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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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5 avril 2016 2 05 /04 /avril /2016 17:21
Appel pour soutenir toutes les nuits debout
#NuitDebout

 

Vous ne pouvez pas vous y rendre, signez la pétition de soutien.

 

Depuis le 31 mars nous, citoyens-nes, sommes installés-ées en toute légalité sur différentes places dans nos villes.  Ces rassemblements pacifiques, ouverts et populaires visent à réinvestir l’espace public pour échanger, débattre et construire ensemble.

Malgré les dispersions arbitraires de la police, malgré la pluie et les difficultés matérielles, malgré des tentatives d’infiltration et de récupération par des réseaux d’extrême droite, notre mouvement a réuni chaque jour et chaque nuit des milliers de citoyens-nes différents-es mais DEBOUT partout en France et des soutiens partout dans le monde.

Une foule toujours plus nombreuse de citoyens-nes concernés-ées, engagés-ées ou tout simplement curieux-ses, des femmes et des hommes de tous âges, de tous milieux sociaux, passent sur les lieux de ces différentes nuits debout, participent aux débats et manifestent leur soutien.

Si besoin était, cela confirme l’échec manifeste du travail permanent d’exclusion des citoyens-nes mené par les dirigeants politiques et les faiseurs médiatiques d’opinion. 

Pourquoi cette pétition ?

Cette pétition ne porte pas d'autre revendication que de permettre à tous ceux et celles qui veulent participer à une #NuitDebout de pouvoir s'organiser et le faire.

A ceux et celles qui veulent tout simplement apporter leur soutien de pouvoir le faire en deux clics.

Cette pétition est donc un moyen de nous compter localement et globalement.  Nous vous demandons de signer et partager massivement.

 

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 17:42

Comment l'école Sciences-Po empêche une conférence prévue autour du film « Merci patron ! » ? Cette rencontre était prévue depuis quelques semaines. François Ruffin, réalisateur de ce film et directeur du journal Fakir, était invité à Sciences-Po, mardi 6 avril, pour une « conférence officielle » sur le thème : « Merci patron ! le cinéma peut-il être une arme politique ? » Mais, redoutant des débordements justement politiques, la direction de l’Institut d’Études Politiques n’a accordé aucune salle.

 

Et comme par hasard, la projection du film Comme des Lions relatant la lutte des ouvriers PSA d'Aulnay sous Bois qui était prévue à Sciences-Po, a elle aussi été annulée à la demande de la direction.

 

Sciences-Po, est un institut dans la catégorie des grandes écoles, version sciences humaines et sociales ! Les élèves y développent parait-il la capacité d’analyser et de comprendre le monde contemporain à travers des cours en histoire, économie, droit, géopolitique…

 

Il paraît que c'est dans ce lieu que se forment les élites françaises. Si c'est en pratiquant la censure, on voit quelle apprentissage de la liberté d'expression est donné dans cette école. Mais au fait, Bruno Lemaire a participé à un grand oral à Sciences-Po le 29 mars, il a même eu droit à l'amphithéâtre. Pas de censure pour lui, ses idées sont conformes ?

 

Tout cela est insupportable. Puisque c'est comme ça qu'est formée la classe politique, il est grand temps pour le peuple de renverser la table !

 

Mais en attendant, le débat autour de « Merci patron ! » aura quand même lieu. Dans un endroit plus populaire puisqu'il est déplacé Place de la République, mardi 5 avril à 20 h, après la manif, et pareil pour « Comme des lions ».

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3 avril 2016 7 03 /04 /avril /2016 22:40

Trois salariés d'une entreprise de métallurgie du Nord qui ont fait grève jeudi 31 contre la loi travail ont reçu vendredi  une convocation à un entretien préalable à licenciement éventuel pour faute grave.


 

« Nous envisageons de procéder à votre licenciement pour faute grave (...). Alors que notre entreprise se trouve en grand danger de survie (...), nous sommes confrontés à une absence inopinée de votre part qui désorganise (la) production », est-il écrit dans ces courriers dont l'AFP publie des extraits.


 

« Ces salariés n'ont pas demandé la permission de faire grève (...). S'ils en avaient fait la demande, je n'aurais jamais envoyé cette lettre », a affirmé à l'AFP François Segard, PDG de "Fonderies du Nord", entreprise située à Hazebrouck (Nord), où une trentaine de salariés fabriquent des pièces en acier inoxydable. La direction de l'entreprise écrit également n'avoir eu « connaissance d'aucun avis de grève ni au plan national », « ni au niveau de la branche professionnelle », ni d'« aucune grève interne à notre entreprise ».


