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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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23 mars 2010 2 23 /03 /mars /2010 18:37
Qu'avons nous gagné ? La suite ... C'était le titre de l'article posté dimanche soir sur le blog des élus communistes niortais suite aux élections régionales. La droite a été battue, mais cela ne résoud pour le moment aucun des grands problèmes qui sont la raison d'être de cette journée de grève interprofessionnelle, un troisième tour social en quelque sorte.

En manifestant ce jour, les salariés du public, du privé, mais aussi les retraités, les lycéens et collégiens disaient toute leur colère contre toutes les injustices de cette société. Ils attendent des réponses concrètes à leurs problèmes. Ce n'est pas un changement de ministres qu'ils attendent, mais un changement de politique pour résoudre les problèmes de pouvoir d’achat, d'emploi, de conditions de travail, sans oublier le dossier des retraites et la défense du Service Public. L'argent existe, les entreprises du CAC 40 viennent de verser 35,5 milliards d’euros à leurs actionnaires.

Nous étions entre 3 et 4000 à manifester à Niort. Les mots d'ordre et pancartes confirmaient le rejet manifesté dimanche dernier dans les urnes de la politique de ce gouvernement de droite. Beaucoup d'enseignants du primaire, des personnels de la santé, des organismes sociaux, des crèches en lutte contre le projet de décret Morano, des transports et de la fonction publique en général, de France Télécom, mais aussi de nombreux salariés du secteur privé, sans compter les lycéens et collégiens protestant contre la réforme Chatel.

Cette journée n'est qu'une étape. Si Sarkozy reste sourd à la colère qui monte, il nous faudra construire un véritable rapport de force dans la durée.

Album photos de la manifestation, cliquez sur la photo.

1-P1110516Photos JCO


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22 mars 2010 1 22 /03 /mars /2010 16:00
Annoncée au soir du sommet social du 15 février à l'Elysée, cette journée d'action interprofessionnelle (public et privé) a été lancée à l'initiative la CGT, rejointe par la CFDT, la FSU, Solidaires (syndicats Sud et autres) et l'Unsa (autonome). Cette journée a pour but de réclamer «des réponses concrètes» sur l'emploi, le pouvoir d'achat, les retraites et les conditions de travail.

Voici la liste des lieux de rassemblement dans chaque département.


  • (01) Bourg-en-Bresse: 14h30, Champ de foire
  • (01) Belley: 17h, mairie.
  • (02) Hirson: 14h30, devant Valeo, rue de Charleville.
  • (02) Saint-Quentin: 15h, Hôtel de Ville
  • (02) Soissons: 15h, parc St-Pierre
  • (02) Château Thierry: 17h30, place Paul Doumer.
  • (02) Laon : 15h, Pont de Vaux
  • (03) Montluçon: 15h, Place Jean Dormoy.
  • (03) Moulins: 15h
  • (03) Vichy: 15h, Place Jean Epinat.
  • (04) Digne-les-Bains:
    • 10h, Place général de Gaulle.
    • 11h30 débat public salle de l'abbé Féraud.
  • (05) Gap: 11h,
  • (06) Nice: 10h, Place Masséna.
  • (07) Privas: 10h30.
  • (07) Annonay: 14h
  • (07) Aubenas: 15h.
  • (08) Charleville-Mézières: 10 h, devant la Préfecture. Manifestation jusqu'à la Place Ducale.
  • (09) Pamiers: 14h, devant l'usine Aubert-Duval.
  • (10) Troyes: 14h, place Jean Jaurès.
  • (11) Carcassonne: 15h30, Square André Chénier.
  • (11) Narbonne: 14h30, devant la médiathèque.
  • (12) Rodez: 15h, Jardin Public.
  • (13) Marseille: 10h30, Vieux-Port.
  • (13) Trets: 10h, Place de la mairie.
  • (14) Caen:
    • 10h, place Saint Pierre.
    • projection du documentaire (g)rève général(e) à 20h30 à l'amphi Daure.

