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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:39

Quel est le motif de la grève des cheminots ? On pourrait dire pour résumer qu'ils luttent contre le démantèlement du service public.

 

En effet, la réforme ferroviaire qui sera présentée à l'Assemblée prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, mais elle prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes. Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires.

 

La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français.

 

Alors, plutôt que de critiquer les grévistes, Hollande, Valls et leurs affidés feraient bien de méditer cette réplique adressée par Jean Jaurès à Clémenceau le 13 mars 1906 : « Ces hommes donc, quand ils luttent sont des forces de civilisation. Et ce qu’il y a de beau chez eux, ce qu’il y a de grand, et d’admirable, c’est qu’ils ne luttent pas que pour eux-mêmes, c’est qu’ils luttent pour tous leurs camarades, pour toute leur classe, c’est souvent qu’ils luttent, qu’ils continuent le combat, sentant bien qu’eux-mêmes vont être vaincus mais sachant aussi qu’ils préparent pour des efforts nouveaux et pour des générations nouvelles, des conditions d’existence meilleures. »

 

Faudrait-il pour que cela les sensibilise qu'ils aient encore un petit quelque chose de gauche, hélas ...

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 18:06

« Il y a un moment où il faut savoir arrêter un mouvement et être conscient des intérêts de tous … à un moment, c'est le travail qui doit reprendre », c'est ce qu'a déclaré François Hollande devant la presse.

 

Les syndicats CGT et SUD Rail sont prêts à proposer de suspendre la grève s’il y a un report de l’examen du texte ce qu'exclut pour l'instant le ministre Cuvillier. La CFDT qui elle n’appelait pas au mouvement de grève se comporte toujours en serviteur zélé du pouvoir socialiste (qui le lui rend bien avec les nominations de dirigeants cédédistes) en appelant le ministre « à tenir bon » face aux syndicats grévistes. La CFDT soutient par ailleurs le projet de loi qui prévoit le démantèlement de l’entreprise historique. Ce syndicat de collaboration de classe préfère négocier des aménagements à la réforme.

 

Mais quand Hollande somme les cheminots de cesser la grève, il est franchement mal placé, lui le social-traitre dont on ne compte plus les renoncements tant ils sont nombreux.   

 

Alors avant qu’il ne donne des ordres, nous électeurs de gauche le sommons avant toute chose de tenir ses engagements de campagne ! 

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12 juin 2014 4 12 /06 /juin /2014 15:39

J’ai déjà eu l’occasion de brocarder Hollande,  l’ennemi, oh non pardon, le meilleur ami de la finance. Pas une semaine ne se passe sans que son gouvernement,  « socialiste » parait-il, ou lui-même ne donnent des  garanties au Medef, à la finance, ou à ses représentants en trahissant ses engagements et ceux qui l’ont porté au pouvoir. C’est devenu insupportable au point que je me demande si la trahison n’est pas une seconde nature pour le PS.

Prenez le cas des intermittents, le ministre qui risque de valider l’accord, contesté à juste raison, faisait partie des députés ayant signé une tribune demandant au gouvernement de ne pas le valider. Mais François Rebsamen n’était pas ministre à l’époque. Aujourd’hui cela ne semble plus lui poser de problèmes. On me rétorquera que tout le monde n’est pas sur la même ligne au PS. A voir. Je pense à la députée de ma circonscription qui fait partie des 100 députés PS frondeurs réclamant un nouveau contrat de majorité. Très bien, mais pourquoi a t-elle voté le pacte de responsabilité et les 50 milliards d’économie ?

Et pour en revenir  au capitaine de pédalo, pour marquer son hostilité au monde de la finance, il vient de choisir comme conseillère économique  Laurence Boone, économiste en chef de la Bank of America Merril Lynch.  Elle succède à Emmanuel Macron qui lui venait de la Banque Rothschild. Elle sera chapeautée par Jean-Pierre Jouyet, homme de confiance qui avait tenu les commandes de, la Caisse des dépôts et consignations et avait été secrétaire d’Etat aux affaires européennes sous … Sarkozy.

Que des gens de bonne compagnie qui maîtrisent mieux la finance que le social.

Moi Président, attendez-vous à ce que je vous trahisse dans les grandes largeurs ! Il avait omis cette tirade dans son énumération.

 

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9 juin 2014 1 09 /06 /juin /2014 17:20

C'est tout d'abord une récente déclaration qu'elle a faite au sujet de la royauté en Espagne où elle déclare « la royauté en Espagne a un peu été l'élément unifiant les différentes  provinces et régions ». C'est quand même étrange de la part d'une socialiste qui, même si elle est d'origine espagnole, - ses parents avaient quitté l’Espagne en 1961 – loue la royauté. Doute t'elle que les valeurs républicaines ne puissent être plus unificatrices ? On peut le penser puisque c'est la même Hidalgo qui avait été faite en 2010, sur décision du roi d’Espagne, commandeur dans l'Ordre d'Isabelle la Catholique, la plus haute distinction espagnole.