 

Ce dirigeant ne doit pas écouter la radio ou la télé, ni lire la presse. Comment pouvait-il ignorer qu'il y avait un appel de plusieurs organisations syndicales à participer aux manifestations pour le retrait de la loi-travail le 31 mars ?


 

Le responsable communication de l'union locale CGT d'Armentières (Nord) indique que ces trois personnes avait clairement prévenu la direction une semaine avant. Par ailleurs, pour ce qui concerne les entreprises privées, en dehors des entreprises de transport, les salariés n'ont pas l'obligation de prévenir en avance la direction de leur volonté de faire grève. Toute la mauvaise foi de la direction apparaît dans le courrier qu'elle a adressé à ces trois salariés. Il y est écrit « vous nous indiquez devoir vous rendre à une grève et vous nous donnez comme justificatif le document joint » qui était un tract de la CGT. La direction savait donc que ces salariés étaient grévistes.


 

Les trois salariés sont convoqués le 8 avril "en vue d'un entretien préalable". La veille d'une nouvelle journée d'actions contre cette loi El-Khomri.


 

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31 mars 2016 4 31 /03 /mars /2016 22:17

Il n'y avait pas que les manifestants de sortie, mais les parapluies aussi, la météo étant plutôt exécrable en ce 31 mars. Cela n'a pas empêché que cette mobilisation contre la loi travail a connu un succès encore plus important que le rassemblement du 9 mars. C'est ainsi que pour un circuit de manifestation inédit, nous étions environ 3000 à braver la loi El-Khomri et les intempéries. Comme les petits ruisseaux font les grandes rivières, cela a contribué au succès de la mobilisation dans tout le pays avec le 1,2 million de manifestants dans les 250 et quelques cortèges.

 

Le gouvernement entendra t-il cette protestation ? Il aurait tort de ne pas considérer le véritable malaise social qu'engendre ce projet de loi. De nouvelles journées d'action sont déjà envisagées les 5 et 9 avril.

 

 

La manifestation du 31 mars contre la loi El-Khomri à Niort
La manifestation du 31 mars contre la loi El-Khomri à Niort
La manifestation du 31 mars contre la loi El-Khomri à Niort
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30 mars 2016 3 30 /03 /mars /2016 14:53

Manifestation le jeudi

31 mars à 10h30

Place de la Brèche à Niort

 

Manuel Valls pense avoir réglé le problème en aménageant à la marge le projet de loi. Nous avons déjà commencé à faire reculer le gouvernement sur le plafonnement des indemnités prud'homales en cas de licenciement abusif. Cela ne suffit pas à changer la philosophie de ce projet de loi. De nombreux points restent inacceptables, comme le fait de faciliter les licenciements, les heures supplémentaires moins majorées ou la fin de la visite médicale obligatoire à l'embauche.

Plus nous serons nombreuses et nombreux dans la rue jeudi, plus le gouvernement sera obligé de revoir - pour de bon - sa copie.

 

Carte des manifestations

Manifestation à Niort le 31 mars pour le retrait de la loi travail
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26 mars 2016 6 26 /03 /mars /2016 18:31

Alors que le projet de loi contre le code du travail passait en Conseil des ministres et que jeudi était aussi une journée d’action contre ce texte, les reportages de « Cash investigation »  mardi soir sur France 2 nous ont donné une idée  de l’usage  que le patronat ferait de cette loi  pour amplifier la précarisation de l’emploi en France via  le recours massif à cette forme d’exploitation esclavagiste.

 

Mardi sur France 2, à une heure de grande écoute, l’émission d’Elise Lucet  « Cash Investigation » nous a montré comment fonctionnait en Europe cette spirale de la régression sociale via l’utilisation de plus en plus massive des travailleurs détachés. Qu’il s’agisse des gros chantiers pilotés par Bouygues  et EDF où des transports de Géodis, filiale de la SNCF,  la sous-traitance  et l’intervention des cabinets de recrutement   ouvrent la porte à tous les abus,  à de l’escroquerie et à  de l’esclavage  en France. On imagine que la situation est encore pire dans d’autres pays d’Europe, à commencer par l’Allemagne  qui est le plus gros utilisateur européen de travailleurs détachés.

