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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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23 juin 2016 4 23 /06 /juin /2016 23:14

Le lieu choisi pour le rassemblement niortais du 23 juin contre la Loi travail était symbolique, le parvis des Droits de l'Homme. En effet, c'était aussi pour rappeler à ce gouvernement socialiste qui ne cesse de trahir les engagements pris durant la campagne de 2012, que le droit de manifester est un droit constitutionnel. Comment les Hollande-Valls-Cazeneuve ont-ils pu décider d'interdire la manifestation intersyndicale parisienne avant de faire volte-face suite au tollé qui a suivi cette décision. En se rassemblant ainsi sur le parvis des Droits de l'Homme, les 400 manifestants ont voulu signifier à ce pouvoir que non seulement ils demandaient toujours le retrait de la Loi travail, mais qu'ils n'acceptaient pas que soit remis en cause le droit de manifester.

 

Avec ce gouvernement de sociaux-traitres, on croit à chaque fois avoir touché le fond, mais non.

 

C'était pourtant le candidat Hollande qui clamait « Moi président de la République, je ferai en sorte que les partenaires sociaux puissent être considérés, aussi bien les organisations professionnelles que les syndicats, et que nous puissions avoir régulièrement une discussion pour savoir ce qui relève de la loi, ce qui relève de la négociation ». On voit toute sa considération pour ceux qui ne sont pas d'accord avec sa ligne politique, comme vis à vis des parlementaires auxquels ils imposent le 49-3 alors qu'une de ses promesses de campagne était d'augmenter leurs pouvoirs d'initiative (promesse 48). En 2012, on avait voulu chasser la droite du pouvoir, eh bien on la retrouve avec Hollande puisqu'il se charge de mettre en oeuvre sa politique.

 

On ne doit pas lâcher. Rendez-vous est pris pour le mardi 28 juin pour une nouvelle journée nationale d'action contre cette loi rétrograde. A Niort, le rendez-vous est fixé à 11h30 dans le bas de la place de la Brèche.

Contre la Loi travail, nous manifestions à Niort ce 23 juin
Contre la Loi travail, nous manifestions à Niort ce 23 juin
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22 juin 2016 3 22 /06 /juin /2016 15:21

Après la déchéance de nationalité, l'utilisation du 49-3 à l'assemblée nationale pour tout débat sur la Loi travail, voilà que ce mercredi matin, la préfecture de police de Paris annonçait l'interdiction de la manifestation prévue jeudi 23 à l'appel des organisations syndicales opposées à la Loi travail.

 

Au cas où certaines âmes charitables seraient tentées d'en faire porter la responsabilité seulement sur le préfet de police, S Le Foll porte-parole du gouvernement s'est évertué à ne pas dire qui a décidé de l'interdiction tout en précisant que les décisions sont prises de manière collective. Valls avait fait peser depuis plusieurs jours cette interdiction. En interdisant une manifestation syndicale, il rejoint un certain Maurice Papon qui avait interdit une manifestation organisée par la CGT en février 1962 à la fin de la guerre d'Algérie. La manifestation s'était quand même tenue et Papon avait fait donner la troupe. Refoulés dans les escaliers du métro Charonne, certains manifestants avaient été pris dans une bousculade et visés par les coups de matraque et le jet de grilles émanant des forces de l'ordre. Bilan du drame: 9 morts, 9 militants CGT.

 

Est-ce à cela que Valls veut arriver ? Est-ce sa part de l'héritage du franquisme ?

 

Toujours est-il qu'aussitôt cette décision connue, P Martinez (CGT) et JC Mailly (FO) ont demandé à être reçus par le ministre de l'intérieur. Les réseaux sociaux se sont enflammés. Pour la première fois depuis 1962 un gouvernement utilise cette arme administrative contre un mouvement social porté par des organisations de salariés. Ce pouvoir élu par la gauche en 2012 perd son sang-froid car la politique libérale qu’il met en œuvre est massivement rejetée par la population.

 

En fin de matinée, après les nombreuses protestations, on apprenait que le pouvoir faisait marche arrière. La manifestation est autorisée mais sur un périmètre réduit, de la place de la République au bassin de l'Arsenal. Comme l'a résumé JL Mélenchon dans un tweet, « La manifestation officiellement interdite est officiellement autorisée à tourner en rond de façon statique. Valls obtus et confus ».

 

Notre réponse à ce gouvernement discrédité, c'est d'être tous dans les manifestations Jeudi 23 juin ! A Paris place de la République à 14 heures et sinon dans les villes de province. A Niort c'est à 12h place de la mairie.

 

NON à cette loi travail !