  • (14) Lisieux: 10h, Place F. Miterrand
  • (14) Vire: 17h, Porte Horloge.
  • (15) Aurillac, 10h30, place de la Paix.
  • (17) La Rochelle: 10h
  • (17) Rochefort: 10h
  • (17) Saintes: 10h
  • (18) Bourges: 10h30
  • (18) Vierzon: 10h30
  • (18) Saint-Florent: 10h30
  • (18) Saint-Amand: 10h30
  • (18) La Guerche: 10h30
  • (19) Brive: 10h, Place Thiers.
  • (19) Tulle: 15h, gare.
  • (19) Russel: 15h, Place de la République.
  • (21) Dijon: 15h, Place de la Libération.
  • (21) Montbard: 16h30, Place Gambetta.
  • (22) Saint-Brieuc: 10h30, Place de la Liberté.
  • (22) Lannion: 11h30, Place de la poste.
  • (22) Guingamp: 10h30, Place de l'Echiquier.
  • (22) Dinan : départ pour St-Brieuc ou St Malo, 10h30 Place Rocabey.
  • (23) Guéret: rassemblement à 10h salle polyvalente et blocage de la nationale 145.
  • (24) Périgueux: 11h, Palais de justice.
  • (24) Bergerac: 18h, Palais de justice.
  • (24) Sarlat: 15h, Place de la grande Rigaudie.
  • (25) Besançon: 10h, Place de la Révolution.
  • (25) Montbéliard, 14h30, place du champ de foire.
  • (25) Pontarlier: 16h30, Place d'Arçon
  • (26) Valence: 14h30, Champ de Mars.
  • (27) Evreux: 14h30, Parc du Bel-Ebat.
  • (28) Chartres: 14h30, Place des Halles.
  • (29) Brest: 10h30, Place de la Liberté.
  • (29) Quimper: 10h30, Place de la Résistance.
  • (29) Morlaix: 10h30, Place de la Mairie.
  • (29) Quimperlé: 10h30, Coat Ker.
  • (2A) Ajaccio: 10h, Place Abbatucci.
  • (30) Alès: 10h, Place de la mairie.
  • (30) Nîmes: 15h, Maison Carrée.
  • (30) rassemblements et manifestations intersyndicales le matin à Uzès, Bagnols sur Cèze.
  • (31) Toulouse:
    • 10h30, AG Education Enseignement Supérieur Recherche à l'Université Toulouse le Mirail.
    • 14h, manifestation, rendez-vous FSU Place Arnaud-Bernard.
  • (31) Saint-Gaudens: 15h, Place J. Jaurès.
  • (32) Auch: 10h, rond point de la patte d'oie.
  • (33) Bordeaux: 11h, Allée de Tourny.
  • (34) Montpellier: 14H30, Bords du Lez.
  • (34) Nîmes: 15h, Maison carrée
  • (35) Rennes: 11 h, Place de la gare.
  • (35) Redon: 11h, Sous-Préfecture.
  • (35) Saint-Malo: 11h, Place de l'ancienne gare.
  • (35) Fougères: 17h30, devant la Sous-Préfecture.
  • (35) Vitré: ?
  • (36) Châteauroux: 10h, Place de la République
  • (37) Tours: 10h, Place de la Liberté.
  • (38) Grenoble: 10h, gare Sncf, Avenue Alsace-Lorraine.
  • (38) Bourgoin-Jallieu: 10h, parking Diederichs.
  • (38) Roussillon: 10h, Place de la République.
  • (38) Vienne: 14h30, Sous-Préfecture.
  • (39) Dôle: 10h, Place Barberousse.
  • (39) Lons: 15h, Place de la liberté.
  • (40) Mont-de-Marsan: 10h30, Place de la caserne Bosquet.
  • (42) Roanne: ?
  • (42) Saint-Etienne: ?
  • (43) Puy-en-Velay: 10h, Place Cadelade.
  • (44) Nantes: 10h30, Place du Commerce.
  • (45) Orléans: 10h30 Place du Martroi.
  • (45) Montargis: 10h30 Place du Pâtis.
  • (45) Gien: 10h30 Place de la Victoire.
  • (46) Cahors: 15h, place Ch. De GAULLE
  • (46) Figeac:
    • 15h, parking des lycées Champollion.
    • 17 h, Assemblée Générale (ouverte à tous), salle R. Laval (ancien CES)
  • (47) Agen: 14h30, Place de la Préfecture.
  • (48) Mende: 16h, Place de la Chicanette.
  • (49) Angers:
    • AG Education à 9h00.
    • 10h30, Place Leclerc.
  • (49) Cholet: 10h30, Place Travot.
  • (49) Saumur: 10h30, Place de la Mairie.
  • (49) Segré: 17h, Place du Port.
  • (50) Cherbourg: 10h30, Place de la mairie.
  • (50) Saint-Lô: 10h30, Place de la mairie.
  • (50) Granville: 10h, cours Joinville/Place de la Mairie.
  • (51) Reims: 10h00, Maison des syndicats, 15 bd de la Paix.
  • (51) Chalons: 10h, Maison des syndicats.
  • (51) Epernay: 10h, Place Carnot.
  • (51) Vitry: 10h, Espace Lucien Herr.
  • (51) Saint-Menehould: 10h, Sous-préfecture.
  • (52) Saint-Dizier: 17h00, Mairie.
  • (52) Chaumont: 16h30, marché couvert.
  • (53) Laval:
    • Assemblée générale Education 10h salle de la FAL.
    • 14h, Préfecture.
  • (54) Nancy: 14h.
  • (55) Bar-le-Duc: 10h30, Place de la gare.
  • (55) Verdun: 16h
  • (56) Lorient: 10h30
  • (56) Vannes: 10h30
  • (56) Pontivy: 10h30
  • (57) Metz: ?h, Place de La Gare.
  • (58) Nevers: 16h30, Bourse du travail.
  • (59) Dunkerque: 15h, Place Jean Bart.
  • (59) Lille: 14h30, Porte de Paris.
  • (59) Maubeuge: 10 heures devant la Chambre Patronale (Route de Ferrière). Bus pour se rendre à la Manif de Lille.