 

Depuis  1996, une directive européenne  permet ainsi de recourir à des « travailleurs détachés » de leur pays  pour travailler dans un autre pays. Mais le phénomène  n’a pris son plein essor qu’après l’adhésion des pays  d’Europe centrale à l’Union européenne  en 2004,  puis en 2007 pour la  Roumanie et la Bulgarie.  Cette directive prévoit  que ces travailleurs  doivent, à qualification identique,  percevoir les mêmes salaires que les salariés du pays dans lequel ils travaillent tandis que les cotisations sociales, versées  dans le pays d’origine  sont  celles de ce même pays d’origine. Ce qui constitue d’une part un manque à gagner pour notre protection sociale  et qui ouvre d’autre part  la porte à de nombreuses tricheries comme la montré l’émission de mardi soir.

 

Dans le transport routier, le reportage de France2 a bien montré comment les chauffeurs de poids lourds de nationalité française perdent leur travail du fait des délocalisations que les employeurs effectuent dans les pays de l’Est via leurs filiales. Malgré  des salaires nets très bas, les chauffeurs roumains  gagnent plus d’argent en France que chez eux via les primes journalières  économisées en dormant dans la cabine de son camion. Sur les chantiers français,   la présence de plus en plus massive  de travailleurs détachés et sous payés crée des distorsions de concurrence  qui à leur tour  alimentent un recours  toujours accru à ce type de recrutement  au point que cela devient  un problème de survie pour les PME du bâtiment comme la montré un petit entrepreneur de Haute Loire  qui n’utilise pas encore ces travailleurs détachés.

 

Il convient à ce stade de se poser la question suivante : la loi El Khomri  via la casse du code du travail et  la facilitation des licenciements  que le gouvernement et le président de la République veulent mettre en place ne va-t-elle pas servir  à amplifier considérablement le recours aux travailleurs  détachés en France ? Avec la mise en place de cette loi, il est prévu de faciliter les licenciements   en période de baisse d’activité  dans toutes les entreprises  pour, nous dit-on, embaucher  ensuite,  dès que l’augmentation des commandes  le permet. C’est le contrat de travail «agile» souhaité par Pierre Gattaz, président du MEDEF. Voilà pour la théorie.

 

En pratique,  on peut penser que bien des entreprises  sauront filialiser des activités pour créer, dans tel établissement ou sur tel chantier,  des réductions d’activités avec des productions provisoirement transférées ailleurs afin, par exemple,  de licencier des salariés de plus de 50 ans usés par le travail . Et quand l’activité reprendra sur des sites ainsi « nettoyés »  des hommes et des femmes auxquels il  aurait été  légitime de proposer des postes de travail allégés, on oubliera ces travailleurs mis définitivement au rebut  en recourant, si de besoin, à  toujours plus aux travailleurs détachés à la fois plus performants  et moins payés. Puisque la facilitation des licenciements facilite aussi le tri sélectif à la débauche comme à l’embauche,  la loi El Khomri,  si elle est votée, traitera les humains comme des déchets ménagers  via ce tri sélectif. Certains seront recyclés, d’autres iront à la décharge. Ce tri  se fera au détriment des salariés diminués par des décennies d’exploitation, français ou immigrés en situation régulière ; mais aussi  des jeunes insuffisamment formés.

 

Voilà ce que n’ont pas voulu voir des gens comme Philippe Aghion , Agnès Bénassy-Quéré, Olivier Blanchard , Pierre Cahuc , Elie Cohen , Marc Ferracci, Augustin Landier  Jean Tirole et quelques autres  dans leur tribune du Monde le 5 mars. Selon ces gens qui n’ont jamais mis les pieds dans une usine,  le projet de loi El Khomri  « représente  une  avancée  pour les plus fragiles. En réduisant  fortement l’incertitude attachée à la rupture des contrats de travail, il incite les entreprises à revenir  vers des embauches en CDI. C’est  un moyen de lutter efficacement  contre les inégalités et la précarité », écrivent  ces personnalités.  De quoi tirent-ils cette certitude purement verbale ?  Disons qu’ils savent  nourrir leurs ordinateurs de données qui, à l’issue de calculs savants,  leur donnent les résultats qu’ils attendent  en termes d’études prospectives pour le plus grand bonheur du pouvoir politique et du MEDEF. Notons d’ailleurs au passage que les trois principales personnalités qui portent cette loi -  Myriam El Khomri,  Manuel  Valls et François  Hollande - n’ont jamais véritablement  travaillé en entreprise,  absorbés très tôt  comme  salariés dans l’appareil du PS ou dans les cabinets ministériels. Voilà  qui ne prépare guère pour faire preuve de lucidité sur les prétendues vertus  d’une loi  rédigée sous la dictée  du MEDEF. Mais François Hollande veut cette loi pour tenter de faire diversion par rapport à une promesse non tenue  et désormais intenable pour lui d’inverser  la courbe du chômage durant son quinquennat.