 

 

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21 juin 2016 2 21 /06 /juin /2016 00:56

La démocratie emmurée  blog Mediapart de Pascal Maillard

Dans un entretien de ce 19 juin au Journal du dimanche Manuel Valls formule un paralogisme qui laisse transpirer son inconscient politique. Selon lui, retirer le texte de la loi Travail « voudrait dire qu’on ne pourrait plus réformer, sauf par la brutalité. » La phrase peut s’entendre comme la menace directe d’imposer les réformes par la force brute, à défaut d’y parvenir par la voie parlementaire et le dialogue social. De fait, c’est ce à quoi nous assistons depuis plus de trois mois, dans une gradation vertigineuse de la violence de l’Etat, prêt aujourd’hui à détruire ce qui subsiste encore de nos droits les plus fondamentaux : la liberté d’expression et la liberté de manifester.

 

Si Manuel Valls appelle aujourd’hui les syndicats à « annuler eux-mêmes » les manifestations –ce qu’ils ne feront évidemment pas ! -, c’est qu’il a compris que les menaces d’interdiction formulées par lui et le Président ont provoqué une vague d’indignations et un véritable vent de révolte citoyenne. En quelques jours plus de 100 000 personnes leur ont répondu dans une pétition par la phrase suivante : « Je ne respecterai pas l’interdiction de manifester ». Dans une tribune publiée le 17 juin par Libération, une soixantaine d’intellectuels, militants et syndicalistes disent leur résolution à poursuivre la lutte : « Quoi qu’il advienne de ce gouvernement, nous continuerons de manifester – et comment ! Mais pas seulement. Nous poursuivrons grèves, blocages et occupations. Ce sont les armes de celles et ceux qui en ont peu. Mais elles peuvent frapper bien plus fort que leurs matraques et leurs tonfas ». La tribune de Libération est désormais ouverte aux signatures individuelles (écrire à nouscontinueronsdemanifester@riseup.net). Parmi des dizaines de communiqués émanant de syndicats et d’associations de défense des Droits humains, l’Observatoire de la Discrimination et de la Répression syndicales lance une alerte : « Remettre en cause le droit de manifester, c’est renouer avec les heures les plus sombres du combat anti-syndical ». Manuel Valls renoue aussi avec les heures les plus sombres de l’histoire de France : l’état d’urgence permanent, l’arrestation et l’emprisonnement des opposants politiques (militants politiques et syndicaux), la désignation d’ennemis intérieurs par l’assimilation des manifestants-résistants à des terroristes, les assignations à résidence et les interdictions de manifester. A quand le couvre-feu ?

 

Prenant acte que la seule réponse du gouvernement est aujourd’hui « La loi Travail ou la force », les citoyens ne peuvent que répondre : « Le retrait de la loi ou l’insurrection ! ». Suivie de la chute de Valls et de son gouvernement. Même s’il n’a pas de valeur constitutionnelle dans notre Vème République, il est bon de rappeler l’Article 35 de la déclaration des Droits de l’homme et du citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ». Chacun jugera en conscience si "le gouvernement viole les droits du peuple". Mais après la manipulation et le chantage, il semble bien que Manuel Valls prenne en otage la démocratie. Il la tient enfermée entre quatre murs, à l'image d'une nasse de CRS : l'état d'urgence, le 49.3, l’État policier et maintenant l'interdiction de manifester. Il a même fermé la porte de la négociation sociale à double tour. Voilà le Peuple embastillé! Dans une telle situation, dont il faut mesurer toute la gravité historique, il revient au Peuple de libérer la démocratie, de libérer la liberté que l'Etat lui a confisquée. Il a commencé à le faire le 14 juin, à l’occasion d’une manifestation nationale dont il faut tirer les enseignements. Il faudra qu'il achève son oeuvre de libération les 23 et 28 juin prochains.

Il m’aura fallu de la distance pour pouvoir écrire sur la manifestation du 14 juin à Paris et ma présence dans le cortège de ceux qu’on nomme les « casseurs » et que Karl Sens appelle, au bas de ce billet, les Anges noirs, dans un poème en prose qui nous apprend à Dire nous. Il m’aura fallu l’aide de nombreuses lectures, de multiples témoignages, toujours forts, précis, émouvants et surtout convergents, qui essaiment sur les réseaux sociaux et les sites militants. J’en publie trois ci-dessous. Il pourrait y en avoir cent. Mais ceux-ci méritent d’être lus et relus, peut-être plus que d’autres. Il m’aura fallu aussi surmonter, non pas seulement le choc de la répression policière – terrible, depuis le début des luttes sociales contre la loi Travail – mais aussi la sidération provoquée par les mensonges d’Etat.

