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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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14 mars 2011 1 14 /03 /mars /2011 22:55

La droite n'aime pas que les choses soient transparentes. Depuis deux ans, les dentistes avaient l’obligation d’indiquer sur les devis le prix d’achat des prothèses proposées aux patients. C'était trop beau, ça dévoilait au patient le montant que le dentiste se mettait dans la poche, rien que sur la prothèse Eh bien les sénateurs ont défait l’article 57 de la loi HPST (hôpital, patient, santé, territoire) en supprimant cette obligation.

 

Les 5 millions de patients à revenus modestes qui ne peuvent s’offrir une complémentaire santé, ne pourront tabler que sur les 75,25 € de remboursement de l’assurance maladie pour une prothèse dentaire qui leur coûtera 400 € dans le meilleur des cas, cela pouvant aller jusqu'à 1000 €.


De quoi avoir une dent contre son dentiste et les sénateurs de droite.


Mais il est un autre secteur où la pilule va aussi être amère, puisqu'un décret vient de faire passer la franchise hospitalière de 18 à 24€, soit une augmentation de 32%. Et ce en toute discrétion, sans que les médias en fassent vraiment écho. C'est une économie espérée pour la Sécu de 500 millions d'euros. Certains vont dire, les complémentaires vont prendre en charge. Sauf qu'elles aussi augmentent leur tarif et qu'il ne faut pas oublier que 5 millions de français ne peuvent plus se payer de mutuelles.

 

Tout cela vient après le déremboursement de nombreux médicaments, la hausse du tarif des généralistes, la réduction des indemnités journalières, la restriction de la prise en charge des affections longue durée ...  le désengagement de la Sécurité Sociale se poursuit avec l'augmentation du forfait hospitalier.

 

Il est évident que l'idéologie libérale nuit gravement à la santé. Un remède ?  L'utilisation du bulletin de vote PCF - Front de Gauche lors des consultations électorales.

 


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28 janvier 2011 5 28 /01 /janvier /2011 16:06

« Il y a une espèce de criminel qui a mis sur le marché un médicament qui n’a aucun effet (…) qui a truqué les expérimentations, qui a acheté les experts (…) et qui a triché dans l’information aux médecins, c’est une honte absolue ! »

 

Celui qui tient ces propos n’est autre que le député UMP de Paris Bernard Debré, médecin de son état, à qui Nicolas Sarkozy a confié le 20 décembre 2010 une mission pour « assainir la filière du médicament »

 

Suite à ces déclarations, Servier a décidé de déposer une « plainte en diffamation ». Mais il ne va pas pouvoir recourir à un ancien avocat bien-aimé,  un certain Nicolas Sarkozy. Oui, celui-là même qui l’a décoré en janvier 2009 (le Mediator faisait déjà des dégâts depuis longtemps) de la grand-croix de la Légion d'honneur pour les éminents services rendus à la France et son rayonnement scientifique. C’est vrai que Servier fait partie des donateurs du premier cercle de l’UMP.

 

Si Servier a eu en effet un comportement criminel, il y a autour une belle bande de scélérats.

 


 


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20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 14:37

GARD HPLe Groupement d’Action et de Résistance  pour  la  Défense de l’Hôpital Public organise une réunion d'information et de débats ouverte à tous 

 

 

Le VENDREDI 21 JANVIER à 20h30

Amphithéatre du Centre DUGUESCLIN, à NIORT

 

Jean-Claude MARX, vice-président de la Coordination Nationale de Comités de Défense des Hôpitaux et Maternités de Proximité animera cette réunion

 

 

Notre système de soins est en pleine transformation, de manière insidieuse, suite à des décrets qui n’ont fait l’objet d’aucun débat national.

