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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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16 août 2010 1 16 /08 /août /2010 07:10

Le gouvernement a préparé un décret changeant le mode de calcul des indemnités journalières. Celles-ci ne seront plus calculées sur la base de 360 jours mais sur celle de 365 jours entraînant une baisse de l’indemnisation de 1,5 à 2%. Après la fiscalisation des indemnités journalière liées aux accidents du travail et maladies professionnelles, ce nouveau dispositif vise à faire pression sur les salariés en réduisant leur pouvoir d’achat pour les dissuader de s’arrêter. L’acharnement visant à culpabiliser les malades devient indécent surtout au moment où la dégradation de la santé au travail devrait amener le patronat et le gouvernement à ouvrir le dialogue et procéder aux changements nécessaires.

L’autre objectif est celui de la réduction des dépenses, car cette mesure qui peut apparaître pour certains anodine, permettra une économie de 130 millions d’Euros par an ! Après la soi-disant justice fiscale, le gouvernement nous présente sûrement une mesure de justice sociale ! Est-ce aux salariés de payer les conséquences de la crise dont ils ne sont pas responsables et de supporter les efforts de redressement de notre économie ? Où sont les efforts demandés aux banques, aux actionnaires des entreprises ?

Ce ne sont pas les malades qu’il faut pénaliser mais les entreprises qui n’assurent pas leur devoir de protection de santé des salariés.

La CGT a voté contre ce projet de décret qui a été rejeté à l’unanimité du conseil de la CNAMTS du 29 juillet 2010.

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16 juillet 2010 5 16 /07 /juillet /2010 21:31

Il y a presque 1 an, je publiais un article avec pour titre « Camif Particuliers … Téléperformance, déshabiller Pierre pour habiller Paul ». Dans le même temps où Téléperformance « créait » des emplois sur Niort, il en supprimait davantage sur différents sites en France.

 

Pas besoin de se demander si la création du site de Niort n’était pas liée uniquement à l’obtention d’aides, car aujourd’hui c’est un nouveau plan de licenciement avec 800 suppressions de postes et la suppression de 8 sites : Marseille, Pantin, Rennes, Tours, Le Mans, Lyon, Orléans, Toulouse, après les 585 postes déjà liquidés en 2009.

 

« Je remets tout à plat avec la volonté de renouer avec la rentabilité » déclarait le 9 juin Jean-Hervé Jenn le nouveau PDG de Téléperformance, leader mondial des centres d’appel. On voit à quel prix pour les salariés en France, sachant que son objectif est la délocalisation notamment vers la Tunisie.

 

Le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez a déclaré étudier un plan d'action contre la délocalisation des centres d'appel, afin d'inciter les entreprises à privilégier leur implantation sur le sol français. Il envisage la convocation au tout début de la rentrée « d’assises des centres d'appels » réunissant les grand acteurs de ce secteur, et souhaite « arrêter un plan opérationnel dès le début de l'automne » pour favoriser la relocalisation en France des centres d'appel.

 

Mais pourquoi attendre la rentrée ? Et si on empêchait d’abord de délocaliser avant de relocaliser. Il y a urgence pour 800 salariés.

 

 

Même en vacances, je ne peux rester insensible quand je passe devant des entreprises en lutte. Etant à Rennes fin de semaine dernière, le hasard m'a fait passer devant ces bâtiments, qui n'étaient autre que ceux de Téléperformance, avec ces banderoles accrochées.

 

P1120528.JPG

 

P1120529.JPG

 

 


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25 juin 2010 5 25 /06 /juin /2010 06:43

Même si l’objet de la manifestation est pris très au sérieux, « la défense de la retraite à 60 ans », l’humour était bien présent dans les slogans de la manifestation niortaise, jusqu'au prototype de voiture de fonction (un déambulateur électrique à énergie solaire) Chacun ira de sa bataille de chiffres (10 000 selon les organisations syndicales, 5 500 selon la police), mais il y a longtemps qu’il n’y avait pas eu autant de manifestants rassemblés à Niort. Pas autant que lors de la grande manifestation contre le CPE en 2006, mais bien plus que lors des derniers rassemblements. Posté 200 mètres après le départ pour faire des photos, j’ai vu passer les manifestants en rangs relativement compacts, et c’est seulement ¾ d’heure après le départ de la manifestation que les derniers quittaient la place de la brèche.