 

Comment ont-ils pu ? Comment la majorité des médias, publics et privés, ont-ils pu suivre aussi servilement, depuis des mois, et les amplifier, les mensonges éhontés et la propagande du gouvernement ? Peut-être parce qu’on n’a jamais atteint dans notre pays une telle relation d’imbrication réciproque entre pouvoir et médias. Quand gouverner et communiquer ne font plus qu’un, quand les intérêts privés et le monde de la finance sont unis à la politique dans des noces morganatiques, il ne faut pas s’étonner qu’un gouvernement affaibli et contesté trouve dans l’atteinte à nos libertés fondamentales – le droit de manifester et de s’exprimer – le seul moyen de survire à son impéritie.

 

Ce n’est donc qu’une fois la tête une peu reposée, les nausées passées et le cœur allégé d’une révolte et d’un profond dégoût pour des hommes politiques aussi vils et veules que le sont devenus, malheureusement, bien des journalistes, que j’ai pu écrire les trois fragments qui suivent. D’un certain point de vue ils sont moins importants que les témoignages que je reproduis. Celui de l’écrivain Yves Pagès et ceux de deux femmes anonymes. La force des anonymes, c’est d’être tout le monde, c’est-à-dire chacun.

 

La puissance d’une manifestation qu’aucune propagande ne pourra occulter

 

Nous étions bien des centaines de milliers le 14 juin à Paris. En sous-estimant le nombre des manifestants (divisé au minimum par cinq, au pire par dix), le gouvernement et les médias sont apparus de fait comme des manipulateurs, et ceci aux yeux mêmes des centaines de milliers de citoyens qui ont vécu de l’intérieur l’une des plus grandes manifestations à laquelle ils ont jamais participé. Cette propagande a échoué. Il suffit, pour en être convaincu, de faire le raisonnement suivant : les centaines de milliers de manifestants auront nécessairement témoigné de leur nombre auprès de leur famille, de leurs amis, de leurs collègues et de leurs camarades de lutte restés en province. Et beaucoup auront témoigné des témoins. Ce sont donc aujourd’hui des millions de citoyennes et de citoyens qui savent combien ils sont forts et qui ont objectivé et déjoué une manipulation de masse qui porte atteinte à la vérité, à leur détermination et à leur existence même. Car, si un pouvoir dit au peuple : « Vous n’étiez pas là », chaque citoyen qui était là se sent atteint dans son existence même. Et sa colère monte inexorablement. Elle monte contre une loi inique et se transforme en révolte contre tout le gouvernement et ses alliés. Oui, la révolte est en route et rien ne l’arrêtera, sinon l’amplification de la répression et les interdictions de manifester, qui conduiront alors à une insurrection. Personne ne sait si elle aura lieu, mais chacun sait désormais qu’elle peut avoir lieu.

 

Une stratégie du chaos organisé et de la violence provoquée

 

Cazeneuve, Valls et Hollande ont lancé leurs dernières grenades de désencerclement contre le mouvement social. Mais elles leur reviennent à la figure. L’amalgame construit par le ministre de l’Intérieur entre le terrorisme et les « casseurs », en instrumentalisant la présence, dans l’Hôpital Necker, de l’enfant des fonctionnaires de police assassinés, fut tout simplement odieuse. Elle eût provoqué en d’autres temps politiques des appels immédiats à la démission, y compris par des élus et des responsables politiques. Odieuse à la fois pour la mémoire des policiers et leur famille, et pour les manifestants eux-mêmes, assimilés à des terroristes. Mais la grossière instrumentalisation des vitres brisées de Necker, devenu dans la bouche de Valls un hôpital « dévasté », s’est retournée contre les impudents et les imprudents manipulateurs. Mediapart, Le Monde et Libération ont promptement rétabli les faits. Gazette Debout écrit une part de "l'histoire d'une manipulation politique". L’écrivain Yves Pagès, dans un billet de blog que je reproduis ci-dessous, fait la démonstration que les affrontements à proximité de l’hôpital Necker ont été conçus et provoqués par la Police elle-même, selon une « géo-stratégie » pilotée par la Préfecture et le Ministère de l’Intérieur.

 

La technique du maintien de l’ordre apparaît donc de plus en plus comme une stratégie du chaos organisé et de la violence provoquée. Trois faits ont sauté aux yeux de toutes celles et tous ceux qui ont observé avec un peu d’attention le dispositif policier encadrant la manifestation du 14 juin, lequel a été aussi mis en place lors de précédents cortèges .

