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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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15 décembre 2014 1 15 /12 /décembre /2014 22:16

Selon un sondage publié en début de mois, six Français sur dix (62%) sont favorables à l'ouverture des magasins le dimanche mais dans le même temps, ils sont aussi nombreux à être opposés à l'idée de travailler eux-mêmes ce jour-là.

 

Cherchez l'erreur, à moins que ce soit de parfaits égoïstes !

 

Et quant au gouvernement socialiste qui met en avant cette loi, il a la mémoire courte. Une trahison supplémentaire !

 

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9 décembre 2014 2 09 /12 /décembre /2014 17:07

« Je proposerai la création d'une taxe sur toutes les transactions financières » ; ça faisait partie de la promesse n° 7 du programme " le changement c'est maintenant ". Ce changement qu'on attend toujours, enfin plus vraiment avec eux.

 

Malheureusement, encore une promesse bafouée. Selon un communiqué de presse des associations Oxfam, Attac, Aides et Coalition plus, « le soi-disant « compromis » de taxe sur les transactions financières proposé par le ministre des Finances français a abouti à un échec des négociations ». Lors du dernier conseil de l’année des ministres européens des Finances, un accord n'aura pas été possible entre les 11 états membres concernés de la zone euro.

 

Les ministres des Finances européens réunis à Bruxelles autour du projet de taxe européenne sur les transactions financières (TTF) n’ont pas accepté la proposition au rabais portée par la France. Même les sociaux-démocrates allemands et autrichiens ont exprimé, en amont de cette rencontre, leur mécontentement devant la position française a minima.

 

Michel Sapin, en dévoilant la position française le mois dernier, s’est fait officiellement l’avocat personnel des grandes banques françaises. La France va se priver de milliards d’euros de recettes supplémentaires par an afin de protéger les privilèges du lobby financier. Et pendant ce temps, le gouvernement poursuit les coupes dans les services publics, dans les dotations aux collectivités locales etc.

 

On voit à quel point le discours du Bourget, avec son ennemi qui s'appelait la finance, c'était du pipeau.

 

Voir communiqué sur site Oxfam

Pierre Moscovici et Michel Sapin se congratulent au sommet Ecofin à Bruxelles, le 9 décembre 2014 (Photo Emmanuel DUNAND / AFP).

Pierre Moscovici et Michel Sapin se congratulent au sommet Ecofin à Bruxelles, le 9 décembre 2014 (Photo Emmanuel DUNAND / AFP).

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8 décembre 2014 1 08 /12 /décembre /2014 22:32

On trouve cette phrase à la page 31 du programme du candidat Hollande " Le changement c'est maintenant ".

 

République exemplaire ?

 

Jérôme CAHUZAC, Thomas THEVENOUD, Aquilino MOREL, Faouzi LAMDAOUI ...

 

A qui le tour ? Yamina Benguigui est sur les rangs.

 

Il est grand temps de SIGNER pour la 6ème République

 

 

 

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5 décembre 2014 5 05 /12 /décembre /2014 14:19

Fin novembre, le collectif "Vive la Gauche 79" a organisé à Niort une réunion- débat publique "anti-austérité" avec les députées PS Suzanne Tallard de Charente-Maritime, Delphine Batho et Geneviève Gaillard des Deux-Sèvres et le président PS du CG79 Eric Gautier.

 

Ce collectif qui s'est constitué nationalement au printemps 2014, suite à l'appel d'une centaine de députés PS "rebelles", demandait une revalorisation du travail des parlementaires. Il faisait des propositions économiques et sociales « pour plus d’emplois et de justice sociale ». Lors de l'université du PS à la Rochelle, il deviendra l'appel pour que "Vive la Gauche".

 

Face à la trahison ressentie par une majorité de ceux qui ont permis l'élection de Hollande en 2012, plusieurs courants socialistes ou proches appellent depuis quelques temps à un rassemblement autour d'eux pour construire une alternative. Mais cette alternative, le Front de Gauche l'avait proposé dans son programme de 2012, et dès le 5 mai 2013, face à la dérive droitière du gouvernement, il avait organisé une marche citoyenne contre la finance et l'austérité. Aujourd'hui, j'ai du mal à croire que ce sera autour de ceux qui ont soutenu ou soutiennent encore les acteurs de cette politique d'austérité, que pourra se construire l'alternative. Car pour cela, il faut un minimum de cohérence. Je ne la retrouve pas en ce qui concerne la députée de Niort dans le texte qu'elle a rendu public.

