Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

5 octobre 2015 1 05 /10 /octobre /2015 16:39

Il y a soixante-dix ans, le 4 octobre 1945, était promulgué le décret donnant naissance à la Sécurité sociale dont le père fondateur, Ambroise Croizat, était un ministre membre du PCF. Mais aujourd'hui, de Sarkozy au Medef en passant par Hollande et Valls, il est question de réforme ou de refondation du modèle social. On entend que que le modèle de la Sécurité sociale est en crise, on nous parle depuis des années du « trou de la Sécu », et à force de le marteler, merci les médias, on fait entrer dans la tête des gens qu'il n'y a plus d'argent et qu'il faut accepter les restrictions en matière de soins, de remboursement des médicaments, de retraite et d'aide aux familles.

 

Mais comme le souligne la députée Front de Gauche Jacqueline Fraysse, « Le "trou" de la Sécu est un choix politique et idéologique ». Il faut savoir que les exonérations des cotisations sociales patronales coûtent 30 milliards d'euros par an. Ce sont les allègements Fillon sur les bas salaires plus les exonérations ciblées sur certains secteurs économiques. Le CICE mis en place par le gouvernement Valls aggrave encore cette situation. A cela il faut ajouter la fraude liée au travail dissimulé que la Cour des comptes évalue à un manque à gagner de 20 milliards d'euros.  Il y a aussi les revenus qui ne cotisent pas à la Sécu, les revenus financiers des entreprises qui représentaient 32 milliards pour 2013.

 

On voit qu'il y a de quoi combler largement le déficit. Mais ça on le rabâche moins. On préfère parler des abus des assurés. Même s'il y en a, ils représentent un pourcentage très infime de ce déficit.

 

Les solutions existent. Oui, soixante-dix ans après sa création, la Sécurité sociale est à reconquérir, c'est une question de justice sociale.

La Sécurité sociale a 70 ans et doit plus que jamais être défendue
Partager cet article
Repost0
4 octobre 2015 7 04 /10 /octobre /2015 16:47

Qualité empêchée, souffrance au travail, perte de sens pour les salariés...

Retards, annulations de trains, accidents pour les usagers...

Tous les travers de la privatisation du rail anglais, que le réalisateur britannique Ken Loach dénonçait en 2001 dans son film The Navigators, deviennent une réalité quotidienne en France.

Il y a un an, la réforme ferroviaire votée à l’Assemblée Nationale (4 août 2014) avait été l’occasion d’une vaste campagne de manipulation de l’opinion publique orchestrée par le gouvernement de Manuel Valls, la direction de la SNCF et les médias réunis main dans la main.

Face à ce qu’on peut bien appeler une opération de propagande, les milliers de grévistes et les syndicats opposés à cette réforme ont eu bien du mal à exposer et à faire connaître leurs arguments.

Mais force est de constater que l’emploi du mot propagande ne va pas de soi pour un grand nombre de citoyens, voire de cheminots soumis régulièrement à une communication dont les moyens sont considérables. La petite musique libérale et dérégulatrice conditionne à force d’être martelée.

C’est dans ce contexte que le cabinet Emergences et le comité d’établissement régional SNCF Nord-pas-de-Calais m’ont proposé de réaliser un film qui renverse ces logiques de communication. Car les représentants syndicaux et les salariés savent de quoi ils parlent, mais ont du mal à exposer une autre parole dans un espace public cadenassé.

De cette rencontre est né le documentaire Vérités et mensonges à la SNCF qui redonne justement la parole à ceux qui se battent pour le maintien d’un réel service public ferroviaire.

 

Gilles Balbastre, journaliste et réalisateur

Le film accablant sur le déclin organisé de la SNCF

Partager cet article
Repost0
1 octobre 2015 4 01 /10 /octobre /2015 18:11

Le gouvernement Valls a déjà eu recours trois fois à l'article 49-3 de la constitution pour faire passer le texte sur la croissance et l'activité plus connu comme loi Macron. Le 49-3 permet de faire adopter une loi sans vote de l'assemblée nationale. Beau mépris de la démocratie.

