Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

7 mai 2015 4 07 /05 /mai /2015 21:09

Après Alstom et Alcatel, c'est un autre fleuron industriel Areva qui est gravement attaqué. La direction annonce vouloir réduire ses frais de personnels de 15 %, en France d'ici 2017, soit plusieurs milliers de suppressions d'emplois.

 

Le groupe rencontre de graves problèmes de gestion. Il a réalisé, en 2014, une perte nette de 4,8 milliards d'euros pour un chiffre d'affaire de 8,3 milliards, alors que le carnet de commandes d'Areva représente plus de 46 milliards d'euros. Comment une telle dérive est-elle possible ? Ce n'est pas aux salariés de servir de variable d'ajustement.

 

Nous avons besoin pour réussir la transition énergétique décarbonnée, et relever le défi du réchauffement climatique d'une filière électro-nucléaire plus performante qui retrouve progressivement son caractère 100 % public.

 

Les salariés du groupe peuvent compter sur la détermination du PCF et de ses élus pour ne pas laisser faire la destruction d’un des leaders mondiaux de la filière énergétique.

 

Il est grand temps et plus que nécessaire que l’Etat assume son rôle d’actionnaire principal. Il a la responsabilité de garder la cohérence du groupe nucléaire et de sauvegarder les savoirs faire industriels. Il nous semble important de prendre le temps sur ce dossier. Il y a nécessité et urgence de réunir l’ensemble des acteurs pour étudier les propositions avancées ici ou là, en élaborer d’autres sans en évacuer aucune y compris celle d’une capitalisation du groupe AREVA à hauteur de ses besoins. Dans un seul objectif principal : éviter toute casse sociale et industrielle.

 

Plus globalement, il est urgent de prendre le chemin d’un nouvel essor de l’industrie créateur de milliers d’emplois couplé à un immense effort de formation et de recherche. Ce sont des conditions essentielles pour redonner espoir à notre peuple en ouvrant des perspectives de développement renouvelé.

 

Aucun des problèmes économiques et sociaux structurels (financement des retraites et de l’assurance maladie, besoin de financement de l’État et des collectivités territoriales, pouvoir d’achat des actifs comme des retraités) ne peut être résolu sans une vigoureuse politique de développement industriel et de l’emploi.

 

D’une façon générale, il est plus que temps de tirer le bilan des déréglementations du secteur de l’énergie en France et en Europe afin de réorienter une politique vers des logiques de long terme et de maîtrise publique à l’opposé des logiques financières à court terme. C’est ce qu’ont proposé entre autres, les parlementaires communistes dans le cadre du débat de la loi transition énergétique.

 

Communiqué du PCF

Partager cet article
Repost0
20 avril 2015 1 20 /04 /avril /2015 16:05
Partager cet article
Repost0
19 avril 2015 7 19 /04 /avril /2015 23:48

« Madame Le Pen parle comme un tract du Parti Communiste des années 1970 ». Voilà la dernière insulte de Hollande à l'égard des communistes lors de l'émission Le Supplément sur Canal+ où il était invité ce dimanche.

 

Même s'il a tenté de se rattraper en ajoutant que le Parti communiste « ne demandait pas qu'on chasse les étrangers, qu'on fasse la chasse aux pauvres », ses propos sont une insulte à l'égard des militantes et militants communistes. Hollande aurait-il oublié que dans les années 1970, le parti communiste c'était le programme commun avec le parti socialiste, une candidature commune en 1974, et qu'il avait largement contribué à la victoire de F Mitterrand en 1981.

 

Mais Hollande a oublié cela, comme il semble avoir oublié que s'il a été élu en 2012, c'est aussi avec les voix des communistes, tout comme il a oublié ses engagements de campagne que lui et son gouvernement renient continuellement.

 

Si un parti a lutté et lutte sans relâche contre les idées du Front national, c'est bien le Parti communiste. On ne peut en dire autant du Parti socialiste qui par la voix de Pierre Beregovoy avait dit au début des années 1980 « On a tout intérêt à pousser le Front national, il rend la droite inéligible. Plus il sera fort, plus on sera imbattables. C'est la chance historique des socialistes ».

 

Récemment c'était un député PS qui mettait sur le même plan FN et Front de Gauche voir ici. C'est à présent Hollande qui insulte les communistes. Drôle de façon de faire oublier l'échec de leur politique dont les dégâts contribuent justement à la montée du FN.

Le rappel de cette citation dans l'émission C Politique

Le rappel de cette citation dans l'émission C Politique

Partager cet article
Repost0
24 mars 2015 2 24 /03 /mars /2015 16:39

 

« Monsieur le Président, je vous fais une lettre... »

 

Les membres des commissions d’enquête du Sénat sur l’évasion fiscale vous avaient adressé un courrier, Monsieur le Président du Sénat, il y a quelques semaines au lendemain des révélations de l’affaire « Swissleaks », impliquant la banque HSBC.