 

Mais le plus important est cette forte mobilisation qu’il y a eu partout en France contre le projet de réforme concocté par le gouvernement. Ce projet est un véritable coup de poignard contre le modèle social français. Injuste, mais aussi inefficace, et ce sont les salariés déjà durement touchés par la crise qui paieraient au prix fort (22,6 milliards d’euros) alors qu’une fois de plus, le capital est épargné (4,4 milliards d’euros). Ce projet ne réglera rien. Il s’inscrit dans la lignée des mesures d’austérité mises en place par l’Union Européenne : une véritable capitulation devant les marchés financiers et l’amplification d’une politique d’austérité qui nous enfonce dans la récession.

 

Une autre répartition est possible, c’est un choix de société. Les Sarkozy, Woerth, Fillon et Cie, font toujours le même choix, privilégier leur classe. Notre lutte va devoir se poursuivre dès la rentrée, et pourquoi pas avant, pour obtenir comme cela avait été le cas avec le CPE en 2006,  le retrait pur et simple du projet de loi du gouvernement.

 

Diaporama de cette manifestation en cliquant sur la photo ci-dessous


Photos libre d'utilisation, merci d'en citer la source lorsque vous les reprenez.


P1120327


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22 juin 2010 2 22 /06 /juin /2010 10:39

manif retraiteLe gouvernement a rendu public son projet de  réforme des retraites. Les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA, qui se réunissent régulièrement depuis octobre 2008, ont analysé ensemble ce projet. Quelle que soit leur appréciation sur les solutions à apporter pour l’avenir des retraites, elles affirment que la réforme proposée est inacceptable, injuste, essentiellement à la charge des salariés, comptable et de court terme, sans réponse aux vraies questions.


Cette réforme, loin de répondre à l’enjeu de société qu’est celui de l’avenir des retraites, est brutale et porteuse de recul social pour la quasi-totalité des salariés du privé, du public et des régimes spéciaux.


Pour combattre cette réforme, les organisations syndicales CFDT, CGT, FSU, Solidaires, UNSA appellent l’ensemble des salariés, des retraités, des privés d’emploi et des jeunes à participer massivement à la journée nationale de grèves et de manifestations du 24 juin 2010.


Où manifester le 24 juin ?

 


Ayant complété la liste de départ qui était incomplète, si vous releviez des anomalies, merci de me les indiquer par le biais d’un commentaire pour rectification.

 

Paris et Ile de France (75-77-78-91-92-93-94-95)

14h00 entre la place de la République et la Nation via la place de la Bastille

 

01-Ain

14h30-Bourg en Bresse, champ de foire
17h30-Belley, Mairie

 

02-Aisne

15h00-Laon, Cité Administrative
17h00-St Quentin, place du Huit Octobre
17h00-Soisson, place de la République
17h00-Château-Thierry, place Paul Doumer

 

03- Allier

15h00-Vichy

15h00-Moulins

15h00-Montluçon

 

04- Alpes de Haute-Provence

10h30-Digne place De Gaulle

11h Manosque Porte Saunerie

 

05- Hautes-Alpes

10h30 GAP Gare SNCF

11H00 BRIANCON Place de L’Europe


06-Alpes Maritimes

10h00-Nice, Gare SNCF

 

07- Ardèche

Privas 10h 30 Préfecture

Aubenas 15h Champ de Mars

Annonay 14h Usine Faya

 

08- Ardennes

10h Place Ducale (Charleville-Mézières)

 

09- Ariège

10h00-Pamiers, Esplanade Milliane 

 

10-Aube

10h30-Troyes, Bourse du Travail
16h00-Bar sur Aube, Place Aubertin
17h00-Romilly

 

11-Aude

9h30-Carcossonne, Square André Chenier
10h30-Narbonne, devant la médiathèque

 

12-Aveyron

15h30-Rodez, place d’Arme

 

13-Bouches-du-Rhône

10h30-Marseille, Vieux Port

10h30-Arles, place de la République
 

14- Calvados

10h30-Caen place St Pierre

10h00 Place Mitterrand à Lisieux

17h00 porte de l’horloge à Vire.

