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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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11 septembre 2014 4 11 /09 /septembre /2014 23:39

« Cette attaque sur les pauvres, les démunis, je l'ai vécue comme un coup porté à ma vie toute entière », a déclaré François Hollande au Nouvel Observateur paru cette semaine. Quant à l'expression les "sans-dents", le Président dit avoir « rencontré des gens dans les pires difficultés », qui « avaient du mal à soigner leurs dents ». « C'est le signe de la pire misère », estime le locataire de l'Elysée. « Je ne veux pas qu'on puisse dire ou écrire que je me moque de la douleur sociale, car c'est un mensonge qui me blesse », ajoute-t-il. Il disait même en fin de semaine dernière, en marge du sommet de l'Otan, « être au service des plus pauvres ». « C'est ma raison d'être », affirmait-il.

 

S'il est vraiment au service des plus pauvres et ne se moque pas de la douleur sociale, pourquoi son gouvernement avec son aval vient-il de confirmer par la voix de Marisol Touraine, l’abandon des programmes de prévention bucco-dentaire et la suppression des crédits alloués à l’éducation bucco-dentaire en milieu scolaire, ceci dans le cadre du plan de réduction des dépenses publiques. Cette décision va pourtant aggraver les inégalités et vient contredire l'objectif du projet de loi de santé publique, en particulier envers les plus défavorisés. Une étude de l'Ifop souligne que plus d’un tiers de la population déclare avoir déjà renoncé, faute de moyens financiers, à des soins dentaires.

 

Par contre, pas de remise en cause des milliards de cadeaux au patronat sans contrepartie !

 

Est-ce ainsi que F Hollande peut se dire « être au service des plus pauvres » ?

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10 septembre 2014 3 10 /09 /septembre /2014 17:46

« Ils étaient plus de 80 députés du PS réclamant « un nouveau contrat de majorité » et un changement de cap politique, menaçant sinon de ne pas voter la confiance au gouvernement Valls. » C'est ainsi que débutait mon billet du 8 avril dernier et on connaît le résultat.

 

Face à une situation encore plus catastrophique, les « frondeurs » ont déjà annoncé qu'ils s'abstiendraient collectivement lors du vote de confiance au gouvernement Valls 2 qui interviendra mardi 16 septembre. Comme à l’Assemblée nationale la majorité se définit en fonction du nombre de suffrages exprimés, l'abstention abaisse automatiquement le seuil majoritaire Cela signifie que d'ores et déjà, Valls recueillera la confiance de l'Assemblée.

 

Ainsi, les soi-disant frondeurs vont laisser les mains libres au gouvernement pour poursuivre sa politique d'austérité, de baisse de la dépense publique et sociale. Car il y a déjà eu des annonces, sur une augmentation de la TVA de deux points, sur l'ouverture des magasins le dimanche, sur la remise en cause des seuils sociaux dans les entreprises, sur la réduction du congé parental et de la prime de naissance … Le gouvernement a déjà annoncé que le cap serait maintenu. Eh bien, mesdames et messieurs les député(e)s frondeurs, votre abstention va permettre à ce gouvernement libéral de mettre en place ses mesures anti-sociales.

 

Dans une tribune dans Politis, à propos de la politique menée par le gouvernement, une de ces députés déclare : « ce n’est pas la politique pour laquelle nous avons été élus » et à propos de l'abstention au lieu du vote contre la confiance au gouvernement, elle déclare : « Notre objectif n’est pas la rupture avec un parti qui, même s’il a parfois déçu, a porté les plus grandes conquêtes sociales de notre pays quand il était fidèle à ses valeurs, ses soutiens. Alors que la confiance entre les citoyens et le pouvoir est rompue, nous essayons de tenir une position qui permette l’union la plus large possible des socialistes, de la gauche, des citoyens... Par notre abstention, nous voulons dire à la fois notre rejet de cette politique qui a renoncé, et aussi notre ouverture et notre volonté de négocier pour avancer collectivement et faire cesser cette politique. »