  • (59) Saint-Amand: 8h, devant l'entreprise Delos. Bus pour se rendre à la Manif de Lille.
  • (59) Valenciennes: ?
  • (59) 11 bus annoncés (contacter les Unions locales CGT) pour rejoindre la manifestation à Lille.
  • (60) Beauvais:
    • 13h, AG (Fsu), maison de quartier Saint-Lucien, 2 rue de la tour, salle 1.
    • 14h, rassemblement Place du Jeu de Paume.
  • (60) Creil: 9h30 : manifestation défense du service public d'Education "de la Maternelle à l'Université", Place Carnot.
  • (61) Alençon: 10h30, rond point avenue du Maréchal Leclerc (Route du Mans).
  • (61) Argentan: 10h, Place Leclerc.
  • (61) Flers: 17h Place du marché.
  • (61) L'Aigle: 17h30, Place de la mairie.
  • (62) Calais: 9h
  • (62) Boulogne: 9h30, Quai Gambetta
  • (62) Bus au départ d'Isbergues, Lens, Béthune, Bruay et Douvrin pour manifestation à Lille.
  • (63) Clermond-Ferrant:
    • 10h, Place des Carmes, manifestation vers la Préfecture.
    • 15h, rassemblement devant le siège du Medef.
  • (64) Bayonne:
    • Assemblée à 9h à la Bourse du travail
    • 10h30, Place Sainte-Ursule.
  • (64) Pau:
    • 9h, assemblée des personnels des fonctions publiques salle 708 du complexe de la République.
    • 10h30, Place de Verdun.
  • (65) Tarbes: 10h30, Bourse du travail.
  • (66) Perpignan:
    • 10h30, Place Catalogne.
    • Assemblée Générale à l'issue de la manifestation, salle Guy Malé du Conseil Général.
  • (67) Strasbourg: 14h30, Place de la Bourse.
  • (68) Mulhouse: 16h30, Place de la Bourse
  • (68) Colmar: 11h, devant la Préfecture.
  • (69) Lyon:
  • (69) Villefranche: 17h, Place du Promenoir.
  • (70) 9h, covoiturage pour Vésoul: Lure (sous Préfecture) Gray (parking Mavia) Luxeuil (Mairie) Héricourt (Mairie) rassemblement unitaire à Vesoul à 10h30, Place du marché.
  • (70) Vesoul: 10h30, Place du marché.
  • (71) Chalon-sur-Saône: 15h, maison des syndicats.
  • (72) Le Mans: 9h30, Maison des associations et/ou palais des Congrès.
  • (73) Chambéry: 15h, Place de La Sasson.
  • (74) Annecy: 14h30, Préfecture.
  • (75) Paris:
  • (76) Rouen: 10h, Cours Clemenceau.
  • (76) Le Havre: ?
  • (76) Dieppe: 10h30, devant la gare.
  • (77) Torcy: 11h00, Sous-Préfecture.
  • (78) Mantes-la-Jolie: départ pour Paris, 13h, parking du lycée St Exupéry à S'inscrire à : fsuregionmantaise@wanadoo.fr
  • (78) Rambouillet: départ pour Paris, 12h30, près du lycée Bascan. S'inscrire à : snu78@snuipp.fr
  • (78) Trappes: départ pour Paris, 13h, parking de la mairie. S'inscrire à : snu78@snuipp.fr
  • (79) Niort: 11h30, Place de la brèche.
  • (79) Thouars: 11h30, Place Lavaud.
  • (80) Amiens:
    • 12h, Pique-nique devant le Rectorat.
    • 14h30, Maison de la culture.
  • (80) Abbeville: 17h30, Place Max Lejeune.
  • (80) Doullens: 11h, devant l'Hôtel de ville.
  • (80) Vimeu : 15h30 Zone des 3 F (Feuquières en Vimeu).
  • (80) Moreuil : 12h, Barbecue Revendicatif (devant Kalon).
  • (81) Albi: 14h30, Place du Viga.
  • (82) Montauban: 15h, Esplanade des Fontaines.
  • (83) Toulon: 10h, Place de la Liberté.
  • (83) Draguignan: 10h, devant la Sous Préfecture.
  • (84) Avignon: 10h30, Gare centre.
  • (85) La Roche sur Yon: 14h30, Place Napoléon.
  • (86) Poitiers: 14h30, Promenade des cours.
  • (87) Limoges: 10h, Place de la République.
  • (88) Epinal: 14h30
  • (89) Auxerre: 2 rassemblements?
    • 10h30, Maison des Syndicats, rue max Quantin
    • 15h, Maison des syndicats
  • (92) Gennevilliers:
  • (93) Bobigny: 11h00, rassemblement Services Publics à Bobigny
  • (93) Saint-Denis:
    • 8h30: AG des enseignants grévistes à la Bourse du travail de St-Denis.
    • 10h30: Rassemblement parents et enseignants devant la mairie de St-Denis. l'idée est, selon le nombres de gens présents est de se diviser en quelques groupes afin de tourner sur les établissements du secondaire qui ne sont pas encore mobilisés
    • 13h/13h30: Rassemblement devant la mairie pour un départ groupé à la manifestation de Paris.
  • (93) Aubervilliers: manifestation dans les rues d'Aubervilliers, 10h30, au départ du métro Quatre Chemins.
  • (93) Pierrefitte:
  • (97) Saint-Denis (Réunion): 9h, parking du Petit Marché.
  • (97) Pointe-à-Pitre (Guadeloupe): 9h, Rectorat (manifestation vers le site des Abymes).
Source
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24 février 2010 3 24 /02 /février /2010 16:25