Nous avions jugé nécessaire de renouveler notre proposition de création d’une délégation sénatoriale permanente au sein de notre assemblée, qui serait en charge de la lutte contre l’évasion fiscale. Votre réponse m’est parvenue le 6 mars dernier. Sur un ton très courtois vous m’expliquez que cette demande « a retenu toute votre attention » et que vous « savez parfaitement la qualité des conclusions adoptées par ces deux commissions d’enquête », jusque-là l’espoir vit... mais tout à coup surgit un « malgré » et là ça se gâte, je cite : « ... malgré le fait que je partage pleinement l’objectif que vous poursuivez, je ne puis être favorable à la création de cette délégation permanente. »

Fin de citation et donc de non-recevoir ?!

Quels arguments invoquez-vous, Monsieur le Président ??

D’abord vous dites que d’une part, les représentants des groupes ont souhaité limiter la multiplication des instances internes et que d’autre part nous évoluons dans un contexte budgétaire contraint, un couplet très en vogue depuis... on ne sait plus combien de temps.

Je dois dire M. le Président que ces deux arguments me laissent un peu pantois, pour le premier d’entre eux je me permettrai de rappeler ici la décision prise par la nouvelle majorité UMP/UDI de créer sans sourciller quant aux finances publiques, une délégation aux entreprises, c’était le 12 novembre 2014. Délégation qui a déjà effectué 3 déplacements dans les départements du Rhône, de la Drôme et de la Vendée pour, selon l’objet de la délégation « recenser les obstacles à leur développement et proposer des mesures visant à favoriser l’esprit d’entreprise ».

On dirait du Gattaz... Le deuxième argument budgétaire tombera aisément lorsque nous aurons rappelé le coût de l’évasion fiscale pour notre pays chaque année compris entre 50 et 80 milliards d’euros. Glurps ?!

Vous renvoyez aux compétences de la Commission des Finances, mais le problème c’est que seuls la Présidente et le Rapporteur général de la commission peuvent lever le secret fiscal par rapport aux services du Ministère des Finances à Bercy.

Vous aviez là une occasion rêvée de redorer l’image du Sénat, au moment où le gouvernement grec inscrit la lutte contre l’évasion fiscale comme priorité pour redresser les comptes du pays et qu’une commission spéciale se met en place au sein du Parlement européen afin d’enquêter sur l’affaire « Luxleaks », au temps où votre ami Juncker dirigeait le Luxembourg.

« ... je vous fais une lettre que vous lirez peut-être si vous avez le temps... »
Quoi qu’il arrive nous on continue, pas question de déserter.

Partager cet article
Repost0
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 18:33

Le ministère de l’Intérieur a décidé d’étiqueter les binômes des élections départementales selon les intérêts politiques conjoncturels du gouvernement. Les binômes composés de titulaires issus du Parti communiste français-Front de gauche et d’Europe écologie les verts seraient étiquetés « divers gauche », alors que tous les binômes alliant un candidat du PS à un titulaire d’une autre formation de gauche, se verraient qualifiés « d’union de la gauche ». Ainsi le ministère de l’intérieur se permet de recomposer la vie politique française par voie administrative.

 

Cela aussi pose un problème de respect de la loi électorale. En effet les élections départementales ont été définies par le législateur comme un scrutin où les deux candidats titulaires sont à égalité de droit et de devoir. Il ne s’agit en aucune manière d’un scrutin de liste comme aux municipales ou aux régionales. Il n’y a donc aucune raison d’effacer l’appartenance politique d’un des membres du binôme au profit de l’autre, ni d’inventer des étiquettes politiques complètement décalées ou inexactes par rapport à la réalité des rassemblements noués au travers des binômes de candidats. Chaque membre du binôme avec sa formation politique peut légitimement se revendiquer de l’intégralité des voix qui se portent sur leur binôme.

 

C’est pourquoi le PCF demande au ministère de l’Intérieur d’arrêter de se mêler de politique. Il doit attribuer les voix de chaque candidat à sa formation ou au rassemblement politique auquel il se réfère. Toute autre solution produirait une comptabilité nationale faussée des voix qui profiterait notamment aux binômes 100% FN dont le score serait ainsi survalorisé.

 

Le PCF veut croire que le ministère de l’Intérieur renoncera à cette tentation étiquetage arbitraire des binômes pour retrouver le chemin de l’impartialité et de la rigueur au service de l’État. C’est pourquoi le PCF publiera ses propres totalisations nationales des forces politiques au lendemain du 1er tour.

