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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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12 juin 2013 3 12 /06 /juin /2013 22:37

En rendant hommage à Pierre Mauroy, lors d'une cérémonie aux Invalides, le président Hollande saluait « l'artisan de grandes conquêtes sociales et de libertés nouvelles», notamment la retraite à 60 ans, la 5ème semaine de congés payés, l'abolition de la peine de mort. Mais il a surtout retenu de lui le tournant de la rigueur de 1983.

 

Avec Hollande, on a donc eu droit à deux éloges funèbres, le premier destiné à l'homme et le second destiné à une des conquêtes sociales du 1er gouvernement Mauroy, la retraite à 60 ans.

Dessin de Placide

Dessin de Placide

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29 mai 2013 3 29 /05 /mai /2013 08:20

La révolution culturelle de Pierre Moscovici

 

Attention, Pierre Moscovici, le ministre de l’Économie, c’est quand même quelqu’un qui, après trois décennies de militantisme à gauche (en principe), de responsabilités au Parti socialiste et d’enseignement de l’économie, précisément, dans le sillage de DSK, vient de faire une découverte majeure. La finance, a-t-il déclaré samedi lors d’un colloque entre gens bien, sur l’intégration européenne, «joue un rôle crucial pour le développement de l’économie réelle, sans laquelle nos entreprises ne peuvent croître, pas plus qu’un champ de cultures ne peut croître sans eau ».

Oui, oui, c’est un peu le contraire de ce que le candidat président avait dit au Bourget, «mon ennemi, c’est la finance», on pourrait aussi évoquer les désastres des inondations, ou encore les sécheresses, quand les sources ou les fleuves sont détournés à d’autres fins que d’irriguer les cultures. Mais suggérons à Pierre Moscovici une petite expérience. Qu’il plante simplement quelques millions d’euros dans un champ et qu’il l’arrose soigneusement, on verra si ça pousse… Rappelez-vous, M. le ministre, ce sont les travailleurs qui créent les richesses réelles, pas les capitaux tout seuls sur leurs petites jambes.

De Maurice Ulrich dans l'Huma

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26 mai 2013 7 26 /05 /mai /2013 21:28

L'ancien chancelier allemand Gerhard Schröder, social-démocrate, a reçu un hommage du socialiste François Hollande présent à Leipzig pour célébrer le 150ème anniversaire du SPD, le parti social-démocrate allemand.

On sait que le SPD a rompu a rompu avec la lutte des classes pour se convertir à l'économie de marché lors du congrès de Bad-Godesberg en 1959. Si le parti socialiste français n'a pas fait officiellement cette même conversion, elle l'est en réalité dans les faits.

Le discours de François Hollande a été une nouvelle démonstration de sa trahison à l'égard de l'électorat de gauche. Les mots qu'il a employés sont les mêmes que Sarkozy utilisaient lors de la dernière campagne présidentielle. « Le progrès, c’est aussi de faire dans des moments difficiles des choix courageux pour préserver l’emploi et anticiper les mutations industrielles. Et c'est ce qu'a fait Gerhard Schröder et qui permet aujourd'hui à votre pays d'être en avance sur d'autres. Ces décisions ne sont pas faciles à prendre, elles peuvent même faire surgir des controverses mais rien ne se construit, rien de solide ne se bâtit en ignorant le réel ».

Il est bon de rappeler que celui que Hollande encense a libéralisé en profondeur le marché du travail. Les effets sont aujourd’hui très contestés en Allemagne puisque la précarité et la pauvreté ont explosé ces dernières années. Battu aux élections en 2005, le même Schröder a entamé une nouvelle carrière de conseil (ça rappelle quelqu'un) auprès de grands groupes privés dont le géant russe Gazprom, tout en soutenant plusieurs leaders de droite dont Nicolas Sarkozy (tiens, tiens) lors des dernières élections présidentielles.

A ceux qui en doutaient, Hollande confirme chaque jour que le camp qu'il s'est choisi est celui du libéralisme. Et voilà vers quoi le gouvernement socialiste (et non pas de gauche) est en train de dériver.