 

En s'abstenant, ils permettront au gouvernement de poursuivre sa politique néfaste, celle justement de recul sur des conquêtes sociales. Et contrairement à ce que l'on peut entendre, si le gouvernement Valls2 n'obtient pas la confiance, Hollande n'est nullement obligé de dissoudre l'Assemblée. Il lui faut alors nommer un nouveau premier ministre pour composer un nouveau gouvernement, pour mettre en œuvre une politique conforme aux promesses de changement claironnées en 2012 et qui ne sont pas tenues.

 

Reste à voir si ces députés auto-proclamés frondeurs vont préférer la rupture avec les citoyens qui les ont élus ou la rupture avec ce gouvernement.

 

 

 

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 18:22

Article Sud-Ouest :

 

À croire que le Premier ministre avait envie de se faire huer. Sinon, pourquoi Manuel Valls aurait-il marché depuis la gare jusqu'à son hôtel lors de son arrivée, hier après-midi, à La Rochelle ? Ce n'était pas nécessaire. Cela revenait quasiment à faire le tour des manifestants, pourtant cantonnés loin de l'université du PS.

Un adhérent de l'association Sauvons nos entreprises a été interpellé et conduit au commissariat pour avoir voulu s'approcher du Premier ministre…

Fumigènes, bruit et fureur. CRS partout. Beaucoup de policiers en civil. Les manifestants de plusieurs organisations, comme celle qui réclame la régularisation des sans-papiers, le collectif Palestine et surtout la CGT (spectacle, cheminots, retraités…) étaient quelque 500 le matin. Beaucoup moins nombreux l'après-midi. Nombre d'entre eux avaient levé le camp, las de ne susciter qu'indifférence auprès des militants, élus et ministres quand ils passaient à proximité.

« Valls-Hollande, ça suffit ! »

Il faut dire que l'accueil réservé par quelques-uns, dès le matin, à Jérôme Guedj, ex-député (suppléant de François Lamy) et président du Conseil général de l'Essonne, n'était guère engageant. Ils lui avaient en effet expliqué que son attitude « ne servait à rien ».

Quelques militants socialistes étaient cependant dans la manifestation. C'était la première fois que la CGT organisait un tel événement à l'occasion de l'université du Parti socialiste. Avec une grande pancarte « Non à l'austérité » et de plus petites portant des slogans comme « Valls-Hollande, ça suffit, assez de cadeaux au patronat, le Medef ne fera pas la loi ». Ou cette photo d'un couteau déchirant un Code du travail et légendée « Meurtre avec préméditation ». Et un slogan sans cesse scandé : « Les jeunes dans la misère, les vieux dans la galère, on n'en veut pas ! » Grand podium, musique, distribution de tracts…

Site barricadé

Malgré tout, ce n'était qu'une manifestation périphérique en ce sens que personne n'a pu s'approcher de l'Espace Encan, où se déroulent les travaux du PS. L'université était devenue un bunker. Inaccessible : tous ceux qui n'avaient pas le droit d'entrer étaient tenus très éloignés. Au grand dam des manifestants, de ceux qui auraient voulu pouvoir parler avec des élus et aussi des commerçants du site, qui n'ont plus vu de touristes. Le site était barricadé.

La préfecture avait pris des mesures en fonction des manifestations déclarées. Un millier de personnes étaient annoncées.

Dans l'histoire de l'Université du PS, c'était une première. C'est révélateur.

 

Compte-rendu photo sur blog d'un militant PG de La Rochelle

 Les manifestants ont été tenus très éloignés de l’université d’été du PS, à La Rochelle. © Photo Photo romuald augé

Les manifestants ont été tenus très éloignés de l’université d’été du PS, à La Rochelle. © Photo Photo romuald augé

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 23:32

Les chevaux réactionnaires sont lâchés. Le gouvernement Valls 2 s'étant affiché clairement libéral, et les déclarations d'amour du 1er ministre vis à vis du patronat ayant déplacé le curseur à droite, voilà que le ministre du chômage, euh pardon, ministre du travail, ne trouve rien de mieux que de proposer de sanctionner les victimes du chômage.