 

15-Cantal

10h30-Aurillac, place du 8 mai (prisme)

17h00-St Flour, allées Pompidou

 

16-Charente

10h30-Angoulême, Gare

 

17-Charente-Maritime

10h00-La Rochelle, Préfecture
10h30-Rochefort, Place Colbert
10h30-Saintes, Palais de Justice

 

18-Cher

10h30-Bourges, parking Palais des Congrès

10h30-Vierzon, Forum République

10h30-St Amand, Place Jean Giraud

11h00-La Guerche, Place du Gal de Gaulle

 

19-Corrèze

10h00-Brive, Place Thiers
15h00-Tulle, Cité Administrative
15h00-Ussel, Place de la République

 

20-Corse

 

21-Côte d'Or

14h30-Dijon, Place de la libération
17h00-Montbard, place Gambetta

 

22-Cote-d'Armor

10 h 30 - Saint Brieuc place de la liberté

 

23-Creuse

10h30-Guéret, gare Sncf

 

24-Dordogne

17h00-Périgueux, Palais de Justice

17h00-Bergerac, Palais de Justice

17h00-Sarlat, Place Grande Rigaudie

 

25-Doubs

14h00-Montbéliard, champ de foire
14h30-Besançon, place de la révolution

 

26-Drôme

14h Valence au Champ de Mars.

14h Montélimar devant le théâtre

 

27-Eure

10h00 Evreux Salle Omnisports

 

28-Eure et Loir

10h30 Place des halles à Chartres

 

29-Finistère

10h30-Brest, place de la liberté
10h30-Morlaix, place de la Mairie
10h30-Quimper, place de la Résistance
10h30-Quimperlé, Coat Ker

 

30-Gard

16h00 Nîmes la manifestation partira de la préfecture

10h00 Uzès  à l’Esplande

10h00 Alès parking de Fabio Lucci

17h30 Bagnols/Céze, devant La Poste

 

31-Haute-Garonne

14h00-Toulouse, place Arnaud Bernard

15h-Saint Gaudens, Place Jean Jaurès

 

32-Gers

17h30 Auch, rond-point de la patte d’oie

 

33-Gironde

11h00-Bordeaux, place de la Victoire
17h30-Libourne, Jardin Public

 

34-Hérault

15h00-Montpellier, Peyrou

 

35-Ille-et-Vilaine

11h00-Rennes, place de la Gare

11h00-St Malo, place de l’Ancienne Gare

17h00-Fougères, sous préfecture

17h30-Redon, sous-préfecture

Vitre

 

36-Indre

10h00 Place de la République à Châteauroux

37-Indre-et-Loire

10h00-Tours, place de la Liberté
 

38-Isère

10h00-Bourgoin-Jallieu, parking Diederichs

10h00- La Tour du Pin, place des halles

10h00-Roussillon, place de la république
10h00-Vienne, Champs de mars

 

39-Jura

10h00-Dole, avenue de Lahr
10h00-St Claude, sous-Préfecture
15h00-Lons, place de la Liberté

 

40-Landes

10H30 Mont de Marsan aux arènes

 

41-Loir et Cher

14h30 BLOIS au Parc des Expositions

10H30 VENDOME Place de la Liberté

 

42-Loire

10h30-Roanne, devant la Sécurité sociale
10h30-St Etienne, gare de Chateaucreux

 

43-Haute-Loire

10h30-Le Puy en Velay, place Cadelade

 

44-Loire-Atlantique

14h30-Nantes, place du Commerce
14h30-St Nazaire, ruban bleu
14h30-Châteabriand, mairie
14h30-Ancenis, sous-préfecture

 

45-Loiret

10h30-Orléans, place du Martroi

10h30-Montargis, place du Patîs

10h30-Gien, place Jean Jaurès

 

46-Lot

14h Cahors place Mitterrand

14h Figeac, devant le lycée Champollion

 

47-Lot-et-Garonne

15h00-Agen, place de la Préfecture

14h30-Marmande, Esplanade de Maré

 

48-Lozère

17h00-Mende, Place du Foirail

 

49-Maine et Loire

10h30 Angers - Place Leclerc

10h30 Cholet - Place Travot

10h30 Saumur - Place de la Mairie

17h00 Segré Place du Port

 

50-Manche

10h30-Cherbourg, place de la mairie

10h30-St Lô, place de la mairie

18h00-Granville, devant l’Agora

 

51-Marne

10h00 Châlons : Maison des syndicats
10h00 Epernay : Place Carnot

10h00 Reims : Maison des syndicats

10h00 Vitry le François : espace Lucien Herr

 