 

Je vous invite à lire son intervention à cette réunion-débat qu'elle a publiée sur le site "Rezo Citoyen". J'ai relevé ici 4 phrases sur les 21 de sa tirade :

 

« Nous avons aussi en commun d’avoir compris, chacun à notre rythme que nos attentes, celles des Français, s’évanouissaient au fil des mois,

Nous avons tous les quatre déchanté avec la mise en place d’une politique économique qui est plus une politique de droite qu’une politique de gauche (CICE, pacte de responsabilité),

Nous avons été stupéfaits de la nomination de Jouyet, de Toubon, de Manuel Valls, comme nous avons été scotchés par le comportement de notre Président tant dans la gestion de ses affaires personnelles que dans la gestion des affaires de notre pays qui ressemble à s’y méprendre à un cours de tango. Bref, nous sommes ici tous les quatre pour vous témoigner de notre profonde déception au regard de la politique actuellement suivie mais aussi de l’espoir qui nous anime. »

 

Je souscris à ces propos, mais je me demande comment elle a pu les tenir. Ne se souviendrait-elle pas de ses votes à l'Assemblée Nationale ?

 

Vote pour du groupe socialiste sur le CICE : scrutin public de décembre 2012 du projet de loi de finances rectificative pour 2012 (crédit d'impôt pour la compétitivité et l'emploi) et modification de certains taux de TVA pour financer le CICE.

 

Vote pour l'ANI en avril 2013 : Geneviève Gaillard vote pour l'accord national interprofessionnel. L'inspecteur du travail Gérard Filoche, membre du bureau national du PS, a dit tout le bien qu'il pensait de ce texte. « On en arrive à une des lois les plus mal votées de l’histoire de la Ve République. Elle ne créera aucun emploi, ne supprimera aucun précaire. »

 

Vote pour le pacte de responsabilité en avril 2014.

 

Vote pour la proposition de loi organique relative à la nomination des dirigeants de la SNCF et du projet de loi portant réforme ferroviaire en juin 2014.

Cette loi si décriée par les cheminots, qui met en place deux établissements publics chapeautés par un troisième, a entraîné un long mouvement de grève. De plus la loi organique fait qu'aujourd'hui, Frédéric St Geours, président de l'UIMM et membre du conseil exécutif du Medef se retrouve président du conseil de surveillance de la nouvelle SNCF. Cela ne va certainement pas servir le service public.

 

Vote en Octobre 2014 pour le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2015. C'est 800 millions d’euros en moins chaque année pour les familles.

 

Vote pour la déclaration de politique générale du Gouvernement de M. Manuel Valls en septembre 2014.

 

Il y a les paroles et les actes. Comment se dire stupéfait de la nomination de Manuel Valls et lui avoir voté la confiance ? Comment croire cet appel à « construire ensemble une alternative à l’austérité » après avoir voté les mesures d'austérité ?

 

Je préfère juger sur les actes que sur les discours.

 

cf. site de l'Assemblée Nationale pour les résultats des votes

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7 novembre 2014 5 07 /11 /novembre /2014 18:04

Quand je dis trop c'est trop, je parle des trahisons. Alors je n'ai pas eu le courage d'écouter ce traître eu égard à ses engagements électoraux. Je devrais être guéri, car avec les socialistes, c'est une habitude. Au travers d'une sélection dans la presse écrite et numérique, j'ai quand même pu me faire une idée de ce qu'avait été l'émission.

 

Je ne sais pas quel était l'objectif de Hollande, mais dans le journal de 13h de ce jour sur France Inter, la journaliste disait qu'il pouvait être satisfait, car il avait fait un record d'audience. Record d'impopularité, mais record d'audience.