 

« Je demande à Pôle emploi de renforcer les contrôles pour vérifier que les gens cherchent bien un emploi », a déclaré François Rebsamen sur i-Télé, ce jeudi 2 septembre. « Il faut qu'il y ait, à un moment, une sanction », a-t-il ajouté, estimant qu'il faut adopter « un état d'esprit différent », avec « des convocations » et « des vérifications ». Si à la suite de ces démarches, il est démontré qu'un chômeur ne recherche pas réellement un travail, alors il doit être « radié », précise le ministre du Travail.

 

En 2012, le candidat Hollande critiquait fortement dans un communiqué Nicolas Sarkozy qui s'apprêtait « à soumettre aux Français un référendum sur un renforcement des obligations des chômeurs, notamment de ne plus pouvoir refuser un emploi ou une formation. Si le Président sortant n’en n’est pas à sa première tentative d’utiliser la détresse de nos concitoyens pour faire un « coup » bassement politicien, celui-ci est particulièrement choquant. [...] Quand Nicolas Sarkozy attaque les chômeurs, François Hollande, lui, veut s’attaquer au chômage. » Mais ça c'était avant.

 

Le ministre du travail ignorerait-il que les chômeurs sont déjà étroitement contrôlés ? Ignrerait-il que le nombre des chômeurs indemnisés est inférieur à 50% et que la durée d'indemnisation maximale est de deux ans sauf pour les plus de 50 ans où elle est de trois ans ? Si la seule solution pour faire baisser la courbe du chômage c'est de radier les chômeurs, autant se passer d'un ministre du travail.

 

Et concernant le coût des fraudes fiscales et sociales en France, ça suffit ce discours réactionnaire. Ce n'est peut-être pas la fraude d'une extrême minorité à Pôle emploi qui mérite la priorité, sauf à vouloir s'attaquer aux plus faibles. Les chiffres de 2012 pour la fraude donnent : Pôle emploi 39 millions, Douane 367 millions, Sécu 562 millions. C'est ridicule comparé aux 600 milliards de fuite vers les paradis fiscaux sachant que cela provoque chaque année un manque à gagner d'au moins 40, voire 50 milliards pour le budget de la France selon un rapport sénatorial. Il ne faut pas oublier non plus les millions d'euros versés au titre du CICE et qui n'ont aucune contrepartie en terme d'emplois.

 

Ce gouvernement, dont le 1er ministre se pavane devant le Medef et choisit à présent de s'attaquer aux plus faibles, n'a rien d'un gouvernement de gauche, quand bien même ses membres portent l'étiquette PS.

Radier les chômeurs, c'est la solution de Rebsamen pour faire baisser la courbe du chômage
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29 août 2014 5 29 /08 /août /2014 00:39

Des députés socialistes ni godillots ni déloyaux, c'est le titre d'une tribune publiée ce jour dans Le Monde où 200 députés socialistes appellent au « rassemblement » derrière François Hollande. Sauf que comme l'explique le site d'information Mediapart, de nombreux élus ont apposé leur signature bien avant le remaniement. Parmi ceux-ci, Geneviève Gaillard députée de ma circonscription, celle de Niort (Deux-Sèvres).

