pour la France et y ont demandé l’asile. Un quatrième enfant est né à Niort en décembre 2009. En décembre 2011, après une demande de réexamen, Monsieur et Madame reçoivent le rejet de leur demande d’asile au motif que les preuves fournies sont insuffisantes. Les trois enfants les plus âgés (6 ans, 7 ans et 9 ans) sont scolarisés à l’école Jean Zay élémentaire de Niort où ils sont très bien intégrés. La famille participe à la vie du quartier et notamment aux activités proposées par le Centre Socio-culturel.

 

Nous demandons à Mme la Préfète de bien vouloir leur accorder, comme elle en a la possibilité, une admission exceptionnelle au séjour à titre humanitaire en raison de leur bonne intégration dans la société française. Signez et faites signer la pétition en cliquant sur le lien ci-dessus. La pétition sera jointe prochainement à une nouvelle demande de séjour auprès de la préfète de Niort.

Je signe

 


 


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8 août 2011 1 08 /08 /août /2011 23:46

Dans un entretien avec l’AFP, le ministre de l’Intérieur Claude Guéant a jugé que si son objectif de 30.000 reconduites d’étrangers en situation irrégulière était atteint en 2011, il s’agirait du «meilleur résultat historiquement enregistré» par la France. De plus, «grâce aux instruments nouveaux que donne la Loi immigration-intégration, avec notamment la prolongation de la durée de rétention administrative, nous pouvons être plus efficaces», a-t-il assuré.

 

Hortefeux se distinguait déjà, Guéant veut faire plus encore.

 

L’échec pour résorber le chômage qui dépasse les 4  millions de personnes, ce n’est pas l’étranger mais le résultat de leur politique économique.

 

Cette politique du rejet de l’étranger montre qu’entre l’UMP et le FN, la différence est bien faible. Gueant.jpg

 


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27 juillet 2011 3 27 /07 /juillet /2011 07:00

ARDDI.JPGMERCREDI 27 juillet 2011

 entre 18 heures et 19 heures

   Esplanade de la Brèche

   à NIORT

 

Comme chaque dernier mercredi du mois, des femmes et des hommes se rassembleront en cercle sur l'esplanade de la Brèche à Niort pour répondre à l'appel de l'Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droit des Immigrés (ARDDI).  

 

Ils entendent ainsi protester de façon silencieuse contre :


- la politique du chiffre en matière d'expulsion,

- les contrôles d'identité au faciès,

- les complications administratives qui obligent des familles entières à vivre dans la peur, la précarité et la clandestinité,

- l'enfermement dans des conditions inhumaines et pour des durées de plus en plus longues de personnes, y compris d'enfants, pour le seul fait d'être entrés en France pour sauver leur vie ou vivre mieux,

- le climat de xénophobie insufflé par les discours de nos gouvernants.

- les difficultés d'accès aux soins des "sans-papiers"

- la loi Besson qui traite les étrangers comme des indésirables qui doivent être éloignés ou enfermés.

C'est l'occasion de marquer notre solidarité avec celles et ceux qui sont rejetés par nos gouvernants, ne serait-ce qu'en participant quelques instants à ce cercle.

Rendez-vous mercredi entre 18h et 19h, chacun reste le temps qu'il veut.


Sans-papiers est une situation administrative, mais pas un crime !


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23 mai 2011 1 23 /05 /mai /2011 22:58

MERCREDI 25 MAI 2011

 entre 18 heures et 19 heures

   Esplanade de la Brèche

   à NIORT

 

Comme chaque dernier mercredi du mois, des femmes et des hommes se rassembleront en cercle sur l'esplanade de la Brèche à Niort pour répondre à l'appel de l'Association pour la Reconnaissance et la Défense du Droit des Immigrés (ARDDI).  

 

Ils entendent ainsi protester de façon silencieuse contre :


- la politique du chiffre en matière d'expulsion,

- les contrôles d'identité au faciès,

- les complications administratives qui obligent des familles entières à vivre dans la peur, la précarité et la clandestinité,

- l'enfermement dans des conditions inhumaines et pour des durées de plus en plus longues de personnes, y compris d'enfants, pour le seul fait d'être entrés en France pour sauver leur vie ou vivre mieux,

- le climat de xénophobie insufflé par les discours de nos gouvernants.

- les difficultés d'accès aux soins des "sans-papiers"- la loi Besson qui traite les étrangers comme des indésirables qui doivent être éloignés ou enfermés.

C'est l'occasion de marquer notre solidarité avec celles et ceux qui sont rejetés par nos gouvernants, ne serait-ce qu'en participant quelques instants à ce cercle.

Rendez-vous mercredi entre 18h et 19h, chacun reste le temps qu'il veut.


Sans-papiers est une situation administrative, mais pas un crime !


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