Les retraités n’étaient guère plus de 200 rassemblés place de la mairie à Niort en ce mercredi, dans le cadre d'une journée de mobilisation nationale, pour réclamer une hausse des pensions et un renforcement de l'assurance maladie garantissant l'accès aux soins pour tous.

 

Des milliers de retraités demandent une revalorisation de 300 euros du montant des retraites, la fixation d’un minimum retraite au niveau du SMIC, l’indexation sur les salaires et la revalorisation de la pension de réversion à 75% de la retraite initiale.

 

Des milliards d’euros vont vers les banques et dans les coffres-forts des riches, ils veulent eux aussi leur part des richesses pour pouvoir vivre dignement leur retraite.

 

Quelques photos du rassemblement de Niort. Cliquez sur la photo ci-dessous.

 

XP1110226.JPG


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16 février 2010 2 16 /02 /février /2010 07:49

Pour tenter de justifier les positions du patronat sur les retraites, la grande prêtresse du MEDEF est en plein délire et invente des chiffres. Dans une interview au JDD, elle vient de déclarer : « L’espérance de vie approche les 100 ans, comment imaginer trente ou quarante ans sans travailler, et les financer en restant inactif ? Relevons l'âge légal, cela entraînera une hausse du taux d'activité des seniors, comme tout le monde souhaite ».

 

C’est du délire car voici les statistiques de l’INSEE à ce sujet.

 

esperance-vie.jpg

 

Parisot la magicienne rallonge de 20 ans la durée de vie moyenne des français pour justifier ses prétentions de faire reculer l’âge légal de la retraite à 63,5 ans voire 65 ans. Peut-être faut-il lui rappeler d’autre part que l’espérance de vie en bonne santé est inférieure puisque, toujours selon l’INSEE, elle est de 64,2 ans pour les femmes et de 63,1 ans pour les hommes.

Et si on délirait un peu aussi. Cette dame patronnesse considère logique un âge de départ à la retraite à 65 ans pour des français qui feraient en moyenne des centenaires. La réalité est autre puisque la moyenne d’espérance de vie homme-femme est de 81 ans, soit 19 ans de moins.


Alors, on abaisse l’âge de la retraite Mme Parisot ?

 

 

 

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7 février 2010 7 07 /02 /février /2010 07:37

Pas de peine de prison pour les Conti lors du jugement en appel mais des amendes allant de 2000 à 4000 euros. C’est un soulagement pour eux et tous ceux qui ont soutenu leur lutte, mais comme l’a déclaré la secrétaire nationale du PCF, « dommage que la relaxe soit possible pour le patron de TOTAL dans le dossier AZF, et qu’elle ne le soit pas pour les syndicalistes », alors qu’ils se battaient contre la fermeture de leur usine.

 





P1100117.JPG

Reste que l’Etat peut encore demander des dommages et intérêts pour les dégâts mineurs causés à la sous-préfecture. Comme le dit leur leader charismatique Xavier Mathieu « Qu’on nous foute la paix maintenant et que le gouvernement n’insiste pas. »

 

Ce serait bien la moindre des choses.

 

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5 février 2010 5 05 /02 /février /2010 07:36

Pour liquider le service public, le gouvernement vient de trouver une nouvelle recette après celle du non-remplacement d’un départ en retraite sur deux d'un fonctionnaire.

 

Dans le cadre de la loi du 3 août 2009 sur la mobilité dans la fonction publique, un projet de décret prévoit que tout fonctionnaire dont le poste est supprimé dans le cadre d’une réorganisation sera placé en « réoriention professionnelle ». S’il refuse alors trois offres d’emploi, il se retrouvera en disponibilité d’office pour unedurée indéterminée. En clair, c’est sans travail, sans salaire et sans allocation chômage. S’il refuse trois postes permettant sa réintégration, il sera définitivement licencié.