52-Haute-Marne

17H00 CHAUMONT Place de l'hôtel de ville

17H30 SAINT-DIZIER Place de l'hôtel de ville

 

53-Mayenne

10h30-Laval, place de Hercé

 

54-Meurthe-et-Moselle

14h00-Nancy, place Dombasle

15h00-Lonwy, place Darche

 

55-Meuse

14h30 BAR-le-DUC gare SNCF

 

56-Morbihan

10h00-Lorient, maison des syndicats Cosmao

10h00-Vannes, la Rabine

10h00-Pontivy, la Plaine 11h00-Belle Ile, Embarcadère

 

57-Moselle

14h30-Metz, place de la gare

 

58-Nièvre

16h30-Nevers, Bourse du travail
16h30-Cosne, La Poste

 

59-Nord

14h30-Lille, Porte de Paris
9h30-Armentières, UL Cgt, place Jules Guesde
9h30-Douai, Hôtel de Ville
9h45-Valenciennes, Place d’Armes
10h00-Maubeuge, rond point, Espace Rive Gauche
11h30-Cambrai, sous-préfecture
15h00-Dunkerque, place Jean Bart

 

60-Oise

10h00-Compiegne, cours Guynemer
10h00-Creil, place Carnot
14h30-Beauvais, place du jeu de paume

 

61-Orne

11h00-Alençon, place Foch

15h00-Argentan

17h00-Flers, place de la mairie

 

62-Pas-de-Calais

8h30-Béthune, UL  11h45, barbecue solidaire

9h00-Calais, hôtel de ville

9h30-Boulogne, quai Gambetta

10h00-Arras, place de la gare

 

63-Puy-de-Dôme

10h00-Clermont-Ferrand, Place des Carmes

 

64-Pyrenées-Atlantiques

10h30-Pau, place Verdun
10h30-Bayonne, place St Ursule

 

65-Hautes-Pyrenées

10h00-Tarbes, Bourse du Travail

 

66-Pyrénées orientales

10h à Perpignan, place de la victoire

 

67-Bas-Rhin

14h30-Strasbourg, Place Delattre de Tassigny

 

68-Haut-Rhin

11h00-Colmar, préfecture
16h30-Mulhouse, place de la Bourse

 

69-Rhône

10h30-Lyon, manufacture des Tabacs

10h30-Villefranche sur Saône, place du promenoir

 

70-Haute-Saône

10h00-Vésoul, devant la mairie

 

71-Saône-et-Loire

14h00-Châlon sur Saône

15h00-Le Creusot

15h00-Macon

17h00-Montceau les Mines, place de la mairie

17h00-Paray le Monial

 

72-Sarthe

9h30-Le Mans, palais des Congrès

 

73-Savoie

14h30-Albertville, Place de la sous préfecture

14h30-Chambéry, Place Caffe

14h30-St Jean de Maurienne, Quai de l’Arvan

 

74-Haute-Savoie

10h00-Annecy, préfecture

 

76-Seine-Maritime

10h00- Havre, Franklin

 

79-Deux-Sèvres

11h30-Niort, place de la Brèche

17h00-Bressuire, place St Jacques

 

80-Somme

10h30-Doullens, place de la Mairie

14h30-Amiens, maison de la Culture

14h30-Feuquières en Vimeu, Mairie

17h30-Abbeville, Mairie

 

81-Tarn

14h30 ALBI place du Vigan

 

82-Tarn-et-Garonne

15h00-Montauban, Esplanade des Fontaines

 

83-Var

10hh0-Toulon, Place de la Liberté
10h30-Draguignan, sous-préfecture

 

84-Vaucluse

10h30-Avignon, rue de la République

 

85-Vendée

14h00 - LA ROCHE SUR YON – Place Napoléon

10h00 – FONTENAY LE COMTE – Place Viète

 

86-Vienne

14h00 Poitiers Promenade des Cours

10h00 Châtellerault devant la mairie

 

87-Haute-Vienne

10h00-Limoges  place de la République

 

88-Vosges

14h30-Epinal, Préfecture

 

89-Yonne

15h00-Auxerre, Maison des syndicats, rue Max Quantin

 

90-Territoire-de-Belfort

10h00-Belfort, Maison du Peuple

 

 

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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 23:39

Lundi dernier, les salariés de la structure « La Colline », l’association qui s’occupe à Niort de l’accueil d’urgence des plus démunis, ont appris que des mesures drastiques allaient être prises suite à un désengagement de l’Etat. Les financements de l’Etat seraient réduits de 15 % entrainant une diminution dans le budget de 300 000 €.