 

Répondant à Mediapart, elle a dit ceci :« J'ai signé cette tribune mi-août, confirme Geneviève Gaillard. Je suis plutôt sur la ligne “frondeuse”, mais j'étais d'accord avec cet appel à la loyauté au président dans un contexte politique très difficile. Évidemment, on ne savait pas à ce moment qu'il y aurait un remaniement. »

 

L'ancienne maire de Niort, sèchement battue aux municipales de mars, assure ainsi que sa signature ne vaut « en aucun cas soutien à ce qui s'est passé depuis trois jours. Démissionner Arnaud Montebourg de cette façon, j'ai trouvé la méthode un peu violente. Quant à ce qu'a dit Manuel Valls devant le Medef, cela me choque un peu. Depuis le début de cette semaine, il y a un tournant social-libéral de l'exécutif. Deux branches du PS apparaissent clairement. Et ce n'est pas parce que j'ai signé ce texte en août que je ne pense pas aujourd'hui ce que je vous dis là. »

 

Sacré frondeuse la députée Gaillard. Elle fait partie des députés ayant voté les pleins pouvoirs au Medef en votant l'ANI, puis ensuite le 1er plan d'austérité de Valls. Quant aux propos de Valls devant le Medef, cela la « choque un peu ». Un peu seulement ?

 

Quant à écrire qu'ils ne sont ni godillots ni déloyaux, ils n'en donnent pas la preuve ces députés PS. Ils soutiennent Hollande depuis le début du quinquennat alors que celui-ci ne respecte pas ses engagements vis à vis des électeurs qui l'ont porté au pouvoir. Si ça ce n'est pas déloyal, mais en plus c'est malhonnête. Et demain ces mêmes députés seront prêts à voter la confiance au gouvernement Valls, comme des godillots.

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28 juillet 2014 1 28 /07 /juillet /2014 07:45

La même qui en avril considérait que la non revalorisation des retraites, la non revalorisation du point d'indice pour les fonctionnaires, la non revalorisation des salaires dans le privé, la non revalorisation du RSA, ce n'était pas de l'austérité (voir cet article), en a remis une couche à propos du budget rectificatif de la Sécurité sociale. Pour Marisol Touraine, le budget de la Sécu est "progressiste et de gauche".

 

Après l’adoption du budget rectificatif de l’État et ses 4 milliards d’économies par l’Assemblée nationale, le budget rectificatif de la Sécurité sociale  a été à son tour voté le 8 juillet : c'est une première étape de la mise en musique du Pacte de responsabilité et une offensive majeure contre la protection sociale. La conséquence immédiate de ce budget rectificatif va être un « trou » supplémentaire dans les caisses de la Sécu de près de 10 milliards d’euros qui iront directement dans la poche du patronat : une attaque contre l’ensemble du monde du travail, retraités, privés d’emploi, salariés... Mais, promet sans rire le gouvernement qui n’en est plus à une provocation près, c’est pour « gagner un demi-point de croissance et 200 000 emplois » !

 

Après avoir diminué de 6,5 milliards d’euros dès 2015, les prélèvements sur les entreprises seront réduits de 8 milliards en 2016 et d’environ 5,5 milliards en 2017. Sans oublier la montée en charge du crédit d’impôt compétitivité emploi à hauteur de 20 milliards d’euros. Jamais de tels engagements n’ont été pris à ce niveau ! » Ce que Marisol Touraine appelle « un texte progressiste et de gauche »...

 

À elle seule, la baisse des cotisations sociales représente un manque à gagner de 8 milliards d’euros pour les caisses de la Sécu (dont 5,5 milliards pour la seule part dite « patronale » et 2,5 milliards pour la part salariale). Les entreprises ne paieront plus aucune cotisation de Sécurité sociale pour les salaires au niveau du Smic et elles seront fortement réduites pour tous les salaires inférieurs à 1,6 fois le Smic (véritable incitation à ne pas payer plus !). De plus, les cotisations d’allocations familiales payées par les employeurs vont être réduites de 1,8 %.

 

Côté salariés, le gouvernement a le culot de présenter comme une avancée, un geste social ( !) : la baisse des cotisations sociales « salariales » pour celles et ceux gagnant moins de 1,5 SMIC, soit autour de 40 euros par mois. Mais combien vont coûter à chaque foyer la baisse des prestations sociales, le gel pendant au moins 18 mois de toutes les pensions supérieures à 1 200 euros, la non-revalorisation de l’allocation de logement familial ?