Atteinte à l’accès aux soins pour tous, précarité face à la maladie :

 

La pire des attitudes est l’indifférence, dire « je n’y peux rien, je me débrouille »*

Nous avons « la faculté d’indignation ; l’engagement en est la conséquence »*

 

*Extraits du livre de Stéphane HESSEL « Indignez vous ! »

 

 

 

 

Adresse du blog GARD-HP : http://www.rezocitoyen.org/-blog-GARD-HP-Niort-.html

Pour nous écrire : mailto:gard-hp-niort@rezocitoyen.net

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23 décembre 2010 4 23 /12 /décembre /2010 23:42

Nicolas Sarkozy a dit vouloir la "transparence la plus totale" sur l'affaire Mediator, ce médicament qui a entraîné la mort de 1000, 1500 personnes, voire plus.

 

Transparence sur quoi ? Sur les dysfonctionnements de notre système de santé public qui ont fait que ce médicament n’a pas été interdit en France alors qu’il l’était depuis 1997 aux Etats-Unis mais aussi retiré du marché en Italie et en Espagne depuis 2005, ou transparence sur les relations privilégiées du fondateur du plus grand laboratoire pharmaceutique français Jacques Servier avec Nicolas Sarkozy notamment à l'époque où il était avocat d'affaires ?

 

En 1987, Nicolas Sarkozy conseille Jacques Servier en « matière de droits des associés et droit de l'immobilier », mais également en matière fiscale. But de la manoeuvre, selon Libération, « Eviter de payer des impôts ». Fin 1990, le laboratoire fait appel à l'avocat d'affaires Nicolas Sarkozy au sujet de « son projet de créer une fondation ». Celle-ci voit le jour en 1998, grâce à laquelle il transfère le capital de sa société pour garantir son indépendance future et préparer sa succession. Il s'agit surtout d'écarter "la menace d'OPA" sur son laboratoire. 

 

Après plus de 18 ans d'étroite collaboration, le chef de l'Etat a tenu à remercier son "client historique". Membre du Premier Cercle de donateurs de l'UMP, Jacques Servier a été décoré par Nicolas Sarkozy en janvier 2009 de la grand-croix de la Légion d'honneur pour les éminents services rendus à la France et son rayonnement scientifique.

 

Services rendus à la France ? Ah si les victimes du Mediator pouvaient parler !

 

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12 décembre 2010 7 12 /12 /décembre /2010 15:51

Le collectif GARD HP avait organisé à Niort avec succès,  une réunion pour la défense de l'hôpital public. Cela s'était passé le 18 octobre avec le Professeur André Grimaldi auteur du livre « L’hôpital public malade de la rentabilité ».

 

Mais c'est quoi GARD HP ? C'est un collectif qui rassemble des personnels de l'Hôpital de Niort ainsi que des usagers qui souhaitent résister à la transformation de l'hôpital public au service des patients en un hôpital-entreprise où le malade devient un produit de « marchandisation ». Ça signifie " Groupement d’Action et de Résistance pour la Défense de l’Hôpital Public ".

 

Le collectif GARD-HP-Niort, constatant la mise en place de la logique financière à l’hôpital public au détriment de la qualité des soins et de l’éthique, souhaite informer la population des dangers de la transformation en cours de l’hôpital public qui sélectionne les pathologies et les patients, et diminue le personnel dans les services jugés « non rentables … financièrement ! » (Un malade est-il rentable ???).

 

C'est pour dénoncer et alerter la population sur les mesures qui étranglent l'hôpital public, notamment à cause de dotations budgétaires insuffisantes, que le collectif a fait une action "surprise" samedi matin à Niort à l'heure du marché. Au pied du parvis des Halles, les militants du collectif avaient choisi l'humour pour sensibiliser la population.

 

La loi HPST dite loi Bachelot  cherche à transformer l’hôpital public en entreprise.  C'est un aperçu de cette situation "à venir" si nous laissons faire, que les militants ont dénoncé samedi matin.

 

Ce que pourrait donner la transformation de l'hôpital public ... en hôpital rentable !

 

 

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Avec un directeur qui doit être avant tout Manager

 

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Et des consignes allant avec l'hôpital rentable. Il faut oublier l'hôpital public.