 

1. Tout d’abord le positionnement des CRS tout au long du parcours et la répétition des opérations de nassage : déplacement de groupes latéraux, blocage par le sommet, fermeture par le bas, gazage massif, charges et arrestations.

 

2. Ensuite le choix délibéré de ne jamais protéger les banques, alors que les forces de l’ordre en ont les moyens humains et techniques.

 

3. Enfin l’organisation des nasses à des points névralgiques, exactement là où des dégradations importantes peuvent être produites.

 

A ces trois faits qui mettent directement en cause le pilotage politique du maintien de l’ordre, il faut ajouter qu’étaient palpables la fatigue et la tension nerveuse des forces de l’ordre, et ceci avant même le début de la manifestation. Les CRS et les membres de la BAC accomplissent leur mission en commettant de plus en plus de fautes professionnelles caractérisées, volontaires ou non. Coups de matraque en plein visage, à deux centimètres sous l’œil, pour un manifestant simple obervateur, tir tendu de grenade à 80 cm de ma tête alors que je me trouvais à 5 mètres du tireur. J’ai pu le mesurer d’autant plus précisément que le CRS, en visant très mal, a envoyé son projectile sur un poteau de signalisation (feu tricolore) où il a explosé : je me trouvais à moins d’un mètre du feu tricolore. Des témoignages identiques abondent. Pour la seule manifestation du 14 juin, les équipes de « street médic » ont pris en charge une centaine de blessés à des degrés divers. Il faut rendre hommage à leur courage et leur dévouement. Je pense en particulier aux Communard.e.s de Saint-Nicaise (Nuit Debout Rouen) dont j'ai accompagné à certains moments la petite équipe médicale. Mais aussi à tous les anonymes qui prennent soin des autres.

 

Face à une violence de cette nature, orchestrée et pilotée de l’Intérieur, mettant en danger des dizaines de vies, l’auto-organisation et la protection de chacun deviennent évidemment nécessaires et légitimes.

 

Un cortège de tête représentatif de toute la société en lutte

 

Revient-il aux services d’ordre des organisations syndicales d’encadrer des centaines d’autonomes, de militants et de citoyens qui prennent possession des têtes de manifestation ? Je réponds catégoriquement non. Pour trois raisons évidentes. C’est tout d’abord une tâche qui relève du maintien de l’ordre, donc de la responsabilité de l’Etat. Il est ensuite irresponsable de demander aux syndicats de faire un travail que pas même des forces de l’ordre professionnelles et entrainées sont en mesure d’accomplir, ou auxquelles on donne des ordres pour qu’elles les accomplissent fort mal, ou à dessein de provocation organisée des violences. C’est enfin ignorer la longue tradition de l’anarcho-syndicalisme qui crée une solidarité entre les militants, fussent-ils de culture différente. Or, ce qu’a montré avec force la manifestation parisienne du 14 juin, c’est une unité de lutte, par des moyens différents, entre les autonomes et des militants syndicaux des organisations représentatives, la CNT et SUD bien sûr qui étaient nombreux à faire partie de la manifestation de tête, mais aussi des militant.e.s de la CGT et de FO, sans compter les membres de multiples organisations politiques (PC, PG, NPA, LO, etc) et de diverses associations de défense des Droits humains, des groupes LGBT, etc. Et surtout, c’est essentiel d’y insister : des citoyen.ne.s sans appartenance, des lycéen.ne.s, des étudiant.e.s, des privé.e.s d’emploi, des précaires, des intermittent.e.s du spectacle et des retraité.e.s. Et de très nombreuses femmes, de 16 à 77 ans. Bref, ce 14 juin, c’est toute la société qui défilait en tête du cortège parisien, devant des centaines de milliers de manifestants. Et sans mur entre les deux cortèges. Car beaucoup sont remontés en tête, non par curiosité, non pour casser, mais simplement pour marquer leur solidarité avec celles et ceux qui affrontent depuis des mois, avec courage et détermination, une répression policière qui est d’abord et avant tout une répression politique.

 

Ce qu’il faut enfin retenir de la manifestation de tête du 14 juin, qui a rassemblé plusieurs milliers de personnes, c’est que la répression policière ne fait plus peur à la majorité. Une étape a été franchie. Et elle est importante : la fonction de dissuasion de la propagande sur les casseurs ne fonctionne plus pour des milliers de nos concitoyens. La peur a changé de camp. Elle était ce 14 juin bien davantage du côté de la police que des manifestants. Elle est aujourd’hui du côté du gouvernement. La principale peur que vivent les manifestants est une peur pour autrui, pas pour soi. La solidarité, l’entraide et un véritable souci de l’autre sont ce que je retiendrai du 14 juin. Juliette Keating y a insisté dans un beau billet sur Mediapart. Elle s’interrogeait ainsi : « Le verre brisé des vitrines souffre-t-il autant que les hommes et les femmes aux vies brisées par la crise financière que les États font payer aux populations qui en sont pourtant les victimes ? »