 

Ce pouvoir mettait déjà en danger le service public avec les privatisations, EDF, La Poste etc. En supprimant des postes, il justifiera les réorganisations et la suppresion progressive du service public  au profit du privé.


Il y a urgence à licencier ce gouvernement et ses représentants UMP dans les différentes assemblées locales, départementales, régionales et nationales. Lors des élections, votre ulletin de vote peut au moins servir à cela.

 

 

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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 08:01
Beaucoup ont découvert lundi dernier le délégué syndical CGT de la SBFM qui a tenu tête au président sur le plateau de TF1. S'il n'avait pas été retenu dans le casting de TF1, la grande majorité ignorerait encore son existence, de même que celle de l'entreprise où il travaille. Ce n'est pas le cas des lecteurs de l'huma, le seul quotidien qui rend compte régulièrement et soutient les luttes et donne la parole aux ouvriers.

Le portrait de Pierre Le Ménahès paru dans l'humanité du 3 août 2009

« La révolution n’est pas un dîner de gala », a dit Mao. Mais pour Pierre Le Ménahès, le « Che » de la SBFM, elle ressemble à une fête de famille, entre embrassades et engueulades.

Avec son cuir de rocker, Pierre Le Ménahès sait encaisser les coups de blues. Il en a vu d’autres, et même, il s’en repaît pour écrire les textes de ses chansons qui causent souvent mitard, overdose et chagrin du monde. Mais ces jours-ci, le secrétaire de la CGT à la Société bretonne de fonderie et de mécanique (SBFM) se sent vraiment fatigué. Depuis que cette grosse boutique de Caudan (Morbihan), à deux pas d’Hennebont et de Lorient, est revenue dans le giron de Renault après dix ans dans les galères de l’externalisation automobile, on l’imagine aux anges de retrouver le losange - et il l’est, sans aucun doute -, mais on tombe sur un las d’en rester à ça. Les yeux au plafond, la nuit, il recherche ce qui tient en haleine, cette fureur de vivre debout. Et aujourd’hui, le meneur promène sa mélancolie du combat accompli. Presque harassé d’avoir gagné. « Je déteste le ronron, je n’aime pas les trucs platoniques, confesse-t-il. En vacances, par exemple, je m’ennuie très rapidement. La lutte de la SBFM, elle a duré neuf mois, ça a été une longue gestation, mais à aucun moment, je n’ai ressenti cette foutue fatigue. »

C’est son côté Che Guevara, hasta siempre, toujours sur la brèche. Le médecin argentin révolutionnaire jusqu’au martyre, sa bonne étoile à lui, la première des ombres tutélaires que l’on débusque vite, tant elle colle sur toutes les parois de son existence : dans son local syndical à l’usine, sur les vitres de son coupé, dans son appartement. Pas d’icône aseptisée ici et, quand dans la taule où la moyenne d’âge ne dépasse pas les trente-cinq ans, les très nombreux jeunes l’appellent le « Che », Pierre Le Ménahès s’efforce de mériter l’hommage, au-delà du cliché. Intenable, insatiable, il aime l’intégrité de ce « Christ rouge » qui « abandonne son intérêt pour se consacrer aux autres ». Sa devise l’illustre encore : « Je peux démissionner de mes mandats, mais pas de mes idées. » Et quand la victoire s’annonce à la SBFM, le syndicaliste lance devant la foule rassemblée à la cantine, avec l’accent reconnaissable entre tous : « On a demandé l’impossible, et on l’a obtenu ! » Mais à présent, à peine un mois plus tard, il ronge déjà son frein : « C’est un autre lien avec la référence du Che : tu mènes un combat, tu l’as gagné, OK, bravo ! Mais c’est quand le prochain ? Renault va nous reprendre, mais tout n’est pas joué. »

Pour Pierre Le Ménahès, cinquante ans, la lutte ne doit jamais s’arrêter, comme une liesse permanente, une fête de famille dans laquelle il incarne tantôt le fils, tantôt le frère, tantôt le père. L’affaire d’un clan turbulent, élargi, recomposé qui s’embrasse et qui s’engueule. À l’origine, il y a naturellement ses propres parents, un routier et une coiffeuse, pas militants du tout : « Ils ne m’ont pas transmis la fibre, c’est venu plus tard, mais quelques valeurs tout de même. Mon père ne supportait pas l’injustice sociale. » Puis, une petite poignée de frères d’armes, des vrais, croisés pendant son service militaire chez les paras à dix-sept ans et demi : « Cela paraît ironique avec le recul, constate-t-il. Mais quand on est face à des ordres débiles, on fraternise intuitivement. Et dans l’océan Indien, lorsque, entre le port et la caserne, on nous balançait des galets parce qu’on portait l’uniforme de la puissance coloniale, on comprend vite : c’est la misère, l’exploitation et le racisme qui dominent, et nous, on est censés protéger ce système-là… »