 

C'est vrai que lorsqu'on est millionnaire et imposable à l'ISF comme Marisol Touraine, on ne doit pas avoir les mêmes notions sur ce qu'est le progrès social. Avec le PS, on n'en finit jamais avec les mauvaises surprises !

 

Voir aussi :

Retraites : La ministre Marisol Touraine voit un progrès là où il y a recul

Quand Valls défend son plan d'austérité entouré par des imposables à l'ISF

 

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21 juillet 2014 1 21 /07 /juillet /2014 15:45

François Hollande persiste et signe. Le pouvoir en rajoute suite à sa décision d'interdire la manifestation de samedi, voir billet d'hier.

 

Mais là ça devient abject ! Lors d'une remise de décorations aux chasseurs de nazis Beate et Serge Klarsfeld à l'Elysée, Hollande a déclaré : «La République, c’est la capacité de vivre ensemble, de regarder son histoire et en même temps d’être toujours prêts à défendre les valeurs démocratiques, de ne pas se laisser entraîner par des querelles qui sont trop loin d’ici pour être importées, de ne pas se laisser emporter par les déflagrations du monde», a-t-il dit. Il faut, a-t-il ajouté, «faire en sorte que ne soit toléré aucun acte, aucune parole qui puisse faire ressurgir l’antisémitisme et le racisme».

 

Et les centaines de civils palestiniens innocents tués, les dizaines de milliers de palestiniens qui prennent le chemin de l'exode, ce n'est pas pour des querelles !!!

 

A l'appel du gouvernement palestinien à « réagir immédiatement au crime de guerre » perpétré par l'armée israélienne à Chaljaya dans la bande de Gaza, c'est un drôle de message envoyé par le chef de l'Etat.

 

Un nouvel engagement de campagne oublié par Hollande, cette fois le n° 59 !

 

 

Gaza sous le feu israélien, des "querelles" pour Hollande ?
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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 23:06

Source Politis

 

L’information ne figure pas sur le site de l’Elysee. Certes, le site officiel de la présidence, nous apprend que ce 9 juillet le président de la République a procédé à une remise collective de décorations, notamment à Mesdames Nicole Notat et Monique Pelletier. On y lit aussi dans l’agenda public de François Hollande que le chef de l’Etat avait prévu de dîner à 20h30 avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Mais, sauf erreur, il n’est nulle part mentionné que le président de la République, à cette occasion, a décoré son hôte Grand officier (le 4eme de l’ordre qui en compte 5) de la Légion d’honneur. Un honneur dont s’est immédiatement félicité ledit Barroso sur Twitter.


 

Pour mémoire, « Voter pour le PSE pour s’opposer à Barroso » était, en 2009, le principal argument de campagne du PS dirigé par un certain François Hollande. Les socialistes européens, en campagne électorale (il est vrai), avait alors fait du président de la Commission européenne leur ennemi n°1. Avant de participer à sa réélection. Ce qui ne les a pas empêché, au cours de la dernière campagne européenne, de dire à nouveau pis que pendre de l’action de cet atlantiste libéral à la tête de l’Union européenne. Cela valait bien une récompense.

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 17:11

Pitoyable ce président avec un petit « p ». Depuis le début de son quinquennat, ce n'est que recul social, blocage des revalorisations salariales ou des pensions de retraites, attaques contre le service public, non respect des engagements de sa campagne. Il ose vilipender avec son 1er ministre Valls, le Sarko compatible, les organisations salariées qui ont été cocufiées et qu'ils accusent de surenchère. La surenchère, elle est pourtant bien du côté du Medef, mais là il n'y voit aucun problème; il roule pour Gattaz qui ne doit pas faire partie de ceux qui ont voté Hollande en 2012.