 

Mais là où ça devient franchement insupportable, c'est quand elle prend la décision de rebaptiser le marché aux fleurs de l’île de la Cité « Marché aux fleurs reine Élisabeth II ». Voilà le dernier message républicain envoyé par la maire socialiste de Paris. Elle est dans la droite ligne (au propre comme au figuré) de son prédécesseur qui avait lui rebaptisé esplanade Jean-Paul II le parvis devant Notre Dame ainsi qu'une promenade Ben-Gourion sur les quais de Seine. 

 

Drôle de message envoyé par ces maires socialistes de Paris qui refusent d'honorer une figure de la révolution française comme Robespierre mais glorifient la monarchie.

 

J'espère que Ian Brossat, adjoint communiste d'Hidalgo, va élever de vives protestations !

 

Manifestement, certains dirigeants PS préfèrent les monarques aux révolutionnaires.

 

 

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:53

Article mis à jour le 6 juin, deux paragraphes intermédiaires ayant "sauté" lors de la première publication.

 

Quelques jours de vacances font que mon blog est un peu aussi en vacances. Mais l'actualité se poursuit. Et les trahisons des dirigeants aussi.

 

En déplacement à Rodez pour l'inauguration du musée Soulages, F Hollande s'est comporté comme lors d'un déplacement de Sarkozy à son époque dans les Ardennes, les manifestants étant tenus à distance parles CRS.

 

Quelle trahison vis à vis de ceux qui l'ont porté au pouvoir, en voulant se débarrasser avant tout il est vrai de Sarkozy.

 

Et que dire par rapport aux intermittents. Là aussi, le gouvernement PS est en train de trahir. C'est une seconde nature pour ce parti. Honte à eux. Lors de la cérémonie des Molières, les intermittents se sont rappelés à eux.

 

Valérie Dreville (Molière de la comédienne dans le théâtre public pour Les revenants de Thomas Ostermeier) a ouvert le bal de la fronde en évoquant la « précarité d'une profession menacée » et en demandant à la ministre de la culture de « tout mettre en œuvre pour que l'accord sur la réforme de l'assurance chômage ne soit pas agréé ».

 

Puis Nicolas Bouchaud a pris officiellement la parole au nom des intermittents et a décerné un « Molière de la meilleure trahison à François Rebsamen, ministre du travail, pour son rôle d'employé du Medef ». Quant à Philippe Torreton (Molière du comédien dans le théâtre public pour Cyrano de Bergerac) il a « dédié » son prix « à tous les intermittents », trouvant « lamentable d'avoir à le faire sous un gouvernement socialiste ».

 

 

 

 

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5 mai 2014 1 05 /05 /mai /2014 22:57

François Hollande l'a annoncé au JDD, le "retournement économique" arrive. Et toujours selon Hollande, cette nouvelle phase permettra une redistribution de pouvoir d’achat.

 

Bien sûr qu'on va le croire, surtout que cette déclaration arrive après que M Valls ait fait voter son plan d'austérité, ah non de stabilité, pas plus tard que mardi dernier. Ce programme de réduction des dépenses publiques de 50 milliards d’euros sur trois ans, c'est nous qui en faisons les frais. Car ce plan n'est rien d'autre qu'une perte de pouvoir d'achat pour des millions de salariés du public ou du privé, pour les retraités.

 

Le retournement dont parle Hollande, c'est celui qui lui permet de nous faire les poches !

Après "le changement c'est maintenant" voilà "le retournement c'est maintenant".
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2 mai 2014 5 02 /05 /mai /2014 23:22

Le 1er ministre l'appelle « pacte de stabilité » mais c'est bien un plan d'austérité. L’État devra économiser 18 milliards, les budgets des collectivités locales seront amputés de 11 milliards, ceux de l'assurance-maladie de 10 milliards et 10 milliards également de coupes dans la gestion du système social. Les prestations sociales ne seront pas revalorisées avant fin 2015. Le point d'indice servant de base au calcul de la rémunération des fonctionnaires sera gelé, alors qu'il l'est déjà depuis 3 ans.

 

Que sont-ils devenus les députés frondeurs du PS qui avant le vote de confiance à l’Assemblée nationale se gargarisaient d’un manifeste paraphé par une centaines de députés socialistes (sur 291) demandant « un nouveau contrat de majorité » et un changement de cap politique .

 

Toutes les propositions alternatives, pourtant bien timides, ont été écartées. Le gouvernement a simplement concédé le maintien du pouvoir d’achat pour les pensions de retraites inférieures à 1.200 euros et une petite revalorisation des salaires pour les fonctionnaires de catégorie C.

 

En totalisant 265 voix sur 497, (232 contre et 67 abstentions dont 41 socialistes), Manuel Valls réussit à faire voter son plan de rigueur mais perd la majorité absolue. Le résultat du vote a donc dépendu de l’attitude d’une partie de la droite.