 

Cette fois-ci, c'est la démocratie sociale qui est piétinée. La loi du 5 juillet 2010 relative à la rénovation du dialogue social précise notamment les critères déterminant les conditions de validité d’un accord (nombre et niveau de représentativité des organisations signataires, absence d’opposition provenant d’organisations ayant recueilli la majorité des suffrages aux dernières élections professionnelles, etc.). Mais Valls et la ministre de la fonction publique M Lebranchu n'en ont cure manifestement puisqu'ils ont décrété que l'accord sur les parcours professionnels , carrières et rémunérations des fonctionnaires (PPCR) s'appliquerait. Les syndicats signataires ne représentent pourtant que 46,7% des agents, alors que la CGT, première organisation syndicale de la Fonction publique, FO et Solidaires sont à elles trois majoritaires et non signataires.

 

Valls comme Hollande ont souvent à la bouche ces mots de « dialogue social ». Là, ils piétinent la démocratie sociale ne respectant même pas la Loi de juillet 2010 qui prévoit la validité d'un accord si les organisations signataires ont recueilli la majorité des suffrages aux dernières élections professionnelles, ce qui n'est pas le cas. Et le coup de grâce est donné par la ministre de la Fonction publique qui non seulement ose se qualifier de « ministre du dialogue social », mais qui décrète que le comité de suivi de cet accord ne sera constitué que par les syndicats signataires. Elle exclut ainsi d'office les syndicats majoritaires de la fonction publique.

 

Belle leçon de démocratie ! C'est le PS qui veut organiser bientôt un référendum ?

Partager cet article
Repost0
28 septembre 2015 1 28 /09 /septembre /2015 22:45

Un responsable des agents d’accueil des parkings municipaux de la ville de Cachan était convoqué fin de semaine dernière par la direction des ressources humaines pour un entretien disciplinaire. Son tort, au mois d’avril dernier, le lundi de Pâques, avoir laissé un SDF accéder aux douches du personnel du parking. « J’ai dit oui car je suis un humaniste. C’est un monsieur d’origine tunisienne qui est connu sur la ville et qui essaie de s’en sortir. Il m’a dit qu’il avait un entretien le lendemain. Je ne me voyais pas lui dire non d’autant que ma collègue l’avait déjà autorisé à en prendre une quelques jours plus tôt. »

 

Les choses auraient pu en rester là, mais le SDF s'est fait contrôler quelques jours plus tard par la police municipale. Il a parlé de ses démarches pour sortir de la rue et évoqué l’épisode de la douche. Cela est remonté au oreilles de la hiérarchie (merci la délation) qui décide alors de convoquer les agents concernés. S'il n'y a pas eu de suite pour sa collègue, lui était par contre convoqué pour un entretien disciplinaire. Serait-ce parce qu'il est délégué CGT ? De nombreux soutiens se sont manifestés en appui à l'agent communal.

 

La mairie socialiste a précisé « qu’aucune décision n’a encore été prise à l’encontre de l’agent communal ». « Il y a eu une conduite inappropriée. Un parking n’est pas un lieu où l’on traite les problématiques sociales des personnes. »

 

Aux dernières nouvelles, l'agent ne sera pas sanctionné. « Vous avez reconnu les faits et vous êtes engagé à ne plus procéder de cette manière. Nous prenons bonne note de votre engagement. De ce fait, je ne donne pas suite disciplinaire au rapport hiérarchique », a écrit le député-maire PS.

 

Issue heureuse mais en ce qui concerne « une conduite inappropriée », elle concerne davantage ceux qui ont dénoncé et ceux qui ont envisagé une sanction pour cet agent communal.