Ensuite, en 1979, c’est par l’entremise d’un oncle de son ex-femme, agent de maîtrise à la fonderie, qu’il rentre à la SBFM. « Ça s’est joué sur un coin de table, raconte-t-il. J’avais un petit boulot de magasinier et on me promettait 1 500 balles de plus par mois. » Le parent par alliance l’incite à adhérer à la CGT - un passage presque obligé à la SBFM, où le syndicat est déjà en situation de quasi-monopole -, mais c’est pour mieux le prier de se tenir à carreau. « Je ne connaissais rien à l’usine, se souvient Pierre. Mais voilà, je me retrouve devant une chaîne Rotocop, très célèbre à l’époque parce qu’on se tuait à la tâche dessus. C’était très pénible, répétitif, les Temps modernes, quoi. On m’avait vanté le bon salaire, mais dans de telles conditions de travail, cette somme-là, ce n’était rien du tout. »

Après une rencontre décisive avec un prêtre-ouvrier qui, dans les ateliers, « savait écouter et mettre des mots sur ce qu’on ressentait », le jeune homme adhère à la CGT. « Je me suis jeté dans les actions, les débrayages… Cela m’a valu une fâcherie énorme dans la famille. Pendant dix ans, je n’étais jamais invité et, quand c’était inévitable pour les très grandes occasions, on me plaçait à l’extrémité de la table… » Avec Roger Prado, son mentor cégétiste et communiste à la SBFM, un des piliers ouvriers de l’usine depuis sa création, en 1966, sur les cendres des forges d’Hennebont, Pierre Le Ménahès apprend vite. Il hérite, il s’approprie et, aujourd’hui, il transmet à son tour à des jeunes qui, souvent rescapés des bagnes de l’agroalimentaire dans les environs, sont d’autant plus intransigeants dans la défense des acquis gagnés à la SBFM. Puis, au milieu des années 1990, les deux hommes se brouillent sur une « futilité », et c’est Pierre qui quitte le syndicat pendant trois ans, un si long exil forcé. « On était très entiers tous les deux, forcément ça faisait des étincelles », déplore-t-il. Puis soudain, cette brume dans le regard : il y a deux ans, ce second père est mort, avant que l’un et l’autre ne réussissent à recoller les morceaux. La plaie demeure, encore ouverte, inguérissable, au fond, tout comme la fièvre de la lutte.

Le 26 juin dernier, en pleine euphorie de la victoire à la SBFM, Pierre Le Ménahès dédie le moment à Roger Prado. En plan large, 600 bonshommes qui se donnent l’accolade, et en plan serré, une embrassade qui en vaut mille autres : le beau-frère de son ex-mentor, lui aussi à la fonderie, vient l’étreindre, alors qu’ils ne se parlaient plus depuis dix ans. Au syndicat - près de 400 « cartes » sur 550 salariés -, la relève est assurée. Et Pierrot le Che continue de disperser, selon les consignes de son héros disparu en Bolivie, les braises rougeoyantes de la révolte : « Une, deux, trois, mille SBFM ! » Intranquille, il dort mal. Satanées étoiles qui brillent trop fort.


Des goûts et des couleurs

- Un héros, une héroïne de fiction ? Je n’aime pas la fiction.
- Votre meilleur souvenir de la lutte ? La nuit de la victoire, le 26 juin, quand on s’est retrouvés à une centaine en bleu de travail au PMU d’Hennebont. Fiers d’être en ville et de boire un coup tous ensemble.
- Un pays où vous aimeriez vivre ? Cuba, pour la résistance permanente, la joie de vivre, la convivialité et l’absence de résignation.
- Un disque à écouter ? Pour les textes, j’aime Bernard Lavilliers, puis Léo Ferré : « À l’école de la poésie, on n’apprend pas, on se bat. »
- L’état présent de votre esprit ? Dans ma tête, la lutte des classes n’a jamais été autant d’actualité.
- Un mouvement social qui fait encore rêver ? 1936 !

