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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 14:46

Dans le précédent article, je traitais de la compétitivité selon Carlos Ghosn. Les choses ne se passant comme il le souhaite, il vient de proposer aujourd'hui « le report de 30% de sa part variable de l'année 2012 au 31 décembre 2016 » si un accord de compétitivité est signé en France. Le paiement de cette somme serait conditionné « à l'exécution, par Renault, de l'ensemble de ses engagements dans le cadre de l'accord », c'est-à-dire de ne pas fermer d'usine en France, de leur assurer un certain volume de fabrication et de ne pas faire de plan social.

 

Carlos Ghosn percevra quand même 2,23 millions d'euros (fixe + variable) pour 2012, précise le journal les Echos qu'on ne peut taxer de journal communiste. Sa propositiion ne convainc pas d'ailleurs les syndicats. Comme le disait ce matin sur France-Inter un représentant de la CGT, « En réalité, il va passer son salaire journalier de 36.000 à 26.000 euros. Il ne touchera que 26.000 euros par jour. Ils [les dirigeants] sont prêts à tout pour augmenter les profits des actionnaires, c'est scandaleux! ».

 

Le geste de Carlos Ghosn ? C'est ni plus ni moins qu'un bras d'honneur aux salariés !

 

 le-pdg-de-renault-carlos-ghosn.jpeg


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14 février 2013 4 14 /02 /février /2013 07:35

 

« Aujourd'hui, le principal sujet de Renault, notre urgence même, c'est notre compétitivité en France qui est un sujet de survie » déclarait récemment le PDG de Renault Carlos Ghosn. Il ajoutait même «  Nous nous adaptons actuellement avec de nombreuses journées non travaillées, du chômage partiel, des arrêts de production, un plan de réductions de coûts. Mais face à une situation qui risque de se prolonger, nous ne pouvons pas tenir le coup avec des mesures conjoncturelles ».

 

Dans cette situation, la direction de Renault avec Carlos Ghosn à sa tête voudrait faire signer un accord de compétitivité qui prévoit, 8 260 suppressions d’emplois, l’allongement du temps de travail,le gel des salaires ou les mobilités inter-sites imposées.

 

Question compétitivité, il serait peut-être nécessaire de régler en premier le cas de Carlos Ghosn lui-même. Facile de prôner le gel des salaires quand on a perçu comme lui 2,8 millions d’euros au titre de Renault et 9,94 millions d’euros chez Nissan, soit l’équivalent de 760 années de Smic.

 

Et pendant que les salariés s'inquiètent du devenir de leur entreprise et de leur emploi, Carlos Ghosn a même le temps de s'intéresser au vignoble au Liban où, avec quatre amis ayant réussi dans la finance, il a investi près de 10 millions de dollars. La bouteille reine qui sort du domaine est disponible sur Internet au tarif de 43 euros.

 

Tout ça a goût de vinaigre. Ce sont toujours les mêmes qui devraient donner et toujours les mêmes qui perdent, c'est à dire les salariés. Alors il faut dire NON à ces accords de compétitivité.


 

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10 janvier 2013 4 10 /01 /janvier /2013 22:37

 

Ces deux faits se sont déroulés à quelques jours d'intervalle. En premier, cette vieille dame de 94 ans, en perte d'autonomie, qui a été expulsée de sa maison de retraite de Chaville dans les Hauts de Seine pour 40 000€ d'impayés.

 

Aujourd'hui, c'est une fillette de 5 ans, sortie de la cantine par une policière municipale en uniforme, pour des impayés de cantine.

 

Dans un cas comme dans l'autre, même si les familles étaient redevables financièrement, les procédés utilisés sont inacceptables. Notre société est-elle pourrie au point que l'argent prime sur le côté humain ?

 

On ne peut que condamner ces comportements inhumains et ceux qui ont pris les décisions.

 


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8 janvier 2013 2 08 /01 /janvier /2013 22:50

La lecture de l'article ci-dessous dans l'Humanité m'a fait réagir, aussi je le reprends sur mon blog. Cette situation ne fait hélas que confirmer que le changement tant attendu n'est pas à l'ordre du jour.

 

 

La spécialiste du cancer travaillait depuis 2001 dans une unité de recherche à Nantes.


La précarité touche également le milieu de la recherche, mais rares sont les salariés à oser contester devant les tribunaux leurs conditions d’emploi. À Nantes, une chercheuse spécialisée en cancérologie vient pourtant de saisir le tribunal administratif, pour avoir été mise à la porte après onze années de travail en contrats à durée déterminée.