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24 mai 2013 5 24 /05 /mai /2013 17:01

Il ne faudra jamais cesser de rappeler la trahison de ce gouvernement, qui ose se prétendre de gauche alors qu'il n'a rien à envier à la politique de Sarkozy, et qui avec le soutien d'une majorité de députés PS à refusé la loi d'amnistie pour les syndicalistes à l'occasion de mouvements sociaux.

A Roanne, cinq fonctionnaires, syndicalistes CGT, sont poursuivis pour avoir en 2010 tagué les murs de la sous-préfecture lors du mouvement contre la réforme des retraites. Après une première condamnation, ils ont été en appel reconnus coupables mais dispensés de peine. Ils pensaient en avoir fini avec cela, mais ce jeudi 23 mai, des policiers ont sonné à 6h30 à la porte de trois d'entre eux, parce qu'ils avaient refusé de subir un prélèvement d'ADN. L'un d'eux était parti au travail, mais pour ce qui concerne les deux autres, ils ont été interpellés et placés en garde à vue. Leurs appartements ont été fouillés. Cette attitude est révoltante et intolérable. Leurs familles sont très choquées par cette intervention musclée et humiliante. 

Ces militants seraient contraints d'être fichés à vie à l'égal des criminels et des violeurs. C'est honteux !

Nous devons interpeller élus et militants socialistes pour leur rappeler que le PS a été porté au pouvoir par une majorité d'électeurs de gauche, ce n'était pas pour que se poursuive les atteintes aux libertés, notamment syndicales et politiques, ni pour poursuivre la répression initiée par Sarkozy et que poursuit Hollande. 

Trahison, trahison, trahison ! On apprend aujourd'hui que le ministre de l'Economie, Pierre Moscovici, annonce qu'il n'y aura pas de projet de loi spécifique sur la gouvernance des entreprises, et donc rien sur les salaires des grands patrons contrairement à ce qui avait été annoncé. C'est clair, le PS a choisi son camp, ce n'est pas celui de la gauche !

 

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17 mai 2013 5 17 /05 /mai /2013 17:03

En écoutant hier l'émission de Daniel Mermet « Là-bas si j’y suis » sur la grève des mineurs de 1948 réprimée par le ministre de l'intérieur de l'époque, le socialiste Jules Moch, je ne pouvais m'empêcher de faire un rapprochement avec l'actualité.

 

Ces mineurs survivants ou leurs veuves (neuf survivants et huit veuves) attendent toujours soixante-trois ans après que soit fait application de la loi d’amnistie de 1981 dont le décret n’a jamais été publié. Voir mes billets précédents concernant cette affaire. « La preuve que nous sommes dans un monde de classes » , Les gueules noires, Christine Lagarde et Bernard Tapie .

 

Eh bien l'actualité faisait qu'hier devait être débattue à l'Assemblée nationale le projet de loi sur l'amnistie sociale, loi visant à ce que des militants syndicaux, des salariés injustement condamnés dans le cadre de conflits du travail puissent être réhabilités. « On est des militants, pas des voyous » rappelait devant l'Assemblée nationale un militant de la CGT énergie qui évoque le cas des huit agents EDF mis en examen pour un mouvement contre le licenciement d’une collègue ayant dénoncé un accident du travail ; ou bien cette militante d’Eure-et-Loir condamnée à payer 12 000 euros à la Ville de Chartres pour des autocollants sur le mobilier urbain ; ou encore ces militants condamnés pour avoir distribué des tracts à un péage autoroutier ; et la liste est longue de ces hommes et femmes condamnés en correctionnelle ou menacés de l'être pour avoir défendu avec énergie emplois, salaires, droits à la retraite, pas seulement pour eux mais pour tous les salariés. Que leur était-il reproché, un tag, un jet d'oeuf, un meuble renversé, des cris de colère lors des mouvements sociaux ? Plus certainement de remettre en cause la politique antisociale du gouvernement Sarkozy et les fermetures d'entreprise décidées au nom du profit;  et ça c'est insupportable pour le système capitaliste !