Partager cet article
Repost0
5 mars 2015 4 05 /03 /mars /2015 22:34

Le gouvernement a programmé 3 milliards de saignée budgétaire pour l’hôpital public et les réalités associées à ce plan d'économies apparaissent au grand jour. Elles font froid dans le dos quand on connaît la situation dans les hôpitaux. Une note interne au ministère de la Santé estime à 800 millions la baisse dans la masse salariale. Cela veut donc dire 22 000 emplois en moins par an sur les trois prochaines années sauf pour la ministre de la Santé, Marisol Touraine, qui pense contre toute logique qu'on peut diminuer la masse salariale sans supprimer d'emplois.

 

Alors que l’hôpital public va mal, que les usagers et les personnels sont confrontés à une dégradation insupportable des soins, que la gestion comptable des dépenses de santé à l’œuvre au cours des dernières années est un véritable recul de société, le docteur Valls met dans la seringue une vingtaine d'emplois en moins par établissement de santé chacune des trois prochaines années. Cette véritable saignée est inacceptable. C'est la direction opposée qu'il faut prendre.

 

L'hôpital public, fleuron du système de soin français, est en crise. La pénurie de personnels soignants et non soignants, ainsi que la restriction des missions ont considérablement dégradé les conditions du service rendu à la population. Politiques de restriction des missions et des moyens, mise en compétition des services, des hôpitaux, réduction du nombre de soignants formés sont des mesures que la droite a orchestrées pendant des années et qui, aujourd'hui, malheureusement se poursuivent.

 

Une réponse de gauche est urgente. Comment ?

 

Avec l'arrêt des fermetures d'activités et de services, un moratoire sur la mise en œuvre de la loi HPST, un plan de formation ambitieux de professionnel-le-s médicaux et non médicaux sur la durée, la mise en place d'un système de financement qui mette fin à la T2A, aux enveloppes fermées.

 

Avec la prise en charge de l'investissement immobilier par l'Etat et l'effacement de la dette des hôpitaux publics, sans oublier l'indispensable démocratisation du fonctionnement des établissements de santé et de l'organisation de la santé avec la suppression des Agences Régionales de Santé.

 

PCF-Front de Gauche

Partager cet article
Repost0
5 février 2015 4 05 /02 /février /2015 06:46
Partager cet article
Repost0
13 janvier 2015 2 13 /01 /janvier /2015 13:51
Un "amendement Charb" pour défendre le pluralisme de la presse écrite

Source de ces infos lors des voeux 2015 du PCF de Pierre Laurent et sur le site de l'Humanité

 

Ces dernières années, Charb a essayé de trouver, tous azimuts, les moyens de faire vivre, ou survivre, Charlie Hebdo. Sur la dernière Fête de l’Humanité, en septembre 2014, il avait demandé à Pierre Laurent, secrétaire national du PCF, de l’aider dans sa démarche. Les deux hommes se connaissaient de longue date : Charb dessinait pour l’Humanité et l’Humanité Dimanche depuis fort longtemps, et Pierre Laurent a été directeur de la rédaction du quotidien jusqu’en 2009.

 

Un texte avait déjà été proposé, sous forme d’amendement au Code général des impôts, dans le cadre de la loi de finances 2015, mais rejeté, sous le prétexte qu’il existe d’autres dispositifs d’aide à la presse pour que vive le pluralisme.

 

Après l’échec de cette première tentative, Pierre Laurent aurait dû revoir Charb courant janvier. Après le carnage de la semaine dernière à Charlie Hebdo, Pierre Laurent a rencontré le dessinateur Luz qui lui aurait demandé de tenter de passer à nouveau cet amendement, renommé pour le coup « amendement Charb ». Ce texte est en réalité un petit aménagement de la loi existante. Il permet d’exonérer en partie les dons réalisés au terme de souscriptions, « à travers un fonds de dotation dont la gestion est désintéressée », aux entreprises de presse de moins de cinquante personnes « dûment inscrites, auprès de la Commission paritaire des publications d’information générale et politique. Il existe déjà une réduction d’impôts, de l’ordre de 66 %, pour les dons effectués auprès des journaux. En abaissant le seuil du nombre de salariés, l’amendement permettait et permettra peut-être à de plus petites structures, comme Charlie Hebdo, d’en bénéficier. Pour l’heure, Charlie Hebdo n’a eu droit, malgré sa situation critique, à aucune aide à la presse avant le drame. 

 

Les parlementaires étaient nombreux à afficher le "Je Suis Charlie". Eh bien de par leur vote sur cette proposition d'amendement, on pourra bientôt vérifier s'ils étaient vraiment pour la liberté d'expression, s'ils étaient vraiment "Charlie".

Partager cet article
Repost0
31 décembre 2014 3 31 /12 /décembre /2014 18:20
Partager cet article
Repost0
30 décembre 2014 2 30 /12 /décembre /2014 21:11
Grèce, le tournant anti-austérité ?
Partager cet article
Repost0