 

Concernant les  retombées de cette loi sur le recul du chômage en France, rappelons  ici ce que disait Augustin Landier dans le Monde du   17 mars : « la principale vertu de ce texte, ce n’est pas de faire baisser le taux de chômage global a court terme, mais d’augmenter la probabilité  pour chacun d’obtenir en un temps raisonnable un emploi stable(…) On peut avoir 10% de chômeurs, si les gens retrouvent un emploi en trois mois , il n’y a pas de sujet grave!» , ajoutait-il.

 

Sachant  que la durée moyenne d’inscription  à Pôle emploi  est de 590 jours pour chaque  inscrit, permettre à tout un chacun de retrouver un emploi en 90 jours suppose pour chaque chômeur une division par sept du temps passé  pour retrouver cet  emploi. A supposer que monsieur Augustin Landier ait raison sur ce point, cela suppose aussi,  qu’avec un taux de chômage qui reste autour de 10%de la population active selon le même Landier,  que  la loi El Khomri  aboutira  aussi à  multiplier par sept les licenciements économiques  tous les mois par rapport à ce qui se passe aujourd’hui.

 

Et ce sont ces licenciements massifs qui permettront d’accélérer un tri sélectif  qui deviendra permanent et dans lequel  le recours aux travailleurs détachés  pourrait jouer un rôle majeur pour généraliser les bas salaires et la précarité.    

 

Gérard Le Puill dans L'Humanité

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25 mars 2016 5 25 /03 /mars /2016 18:30

Demander la permission pour aller aux toilettes, ça rappelle les souvenirs d'enfance, quand tu étais à l'école. Mais franchement, quand tu as 30 ans, 40 ou 50, tu n'imagines pas que ça puisse se passer encore ainsi.

 

Eh bien, c'est ce qui advient pour les employés de la plate forme de Téléperformance à Blagnac en banlieue de Toulouse. Les téléopérateurs de l'entreprise sont contraints de demander par mail à leur supérieur l'autorisation de prendre une pause, même pour aller aux toilettes. Cette obligation concernerait entre 200 et 400 salariés du site et elle fait suite à la mise en service d’un logiciel de « gestion de flux des appels». Ce logiciel oblige les téléconseillers à travailler plus vite car il limite le temps dont ils disposent par exemple pour historiser et passer  l’appel qu’ils viennent d’avoir. Le responsable d’équipe, son binôme ou encore le « visite » est appelé à donner son aval.

 

Mieux vaut ne pas avoir de problèmes de prostate.

 

Plus sérieusement, à l'heure où le gouvernement socialiste voudrait acter un recul social avec la casse du Code du travail, force est de constater que les patrons n'attendent pas pour mettre en application des méthodes d'un autre siècle. Il est encore temps de se réveiller. Prochaine journée d'action le 31 mars.

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24 mars 2016 4 24 /03 /mars /2016 17:48

“Merci patron !” c'est un film documentaire réalisé par François Ruffin, fondateur et dirigeant du journal alternatif de gauche Fakir, qui compte l'histoire réelle d'une famille de ch'tis qui prend une revanche sur le richissime et puissant Bernard Arnault, propriétaire du groupe LVMH, responsable de la fermeture de leur usine suite à une délocalisation. Cet homme à la fortune estimée à 38 milliards d'euros va se faire piéger dans une arnaque en version lutte de classes. Ce film donne du plaisir, une revanche face à ces riches qui méprisent le monde du travail.

 

Le film en est à plus de 150 000 entrées depuis sa sortie il y a un mois. C'est absolument à voir. Les projections-débats organisées font le plein, galvanisant des salles euphoriques, comme quoi il reste de l'espoir.

 

La publicité autour de ce film est faite par des bénévoles, des militants, ceux qui sont abonnés au journal Fakir et tous ceux qui refusent de plier sous le joug du capitalisme. Comme je peux le faire avec ce blog.