 

Et ne pas tenir les engagements en reportant le compte pénibilité ou bien en voulant modifier à la hausse les seuils sociaux dans les entreprises (ce serait créateur d'emplois, comme pour le pacte de responsabilité sans doute), si ce n'est pas se moquer des salariés et des organisations syndicales, c'est quoi ? D'ailleurs, le président de la CGPME a trouvé "bonne" la feuille de route énoncée par Hollande «Pour l’instant, le président de la République a confirmé la trajectoire que nous attendions depuis le 31 décembre, c’est une très bonne chose. Maintenant c’est officiel, on a les dates exactes des baisses de charges (du pacte de responsabilité), tout ça va dans le bon sens», s’est réjoui le leader de la CGPME. «Même sur les seuils sociaux, le chantier va être ouvert par le ministre du Travail ». Ce même ministre du travail (Rebsamen) qui déclarait au Soir 3 d'hier, «il n'y a pas eu de concessions faites au patronat». Le report «n'est pas un cadeau aux patrons». C'est Amen au patronat !

 

Malheureusement on retrouve les mêmes syndicats réformistes (CFDT, CFTC sa petite sœur, et la CFE-CGC) à maintenir jusqu'au bout leur présence à cette pseudo conférence sociale, les mêmes qui avaient signé le recul pour les retraites.

 

Cette conférence est une vaste supercherie. D'ailleurs Valls la conclue en déclarant « La ligne du gouvernement ne varie pas et ne variera pas ». Alors à quoi bon discuter puisque la ligne décidée par ces néo-libéraux ne doit pas bouger !

Hollande « refuse une perpétuelle surenchère », sauf celle du Medef
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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 18:50

Lorsque Valls déclare, « la gauche peut mourir », je me demande de quelle gauche il parle. Si c'est du PS dont il veut parler, il faut appeler un chat un chat et dire dans ce cas « le PS peut mourir ». Car, si certains considèrent que le PS est de gauche, il ne représente pas toute la gauche. Quant à ses responsables et à l'ensemble du gouvernement, impossible de les considérer de gauche par rapport à la politique qu'ils mettent en œuvre. Alors, le PS peut mourir, ce n'est pas pour autant la gauche qui meure. Et en tous cas, on connaît les assassins, ce sont les carriéristes de la politique qui sont en fonction à l'Elysée, à Matignon ou rue de Solférino.

La politique de Hollande que met en œuvre Valls n'a rien à voir avec une politique de gauche. Le gouvernement poursuit, voire accentue les basses œuvres de Sarkozy. Si certains avaient des doutes, on comprend très bien pourquoi celui-ci voulait recruter Valls dans son gouvernement.


 

A tous ceux qui ont contribué à virer Sarkozy dans l'espoir d'un changement politique, quelle déception, quelle trahison. Et jusqu'à présent, il en a été de même à l'assemblée nationale. (Voir billet Mais où sont passés les frondeurs ?) Si à l'assemblée nationale il y avait eu plus de députés PCF - Front de Gauche (15 actuellement) et moins de députés socialistes (274 actuellement), cela aurait contraint le gouvernement à orienter sa politique à gauche.

 

D'ailleurs, c'est à vomir quand on voit avec quel mépris sont traités les cheminots grévistes ou les salariés du spectacle qui défendent par leur action notre bien commun à tous. Ils tiennent le discours et l’engagement que devraient tenir tous ceux qui se réclament de la gauche. Au lieu de ça, le gouvernement répond par le mépris, l’intransigeance, la haine de classe.

 

Pour être entendu de ce gouvernement, il est à penser qu'il faut être membre du Medef, ou bien se réclamer du mouvement des pigeons, ou bien porter un bonnet rouge et mettre le feu à des portiques écotaxe ?

 

Alors cette gauche là peut bien mourir, elle n'a rien à voir avec la gauche.


 

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