 

Ce que j'ai retenu, c'est qu'il suffisait d'avoir vu la séquence où le chef de l'Etat s'adresse à une chômeuse âgée de Drancy pour mesurer le naufrage de la politique élyséenne. Avec Lionel Jospin, l'Etat ne pouvait « pas tout », avec François Hollande, l'Etat ne peut plus rien. Du moins pour les victimes d'une politique toujours plus dure aux plus modestes.

 

Nulle question piégée de la part de l'ex-employée de bureau, mais cette interpellation simple : comment faire pour avoir droit à une retraite quand l'âge de départ est sans cesse repoussé et le nombre d'annuités allongé, et que l'on survit au chômage à soixante ans avec un minima social de moins de 500 euros par mois ?

 

Face à la pudeur de cette personne qui ne demandait qu'à travailler et avoir droit à une retraite, le chef de l'Etat n'a rien proposé, sinon le refrain usé d'un énième contrat aidé « qui s'ajoutera à votre ASS » (allocation spécifique de solidarité) pour les personnes qui n'ont pas acquis toutes leurs annuités. Et si les entreprises ne les embauchent toujours pas, eh bien, le chef de l'Etat les y « incite » fermement... C'est vrai qu'avec 40 milliards de cadeaux au patronat sans contrepartie, c'est bien le moins qu'on puisse attendre. Les inciter !

 

Car pour le reste, il a été contraint d'admettre que « les résultats ne sont pas encore là », et il a martelé aux journalistes qui l'interrogeaient « un cap inchangé ». Putain, encore 2 ans et demi, ça va être long !

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20 octobre 2014 1 20 /10 /octobre /2014 08:12

De deux choses l'une, ou bien leur mouvement n'est pas au courant des renoncements du PS par rapport aux promesses de campagne de François Hollande en 2012, ou bien c'est du cynisme en considérant que le changement, c'est ce virage libéral pris par Hollande et le gouvernement Valls.

 

En effet, la photo ci-dessous, je l'ai prise à Niort hier après-midi. Il faut oser placarder une affiche dont le slogan est « Donnez de la force au changement »  à la fin de la semaine où le gouvernement annonce qu'il veut légaliser le travail du dimanche, revenir sur les 35 heures, s'attaquer à des prestations sociales, et alors qu'il stigmatise les précaires quand jamais autant de cadeaux n'auront été faits au patronat sans contrepartie concernant les emplois.

 

Alors, ignorance, cynisme, ou peut-être que pour s'afficher les jeunes ont fait les fonds de placard ? A quand l'affiche de la période Mitterrand " Le Socialisme une idée qui fait son chemin " ?

 

Photo prise le 19 octobre, panneau libre expression avenue de Paris à Niort

Photo prise le 19 octobre, panneau libre expression avenue de Paris à Niort

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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 22:59

Pour diminuer le déficit de la Sécu, le député de l'Ardèche Pascal Terrasse, membre du « pôle des réformateurs » du PS, vient de plaider la semaine passée pour une prise en charge du « petit soin » par les complémentaires santé plutôt que par l'assurance maladie. 

 

Voilà une sacrée bonne idée pour le monde des assurances privées. Ils doivent se frotter les mains.

 

Par contre, les 3,5 millions de personnes qui sont exclues des assurances complémentaires, faute de moyens, ont des soucis -de santé- à se faire. Quand on sait qu'un tiers de la population renonce à des soins, la situation ne peut que s'aggraver.

 

Il a tenu ces propos devant le congrès international des assureurs vie et de personnes . Ils ont dû applaudir des deux mains. C'est peut-être même les lobbyistes des assurances qui lui ont suggéré cette prise de position ?

 

En 2002, Jacques Barrot, ancien ministre des Affaires sociales et alors chef de file de l’UMP à l’Assemblée nationale, avait déjà fait une telle proposition.

 

C'est grave de voir un député "socialiste" remettre en cause le principe d'universalité de la protection sociale. Mais il est vrai que le mauvais exemple vient d'en haut. Il est certain que ce M. Terrasse ne participera pas à la journée de mobilisation nationale pour la reconquête de la protection sociale

 

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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 00:03

Ce n'est qu'un petit aperçu de déclarations faites ces derniers temps par des membres du gouvernement. Ils assument sans honte leur nouvelle orientation, qui n'a rien de socialiste puisqu'elle va à l'inverse de ce que devrait être un changement de société pour plus de justice sociale et pour l'émancipation individuelle de chacun dans le respect de la dignité.