 


Entretien de Thomas Lemahieu

 

D'autres portraits de lutte, c'est dans l'Huma

 

http://www.humanite.fr/Moi-nous-portraits-de-lutte


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22 janvier 2010 5 22 /01 /janvier /2010 15:30

Si les effectifs des services publics fondent comme neige au soleil, c’est un peu aussi le cas des manifestants. S’il y a un an, nous étions 10 000 dans la rue à Niort, il n’en a pas été de même dans les manifestations de ce 21 janvier, journée il est vrai consacrée à la défense de la fonction publique et de ses missions. Il y avait pourtant de multiples raisons de manifester contre les mesures gouvernementales de démantèlement au travers de la RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques). Ce sont des dizaines de milliers de suppressions d’emplois, des réductions de budget, que ce soit à l'hôpital, à l'école, à l'université, à la Poste, à la DDE, à la SNCF, à EDF, pour les collectivités territoriales, etc…


Avec la retraite à 60 ans que veut remettre en cause le gouvernement, et que cautionne la 1ère secrétaire du PS, avec le million de chômeurs qui arriveront en fin de droits en 2010 et dont 600 000 seront exclus des minima sociaux, faut-il attendre d’autres coups tordus pour se mobiliser dans un front commun ? A quand une véritable journée de grève toutes catégories confondues ? Un blocage du pays pour dire STOP.


C'est à chacun d'entre nous, d'expliquer, de mobiliser, de convaincre de la nécessité de se battre pour défendre nos droits. Nous avons à faire face à un recul social sans précédent.


"Celui qui se bat peut perdre, mais celui qui ne se bat pas a déjà perdu" B. Brecht

 

Quelques photos de la manifestation à Niort. Cliquez sur la photo pour accéder à l'album.

 

P1110053

 

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20 janvier 2010 3 20 /01 /janvier /2010 18:38

Nicolas Sarkozy est à l’origine du plus grand plan de licenciements en France. 36 000 emplois publics sont programmés pour être supprimés en 2010, résultat du non-renouvellement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Le gouvernement va faire encore pire qu’en 2009 où 30 000 emplois ont été rayés de la carte. L’Education nationale figurera en tête de ce sinistre tableau de chasse à l’emploi avec 16 000 postes en moins. L’hôpital public, asphyxié par une pénurie gravissime d’emplois et une recherche de rentabilité à tous crins, est en danger. La CGT, la FSU et Solidaires appellent les agents à une journée de grève nationale, le 21 janvier. Dans l’éducation nationale, l’Unsa et le SGEN-CFDT se joignent au mouvement.

Une volonté de casse du service public

D'un côté Sarkozy évoque dans ses voeux un modèle social français dont les services publics constituent l’ossature, et de l'autre il y porte des coups terribles. Outre les salaires et grilles indiciaires, les suppressions d’emplois dans le cadre de la révision générale des politiques publiques (RGPP) sont au cœur des revendications des fonctionnaires. La loi dite de mobilité et des parcours professionnels, votée fin juillet 2009 remet en cause la garantie de l’emploi pour l’ensemble des fonctionnaires. Cette réforme n’a d’autre objectif que de réduire les effectifs de la fonction publique.

Pour accélérer le mouvement un décret autorise le versement d'une indemnité de départ volontaire dans la fonction publique territoriale, en cas de démission pour les motifs de « restructuration de service », de « départ définitif de la fonction publique territoriale pour créer ou reprendre une entreprise » ou pour « mener à bien un projet personnel ».

Les réformes territoriales, celles des administrations de l’État dans les territoires, celle des collectivités locales et la taxe professionnelle sont également au coeur de la journée d’action. Les collectivités territoriales assurent 75 % de l’investissement public du pays et la taxe professionnelle représente la moitié de leurs ressources.

A cela il faut rajouter la privatisation de la poste qui va la transformer en société anonyme, l’introduire en Bourse, la vendre aux capitaux privés.

Voulons nous d'un service public qui réponde à la loi du marché où aux besoins de la population ?

La droite présente les dépenses publiques comme un coût et non pas comme un investissement. Pour elle et pour les libéraux, le service public est le verrou à faire sauter pour pouvoir privatiser. Et le gouvernement continue de favoriser une minorité de possédants de plus en plus riches : bouclier fiscal, dégrèvement de charges sociales et fiscales en faveur des entreprises notamment les plus grosses, qui délocalisent à tour de bras, alors qu'on réduit tous les moyens pour la majorité de la population, sécurité sociale, logement, retraite.

Pour répondre aux exigences de la situation sociale, le rôle de la fonction publique et des services publics n’a jamais été aussi important, il est urgent notamment :

- de créer les emplois nécessaires et de donner les moyens aux services publics de répondre aux besoins croissants de la population partout sur le territoire ;


- de revenir sur les suppressions au budget 2010 et pourvoir aux remplacements des départs en retraite ;


- d’assurer le maintien et la progression du pouvoir d’achat de tous les personnels par l’augmentation du point d’indice et une reconstruction de la grille ;


- de revenir sur toutes les réformes régressives ;


- d’abroger la loi dite de « mobilité » ;


- de prendre des mesures pour combattre la précarité.


Voilà pourquoi partout en France se dérouleront des manifestations de fonctionnaires avec le soutien de la population.

A NIORT, rassemblement à 11h30 place de la Brèche.