 

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Le manager se charge de motiver ses assistantes dans la recherche de clients privilégiés

 

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L'objectif est de convaincre le client (eh oui avec cette loi, on n'est plus des patients) qu'avec certaines interventions rentables, on va pouvoir cumuler des points. Une carte de fidélité santé , avec opération gratuite au bout de 1000 points ...

 

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On sait que les mesures prévues qui étranglent l'hôpital public vont parallèlement porter gravement atteinte à l'accès aux soins pour tous. Les pauvres ou indigents qui réclamaient un docteur auprès de "l'hôpital rentable" ce samedi matin étaient renvoyés bien entendu.

 

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De nombreux échanges ont eu lieu pour alerter la population.

 

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J'ignore si M. Baloge, élu municipal d'opposition UMP aura été sensible aux explications du Directeur Manager sur les dangers que fait peser la loi Bachelot ?

 

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Et pour terminer cette action, la remise du trophée à l'assistante qui aura recueilli le maximum de clients.

 

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Tout ça n'était qu'une parodie de la situation future des hôpitaux publics avec la loi Bachelot. L'action "surprise" s'est conclue par un appel à engager un mouvement fort de résistance au sein d'une dynamique nationale afin que l'hôpital public reste un lieu de soins de qualité au service de la population avec un égal accès aux soins pour tous.

 

Pour contacter le collectif, voici  l'adresse courriel ainsi que l'adresse de leur blog

 

gard-hp-niort@rezocitoyen.net

 

http://www.rezocitoyen.org/-blog-GARD-HP-Niort-.html

 


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10 décembre 2010 5 10 /12 /décembre /2010 12:10
GARD HP
Une action "surprise" aura lieu samedi 11 décembre entre 10h30 et 13 h devant les halles de Niort, face au café "le Bar du Marché".

Venez en nombre soutenir cette action.

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16 octobre 2010 6 16 /10 /octobre /2010 22:05

hhôpital malade« L’hôpital public malade de la rentabilité », c'est le titre du livre écrit par le Pr André Grimaldi et publié en 2009.

 

Le Professeur André Grimaldi sera à Niort lundi 18 octobre  à 20h30 au Centre DUGUESCLIN (amphithéatre n°1) à l’invitation d’un nouveau collectif deux-sévrien pour la défense de l’hôpital public : Groupement d’Action et de Résistance pour la Défense de l’Hôpital Public (GARD HP).

 

 

Ce collectif rassemble des personnels de l’hôpital ainsi que des usagers qui souhaitent résister à la transformation de l’hôpital public au service des patients en un hôpital-entreprise où le malade devient un produit de « marchandisation ».

 

Le collectif GARD HP, constatant la mise en place de la logique financière à l’hôpital public au détriment de la qualité des soins et de l’éthique, souhaite informer la population des dangers de la transformation en cours de l’hôpital public qui sélectionne les pathologies et les patients, et diminue le personnel dans les services jugés « non rentables…financièrement ! » (Un malade est-il rentable ???)

 

Le collectif GARD HP propose d’engager un mouvement fort de résistance au sein d’une dynamique nationale afin que l’hôpital public reste un lieu de soins de qualité au service de la population avec égal accès aux soins pour tous. 

 

Le Pr André Grimaldi, professeur des universités et diabétologue à l’hôpital de la Pitié-Salpétrière à Paris, connu pour son engagement au sein du service public hospitalier et des patients, est l’un des chefs de file du mouvement de défense de l’hôpital public, face aux réformes actuelles qui le démantèlent.

 

La venue du Pr André Grimaldi à Niort est un évènement important, permettant de faire connaitre et d’amplifier le mouvement de résistance qui s’organise progressivement dans de nombreuses régions de France.

 

La réunion du 18 octobre est ouverte à tout citoyen qui souhaite être informé concrètement sur le changement en cours de l’hôpital et le collectif GARD HP est ouvert à toute personne qui souhaite apporter son soutien à la défense de l’hôpital public.