 

Et justement, un prestataire du groupe Renault vient d'être mis à pied et en voie de licenciement à cause de “Merci patron !”. Sa faute ? « J’ai envoyé une dizaine de mails aux syndicats du technicentre de Renault où je travaille, à Versailles. Pour la promo de Fakir et de Merci patron ! Le lendemain, mon patron m’a dit de plus revenir au boulot. »... « Je suis ingénieur, nous explique « Henri », et je travaille dans une boîte qui fait des maths appliqués, si tu veux. Moi, en gros, je fais de la modélisation chez Renault, pour qui on est prestataires, je regarde comment on peut un peu tout maximiser techniquement. Vu qu’aujourd’hui on se retrouvait pour diffuser le tract sur la Nuit rouge du 31 mars, et comme Merci patron !, ça marche pas mal, j’ai envoyé un mail aux syndicats Renault du site. »

 

Son message était adressé aux syndicalistes Sud, CGT, CFDT, FO et CGC du site, un truc très gentil : « Bonsoir, je suis actuellement prestataire au TCR. Mais ce qui m’amène surtout est le fait que je suis très humblement bénévole du journal Fakir », et il proposait une projection gratuite de Merci patron ! chez Renault. Le comble c'est que son message a été adressé à partir de son ordinateur perso, avec sa boîte mail perso, et de chez lui. C'est Renault qui a appelé directement son patron en demandant qu'il ne remette plus les pieds dans le groupe, et depuis il est en mise à pied conservatoire, sans solde.

 

Est-ce Renault qui espionne les boîtes mails des salariés, est-ce un syndicaliste pro loi El-Khomri qui a cafté ? Dès qu'une pétition est en ligne pour la réintégration de ce salarié, je vous l'indique. En attendant, courrez voir et revoir « Merci Patron ! », emmenez y vos amis.

 

Je suis allé le voir au cinéma LE MELIES à Melle (79) qui a été le premier à le programmer dans les Deux-Sèvres. Le Moulin du Roc à Niort le programme le 4 avril et du 20 au 25 avril.

 

Allez-y « Et c’est pour ça qu’à la fin c’est nous qu’on va gagner ! » comme le dit Fakir.

 

Bientôt licencié à cause de " Merci patron ! " ?
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23 mars 2016 3 23 /03 /mars /2016 21:10

 

En 2ème lecture, l’Assemblée Nationale étend le travail artistique gratuit à l'ensemble des structures privées et subventionnées

 

Depuis des années le SFA (Syndicat Français des Artistes interprètes) et le SNAM-CGT négocient pour permettre l'exposition la plus large de la pratique artistique en amateur, sans qu'elle s'oppose aux artistes professionnels.

 

Dans cet esprit nous avons obtenu une dernière séance de concertation au Ministère de la culture le samedi 19 mars 2016. Nous avons rappelé notre proposition permettant aux groupements d’artistes pratiquant en amateurs de pouvoir donner des représentations de leurs spectacles sans aucune limitation, avec une billetterie pour financer les activités de ces groupements (y compris caritatives) et le coût des spectacles. Dans ce cadre, ces activités seront réputées non lucratives et les artistes pratiquant en amateurs ne seront pas rémunérés.

 

Ce n'était pas suffisant pour le ministère de la culture, le gouvernement et les députés !

 

L'article adopté cette nuit précise que toutes les structures de création, production, diffusion, d'exploitation de lieux de spectacles, peuvent engager des artistes dans un cadre lucratif sans les rémunérer soit parce qu’elles sont conventionnées pour accompagner les pratiques en amateurs, soit parce que leurs statuts prévoient cet accompagnement.

 

C'est le travail gratuit étendu à toutes les entreprises et associations de spectacle. Mais au-delà de cette situation à tout le moins révoltante, il est un aspect autrement plus insupportable. Comment peut-on imaginer en effet que sur un même spectacle à but lucratif (faisant l’objet d’une exploitation commerciale) certains artistes soient dûment payés et d’autres pas ? Tous seront touchés quelle que soit leur discipline artistique. Nous assistons déjà à la disparition des chœurs professionnels. Celle des compagnies chorégraphiques, dramatiques et musicales est en route.

 

Alors que le gouvernement et le ministère ont lancé des négociations et proposé un fonds d'aides à l'emploi, ils viennent de créer l'esclavage moderne : le travail artistique gratuit pour toutes et tous et surtout des bénéfices substantiels sur l'exploitation de ce travail gratuit. Pour les artistes, en conséquence, c’est la fin de leur protection sociale : plus de droits à l’assurance maladie, à l’assurance chômage, à la formation continue, à la retraite, etc.