 

Conséquences, la structure d’accueil de jour fermerait au 1er juillet. Comme en témoignaient ce matin des salariés de la structure et des usagers, ces derniers n’auront plus la possibilité d’y prendre un repas à midi, d’y prendre une douche, d’y laver leur linge. Ils y trouvaient également un soutien et une orientation pour l’accès aux droits fondamentaux. Une quarantaine de personnes en situation précaire y sont accueillies quotidiennement.

 

Ces restrictions budgétaires ont d’autres répercussions. Trois appartements du Centre d’Hébergement et de Réinsertion Sociale qui accueillaient en longue durée des personnes en grande difficulté vont fermer sur Niort. Et concernant l’hébergement d’urgence, il est prévu la fermeture de 10 places durant un mois cet été.

 

Cela risque de toucher également des emplois salariés puisque 4 postes seraient menacés.

 

C’est la raison pour laquelle ce matin un rassemblement s’est tenu devant les locaux dont la fermeture est prévue au 1er juillet, pour dénoncer cette situation et réclamer les moyens financiers permettant le fonctionnement de cette structure. Une manifestation improvisée  s’est ensuite rendue à la préfecture où une délégation a rencontré la préfète. Mais le discours du pouvoir est toujours le même, les caisses sont vides.

 

S’il y a un besoin crucial en matière d’hébergement social, c’est bien le résultat des difficultés grandissantes d’accès au logement, du chômage massif et de la précarisation du travail.

 

Alors, peut-on accepter que des personnes vivant déjà des situations de précarité soient à nouveau victimes de la politique de restriction budgétaire de l’Etat ?

 

Celui-ci a su trouver de l’argent pour sauver les banques et refuse toujours de supprimer le bouclier fiscal.  Alors, ça suffit les injustices ! Un changement de politique est absolument nécessaire, l'argent doit être au service de l'humain et non du capital.

 

P1120129

 

Devant les locaux d'hébergement de jour appelés à fermer. Au fronton une fresque avec l'inscription "Protégez nous". Tout un symbole.

 

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Devant la préfecture

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16 juin 2010 3 16 /06 /juin /2010 23:10

 

retraites.jpg

 

Rien n'est encore joué, mais il va nous falloir être nombreux dans la rue le 24 juin et peut-être plus.

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15 juin 2010 2 15 /06 /juin /2010 23:15

Alors que le gouvernement s’apprête à décréter la fin de la retraite à 60 ans et l’augmentation de la durée des cotisations, on découvre que ceux qui soutiennent ce pouvoir n’hésitent pas à prôner la rigueur pour le monde du travail et à s’octroyer des retraites dorées.

 

Lars Olofsson, directeur général de Carrefour depuis un an, touchera une retraite annuelle « maison » de 500 000 euros à condition de travailler trois ans dans le groupe. Vu sa rémunération pour la première année, 9,25 millions d’euros en 2009, nul doute qu’il fasse le bail de trois ans.

 

Daniel Bernard, l’ex-PDG de Carrefour perçoit une retraite chapeau de 1,2 million d’euros. Antoine Zacharias, ex-PDG de Vinci, perçoit 2,2 millions d’euros, auxquels s’ajoutent 173 millions d’euros de stock-options.

 

Pour Daniel Bouton, l’ancien PDG de la Société Générale, ce sera une pension annuelle de 727 500 euros.

 

Le PDG de Renault et Nissan, Carlos Ghosn, percevra 620 000 euros annuel de retraite chapeau. C’est ce que lui a voté l’assemblée générale des actionnaires.

 

Et que dire de Dominique Strauss-Kahn qui percevra au bout de 3 ans de présidence du FMI une retraite de 80 000 euros par an. Celui qui impose l’austérité en Europe perçoit également la coquette somme annuelle de 400 000 euros pour son exil doré à Washington. Il y a quelques semaines à Bruxelles, il préconisait de l’argent pour les banques et la baisse des salaires pour le monde du travail. Et dire que certains osent l’imaginer en candidat de gauche pour 2012. Entre Sarkozy et Strauss-Kahn, c’est du pareil au même, ils prônent les mêmes méthodes.