 

Les casseurs sont au gouvernement. Ils cassent le Code du travail, ils cassent les Fonctions publiques, les hôpitaux, les universités, l’éducation, l’emploi. Ces casseurs de la démocratie sociale voulaient nous vendre une loi Travail pour la jeunesse, pour l’emploi, pour notre avenir. Mais la jeunesse, les privé.e.s d’emploi, les précaires et les salarié.e.s ont compris que cette réforme, comme toute réforme des néolibéraux socialistes, est synonyme de régression sociale. Malgré trois mois de matraquage politico-médiatique et de matraquage policier, plus de 6 français sur 10 restent opposés à cette loi inique. Contre les interdictions de manifester, contre la loi Travail, manifestons plus que jamais, plus nombreux encore ! Engageons-nous dans les luttes pour la défense de nos droits !

 

Pascal Maillard

 

 

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 00:39

Dès 2009, M-G Buffet, députée communiste, déposait avec André Chassaigne, une proposition de loi visant à mettre en œuvre le droit à l’eau. Elle avait pour ambition de traduire dans la vie quotidienne les objectifs de la loi sur l’eau et les milieux aquatiques, dite Lema, qui prévoit que « chaque personne physique, pour son alimentation et son hygiène, a le droit d’accéder à l’eau potable, dans des conditions économiquement acceptables par tous ». Or, dix ans après, aucune loi n’a été adoptée dans notre pays permettant que ces « conditions acceptables » deviennent la réalité pour le plus grand nombre. Il existe encore de nombreuses villes sans points d’eau, ou toilettes, publics ou avec un nombre dérisoire. De fortes inégalités persistent devant le droit à l’eau liées à la dégradation du pouvoir d’achat des familles et au prix de l’eau.

 

La mise en œuvre d’un véritable droit à l’eau continue de poser avec force la nécessité que l’eau relève du service. L’eau ne devrait pas être une marchandise, ni non plus une source de profit. La garantie du droit à l’eau passe par l’égalité de tous et de toutes à l’accès à l’eau, que l’on ait ou non une grande famille et que l’on soit riche ou pauvre.

 

Une nouvelle proposition de loi à nouveau déposée par M-G Buffet avec d'autres parlementaires était débattue la semaine dernière, fixant un seuil de 3 % du revenu des ménages que la facture d’eau et d’assainissement ne doit pas dépasser.

 

Eh bien ce gouvernement socialiste, qui ose se dire de gauche, a enterré cette proposition par une manœuvre de dernière minute, avec le soutien de la secrétaire d’État à la Biodiversité, Barbara Pompili. « Le gouvernement l’a torpillée en faisant voter par la droite et une partie de sa majorité la suppression de l’article 5 instituant un fonds de solidarité pour le droit à l’eau au sein du Fonds national d’aide au logement et les conditions de son financement » déplorait la députée Marie-George Buffet (PCF). « Que représentaient les 50 millions nécessaires à ce progrès par rapport aux 40 milliards de cadeau aux entreprises du CICE ? » s’est offusqué Joël Josso (Coordination Eau Île-de-France).

 

Riccardo Petrella, président de l’Institut européen de recherche sur la politique de l’eau a déclaré : « Pourquoi le principe du financement par la fiscalité générale et spécifique est-il accepté par tous les Français concernant le financement des coûts de la défense française – pour couvrir, par exemple, ceux du porte-avions Charles-de-Gaulle – et non pas pour le droit à l’eau ? »

 

En juillet 2010, l'Assemblée générale de l'ONU reconnaissait l'accès à une eau de qualité et à des installations sanitaires comme un droit humain.

 

 

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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 14:03
Qui sont les casseurs ? Une mise au point de la CGT préfecture de police
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17 juin 2016 5 17 /06 /juin /2016 07:44

Ce n'est plus du service public de l'information. J'ai été exaspéré d'entendre la journaliste Nathalie St Cricq analyser la manifestation du 14 juin. Elle avait le même comportement haineux lors du dernier passage de J.L Mélenchon à "Des paroles et des actes". C'est devenu insupportable sur ce qui est censé être le service public et non le service partisan.

 

Le syndicat national des journalistes CGT vient de publier un communiqué à ce sujet. Je vous le livre.