 


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8 janvier 2010 5 08 /01 /janvier /2010 21:58

Depuis plusieurs semaines, pas un journal télévisé sans qu'il ne soit question de la grippe A. Oui, ça devenait une véritable psychose. Etrangement, c’est le silence quasi total depuis deux jours, alors qu’on nous promettait un redémarrage de la pandémie. Elle est formidable notre ministre de la santé, elle aurait réussi à mettre en stand-by la grippe A pendant les fêtes.

 

 

Mais une chose dont il n’est pas question, c’est du dossier que vient de publier l’Humanité du 7 janvier, avec une révélation du président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg (médecin épidémiologiste) qui accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants.

 

Naturellement, cet article est resté sans écho dans les médias. Pourtant, nos médias sont passionnés des questions de santé au point qu’ils nous abreuvaient quotidiennement, non seulement de la grippe A, mais également de l’état de santé de Johnny. Et puis soudain, le silence.

 

REVELATION :

 

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Président de la commission santé du Conseil de l’Europe, l’allemand Wolfgang Wodarg accuse les lobbys pharmaceutiques et les gouvernants. Il a obtenu le lancement d’une enquête de cette instance sur le rôle joué par les laboratoires dans la campagne de panique autour du virus. Entretien sans détour.

Ex-membre du SPD, Wolfgang Wodarg est médecin et épidémiologiste. Il a obtenu à l’unanimité des membres de la commission santé du Conseil de l’Europe une commission d’enquête sur le rôle des firmes pharmaceutiques dans la gestion de la grippe A par l’OMS et les états.

 

Qu’est ce qui a attiré vos soupçons dans la prise d’influence des laboratoires sur les décisions prises à l’égard de la grippe A ?

Wolfgang Wodarg. Nous sommes confrontés à un échec des grandes institutions nationales, chargées d’alerter sur les risques et d’y répondre au cas où une pandémie survient. En avril quand la première alarme est venue de Mexico j’ai été très surpris des chiffres qu’avançait l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) pour justifier de la proclamation d’une pandémie. J’ai eu tout de suite des soupçons : les chiffres étaient très faibles et le niveau d’alarme très élevé. On en était à même pas mille malades que l’on parlait déjà de pandémie du siècle. Et l’alerte extrême décrétée était fondée sur le fait que le virus était nouveau. Mais la caractéristique des maladies grippales, c’est de se développer très vite avec des virus qui prennent à chaque fois de nouvelles formes, en s’installant chez de nouveaux hôtes, l’animal, l’homme etc. Il n’y avait rien de nouveau en soi à cela. Chaque année apparaît un nouveau virus de ce type « grippal ». En réalité rien ne justifiait de sonner l’alerte à ce niveau. Cela n’a été possible que parce que l’OMS a changé début mai sa définition de la pandémie. Avant cette date il fallait non seulement que la maladie éclate dans plusieurs pays à la fois mais aussi qu’elle ait des conséquences très graves avec un nombre de cas mortels au dessus des moyennes habituelles. On a rayé cet aspect dans la nouvelle définition pour ne retenir que le critère du rythme de diffusion de la maladie. Et on a prétendu que le virus était dangereux car les populations n’avaient pas pu développer de défense immunitaires contre lui. Ce qui était faux pour ce virus. Car on a pu observer que des gens âgés de plus de 60 ans avaient déjà des anticorps. C’est-à-dire qu’ils avaient déjà été en contact avec des virus analogues. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs il n’y a pratiquement pas eu de personnes âgées de plus de 60 ans qui aient développé la maladie. C’est pourtant à celles là qu’on a recommandé de se faire vacciner rapidement.

Dans les choses qui ont suscité mes soupçons il y a donc eu d’un côté cette volonté de sonner l’alerte. Et de l’autre des faits très curieux. Comme par exemple la recommandation par l’OMS de procéder à deux injections pour les vaccins. Ca n’avait jamais été le cas auparavant. Il n’y avait aucune justification scientifique à cela. I y a eu aussi cette recommandation de n’utiliser que des vaccins brevetés particuliers. Il n’existait pourtant aucune raison à ce que l’on n’ajoute pas, comme on le fait chaque années, des particules antivirales spécifiques de ce nouveau virus H1N1, « complétant » les vaccins servant à la grippe saisonnière. On ne l’a pas fait car on a préféré utiliser des matériaux vaccinales brevetés que les grands laboratoires avaient élaborées et fabriqué pour se tenir prêts en cas de développement d’une pandémie. Et en procédant de cette façon on n’a pas hésité à mettre en danger les personnes vaccinées.