 

Nos syndicats se sont toujours prononcés contre la carte professionnelle et le numerus clausus. Or avec une telle législation, aucun artiste ne sera en mesure de se faire reconnaître comme un professionnel et seuls nos employeurs auront la capacité d’en décider.

 

Dans le vacarme de cette nuit des dupes il n’est pas étonnant que nous n’ayons toujours pas entendu la moindre réaction des employeurs sur le travail gratuit alors même que certains d’entre eux bénéficient de crédit d'impôts !

 

Les artistes interprètes ne se laisseront pas mépriser, attaquer, fragiliser, anéantir sans réagir.

 

D’ores et déjà le SFA et le SNAM-CGT ont décidé de mettre fin à toutes les négociations conventionnelles engagées dans le spectacle vivant. A quoi peuvent-elles d’ailleurs servir puisque les conventions ne pourront plus être appliquées?

 

AZOULAY DEMISSION.

La nuit des dupes : l’Assemblée Nationale étend le travail artistique gratuit
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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 07:56

Oui vous avez bien lu l’orthographe : COUP et non pas son homophone « coût » du travail souvent pointé par certains économistes comme étant l’une des causes essentielles des maux dont notre pays souffre.

 

Il s’agit en général d’économistes très libéraux qui remettent sur le tapis cette histoire de « coût », ils nous font régulièrement le coup du coût du travail, cette litanie est répétée inlassablement à longueur de chroniques, d’analyses, d’éditoriaux et autres enquêtes afin que ce pilier de la pensée unique marque bien les esprits et finisse par devenir une vérité absolue, incontestable, incontestée comme le dirait François Lenglet, chroniqueur sur France 2 : « C’est la vérité des chiffres Mesdames, Messieurs ».

 

Et pourtant il y a vraiment lieu de soumettre à la réflexion de chacun d’autres éléments d’analyse, ainsi par exemple à propos de la comparaison qui nous est servie entre notre pays et l’Allemagne, on constate que l’écart entre les coûts allemand et français s’est considérablement réduit et qu’il apparaît que ce coût est même supérieur outre-Rhin dans l’industrie manufacturière.

 

Ensuite, il conviendrait d’observer que la part de la valeur ajoutée produite consacrée aux dividendes en France ne fait que croître et embellir depuis 30 ans environ. Il y a 30 ans, sur 100 euros de valeur ajoutée, 5 allaient à la rémunération des actionnaires, nous sommes passés depuis à 23 euros. De l’équivalent de 10 jours de travail à 45 jours en 2012. Dans la situation d’aujourd’hui l’ensemble des cotisations sociales des employeurs représente un total de 150 milliards d’euros, en ce qui concerne le coût du capital nous en sommes à 300 milliards, 230 consacrés aux dividendes et 70 en intérêts et charges diverses. Quand donc 85 % des profits sont versés en dividendes et 15 % à l’investissement (recherche et développement, machines, formation, salaires...) on se dit qu’il y a peut-être là un déséquilibre fâcheux !

 

Nous citerons également ici l’hebdomadaire anglais « The Economist » qui, dans un papier récent, indiquait que la productivité des salariés français était l’une de meilleures au monde, constat partagé par toutes les études sérieuses, ainsi on y précise qu’un salarié français produit 22 % de plus qu’un travailleur britannique pour une heure de travail, venant d’un journal anglo-saxon et s’agissant de la France c’est quasiment un hommage.

 

Quand enfin on veut attaquer le Code du travail que l’on dit trop contraignant, c’est encore le travail qui est visé, dans la pensée « politiquement correcte ». Quelle horrible expression ! On ne remet jamais en cause le « coût du capital », cela vaudrait bien que l’on s’y intéresse de près pourtant, histoire de faire la clarté une fois pour toutes sur ce sujet.

 

Une commission d’enquête parlementaire ou au moins un groupe de travail au sein de la commission des finances du Sénat par exemple, c’est ce que ma collègue Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre-et-Loire, et moi-même avons proposé il y a quelques semaines lors d’une réunion de la commission.

 

Affaire à suivre...

 

Peut-être aurons-nous l’occasion de leur faire le « coup » du capital !

 

Eric Bocquet, sénateur communiste

Le « coup » du travail
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