 

Le pluralisme dans les 20H de France 2 :
 
« A bout de souffle...! »
 

« Journaliste à France 2 ou éditorialiste au Figaro ? ». C’était déjà la question que posait Acrimed le 27 mai dernier pour dénoncer l’intervention orientée anti-CGT de la « chef » du service politique de France 2 dans le 20H.

Dans le collimateur de l’éditorialiste : la CGT de Martinez et sa « radicalisation tous azimuts », qui veut paralyser le pays malgré « une base rabougrie »… Et déjà elle pointait un « mouvement qui s’essouffle »…

Si 700.000 adhérents (ça c’est vérifiable) est une « base rabougrie », que dire alors de la légitimité des partis politiques, qui, TOUS confondus, (et il y a 400 partis déclarés en France !) n’atteignent même pas le niveau des adhérents CGT !

Ou bien notre consœur ignore ce paramètre de la démocratie française, ou bien elle a décidé de ne pas en tenir compte pour servir son propos orienté !

Alors l’édito, pourquoi pas, à condition que l’exercice ne trahisse pas nos missions de service public à commencer par le respect du pluralisme et la vérification des informations !

Ainsi, que penser de cette phrase entendue ce 23 mai : « alors cette stratégie, elle est justifiée par un score en chute libre à la CGT ?...»

Mais de quel score parle-t-elle ? Qui mesure quoi ? Dans quel contexte ? Sans explication ? La phrase n’a d’autre sens que de vouloir discréditer la centrale syndicale ! Comme le font le gouvernement, le Président de la république et le chef du principal parti d’opposition ! Mais apparemment pas 59% des Français qui continuent de trouver justifiée la mobilisation contre la loi (sondage IFOP pour Atlantico juin 2016).

Et rebelote le 14 juin, la journée de mobilisation suivante et son imposante manifestation parisienne : au 20H de France 2, « ça s’essouffle… » à nouveau, c’est « le commencement de la fin… », « le chant du cygne… » et au passage, on fustige la CGT en oubliant que ce sont bien sept organisations syndicales qui continuent d’appeler à manifester contre la loi travail…

Ce communiqué n’est pas le premier à dénoncer la dérive libérale, « bien-pensante » de la rédaction de France 2 et du 20 h en semaine en particulier…

Du haut de l’esplanade Henri-de-France, « l’élite, les représentants du vaisseau amiral de l’audiovisuel public » décident donc d’indiquer au bon peuple ce qu’il faut penser, comment il faut réagir : une pensée unique bien loin de correspondre à la réalité française !!!

Le respect du pluralisme, voila ce qui s’essouffle à la rédaction de France 2 et le 20H du 14 juin dernier en est une autre caricature !

Que la déontologie journalistique soit respectée ! Le journal de 20h, ce n’est, ni la cafétéria du MEDEF, ni le buffet de l'Elysée, quel que soit le régime de son locataire !!

Et souhaitons à ces têtes de pont du 20H de France 2 en semaine que ce mouvement social ne soit pas leur « chant du cygne » !

Montreuil, le jeudi 16 juin 2016
SNJ-CGT

 

Communiqué SNJ CGT

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16 juin 2016 4 16 /06 /juin /2016 06:49

Le Premier Ministre vient d’accuser la CGT d’être responsable des violences intervenues en marge de la manifestation nationale du 14 juin, à Paris, contre le projet de loi travail.

 

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que cette mobilisation, comme les précédentes, n’a pas été organisée par la CGT mais par 7 organisations syndicales de salariés et de jeunesse qui, depuis 4 mois, dans l’unité, demandent le retrait de ce texte régressif.

 

Quelle est la réalité des faits ? C’est en marge du cortège de cette manifestation, déposée par les organisations et validée par la Préfecture de police de Paris, que des bandes de casseurs se sont à nouveau livrées à des exactions que la CGT a d’ailleurs condamnées officiellement, une fois de plus, dans son communiqué national.

 

Le Premier Ministre ne peut ignorer qu’il incombe aux pouvoirs publics, dont il a la première responsabilité, d’assurer la sécurité et le maintien de l’ordre.

 

La CGT souligne le sang-froid et la maitrise des militants de son service d’ordre qui, sans faillir, ont pris les dispositions nécessaires afin de garantir la sécurité des participants à cette manifestation massive.

 

En conscience et prenant en compte les informations données par les services de la Préfecture, les organisations syndicales ont fait le choix de ne pas aller jusqu’au bout du parcours prévu, malgré la frustration légitime des participants, pour ne pas les exposer davantage à la violence et aux incidents générés par des éléments extérieurs. Face à cette contrainte, une fois encore, l’ensemble des services d’ordre des organisations a su créer et mettre en œuvre les conditions pour que les participants, venus de toute la France, puissent rejoindre leurs moyens de transport.