 

Quel danger ?

Wolfgang Wodarg. Pour aller vite dans la mise à disposition des produits on a utilisé des adjuvants dans certains vaccins, dont les effets n’ont pas été suffisamment testés. Autrement dit : on a voulu absolument utiliser ces produits brevetés nouveaux au lieu de mettre au point des vaccins selon des méthodes de fabrication traditionnelles bien plus simples, fiables et moins coûteuses. Il n’y avait aucune raison médicale à cela. Uniquement des raisons de marketing.

 

Comment a-t-on pu justifier de cela ?

Wolfgang Wodarg. Pour comprendre il faut en revenir à l’épisode de la grippe aviaire de 2005 - 2006. C’est à cette occasion là qu’ont été définis les nouveaux plans internationaux destinés à faire face à une alarme pandémique. Ces plans ont été élaborés officiellement pour garantir une fabrication rapide de vaccins en cas d’alerte. Cela a donné lieu à une négociation entre les firmes pharmaceutiques et les Etats. D’un côté les labos s’engageaient à se ternir prêts à élaborer les préparations, de l’autre les Etats leur assuraient qu’ils leur achèteraient bien tout cela. Au terme de ce drôle de marché l’industrie pharmaceutique ne prenait aucun risque économique en s’engageant dans les nouvelles fabrications. Et elle était assurée de toucher le jack pot en cas de déclenchement d’une pandémie.

 

Vous contestez les diagnostics établis et la gravité, même potentielle, de la grippe A ?

Wolfgang Wodarg. Oui, c’est une grippe tout ce qu’il y a de plus normale. Elle ne provoque qu’un dixième des décès occasionnés par la grippe saisonnière classique. Tout ce qui importait et tout ce qui a conduit à la formidable campagne de panique à laquelle on a assisté, c’est qu’elle constituait une occasion en or pour les représentants des labos qui savaient qu’ils toucheraient le gros lot en cas de proclamation de pandémie.

 

Ce sont de très graves accusations que vous portez là. Comment un tel processus a-t-il été rendu possible au sein de l’OMS ?

Wolfgang Wodarg. Un groupe de personnes à l’OMS est associé de manière très étroite à l’industrie pharmaceutique.

 

L’enquête du conseil de l’Europe va travailler aussi dans cette direction ?

Wolfgang Wodarg. Nous voulons faire la lumière sur tout ce qui a pu rendre cette formidable opération d’intox. Nous voulons savoir qui a décidé, sur la base de quelles preuves scientifiques, et comment s’est exercé précisément l’influence de l’industrie pharmaceutique dans la prise de décision. Et nous devons enfin présenter des revendications aux gouvernements. L’objectif de la commission d’enquête est qu’il n’y ait plus à l’avenir de fausses alertes de ce genre. Que la population puisse se reposer sur l’analyse, l’expertise des instituions publiques nationales et internationales. Celles ci sont aujourd’hui discréditées car des millions de personnes ont été vaccinés avec des produits présentant d’éventuelles risques pour leur santé. Cela n’était pas nécessaire. Tout cela a débouché aussi sur une gabegie d’argent public considérable.

 

Avez-vous des chiffres concrets sur l’ampleur de cette gabegie ?

Wolfgang Wodarg. En Allemagne ce sont 700 millions d’euros. Mais il est très difficile de connaître les chiffres précis car on parle maintenant d’un côté de reventes de vaccins à des pays étrangers et surtout les firmes ne communiquent pas, au nom du principe du respect du « secret des affaires » les chiffres des contrats passés avec les Etats et les éventuelles clauses de dédommagements qui y figurent.