 

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13 janvier 2010 3 13 /01 /janvier /2010 14:56

Six salariés de Continental-Clairoix comparaissent à Amiens pour le « saccage » de la sous-préfecture de Compiègne, en pleine lutte pour dénoncer la fermeture du site.


Plusieurs dirigeants de partis de gauche et d’associations viendront témoigner devant la cour d’appel d’Amiens. Marie-George Buffet (PCF), Jean-Luc Mélenchon (Parti de Gauche), Olivier Besancenot (NPA), Nathalie Arthaud (LO), Cécile Duflot (Verts), Benoît Hamon (PS), mais aussi le secrétaire des industries chimiques de la CGT, le secrétaire national de l’union syndicale Solidaires, le président de la Ligue des droits de l’Homme, et le secrétaire général du Syndicat de la magistrature, Matthieu Bonduelle. Ce dernier a accordé un entretien dans l’Humanité de ce jour.

Entretien avec Matthieu Bonduelle, secrétaire général du Syndicat de la magistrature, qui viendra à la barre de la cour d’appel soutenir les salariés, et dénonce un procès partisan, visant à intimider le mouvement ouvrier.


- Vous témoignerez aujourd’hui devant la cour d’appel d’Amiens. Pourquoi votre syndicat soutient-il les « Conti » ?


Matthieu Bonduelle. Ce n’est pas un procès comme les autres, en particulier vu la manière dont l’État s’est constitué partie civile. Le gouvernement négociait depuis des mois avec les « Conti ». Après le débordement à la sous-préfecture, il a finalement décidé de traiter ce conflit par la voie pénale, en multipliant les déclarations appelant à la sévérité. Comme celle de François Fillon qui a parlé d’une « minorité violente », alors qu’il n’y a pas eu de violence. L’objectif est devenu de punir les « Conti » pour l’exemple et d’intimider l’ensemble du mouvement ouvrier. Or, le droit pénal est un outil de régulation de la société. Faut-il y recourir dans le cas présent ? Nous ne le croyons pas. Il faut aussi rappeler que les dégradations commises par les agriculteurs l’année dernière n’ont donné lieu à aucune poursuite pénale. Sans oublier ce cynisme terrible qui veut que les patrons voyous s’en sortent en général très bien.


- Les six salariés semblent porter le chapeau pour tous les autres. La décision du tribunal de Compiègne se situe sur le terrain d’une « responsabilité pénale collective ». En quoi est-ce inquiétant ?


Matthieu Bonduelle. Dans la forme, le tribunal de Compiègne s’est bien gardé d’utiliser, par exemple la notion de coaction. Les apparences sont sauves, mais dans le fond, c’est ce qu’il a fait. Je m’explique : le jugement distingue formellement chaque procédure et attribue à chaque personne des faits précis, qui sont d’ailleurs largement contestés par les employés de Continental. Mais cela reste très artificiel. D’autant plus que dans cette affaire, il est très difficile de dire qui a fait quoi. Sauf pour certains prévenus, comme Xavier Mathieu, qui étaient directement sous l’œil des caméras. On ne peut donc pas à proprement parler de « responsabilité pénale collective », mais il est évident que le tribunal fait jouer une logique d’amalgame.


- Le Syndicat de la magistrature estimait, en septembre, que le jugement du tribunal de Compiègne a comme anticipé la « loi anti-bandes », votée en première lecture en juin, et qui n’est pas encore adoptée…


Matthieu Bonduelle. Cette loi, votée à l’initiative de Christian Estrosi, se place, elle, clairement sur le terrain de la responsabilité pénale collective. Elle introduit même un nouveau délit, celui de « participer en connaissance de cause à un groupe que poursuit le but de commettre des dégradations ». Autrement dit, sur la base de la notion d’intentionnalité, cette loi permettra d’arrêter les gens sans qu’il n’y ait eu d’infractions commises. C’est le retour de la loi anti-casseurs abrogée en 1984, mais en pire, puisque la loi anti-casseurs se focalisait sur les leaders. La décision du Compiègne s’inscrit dans cette optique, elle ouvre la voie à la « loi anti-bandes ».


- Quels seront les enjeux du procès de mercredi ?


Matthieu Bonduelle. Il y a deux aspects. Tout d’abord, les faits sont-ils constitués ? Autrement dit, les six prévenus ont-ils bien fait ce qu’on leur reproche ? Étant donné la faiblesse des preuves, la cour d’appel ne sera pas forcément du même avis que le tribunal de première instance. Ensuite, il y a la question des peines. Trois à cinq mois de prison, même avec sursis, ce n’est pas rien. La cour d’appel pourrait estimer que ces condamnations sont trop lourdes.


Propos recueillis par Mehdi Fikri


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Photo (jco) prise lors de la dernière fête de l'Humanité. Des salariés de Conti  (4 parmi les 6 poursuivis ) avec au centre Xavier Mathieu, et à gauche de la photo leur avocate 

 

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