 

A ce projet d'amnistie déposé par les députés PCF - Front de Gauche, quelques jours avant le débat d'hier, on a appris par la voix de Alain Vidalies que « La position du gouvernement sera non ». Et en bons petits soldats, les députés PS ont voté le renvoi en commission de la proposition de loi qui avait pourtant été votée par une majorité de gauche au Sénat le 27 février dernier. Le groupe Front de gauche ne pourra pas la réinscrire à l'ordre du jour avant octobre prochain.

 

Cela revient à renvoyer l'amnistie aux oubliettes puisque l'on sait d'ores et déjà que l'avis de la commission est négatif ; après le vote de l'ANI, ce projet si cher au Medef, c'est une nouvelle trahison des élus socialistes. Ils semblent oublier qu'ils ont été élus par des personnes qui participaient à ces mouvements, y compris parfois certains d'eux y étaient, mais c'était avant les élections, il fallait gagner des voix. Le porte-parole des députés socialistes, Thierry Mandon, déclarait mardi dernier que ce n'était pas "la bonne période" pour voter cette loi "alors qu'il y a beaucoup de casseurs qui n'ont aucune raison d'être amnistiés". Tout le monde dans le même panier, les syndicalistes et salariés qui défendent leur emploi sont assimilés à des casseurs.

 

L'histoire se répète, les socialistes finissent toujours par trahir le monde du travail ! Quelle différence aujourd'hui avec la politique libérale de Sarkozy ? L'épaisseur d'une feuille de papier cigarette.

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14 mai 2013 2 14 /05 /mai /2013 23:06

Le Code travail vient d'être poignardé, tous les salariés qui en seront prochainement victimes pourront dire merci au Parti socialiste.

Ce texte dit de « sécurisation de l'emploi » vient d'être adopté au Sénat par 169 voix contre 33. Les sénateurs socialistes et radicaux, ainsi que la grande majorité des centristes ont voté pour le projet de loi. L'UMP s'est abstenue ainsi que les écologistes. Le groupe CRC (communiste) a été le seul à voter contre.

Cette « pire loi réactionnaire contre le droit du travail », définie ainsi par l'ex-inspecteur du travail et militant socialiste Gérard Filoche, inaugure mal le début de la deuxième année du quinquennat Hollande .

Madame Parisot peut-être ravie, le gouvernement et les parlementaires socialistes sont à ses petits soins. Les patrons vont pouvoir augmenter le temps de travail et baisser les salaires « pour favoriser la compétitivité » en cas de difficultés. Ils pourront imposer la mobilité interne entre deux entreprises, sans possibilité de refus pour les salariés ou à la clé dans ce cas-là le licenciement. Et la liste ne s'arrête pas là.

Ce n'était pas ça le changement attendu. Ce texte ne fait que reprendre les revendications du Medef. C'est un choix de classe de la part du PS, sauf que la camp choisi n'est pas le bon.

 

 

L'ANI votée au SénatL'ANI votée au Sénat
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13 mai 2013 1 13 /05 /mai /2013 23:26

Le changement, ce n'est certainement pas maintenant. Le slogan de campagne de Hollande n'était donc qu'un attrape naifs. Hormis un changement de gouvernement, sur le plan économique et social, la politique reste la même, quand ce n'est pas pire. Alors que la durée de cotisations est déjà passée à 41,5 années, il est quand même extraordinaire de voir le Medef proposer une durée de cotisations de 43 ans et de voir que le gouvernement dirigé par des socialistes pense à porter cette durée de cotisations à 44 années. Cela fait que quelqu'un qui rentre dans le monde du travail à 26 ans ne partirait pas avant 70 ans s'il veut toucher sa retraite à taux plein. Mais ce gouvernement grand seigneur penserait à ne pas toucher à l'âge de départ actuellement à 62 ans. Pour cela, il y aura décote et le gouvernement envisage même de désindexer les pensions, y compris pour ceux qui sont actuellement à la retraite. Encore une perte de pouvoir d'achat supplémentaire.