... Cette ingénieure de trente-deux ans travaille depuis 2001 dans la même unité de recherche en cancérologie, où elle a enchaîné douze CDD mais pour des employeurs différents : un an pour l’association de recherche du centre hospitalier, deux ans pour l’Inserm, trois ans pour le centre hospitalier universitaire, six mois pour le CNRS, enfin quatre ans et demi de nouveau pour l’Inserm. C’est à l’issue de ce dernier contrat, alors qu’elle menait une étude clinique importante sur 200 patients, que l’administration l’a informée fin septembre que son contrat ne serait pas renouvelé. En octobre, elle a saisi le tribunal administratif qui a demandé à l’Inserm de réexaminer sa demande de transformation du CDD en CDI, comme le prévoit la loi Sauvadet pour les salariés ayant cumulé plus de six ans de CDD. L’institution n’ayant pas donné suite, en novembre elle a de nouveau saisi le tribunal, qui examinera l’affaire le 22 janvier. Son avocat, Me Bascoulergue, a écrit à la ministre de l’Enseignement supérieur, Geneviève Fioraso, pour lui demander d’intervenir, mais « elle n’a pas répondu », a-t-il indiqué à l’AFP. Citée par le Monde, Lise Caron, secrétaire régionale du syndicat des travailleurs de la recherche scientifique CGT, dénonce « les dégraissages effectués par les établissements publics pour éviter de passer les précaires en CDI ».

 

Fanny Doumayrou

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12 décembre 2012 3 12 /12 /décembre /2012 22:23

Alors que le Medef à travers les négociations en cours sur la sécurisation de l’emploi et les retraites complémentaires veut imposer un recul social sans précédent, la CGT appelle, jeudi 13 décembre à une journée d’action interprofessionnelle avec des rassemblements devant le Medef et les chambres patronales pour dire "non à la précarité, la flexibilité, le chômage, les bas salaires".

 


Cliquez sur la carte pour visualiser tous les rassemblements

 

cartecgt1312.jpg

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 23:21

thomson.jpg

 

 

 

C’est à la rubrique des petites annonces du journal les Échos daté du 16 mai que les 350 salariés de Technicolor Sasu d’Angers ont appris la mise en vente de leur site de production de décodeurs.

 

France Télécom a récemment rompu son contrat avec Technicolor, pour aller se fournir chez son concurrent, Sagemcom, qui a délocalisé sa production en Tunisie. Or, l’État reste actionnaire à 26,97 % de l’opérateur de téléphonie.

 

C'est une liquidation qui rentre dans le cadre du programme 2012 de réduction de coûts de l’activité décodeurs et box. et qui n’est autre qu’une délocalisation vers les pays low cost, notamment le Brésil où le groupe a une unité; pourtant, le groupe est bénéficiaire à hauteur de 500 millions d’euros.

 

Premier fabricant de téléviseurs dans les années 1990, Thomson Angers, filiale de Technicolor, n'a cessé de changer de propriétaire et de production. L'usine est en cessation de paiement, mais celle-ci semble avoir été organisée à des fins de délocalisation au Brésil.

 

Les plans sociaux sont en train de se multiplier. Comme l'a écrit le secrétaire national du PCF dans une lettre au 1er ministre, « C'est pourquoi, nous vous demandons instamment de prendre ce jour les deux décisions d'urgence qui s'imposent. Premièrement, l'adoption d'un moratoire à effet immédiat sur les plans sociaux et licenciements jusqu'à l'entrée en fonction de la nouvelle Assemblée nationale. Secondement, l'inscription en priorité à l'ordre du jour de la rentrée parlementaire d'un débat sur les mesures anti-licenciements dès le début de la session. Nous vous proposons d'inscrire dans ce débat la discussion sur la proposition de loi contre les licenciements boursiers débattue au Sénat le 16 février dernier. »

 

Le projet de loi des sénateurs (PCF) interdisant les licenciements boursiers fut rejeté de justesse par la gauche majoritaire. Avec un maximum de députés Front de Gauche dans la nouvelle Assemblée Nationale qui va être élue, c'est la garantie pour les salariés de voir défendue cette mesure.


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20 mai 2012 7 20 /05 /mai /2012 16:03

Jusqu’au bout, Sarkozy et son gouvernement auront poursuivi leur politique antisociale. Le 6 mai 2012, jour du second tour de l’élection présidentielle, c’était le décret d’application de la TVA sociale qui était publié, pour une entrée en vigueur au 1er octobre. Pourquoi se précipiter puisque le candidat socialiste et nouveau président était contre cette mesure ? Dans l’espoir qu’il ne tiendra pas son engagement ?

 

Quelques jours plus tôt, c’est l’apprentissage à 14 ans, autre mesure fortement critiquée à gauche et retirée à l’époque des manifestations anti-CPE qui était publiée au « Journal officiel ».

 

A la veille du 1er tour de l'élection présidentielle, c’est l’autorisation donnée au groupe Carrefour par Xavier Bertrand, ministre du travail, de licencier 11 salariés protégés alors que cette demande avait été refusée par l’inspection du travail, le motif économique invoqué n'étant pas justifié. Ce n’est pas la première fois que Xavier Bertrand prend de telles décisions à l’encontre de celles de l’inspection du travail, se montrant jusqu’au bout un serviteur zélé du patronat.

 

Reste à présent au gouvernement Ayrault à donner rapidement les preuves d’un réel changement en revenant rapidement sur les mesures antisociales !

 


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16 janvier 2012 1 16 /01 /janvier /2012 07:27

Un dessin paru dans le magazine La Nouvelle Vie Ouvrière qui illustre bien ce qu'est la réalité de cette taxe que le gouvernement  voudrait mettre en place pour soi-disant lutter contre les délocalisations et rendre la production française plus compétitive. C'est un vieux projet réclamé par le MEDEF, c'est dire tout son caractère social !