Partager cet article
Repost0
12 juin 2015 5 12 /06 /juin /2015 18:49
Le service public est notre bien commun, manifestation nationale le 13 juin à Guéret !
Le service public est notre bien commun, manifestation nationale le 13 juin à Guéret !
Le service public est notre bien commun, manifestation nationale le 13 juin à Guéret !
Partager cet article
Repost0
1 juin 2015 1 01 /06 /juin /2015 06:39

Le dégel du point d'indice, étalon de la rémunération des fonctionnaires, n'est pas à l'ordre du jour, a expliqué mercredi dernier la ministre de la Fonction publique Marylise Lebranchu aux syndicats. Malgré une croissance de 0,6 %, l'austérité règne encore...

 

Cinq organisations syndicales de la fonction publique (CGT, FSU, FO, Solidaires et FAFP) ont écrit mardi au chef de l'Etat pour lui demander de revenir sur le gel des traitements décidé en 2010 par la droite au pouvoir et maintenu depuis. Les syndicats avaient organisé avec plusieurs organisations une journée de mobilisation sur le sujet il y a déjà un an. Ils dénoncent "une perte de pouvoir d'achat inédite et catastrophique pour tous les agents" et une "paupérisation pour nombre d'agents". "Nous vous demandons l'ouverture de négociations permettant d'aboutir à une augmentation immédiate, générale et significative de la valeur du point d'indice ainsi qu'à des mesures de rattrapage pour les pertes intervenues les années antérieures", écrivent les syndicats.

 

L'année dernière, Marylise Lebranchu avait expliqué qu'un geste serait possible uniquement "le jour où la croissance redémarrera" mais, interrogée sur RTL mercredi, elle a opposé aux syndicats une fin de non-recevoir. A la question de savoir si le gouvernement allait revenir cette année sur le gel du point d'indice, elle a répondu: "Non".

 

La ministre a souligné que l'Etat ne récoltait pas encore les fruits de la récente reprise économique, marquée par une croissance de 0,6% au premier trimestre, selon la première estimation de l'Insee. Assurant que les syndicats avaient "raison de s'exprimer" et disant les comprendre, Marylise Lebranchu a estimé que leurs demandes relevaient d'abord d'un "besoin de reconnaissance" et a dit vouloir donner la priorité à "l'amélioration des carrières". La ministre a toutefois rappelé que le gouvernement avait accordé un coup de pouce aux agents de catégorie C, les plus mal payés. Difficile d'agir autrement, car avec le gel du point d’indice, la rémunération de ces fonctionnaires étaient tombée sous le SMIC…

 

Partager cet article
Repost0
21 mai 2015 4 21 /05 /mai /2015 01:43

C’est officiel : conformément à la volonté du ministre de l’emploi (bien mal nommé), les chômeurs seront plus fliqués qu’ils ne le sont déjà. A défaut de faire baisser la courbe du chômage en proposant de véritables emplois aux chômeurs, peut-être réussira-t-il à faire baisser la courbe en en radiant davantage encore.

 

Cette fois, le gouvernement passe la vitesse supérieure en rajoutant une couche de contrôle, avec 200 agents supplémentaires pour effectuer les contrôles (embauches ou nouvelle affectation ?). Sur environ 2 800 000 demandeurs indemnisés en mars, soit même pas un chômeur sur deux, les nouveaux flics de pôle emploi vont avoir du boulot, eux.

 

Mettre la pression sur les chômeurs par ce flicage généralisé, voilà qui incitera peut-être ces salauds d’assistés à accepter des emplois toujours plus précaires et mal payés, conformément à la volonté du Medef, pour qui le marché de l’emploi n’est jamais assez souple à son goût. Dans le même temps, il a été supprimé 200 postes d’inspecteurs du travail chargés de contrôler les entreprises, ça aussi ça doit plaire à Gattaz.

 

Faute de lutter contre le chômage comme Hollande s'y était engagé, le gouvernement socialiste lutte contre les chômeurs.

Partager cet article
Repost0
6 mai 2015 3 06 /05 /mai /2015 17:28

Mardi 5 mai, la ministre de la Santé, Marisol Touraine, procédait au lancement des festivités organisées par le gouvernement à l'occasion de l'année du 70ème anniversaire de la Sécurité Sociale.