A l'heure actuelle, rien n'est encore ficelé, mais ce qui n’était pas acceptable en 2010, sous la présidence de Sarkozy, ne l’est pas plus en 2013, sous la présidence de Hollande. Il me semble avoir vu des drapeaux socialistes agités par leurs militants lors des grandes manifestations en 2010. Ce n'était que par opportunisme électoral ? Pas impossible. Alors, à tous ceux qui veulent vraiment une politique de gauche, quelles que soient le type d'élection, la solution est de mettre un bulletin Front de Gauche dans l'urne. Si cela entraîne la dégringolade du PS, tant mieux, c’est probablement la seule façon pour les inciter à mener une politique de gauche.

 

 

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25 avril 2013 4 25 /04 /avril /2013 18:22

«Nous avons été choqués par l’intervention musclée de militants d’extrême gauche qui n’ont cessé de refuser tout compromis et tout dialogue social dans leur entreprise. Et nous avons été stupéfaits de voir leurs propos véhéments, déraisonnables et de mauvaise foi. »

 

Est-ce le MEDEF, le FN ou l'UMP qui ont tenu de tels propos ? Eh bien non. Il s'agit tout simplement d'une déclaration de responsables socialistes à propos de l’intervention lors du dernier conseil national du PS des salariés en lutte de PSA. Quand le PS parle de militants d'extrême gauche, c'est pour pouvoir se situer lui à gauche, alors qu'il ne l'est plus.

 

Si aujourd'hui certains se font encore des illusions sur le parti socialiste, il va être grand temps d'ouvrir les yeux. Si les salariés comptaient sur le gouvernement PS pour les aider à satisfaire leur revendications, c'est peine perdue. Hier, en commission des lois, c'était le rejet de la loi d’amnistie votée par la gauche du Sénat sur proposition du groupe communiste. Les députés Front de gauche, écologistes et un député socialiste ont trouvé contre eux un front uni du PS, de l’UMP et du FN pour combattre le texte. Il y a un peu plus d'une semaine, la majorité à l’Assemblée avalisait l’accord national interprofessionnel qui satisfaisait entièrement le Medef et était rejeté par FO et la CGT.

 

Le PCF et le Front de Gauche proposent d'autres perspectives. Eux se situent résolument à gauche et aux côtés des salariés et des syndicats contrairement au PS qui fait le choix de donner d'abord satisfaction au Medef. Drôle de façon de remercier ceux qui leur ont permis d'être élus.

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24 avril 2013 3 24 /04 /avril /2013 23:06

La proposition de loi d’amnistie, pour des faits commis à l’occasion de mouvements sociaux et d’activités syndicales et revendicatives, déposée par le groupe communiste, républicain et citoyen avait été votée au Sénat. Alors que la discussion doit venir à l'Assemblée le 16 mai, le gouvernement, par la voix du ministre des relations avec le Parlement, vient de déclarer que le gouvernement s'opposera, lors de son prochain examen à l'Assemblée nationale, au vote de l'amnistie des syndicalistes.

Alors que ce texte a rassemblé une majorité de gauche au Sénat, que Mme Taubira la Ministre de la justice s'était engagée publiquement à sa mise en œuvre, Alain Vidalies annonce un invraisemblable renoncement. Une véritable traitrise !

Cette déclaration intervient quelques jours après que la majorité socialiste au parlement ait voté le texte sur l'ANI qui signe la mise à mort du Code du travail (voir article).

Ce soir le Medef se félicitait de cette décision.

Ne baissons pas les bras. Nous devons relever le défi pour ne pas laisser faire ce sale coup. Il faut être nombreux dans les manifestations du 1er mai et du 5 mai pour rappeler à ce gouvernement qu'il n'a pas été élu pour faire une politique similaire à celle de Sarkozy.

Ces syndicalistes ou militants associatifs qui ne seraient pas amnistiés ne faisaient que défendre l'emploi et leur outil de travail, ainsi que les salariés. Et dans le même temps, les patrons voyous qui détruisent les usines pourraient continuer leur forfaiture.

Ne baissons pas la tête, portons haut notre révolte face à ce gouvernement de « socialistes » qui s’accommode plus facilement du capitalisme et du pouvoir de la finance.

 

 

 

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