 

Commençons par le 1er ministre. Au cas où on ne se serait pas rendu compte de l’allégeance de Valls au patronat après la standing ovation reçue à l'université d'été du Medef suite aux cadeaux fiscaux, au recul du droit des salariés, à la casse du code du travail, il a remis ça depuis. En Allemagne tout d'abord, où il a lancé devant un parterre d'industriels allemands réunis à Berlin pour le congrès annuel de leur puissante fédération, « Ich mag die Unternehmen! » (« J'aime les entreprises »), déclenchant bien entendu leurs applaudissements. Puis quelques jours plus tard, en visite à Londres, au cœur de la City, le temple de la finance de la capitale britannique, il déclare devant un parterre d’acteurs financiers britanniques : « My government is pro-business ! » (« mon gouvernement est favorable au monde des affaires »). Il est loin le temps où Hollande promettait de combattre la finance. C'est toujours à Londres qu'il en a profité pour confirmer que les plus hauts revenus ne seront plus taxés à 75 %. Encore une promesse de campagne qui tourne à la farce. Mais comme il faut faire des économies, il promet de vite s’attaquer aux 35 heures, au repos dominical et aux chômeurs « trop bien indemnisés ».
 

Un autre ministre enfonce le clou sur ces sujets. Fabius, ministre des Affaires étrangères annonçait qu’« avant la fin de l’année », le gouvernement légiférerait sur le travail du dimanche. « Il y a quelques années, on pouvait discuter : est-ce opportun ou pas ? Mais aujourd’hui il nous semble que, compte tenu du flot de touristes (...) qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer et, d’autre part, compte tenu du développement du e-commerce, il n’y a plus le choix. » Les socialistes doivent être atteints d'amnésie. En 2009, contre la loi Mallié portée par la droite pour élargir les ouvertures dominicales, Hollande déclarait « Les Français n’ont pas besoin de plus d’ouvertures, mais de plus d’argent pour consommer. » La situation n'a pas changé, et une majorité de français attend du pouvoir d'achat.

 

Si certains doutent encore de leur trahison, par ses propos, le ministre du travail François (encore un) Rebsamen fait comprendre on ne peut plus clairement que la vision socialiste, c'est fini. Dans une interview à miroir-mag (un magazine de Bourgogne, il était maire de Dijon) il déclare sans équivoque : « Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie », « il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur: en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche» .

 

Le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement prend le relais avec le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. « On le sait, il y a des gens qui ont un certain niveau de rémunération de substitution pour lequel ils peuvent se dire légitimement, “dans le système actuel, je peux attendre six mois un an avant de rechercher un travail” » Pour eux les chômeurs sont des feignants.

 

D'autres mauvais coups semblent être dans leurs dossiers. Il va falloir que la révolte gronde pour leur faire entendre et comprendre que ce n'est pas la finance qui doit gouverner. Au coeur de la société, ce doit être l'humain d'abord !

 

 

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 18:22

« C’est donc la quatrième conférence de presse que je tiens, aujourd’hui, depuis mon élection. C’était un engagement que j’avais pris et qui consistait à rendre compte régulièrement, devant vous, donc devant les Français, de l’action que je mène. »

 

C'est la première phrase du propos liminaire du président de la République lors de sa conférence de presse du 18 septembre 2014. Il souligne que c'est un engagement qu'il avait pris, de rendre compte devant les français. Très bien, mais il y a d'autres engagements qu'il avait pris devant les français, 60 exactement, dans son programme « Le changement c'est maintenant ». On attend les résultats car ils sont encore nombreux à ne pas avoir été tenus. Et alors que nous dit le président de la République ? Qu’il n’a plus franchement le contrôle sur ces « résultats qui, j’espère, arriveront avant 2017 ».

