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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 22:09

 

 

La mise à mort du CDI décidée par les banques

 

Interview d'un patron de banque, auteur d'une note sulfureuse, qui explique, avec un cynisme incroyable, que la finance exige la mise à mort du CDI, et que la finance gagne toujours, dans tous les cas, quel que soit les dirigeants au pouvoir. A noter en fin de vidéo le rôle de Macron en faveur de la City pour relativiser le discours Hollande du Bourget (mon ennemi c'est la finance)

 

Interview réalisé en 2012 par François Ruffin du journal Fakir, et auteur du film Merci Patron.

 

Ça aide à mieux comprendre la politique menée par Hollande, politique de soumission au marché et à la finance. Il a fait le choix de trahir les électeurs.
 

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22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 08:50

On se souvient qu'au début du quinquennat, au nom de la compétitivité, le gouvernement promettait aux entreprises un allégement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros. Tout cela devait favoriser l'emploi puisque les charges trop élevées des entreprises nuisaient parait-il à leur compétitivité. Gattaz s'affichait alors avec un pin's promettant la création d'1 million d'emplois. Nous voilà en 2016, les milliards ont bien été accordés, et le chômage n'a cessé de croître.

 

Les charges étaient trop élevées freinant les embauches, ils ont eu l'argent mais rien n'a changé. Maintenant ce sont les contraintes du droit du travail qui sont le frein à l'emploi. Monsieur Gattaz, vous regrettez le temps de l'esclavage ? Ce sera votre prochaine demande ?

 

Toujours est-il qu'un gouvernement PS, ne dites pas de gauche car il a plus avoir avec la droite, est en train de donner satisfaction au Medef, nombreux étant ceux qui se demandent si ce n'est pas Gattaz qui a rédigé le texte présenté par la ministre du travail El Khomry.

 

Les salariés pourront être amenés à travailler jusqu'à 60h/semaine. Il y aura une baisse de la majoration des heures supplémentaires. Les licenciements économiques vont être facilités. En cas de licenciement, les indemnités seront plafonnées. En terme de droit applicable, les accords d'entreprise l'emporteront sur le droit du travail. Etc.

 

S’il y a un droit du travail, c’est justement pour qu’il s’impose à tous. Quand dans ses engagements de campagne Hollande avait écrit « Je veux faire prévaloir la justice au travail », il avait oublié de préciser qu'il parlait d'une justice de classe favorable aux patrons.

 

Par rapport à cette attaque en règle contre le Code du travail, le même Hollande, député et secrétaire du PS déclarait en 2006, alors que le gouvernement de Dominique de Villepin voulait mettre en place le CPE (contrat première embauche), «Vous avez fait du Code du travail le bouc émissaire de votre incapacité à créer de l’emploi et fait de son démantèlement l’objet-même de votre politique» .

 

Comme le souligne Dany Lang, Maître de conférences en économie à l'Université Paris 13, membre des Économistes atterrés, « Comment voulez-vous faire baisser le chômage en augmentant la durée du travail de tous les gens qui ont déjà un emploi ? Il y a vraiment un problème ». Quant à faciliter les licenciements pour ne pas craindre d'embaucher, c'est se moquer du monde. La progression de la courbe du chômage grimpe sans cesse, signe que les licenciements sont  plus importants que les embauches.

 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 17:43

 

A la lecture de l'avant-projet de loi de réforme du Code du Travail, Gérard Filoche, ex-inspecteur du travail et membre de la direction du PS a donné un entretien à l'Humanité. Je le reprends in-extenso .

 

Entretien réalisé par Julia Hamlaoui L'Humanité

 

À la lecture de l’avant-projet de loi El Khomri, reste-t-on selon vous dans le champ d’une simple « simplification » dont parlait la mission Badinter ?

 

Gérard Filoche Non, c’est un véritable bouleversement. Valls avait annoncé qu’il ne voulait pas d’une réformette mais d’une révolution. Nous sommes face à la plus importante contre-révolution depuis un siècle. C’est une attaque à la bombe thermonucléaire contre l’ancien Code du travail. Depuis un siècle, le droit du travail s’est construit pour permettre de protéger les salariés contre les exigences des entreprises et de l’économie. Et voilà qu’ils font l’inverse, ils nous ramènent au statut de loueurs de bras, de tâcherons, de soumis sans droit. C’est la casse de la grande tradition de reconnaissance du salariat comme moteur de la production des richesses.