 

Mais force est de constater qu'une majorité des députés signataires de l'appel au changement de cap ont quand même voté ce plan d'austérité. Ils sont rentrés sagement dans le rang. Parmi eux, la députée de ma circonscription Geneviève Gaillard ainsi que le député PS Jean Grellier de la 3ème circonscription des Deux-Sèvres. Il n'y a eu que Delphine Batho pour s'abstenir.

 

Une volée d’austérité supplémentaire sur la gueule du peuple, et des cadeaux en veux-tu en voilà pour Gattaz et ses amis du patronat.

 

Merci le PS !

 

Deux députés PS des Deux-Sèvres ont voté le plan d'austérité de Valls
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1 mai 2014 4 01 /05 /mai /2014 22:51
Hollande va finir par atteindre les 3%
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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 23:42

Ce médecin de formation a été la plume de Jospin à Matignon de 1997 à 2002. Il a été le directeur de campagne d'Arnaud Montebourg lors des primaires socialistes en 2011. Il proposait la « démondialisation » et conceptualisait « les idées et les rêves » de son patron. En 2012 il a été chargé au côté de Michel Sapin du projet présidentiel dans l'équipe de campagne de Hollande. C'est lui l'auteur de la célèbre phrase prononcée lors du discours du meeting du Bourget « Mon adversaire, c'est le monde de la finance ». En 2011 il dénonçait « le rôle central d'une certaine élite de la gauche française, incarnée par Jacques Delors, dans la conception et la promotion de la mondialisation ».

 

Devenu conseiller spécial de F Hollande à l’Élysée, on aurait pu l'imaginer mal à l'aise avec la politique libérale de son nouveau chef. Mais pas du tout. Il était très heureux à l’Élysée où il se faisait cirer ses pompes de luxe dans les salons dorés de la République. Et à son tour, il cirait celles de Hollande qui pourtant mène une politique qu'il honnissait deux ans auparavant. Évoquer Manuel Valls, ce qui se fait de mieux à droite au PS, il assure que c’est avant tout "son ami".

 

Mais comme l'a révélé Mediapart, alors qu'il travaillait à l’Inspection générale des affaires sociales, il conseillait contre rémunération les laboratoires pharmaceutiques qu'il était censé contrôler.

 

L'affaire mise à jour a entraîné sa démission de son poste de conseiller et Aquilino Morelle a automatiquement réintégré son corps d’origine l'Igas. Il s'y était construit parait-il une image de « chevalier blanc ». Un chevalier blanc comme Cahuzac.

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 00:06

F Hollande pensait-il se refaire une virginité en se rendant dans la ville de Carmaux, fief de Jean Jaurès, le jour même où son gouvernement entérinait un plan d’économies et de rigueur qui contredit tout esprit véritablement de gauche. En marge de l'hommage au député du Tarn, dont on célèbre le centenaire de la mort cette année, le président de la République a été accueilli par des huées et sifflets.

 

Comme le soulignait le secrétaire général de la CGT du Tarn, « Hollande veut un rapprochement avec Jaurès mais fuit la rencontre avec le peuple » puisque les citoyens de la ville ont été tenus bien à l’écart des cérémonies d’hommage, derrière les barrières de sécurité et le dispositif protocolaire.

 

Une habitante l'a ainsi interpellé « Vous êtes venu à Carmaux, il y a deux ans, et vous ne tenez pas vos promesses. Pensez à nous, pensez à nous. Jaurès, il ne parlait pas comme vous et vous venez le saluer aujourd'hui !»

 

Qu'avait-il dit deux ans plus tôt dans son discours ? Il y était question que « les revenus du capital soient frappés », le président Sarkozy se voyait conspué pour son « projet caché », et F Hollande condamnait tour à tour « la remise en cause du droit à la retraite, du droit à la santé (…), la fiscalité ». Et, point d’orgue de son envolée, « cette TVA qui arrive. Non, elle n’arrivera pas, nous l’empêcherons, nous l’arrêterons ». Il l'a tellement arrêté que son gouvernement l’augmentera dès janvier 2013.

 

Et qu’a répondu le chef de l’État lors de son discours, à deux pas de la statue de Jaurès ? Ceci : « On m’avait dit : si vous voulez gagner l’élection présidentielle, vous devez venir à Carmaux. Je n’avais pas le choix. »

 

Ses envolées de campagne sur le monde de la finance, tous ses engagements, ce n'était que des mots pour s'attirer les voix du peuple de gauche. C’était donc ça ? Gagner pour gagner. Qu’importe ensuite la politique mise en oeuvre !

 

Et lorsqu'il ajoute « sans doute Jaurès ferait-il aujourd’hui ce que je fais moi-même », c'est une insulte à l'homme qui fut le défenseur des mineurs de Carmaux, des verriers d'Albi, contrairement à Hollande qui se couche aux pieds du capital et oublie le peuple qui souffre.

 

 

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