 

La CGT tient à rappeler au Premier Ministre que, comme il n’est pas de la responsabilité des supporters d’assurer la sécurité dans et autour des stades de l’euro de football, de la même façon il n’est pas de la responsabilité des manifestants d’assurer la sécurité dans et autour d’une manifestation autorisée par la Préfecture de police.

 

Menacer d’interdire les manifestations est le signe d’un gouvernement aux abois.

 

Plutôt que de faire l’inventaire tendancieux d’éléments à charge contre la CGT, Manuel Valls ferait bien mieux d’entendre la majorité des salariés, des jeunes et plus largement des citoyens qui rejettent ce projet de dumping social et de destruction de notre modèle de société.

 

Montreuil, le 15 juin 2016

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 23:08

Certains éditocrates annonçaient cette journée comme un baroud d'honneur, se gaussant sur l’essoufflement des mouvements de grève. Ils oublient certainement que les salariés en lutte ne sont pas payés quand ils font grève et que leurs fins de mois sont donc plus difficiles encore, d'où la difficulté à tenir dans la durée. Mais à entendre certains journalistes dans les médias, on se demande si un jour ils ont côtoyé des salariés en lutte. Morceau choisi au 13 h mardi sur France-inter.

 

Alain Passerel : « Philippe Martinez le leader de la CGT a averti que la mobilisation d'aujourd'hui contre la Loi travail serait énorme … C'est à Paris que la CGT comptera, en toute objectivité bien sûr, les manifestants. Solenne Le Hen vous êtes place d'Italie. » On peut noter l'ironie dans "la CGT comptera, en toute objectivité bien sûr, les manifestants".

 

Quant à Solenne Le Hen, elle enchaîne donc « Oui le cortège est sur le point de partir, beaucoup de monde, mais j'ai envie de dire une majorité de professionnels de la manifestation, principalement des militants syndicaux que l'on reconnaît à leurs drapeaux, banderoles et autocollants ».

 

Des professionnels de la manifestation ? Ah oui, mais elle sort ça d'où Solène Le Hen ? Elle n'avait jamais remarqué que les manifestants arborent drapeaux, banderoles, autocollants etc. depuis de très nombreuses années (photo ci-dessous de 1982), quelles que soit l'objet de la manifestation d'ailleurs ? Pour cette raison elle les qualifie de professionnels de la manifestation ! Non, il n'y avait pas de professionnels de la manifestation ce 14 juin, mais des salariés très très très nombreux qui luttent pour refuser de voir s'inscrire un recul social avec cette loi travail.

 

J'ai trouvé dans son propos une forme de mépris. Malheureusement, c'est de plus en plus fréquent avec la plupart des médias, y compris ceux du service public dont l'impartialité devrait être de mise. A sa décharge, la journaliste Solenne Le Hen est spécialiste des questions de santé à la rédaction de France Inter. (Peut-être remplaçait-elle un journaliste gréviste ?)

 

Toujours est-il que face au gouvernement qui parle d’essoufflement, cette manifestation a connu la plus forte mobilisation depuis le début du mouvement, rassemblant un million de manifestants à Paris et 300 000 dans les grandes villes de province.

 

Le gouvernement va-t-il rester aveugle et sourd ?

 

La loi travail passée avec le 49-3, c'est toujours NON, NON et NON !

 

En 1982, il y avait aussi des banderoles, des autocollants, etc.

En 1982, il y avait aussi des banderoles, des autocollants, etc.

Les manifestants deux-sévriens dans la manifestation

Les manifestants deux-sévriens dans la manifestation

Les dockers dans la manifestation

Les dockers dans la manifestation

Manifestation du 14 juin, raz de marée contre la loi travail
Vous trouvez que ça s'essouffle ?

Vous trouvez que ça s'essouffle ?

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13 juin 2016 1 13 /06 /juin /2016 07:50

Fans de football, sans vouloir jouer les rabat-joie, j'espère que vous avez conscience que ce que l'on vous présente comme une grande fête est avant tout la fête du fric. Et c'est pour cela que plus approchait la date de démarrage de cet Euro 2016, plus les médias et les politiques au service du système capitaliste blâmaient les grévistes, manifestants et syndicats en lutte contre la Loi travail. Pas question quand même que soit gâchée la fête qui doit remplir les poches de l'UEFA et de ses sponsors.