 

Le gouvernement avait promis de ne pas s’attaquer aux 35 heures, quelle est votre appréciation ?

 

Gérard Filoche Il a menti, noir sur blanc. Les 35 heures ne sont plus, dans ce projet, qu’une éphémère plaisanterie. En une dizaine de chapitres, tous les contrôles sur la durée du travail sautent. Les gens vont avoir du mal à le croire, mais il est bien écrit que la durée maximale du travail pourra, par forfait ou négociation, excéder les 12 heures par jour, tout comme elle pourra dépasser les 48 heures par semaine, pour atteindre les 60 heures.

 

C’est au nom de l’inversion de la courbe du chômage que le gouvernement justifie ses réformes ; quels dangers pour l’emploi recouvre cet avant-projet ?

 

Gérard Filoche De telles transformations augmenteraient massivement le chômage. Il s’agit de faire travailler plus ceux qui ont un travail au détriment de ceux qui n’en ont pas. L’ampleur du mensonge est fracassante. On atteint des sommets de propagande et de contresens. Comment peut-on prendre des millions de salariés pour des gogos, prétendre qu’il s’agit de leur permettre d’avoir un travail alors que, pour beaucoup, cela le leur enlèvera, et que, pour les autres, cela les exploitera, brisera leur santé ? D’où tout cela vient-il ? Personne ne le demande, à part Pierre Gattaz, et même lui doit sûrement en ce moment s’étonner de la hardiesse ultralibérale de ce projet.

 

Le gouvernement prétend promouvoir le « dialogue social » via le référendum et les accords d’entreprise. Quels sont les risques ?

 

Gérard Filoche Il enterre au contraire le dialogue social. Il ne peut y avoir de référendum dans une entreprise puisque les parties ne sont pas à égalité. Le salarié est subordonné, avec un canon sur la tempe quand il doit se prononcer comme chez Smart. En outre, les dispositions prévues rendent possibles tellement de dérogations à la loi que pratiquement plus rien de l’ordre public social ne restera en place. Il y aura 10 000 Codes du travail dans 10 000 entreprises.

 

Les syndicats et une majorité de gauche peuvent-ils entériner ces mesures ?

 

Gérard Filoche Tout syndicat devrait immédiatement appeler à descendre dans la rue. On est à l’os, il est vital de se défendre. Quant à la majorité, celle que je connais a appelé à reconstruire et à renforcer le Code du travail. C’est un reniement en profondeur du gouvernement, une attaque contre l’histoire même du PS. Les députés qui ont par le passé voté tout le contraire de ce texte seront soumis à leur propre conscience. Même la droite sarkozyste n’envisageait pas d’aller si loin.

 

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18 février 2016 4 18 /02 /février /2016 16:39

En avril 2006, alors que le droite s'attaquait au Code du Travail, le PS mettait en ligne la vidéo ci-dessous.

 

En 2010, à l'occasion du centenaire du Code du Travail, le PS déclarait à propos de celui-ci : « C'est le fruit des luttes ouvrières des XIX ème et XX ème siècles, il est plus que jamais essentiel ».

 

Aujourd'hui, il est en train de préparer le détricotage, voire pire (article à venir sur le sujet) C'est ni plus ni moins que trahir les électeurs qui ont porté Hollande au pouvoir. C'est poignarder dans le dos les salariés dont c'était la principale protection. Si le PS est en désaccord avec cette destruction programmée du Code du travail, ses députés n'ont qu'à s'y opposer; et si le gouvernement passe en force avec le 49-3, comme il le laisse entendre alors que le débat à l'Assemblée Nationale n'a pas encore commencé, il reste aux députés PS la possibilité de déposer une motion de censure et de la voter.

 

A ceux qui en votant PS croient voter à gauche, vous pouvez invoquer avoir été abusés, une fois, deux fois à la rigueur. Le problème n'est pas de s'être trompé, mais de persévérer dans l'erreur.