 

Le travail de « lobying » des labos sur les instituts de santé nationaux sera-t-il aussi traité par l’enquête du conseil de l’Europe ?

Wolfgang Wodarg. Oui nous nous pencherons sur l’attitude des instituts comme le Robert Koch en Allemagne ou Pasteur en France qui auraient dû en réalité conseiller leurs gouvernements de façon critique. Dans certains pays des institutions l’ont fait. En Finlande ou en Pologne, par exemple, des voix critiques se sont élevées pour dire : « nous n’avons pas besoin de cela ».

 

La formidable opération d’intox planétaire n’a-t-elle pas été possible aussi parce que l’industrie pharmaceutique avait « ses représentants » jusque dans les gouvernements des pays les plus puissants ?

Wolgang Wodarg. Dans les ministères cela me paraît évident. Je ne peux pas m’expliquer comment des spécialistes , des gens très intelligents qui connaissent par cœur la problématique des maladies grippales, n’aient pas remarqué ce qui était en train de se produire.

 

Que s’est-il passé alors ?

Wolfgang Wodarg. Sans aller jusqu’à la corruption directe qui j’en suis certain existe, il y a eu mille manières pour les labos d’exercer leur influence sur les décisions. J’ai pu constater très concrètement par exemple comment Klaus Stöhr qui était le chef du département épidémiologique de l’OMS à l’époque de la grippe aviaire, et qui donc a préparé les plans destinés à faire face à une pandémie que j’évoquais plus haut, était devenu entre temps un haut cadre de la société Novartis. Et des liens semblables existent entre Glaxo ou Baxter, etc. et des membres influents de l’OMS. Ces grandes firmes ont « leurs gens » dans les appareils et se débrouillent ensuite pour que les bonnes décisions politiques soient prises. C’est à dire celles qui leur permettent de pomper le maximum d’argent des contribuables.

 

Mais si votre enquête aboutit, ne sera-t-elle pas un appui pour les citoyens d’exiger de leurs gouvernements qu’ils demandent des comptes à ces grands groupes ?

Wolfgang Wodarg. Oui, vous avez raison, c’est l’un des grands enjeux lié à cette enquête. Les Etats pourraient en effet se saisir de cela pour contester des contrats passés dans des conditions, disons, pas très propres. S’il peut être prouvé que c’est la prise d’influence des firmes qui a conduit au déclenchement du processus alors ils faudra les pousser à ce qu’ils demandent à être remboursés. Mais ça c’est uniquement le côté financier, il y a aussi le côté humain, celui des personnes qui ont été vaccinés avec des produits qui ont été insuffisamment testés.

 

Quel type de risque ont donc pris, sans qu’ils le sachent, ces gens en bonne santé en se faisant vacciner ?

Wolfgang Wodarg. Je le répète les vaccins ont été élaborés trop rapidement, certains adjuvants insuffisamment testés. Mais il y a plus grave. Le vaccin élaboré par la société Novartis a été produit dans un bioréacteur à partir de cellules cancéreuses. Une technique qui n’avait jamais été utilisée jusqu’à aujourd’hui.

 

Pourquoi, je ne suis évidemment pas un spécialiste, mais comment peut-on prétendre faire un vaccin à partir de cellules malades ?