 

Il est prévu que l'organisateur de l'événement, l'UEFA, réalise environ deux milliards de recettes dont un milliard d'euros de bénéfices sur l'ensemble de la compétition. Il faut dire que les pouvoirs publics soignent cet organisme aux petits oignons. L’UEFA bénéficie en effet d’une exonération fiscale quasi totale, hormis la TVA, et ne s’acquittera d’aucune taxe ni impôt sur ses activités dans l’Hexagone. Il en est de même pour les entreprises partenaires de l'UEFA. Cette mesure a été décidée par le gouvernement actuel, mais résulte d’une promesse de 2010, lors du dépôt de candidature. Comme la plupart des frais de sécurité, mais aussi la rénovation des stades, sont aussi à la charge de l’État ou des collectivités, c'est tout bénéfice pour l'organisme européen du ballon rond.

 

Mais c'est bien connu que dans le système capitaliste, il faut toujours plus de gains. C'est ainsi que les commerces situés autour des stades devront payer une redevance de 600 euros par jour pour pouvoir ouvrir les jours de match. Hors de question, également, de vendre des produits de marques venant concurrencer les sponsors officiels. Ben oui, la libre concurrence défendue par le système a quand même ses limites. Les collectivités qui voudront installer un écran géant en ville ou qui utilisent la marque Euro 2016 devront passer à la caisse. Par contre, pour les frais de nettoyage ou la gestion de la circulation, conséquences des rencontres de l'Euro 2016, ça c'est pour leur pomme. L'UEFA ne veut voir que les gains.

 

Juste un petit rappel, l'UEFA est une association à but non lucratif.

 

Et si vous vous offrez un maillot officiel, n'oubliez pas que derrière il y a de la main d’œuvre exploitée à outrance, toujours pour plus de profits au service du système capitaliste.

 

On comprend pourquoi Hollande, Valls et consorts ne voulaient pas que cette fête de l'Euro 2016 soit gâchée par des grévistes et manifestants contre la Loi travail. Elle a été rédigée pour être au service du sytème capitaliste.

 

Bons matchs !!!

 

Euro 2016, le règne du sytème capitaliste
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10 juin 2016 5 10 /06 /juin /2016 17:58

 

La liberté d’expression existe-t-elle encore pour le ministère de l’intérieur ?

 

C’est avec stupéfaction que la CGT vient de découvrir les consignes de sécurité publiées par le ministère de l’intérieur pour l’Euro. Dans le chapitre intitulé « Bien se comporter au sein et aux abords des stades », le ministère de l’intérieur recommande de « ne pas tenir de propos politiques, idéologiques, injurieux, racistes ou xénophobes ». Ces consignes remettent en cause le fondement de la démocratie, la liberté d’expression. En mettant sur le même plan propos diffamatoires, racistes ou xénophobes - qui relèvent de l’infraction pénale - et propos politiques et idéologiques - qui fondent les libertés constitutionnelles et le débat démocratique - elles génèrent un scandaleux mélange des genres. Notons au passage que le ministère de l’intérieur s’inquiète davantage des propos politiques que du sexisme et de l’homophobie, oubliés de ces consignes alors qu’ils sont malheureusement bien présents dans les stades.

 

Le gouvernement a-t-il peur que les supporters, qui sont aussi salarié-es, privé-es d’emplois, jeunes… ne débattent de la loi travail ? La ficelle est grosse et démontre que la stratégie visant à opposer supporters et grévistes ne fonctionne pas. Une large majorité de français-es refusent la loi travail, c’est donc aussi le cas des supporters ! De telles consignes sont en tout cas la preuve de la fébrilité du gouvernement, qui depuis 4 mois, en empêchant la négociation et le débat parlementaire, refuse tout débat sur la loi travail. La CGT exige des clarifications rapides de la part du ministère de l’intérieur et la modification de ces consignes, manifestement contradictoires avec les libertés constitutionnelles.

 

La CGT continuera sa campagne d’information massive sur la loi travail et ses dangers, sur les lieux de travail, les lieux publics et aux abords des stades. La CGT Ile de France organise d’ailleurs dès cette après-midi une opération « Carton rouge à la loi Travail ». Des initiatives de votation et débats avec les supporters sont prévues partout en France.

 

Pour que les supporters passent un bel Euro et que ce grand évènement sportif valorise la France, la CGT réitère son appel à l’ouverture de discussions. L’intersyndicale attend toujours la réponse du Président de la République à son courrier du 20 mai dernier, dans lequel les organisations syndicales demandaient à être reçues. Par son refus de négocier le gouvernement est responsable du blocage. La loi travail est minoritaire dans l’opinion, minoritaire chez les syndicats, minoritaire chez les parlementaires, elle doit être retirée !

 

Montreuil, le 10 juin 2016

Euro football : les consignes honteuses du ministère de l'intérieur
Euro football : les consignes honteuses du ministère de l'intérieur
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