 

 

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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:21

Cahier spécial de l'Humanité à télécharger

Opération vérité sur la casse du Code du travail
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17 février 2016 3 17 /02 /février /2016 22:07

SORTIE NATIONALE AU CINÉMA LE 23 MARS 2016

 

“COMME DES LIONS” plonge le spectateur au cœur de deux ans d’engagement de salariés de PSA Aulnay contre la fermeture de leur usine qui employait plus de 3 000 personnes dont près de 400 intérimaires. Des immigrés, des enfants d’immigrés, des militants, bref des ouvriers du 93 se sont découverts experts et décideurs. Ces salariés ont mis à jour les mensonges de la direction, les faux prétextes, les promesses sans garanties, les raisons de la faiblesse de l’État. Bien sûr ils n’ont pas « gagné ». Mais peut être faut-il arrêter de tout penser en terme de « gain ». La vie est faite d’expériences, de risques, d’aventure et de fierté. Et là, ces deux ans sont une tranche de vie exceptionnelle. Un moment d’intelligence collective, de démocratie et de révélations.

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16 février 2016 2 16 /02 /février /2016 17:37

Valls vient de hausser le ton face au patronat pour son manque d'entrain à créer des emplois en contrepartie des baisses de charges et impôts des entreprises accordées par le biais du CICE et du pacte de responsabilité. Pensez donc, les aides apportées atteindront au final 41 milliards d'euros alors que le pays se retrouve avec 600 000 chômeurs de plus. Valls a menacé de conditionner les aides ou de les réorienter vers d'autres entreprises. Mais que ne l'a-t'il fait dès le départ, c'était ce que préconisaient les députés Front de Gauche qui avaient refusé de voter ces plans. Valls fait semblant de découvrir que le patronat n'a fait aucun effort.

 

Et Gattaz tremble face à cette pseudo-menace. La preuve, le Medef a déjà dénoncé les propos du Premier ministre, estimant qu'ils étaient « contre-productifs », et Gattaz accuse le gouvernement de « se tirer une balle dans le pied » en menaçant de « conditionner » les aides.

 

Il y en a assez de cette politique qui met en place des politiques d'austérité, dilapide les fonds publics sans contrepartie sinon d'engraisser les actionnaires. C'est le cas entre autres de Sanofi dont je faisais état il y a quelques jours. Il a été annoncé la suppression de 2% des effectifs alors que le géant français du médicament se porte bien avec un bénéfice net en progression de 7,7 % en 2015, à 7,4 milliards d’euros. Mais 51 % du bénéfice net va être distribué aux actionnaires, soit 3,8 milliards d’euros. Et Sanofi touche le CICE.

 

Voilà comment la finance continue de jouer contre l'emploi sans que Hollande n'ait entrepris quoi que ce soit contre celle dont il avait déclaré être l'adversaire. Inacceptable !!!

Valls et Gattaz, arrêtez de faire semblant
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11 février 2016 4 11 /02 /février /2016 08:03
Salaires trop élevés ou quand Bernard Arnault délocalise
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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 21:06

Après avoir encaissé près de 27 millions d'euros au titre du CICE ( Crédit impôt et compétitivité emploi),  SANOFI va procéder à plus de 800 suppressions de postes. Pas par manque de travail, mais pour toujours plus de profits, pour les actionnaires. 

 

L'état va t-il exiger le remboursement ? Qu'attendez vous pour agir monsieur Hollande ?

 

 

Sanofi encaisse l'argent public et licencie
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5 février 2016 5 05 /02 /février /2016 01:02

Le jugement prononcé le 12 janvier dernier à l'encontre de 8 syndicalistes de Goodyear était extrêmement lourd et inédit dans les annales du droit français sous la Ve République. Jamais en effet des salariés qui se battent pour sauver leur emploi et leur outil de travail n'avaient été condamnés à une peine de prison ferme, tout au plus à du sursis ou des amendes. Ce jugement est d’autant plus insupportable qu’il intervient alors même que le procès s’est déroulé le 24 novembre dernier sans plaignant. Goodyear avait en effet retiré sa plainte en application de l'accord de fin de conflit signé avec les syndicats, fin janvier 2014, de même que les deux cadres concernés.

 

C'est pourquoi le 4 février se sont tenus dans 80 lieux en France, des rassemblements de soutien aux huit de Goodyear pour exiger leur relaxe. Ce sont des syndicalistes, pas des voyous.

Le rassemblement à Niort devant le palais de Justice

Le rassemblement à Niort devant le palais de Justice

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