 

Pour la ministre de la Santé, « la Sécurité sociale est dans notre ADN, elle fonde notre identité sociale collective, elle est notre fierté et notre bien commun ». Elle dit vouloir garantir le maintien de ce système et son adaptation aux évolutions de la société. « Certains veulent lui substituer, au moins partiellement, des assurances privées. Ce gouvernement fait un choix résolument inverse, car la solidarité collective ne choisit pas, ne sélectionne pas, n’exclut personne ».

 

Jolies propos, mais c'est bien aux actes qu'on peut juger. Si la ministre n'a pas été avare en fortes paroles pour la Sécurité Sociale, elle ne s'est pas attardée sur les actes qui la malmènent et dont le gouvernement dont elle fait partie est grandement responsable. Depuis 2012 et l'arrivée de Hollande au pouvoir, c'est la même voie de restriction : Coupes budgétaires, atteinte au principe d'universalité des allocations familiales, mise en place de multiples franchises, déremboursements, réduction des moyens des hôpitaux etc. Le pacte de responsabilité a amputé de 9,6 milliards d’euros les recettes 2015 de la sécurité sociale, du fait de cadeaux sous forme d’exonérations de cotisations patronales. Drôle de conception de la solidarité collective.

 

Et pour une ministre dont le gouvernement poursuit la casse de l'esprit de la Sécurité sociale, un nom était étrangement absent de son discours, tout comme du dossier officiel consacré à la célébration et remis à la presse, celui du communiste Ambroise Croizat, ministre du travail qui fut le bâtisseur de la Sécurité Sociale. Un oubli ? Probablement pas malheureusement. Dans son dernier discours à l'Assemblée Nationale le 24 octobre 1950, Ambroise Croizat déclarait : « Jamais nous ne tolérerons qu’un seul des avantages de la sécurité sociale soit mis en péril. Nous défendrons à en perdre la vie et avec la plus grande énergie cette loi humaine et de progrès. » Voilà ce qu'était un véritable engagement de gauche.

 

A l'inverse, Marisol Touraine, et le gouvernement auquel elle participe, poursuit les politiques d’austérité qui mettent en danger l’intégralité de notre protection sociale.

Partager cet article
Repost0
4 mai 2015 1 04 /05 /mai /2015 19:05
Retour sous la grisaille à tout point de vue
Partager cet article
Repost0
20 mars 2015 5 20 /03 /mars /2015 17:40

L’une des mesures de la loi Hamon les plus décriées par les chefs d’entreprise va être profondément modifiée dans le cadre de la loi Macron. Il s'agit de celle facilitant la transmission ou la reprise d’entreprises par les salariés. Madame la députée socialiste Dombre–Coste, chargée d’une mission d’évaluation des articles de la loi sur l’économie sociale et solidaire concernant le droit d’information des salariés vient de rendre son rapport. Les cessions d'entreprises ont concerné 1,3 million d'emplois en 2012 et 2013. Selon ce rapport, 2 patrons sur 3 ne sont pas gênés par le droit d'information et les entreprises cédées aux salariés sont plus pérennes que les autres, malgré cela, les propositions de la députée vont à l'encontre des droits des salariés.

 

La députée socialiste propose en effet de réduire le champ d'application de la loi uniquement aux « ventes » et non aux « cessions », qui elles, pourront se faire sans l'avis des salariés concernés. Elle suggère également de remplacer la sanction de « nullité de la vente » en cas d’infraction à la loi, par une simple amende civile.

 

Ces propositions vident de sa substance la loi Hamon et sont contraires aux engagements de François Hollande quand il était candidat puisqu'il voulait instituer un droit de préférence de rachat, à égalité d'offre, au bénéfice des salariés.

 

Et voilà comment, avec un amendement déposé en catimini, le gouvernement supprime une des rares mesures sociales prises depuis 2012.

 

Partager cet article
Repost0