TVA sociale

Dessin de Faujour

 

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19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 14:59

 

C’est la seconde fois depuis septembre dernier que l’agence de notation Standard & Poor’s dégrade Groupama S.A. Sa note est passée de BBB à BBB-, et pour Groupama Gan Viede BBB à BB+.

 

Pour ce qui concerne la note en histoire, c’est un zéro pointé que mérite l’assureur dit "mutualiste". En effet, dans une publicité pour la promotion de sa complémentaire santé, Groupama parle du régime de Vichy en lui attribuant le mérite d’avoir créé l’Assurance maladie telle que nous la connaissons aujourd’hui. Il fallait oser lier le régime répressif et rétrograde de Vichy à la sécurité sociale.

 

Il n’en est rien. Cette idée formidable et progressiste, décision courageuse et ambitieuse d’Amboise Croizat, ministre communiste, a été créée par les ordonnances de 1945 pour reconstruire un pays brisé par la collaboration. La création de la Sécurité sociale est encore aujourd'hui la matrice du système français, malgré les atteintes qui lui sont portées.

 

Faut-il s’étonner de cette réécriture de l’histoire, puisque, en ignorant les réalisations du Conseil national de la Résistance (celles que Sarkozy veut défaire) Groupama salue les réformes sarkozystes des retraites et, demain, celle de la sécurité sociale qui lui assurent des gains juteux.

 

La solidarité, la protection sociale sont des idées d’avenir et aujourd’hui, elles sont défendues par le PCF et le Front de Gauche qui placent l’Humain d’abord. Pour cette raison, ils ne laisseront ni la droite ni l'extrême droite l'offrir en pâture aux appétits financiers et spéculatifs.


 

publicite groupama

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 16:11

Cela paraît évident. Frédéric Lefebvre, Secrétaire d'État au Commerce, Artisanat, PME, Tourisme et Consommation vient de retirer l’agrément « d’association de consommateurs » à la CNL, agrément qui lui était octroyé depuis 1980. Le retrait de l’agrément entraîne également la suppression de la subvention d’Etat de 270 000 euros qui lui était attribuée.

 

Cette mesure est lourde d’implication pour cette association et les dizaines de milliers de locataires et de demandeurs de logements qu’elle représente. Les conséquences pour les consommateurs sont graves : non seulement la CNL ne peut plus les défendre en justice mais ce sont également ses moyens financiers et sa crédibilité qui sont remis en cause. Pour la CNL, il s’agit d’une volonté délibérée de lui nuire et, au-delà, de s’attaquer à toutes les organisations un peu trop revendicatives au goût du gouvernement.

 

A la tête de ce Secrétariat d'État, Hervé Novelli puis Frédéric Lefebvre ont inventé tous les prétextes pour tenter de justifier cette décision, prétendant par exemple que la CNL n’avait pas les 10.000 membres cotisants indispensables. Pas de chance, l’association en compte 70000. Le temps passe. Le dossier n'avance pas. Aujourd'hui, avec Frédéric Lefebvre, l'Etat prétend que la CNL a «des partenariats avec les entreprises privées. Cela remet en cause son indépendance, donc son agrément». La CNL a un journal, dans lequel la MACIF, Véolia, SFR ou des filiales de GDF-Suez, passent des pub. Ceci existe depuis de nombreuses années et d'autres associations sont dans le même cas, sans se voir retirer leur agrément.

 

   Il ne fait aucun doute que cette décision est une mesure de rétorsion politique contre une des principales associations de défense des locataires. En effet, l’association n’a jamais hésité à rappeler le gouvernement à l’ordre : elle chahute des ministres et dénonce régulièrement la politique gouvernementale du logement. Tout ce qu’il faut, comme le souligne le président de l’association, Serge Incerti-Formentini, pour être considéré « comme des adversaires politiques ».

 

La CNL demande en effet :

Le gel des loyers dans tous les secteurs locatifs.

La revalorisation de 25 % des aides personnelles et la prise en compte dans le calcul de la totalité du coût des charges locatives.

Un véritable service public de l’Energie.

L’arrêt de toutes les saisies, coupures d’eau, de gaz et d’électricité, expulsions.

La construction annuelle de 180 000 logements locatifs véritablement sociaux.

La garantie et l’amélioration du statut d’occupation des locataires.

La mise en œuvre d’un Service public national et décentralisé du logement et de l'habitat.

 

 logo-cnl-copie-1.jpgAlors que les abus sont nombreux de la part de bailleurs indélicats, cette association est plus que jamais nécessaire. Avec ses permanences juridiques pour assister les locataires victimes de hausses de loyers non réglementaires, de congés pour ventes contestables, de non restitution de leurs dépôts de garantie, la CNL est une association indispensable.

 

Il est vrai que ce gouvernement, qui n’a déjà que faire du logement social, n’aime pas ceux qui se mettent en travers et s’opposent aux hausses de loyers et de charges, aux expulsions des locataires en difficulté financière, etc.

 

Soutenons le combat de la CNL.


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