 

Mais il y a un domaine où il semble plus efficace, c'est en chef de guerre. Après 2 ans et demi au pouvoir, il est déjà le président le plus interventionniste de la Ve République. Il a annoncé qu’à la suite d’un conseil de défense qui s'est tenu à l’Élysée, il avait donné son accord pour des frappes aériennes françaises en Irak contre l’État islamique et « que le Parlement sera informé dès les premières opérations engagées, c’est à dire vite. Le Premier ministre réunira les Présidents des groupes parlementaires du Sénat et de l’assemblée nationale dès la semaine prochaine. Un débat pourra avoir lieu au sein des assemblées. »

 

La conférence de presse avait lieu jeudi soir, les frappes aériennes ont eu lieu ce vendredi matin. Je dois être bien naïf, mais je me demande bien à quoi va servir le débat au sein des assemblées puisque l'engagement militaire est déjà effectif sans que celles-ci aient été consultées. C'est bien ici la décision d'un monarque.

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:38

Je ne me faisais guère d'illusions sur le vote des député(e)s PS pour accorder leur confiance à ce gouvernement libéral dirigé par Manuel Valls. Sauf que ce gouvernement est encore plus affaibli puisqu’il ne recueille qu'une majorité relative avec 269 député(e)s contre 306 voix il y a cinq mois, alors que la majorité absolue est de 289 voix.

 

Ces députés qui ont accordé leur confiance à Valls ont trahi la grande majorité des électeurs qui leur avait apporté leurs suffrages en 2012. Ils n'ont pas été élus pour soutenir un tel programme, car la ligne politique de Valls est inchangée et maintient le cap de l'austérité. D'ailleurs, Pierre Gattaz le président du Medef s'en félicite sur son blog : « Le discours du Premier ministre de ce jour et le vote de confiance positif qui en a découlé, participent au rétablissement de la confiance indispensable pour retrouver la croissance et l’emploi. C’est une bonne nouvelle qu’il faut saluer positivement. J’ai entendu une volonté de réforme, j’ai entendu une volonté d’avancer dans la concertation et l’échange. Soyons clair, le MEDEF partage et la volonté, et la méthode. »

 

Voir le patron du Medef se réjouir montre à quel point le gouvernement satisfait son appétit. Quant aux députés dit « frondeurs », ils n'avaient nullement la volonté de faire tomber le gouvernement. A ceux qui prétendent que ç'aurait été faire le lit de l'extrême droite, je dirais qu'en réalité, c'est la politique menée qui fait le lit de l'extrême droite. Et quant au chantage à la dissolution, celle-ci n’était pas obligatoire. Elle est une décision du président de la République qui avait aussi la possibilité de nommer un premier ministre pour conduire une autre politique, celle pour laquelle Hollande a été élu. Parmi les députés frondeurs, la députée Nathalie Chabanne répondait qu'elle n'imaginait pas voter contre. « Je n'ai pas peur pour mon poste, c'est le cadet de mes soucis. Mais je crains l'explosion du PS qui en découlera. » Elle s'est abstenue. Peut-être préfèrent-ils l'explosion du peuple ? Mais que dire des 200 qui avaient signé une tribune dans Le Monde où ils appelaient au rassemblement derrière Hollande tout en se disant « ni godillots ni déloyaux » (voir mon billet du 29 août) Je pense à la députée de ma circonscription G Gaillard qui répondant à Mediapart disait que sa signature ne valait « en aucun cas soutien à ce qui s'est passé depuis trois jours. Démissionner Arnaud Montebourg de cette façon, j'ai trouvé la méthode un peu violente. Quant à ce qu'a dit Manuel Valls devant le Medef, cela me choque un peu. Depuis le début de cette semaine, il y a un tournant social-libéral de l'exécutif. Deux branches du PS apparaissent clairement. Et ce n'est pas parce que j'ai signé ce texte en août que je ne pense pas aujourd'hui ce que je vous dis là. » Eh bien qu'a t'elle fait ? Elle a voté la confiance à Manuel Valls.

 

On n'oubliera pas ça lors des prochaines élections. Et aux électeurs qui veulent vraiment voter pour une politique de gauche, ce n'est pas en votant pour un candidat socialiste. Les trahisons du PS, ça suffit !

 

Résultat du scrutin sur vote de confiance

 

 

 

 

 

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