 

Il faut également savoir que pour les personnages du CAC40, le calcul ne s’effectue pas sur la base des 25 meilleures années comme pour tout un chacun, mais sur la moyenne des 3 meilleures rémunérations annuelles brutes versées au cours des 5 années précédant la cessation d’activité. Juste pour info, le président du comité de direction de Sanofi-Aventis qui est éligible au système de retraite complémentaire de l’entreprise réservé aux très hauts cadres a perçu un brut annuel en 2009 de 2 275 000 euros.

 

La bataille pour sauvegarder le droit à la retraite à 60 ans n’est pas terminée. Ne laissons pas mettre en pièce nos acquis. Ce ne sont pas aux salariés de faire encore des sacrifices. Il y a de l’argent ailleurs.

 


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28 mai 2010 5 28 /05 /mai /2010 06:27

Alors que l'on annonce plus d'un million de manifestants sur l'ensemble de la France,  près de 6000 salariés du public et du privé ont manifesté dans les rues de Niort.


Pour la quatrième fois depuis 1993, le gouvernement s’attaque en effet aux retraites. Celui-ci veut livrer la provision des retraites aux assurances privées. Cela représente un marché potentiel colossal qu'elles convoitent avidement, un système privé de « capitalisation » individuelle. Et tant pis si beaucoup de travailleurs ne pourraient pas se le payer. Pour le système capitaliste, rien ne doit échapper à la loi du profit.


Si les caisses de retraites sont formellement en déficit, c’est bien parce que les capitalistes – les mêmes qui insistent sur la nécessité de la réforme – jettent des dizaines de milliers de salariés au chômage chaque mois, soit autant de cotisations qui ne rentrent plus dans les caisses.


Concernant le niveau moyen des pensions, celui-ci a baissé de 20 % en 15 ans. Ceux qui n’ont pas assez cotisé, pour cause de salaires de misère ou de longues périodes de chômage, doivent se contenter du minimum vieillesse : 672 euros par mois. Pendant ce temps, les seigneurs du CAC 40 continuent de se goinfrer avec des retraites en or. Par exemple, Zaccharias Antoine, ex-patron de Vinci, parti à la retraite en 2006, toucherait une pension annuelle de 2,2 millions d’euros, soit 272 fois le minimum vieillesse ! N'est-ce pas un scandale dont les medias évitent de parler ? Pourquoi ne pas limiter le montant des retraites ?


Le gouvernement s’est offert une pleine page, dans toute la presse quotidienne, pour nous expliquer que l’espérance de vie est passée de 66 ans, en 1950, à 81 ans en 2010. Nous serions donc menacés par un véritable « choc démographique ». Conclusion : « il va falloir travailler plus longtemps » ce qui, dans les faits, se traduira soit par un report de l’âge de départ à la retraite, soit par une baisse des pensions. Ce message du gouvernement et du Medef est martelé sur tous les tons, du matin au soir, dans le but d’affaiblir la mobilisation syndicale.


L’argument de la droite sur l’allongement de l’espérance de vie est une vaste supercherie. D’une part, ces chiffres cachent de grandes inégalités. L’espérance de vie d’un salarié de l’industrie est de 10 ans inférieure à celle des patrons qui engrangent les profits. Les parasites capitalistes vivent bien plus longtemps que ceux qui créent les richesses. A ce propos, il serait intéressant de connaître le montant des pensions de tous ces ministres, sénateurs et députés qui estiment que les retraites des travailleurs sont trop importantes !


N’oublions pas, surtout, que l’augmentation de l’espérance de vie s’est accompagnée d’une augmentation considérable de la productivité du travail. En 2010, un travailleur produit en moyenne 4 fois plus de richesses qu’en 1950 ! D’où la revendication historique du mouvement ouvrier pour baisser le temps de travail, qu’il s’agisse du temps de travail hebdomadaire, des congés payés ou du droit à la retraite à 60 ans.


Tout cela doit nous conduire à ne pas baisser les bras et à amplifier la mobilisation pour mettre en échec le gouvernement. et exiger :


- le droit à le retraite à 60 ans pour tous et à 55 ans pour les métiers pénibles

- une base de 37,5 années de cotisations

- une pension de retraite égale à 75 % du salaire antérieur calculé sur les dix meilleures années

- aucune retraite en dessous du SMIC

- l'indexation des retraites sur l'évolution des salaires et non sur les prix.