Wolfgang Wodarg. Normalement on utilise des œufs de poules sur lesquels les virus sont cultivés. On a besoin en effet de travailler sur des cellules vivantes. Car les virus ne peuvent se multiplier que de cette manière et donc, par définition, les préparations antivirus qui vont avec. Mais ce procédé présente un gros défaut, il est lent, il faut beaucoup d’œufs. Et il est long et complexe sur le plan technique. Une autre technique au potentiel remarquable consiste à cultiver les virus sur des cellules vivantes dans des bio-réacteurs. Pour cela il faut des cellules qui croissent et se divisent très vite. C’est un peu le procédé que l’on utilise pour la culture du yaourt que l’on réalise d’ailleurs aussi dans un bio-réacteur. mais dans ce contexte la cellule a été tellement bouleversée dans son environnement et sa croissance qu’elle croît comme une cellule cancéreuse. Et c’est sur ces cellules au rendement très élevé que l’on cultive les virus. Seulement pour fabriquer le vaccin il faut extraire à nouveau les virus de ces cellules sur lesquelles ils ont été implantés. Et il peut donc se produire que durant le processus de fabrication du vaccin des restes de cellule cancéreuse demeurent dans la préparation. Comme cela se produit dans la fabrication classique avec les œufs. On sait ainsi que dans le cas d’une vaccination de la grippe classique des effets secondaires peuvent apparaître chez les personnes qui sont allergiques à l’ovalbumine que l’on trouve dans le blanc d’oeuf. Il ne peut donc pas être exclu que des protéines, restes d’une cellule cancéreuse présentes dans un vaccin fabriqué par bio-réacteur, engendrent une tumeur sur la personne vaccinée. Selon un vrai principe de précaution il faudrait donc, avant qu’un tel produit ne soit autorisé sur le marché, avoir la certitude à 100% que de tels effets sont réellement exclus.

 

Et cela n’a pas été fait ?

Wolfgang Wodarg. On ne l’a pas fait. L’AME ( Agence Européenne du Médicament), une institution sous la responsabilité du commissaire européen à l’économie, basée à Londres, qui donne les autorisations de mise sur le marché des vaccins en Europe, a donné son feu vert à la commercialisation de ce produit en arguant, en l’occurrence, que ce mode de fabrication ne constituait pas un risque « significatif ». Cela a été très différemment apprécié par de nombreux spécialistes ici en Allemagne et une institution indépendante sur le médicament, qui ont au contraire alerté et fait part de leurs objections. J’ai pris ces avertissements au sérieux. J’ai étudié le dossier et suis intervenu dans le cadre de la commission santé du Bundestag dont j’étais alors membre pour que le vaccin ne soit pas utilisé en Allemagne. J’ai fait savoir que je n’étais certainement pas opposé à l’élaboration de vaccins avec cette technique. Mais qu’il fallait d’abord avoir une garantie totale d’innocuité. Le produit n’a donc pas été utilisé en Allemagne où le gouvernement a résilié le contrat avec Novartis.

 

Quel est le nom de ce vaccin ?

Wolfgang Wodarg. Obta flu.

 

Mais cela veut dire que dans d’autres pays européens comme la France le produit peut être commercialisé sans problème ?

Wolfgang Wodarg. Oui , il a obtenu l’autorisation de l’AME et peut donc être utilisé partout dans l’Union Européenne.

 

Quelle alternative entendez vous faire avancer pour que l’on échappe à de nouveaux scandales de ce type ?

Wolfgang Wodarg. Il faudrait que l’OMS soit plus transparente, que l’on sache clairement qui décide et quelle type de relation existe entre les participants dans l’organisation. Il conviendrait aussi qu’elle soit au moins flanquée d’une chambre d’élue, capable de réagir de façon très critique où chacun puisse s’exprimer. Ce renforcement du contrôle par le public est indispensable.

 

N’est ce pas la question d’un autre système capable de traiter une question qui relève en fait d’un bien commun aux citoyens de toute la planète qui affleure ?

Wolfgang Wodarg. Pouvons nous encore laisser la production de vaccins et la conduite de ces productions à des organisations dont l’objectif est de gagner le plus possible d’argent ? Ou bien la production de vaccins n’est-elle pas quelque chose du domaine par excellence , que les Etats doivent contrôler et mettre en œuvre eux même ? C’est la raison pour laquelle je pense qu’il faut abandonner le système des brevets sur les vaccins. C’est à dire la possibilité d’une monopolisation de la production de vaccin par un grand groupe. Car cette possibilité suppose que l’on sacrifie des milliers de vies humaines, simplement au nom du respect de ces droits monopolistiques. Vous avez raison , cette revendication là a pris en tout cas pour moi l’aspect de l’évidence.

 

Entretien réalisé par Bruno Odent

 

 

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