 

Diaporama de la manifestation de Niort

 

  P1110874

 

Photos JCO

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26 mai 2010 3 26 /05 /mai /2010 23:14

Comment ça, une fois de plus Sarkozy ne tiendrait pas parole ?


Concernant les retraites, alors que le ministre du travail est censé en discuter avec les partenaires sociaux, selon les dernières révélations, le projet serait de reculer l’âge de départ à 62 ou 63 ans et d’allonger les annuités au-delà de 42 ans après 2020. Un projet qui revient sur une conquête sociale de près de trente ans, décidée par la gauche arrivée au pouvoir en 1981, et qu’aucun gouvernement n’avait osé remettre en cause. La durée de cotisation pour prétendre à une retraite à taux plein serait allongée parallèlement au recul de l’âge légal de la retraite. Propos entendus dans la bouche d'Eric Woerth.


Quant à la soi-disant mise à contribution des hauts revenus au nom de la justice sociale, celle-ci ne devrait rapporter au mieux que 600 millions d’euros, soit sensiblement le montant annuel du bouclier fiscal  : en clair, les plus riches récupéreront d’une main ce qu’ils donneront de l’autre…


Et pourtant, quand en mai 2008 Nicolas Sarkozy est interrogé sur RTL à propos de la proposition de Laurence Parisot (Medef) de relever l’âge légal à 63 ans et demi, le président de la République avait  répondu: « Elle a le droit de dire ça, j’ai dit que je ne le ferai pas. Je n’en ai pas parlé pendant ma campagne présidentielle. Ce n’est pas un engagement que j’ai pris devant les Français. Je n’ai donc pas de mandat pour cela... Et ça compte vous savez pour moi … je me suis engagé à faire et à mettre en œuvre tout ce que j’ai promis, donc je ne le ferai pas. »

 

A l'image des promesses sur le pouvoir d'achat ... Plus menteur que Sarkozy tu meurs ! Il ne mérite aucun respect, sauf probablement de la part de ses amis du Fouquet's.

 

 


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19 mai 2010 3 19 /05 /mai /2010 23:20

Soucieuse de démontrer que les régimes par capitalisation sont florissants sur la planète et que, comme toujours, les Français ne sont pas assez « réalistes », Laurence Parisot ne développe qu’un seul exemple de pays ayant réussi la « transition » d’un régime par répartition à la capitalisation, et il est terriblement éloquent. « Le Chili fonctionne avec un système par capitalisation et ça marche très bien, estime-t-elle. ça a été un élément de stabilité d’avoir un système qui fonctionne, qui ne crée pas de nouvelles incertitudes. » 

 

Le Medef a les modèles sociaux qu’il peut : le régime par capitalisation a été mis en place au Chili en 1981, sous le joug du dictateur Augusto Pinochet et la houlette des Chicago Boys du pape américain de l’ultralibéralisme, Milton Friedman. Un joli modèle absolu de « stabilité » et de lutte contre les « incertitudes ».

 

Vraiment ?

 

Depuis 1981, l’ensemble de la population active est obligatoirement affilié à un régime par capitalisation individuelle gérée par des entreprises privées mises en concurrence. Théoriquement l’âge de la retraite est de soixante-cinq ans pour les hommes et de soixante pour les femmes. Le minimum requis de cotisation (20 % du revenu imposable, pas de cotisation patronale) est de vingt ans. L’effondrement boursier ayant englouti une partie de l’épargne par capitalisation a jeté une lumière un peu plus crue sur la réalité de cet édifice inégalitaire. Car pour des millions de Chiliens les pensions sont et continuent d’êtres misérables, moins de 20 euros par mois quand le salaire minimum est d’environ 150 euros.

 

La mise en place en 2008 par l’ancien gouvernement de Michelle Bachelet d’une retraite minimum de 120 euros par mois, équivalent à 60 % des revenus salariaux les plus modestes ressemble à un aveu. La politique de retraite par capitalisation ne répond pas aux besoins fondamentaux des Chiliens. Elle laisse sans revenu les deux tiers des retraités.

 

Et c’est ce modèle que prônent Parisot et le MEDEF !!!

 


 

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