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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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14 mai 2008 3 14 /05 /mai /2008 20:43

OGM

Nouveau déni de démocratie. Suite au rejet surprise par l'assemblée le mardi 13 mai sur le texte OGM, le premier ministre a réuni mercredi 14 la commission mixte paritaire (Sénat/Assemblée) majoritairement à droite. Et comme de bien entendu, le texte a été adopté. L'assemblée nationale est bafouée.

Voilà la démocratie en Sarkofrance.

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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 22:14
13 mai 1968 - Il y a quarante ans jour pour jour, la France connait une grève générale mémorable. Bien sûr, 1968 avait débuté par la révolte étudiante, et la répression policière lancée contre le mouvement étudiant durant la nuit du 10 au 11 mai va faire converger la riposte ouvriers et étudiants. Le lendemain, les occupations d’usines vont commencer et se multiplier et plus de 10 millions de grévistes vont réclamer leur dû au patronat et au pouvoir. Des centaines de milliers de travailleurs vont ainsi défiler dans les rues des grandes villes françaises pour les avancées sociales qu'on connait. C'est d'ailleurs ce qu'estiment 78% des français.

13 mai 2008 - Celui qui veut liquider l'héritage de mai 1968 est en visite dans le département de l'Isère. 150 à 200 personnes sont venues manifester dans le centre ville de Vienne où est attendu Sarkozy. Il y a des élus PCF, des militants, certains du PS, d'autres du PCF, d'autres encore de la LCR. Mais il y a également énormément de policiers en civil, sur la place et dans toutes les rues avoisinantes. Normal pour une visite présidentielle. Sauf qu'un journaliste présent constate que les policiers sont en train de contrôler et fouiller les militants, et surtout de saisir tous leurs tracts, leurs autocollants, et même leurs journaux. Celui-ci a Rouge dans son sac ? Saisi. Celui-là l'Huma à la main ? Saisi également. Quelques jeunes refusent de remettre leurs tracts, ils sont alors menottés et embarqués. Vive la démocratie.

Rien bien sûr de cela dans les journaux télévisés.
Ainsi va la vie en Sarkofrance.

L'évocation de mai-juin 68 va pourtant aujourd'hui à la rencontre d'un puissant désir de changement et de fortes attentes sociales. Ne restons pas spectateurs si nous voulons un mouvement de même ampleur. Le 15 mai et le 22 mai se profilent, il faut savoir ce que l'on veut.




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10 mai 2008 6 10 /05 /mai /2008 14:46

Merci à Placide :  http://www.leplacide.com/
Sarkozy vient de mettre un coup d'arrêt au plan de suppression de postes imaginé par Darcos pour l'éducation nationale.
Vous vous souvenez de la foire d'empoigne des candidats de droite lors des municipales de Neuilly avec un certain Arnaud Teullé, candidat soutenu puis désavoué par l'UMP, ancien conseiller de Sarkozy à l'Elysée etc. etc. Eh bien, Darcos va devoir prendre en compte la création d'un poste imposée par Sarkozy.
Eh oui, par décret du Président de la République en date du 2 mai 2008, Arnaud Teullé est nommé inspecteur de l'éducation nationale à l'académie de Paris.
Le salaire de ce poste est de 3800 euros mensuels, sans compter les primes et avantages. Pour ce gars là, pas de concours sur dossier, son pote Sarko s'est occupé de lui. Pas de couac, on n'entendra pas Darcos, il a fort à s'occuper avec les manifs d'élèves, de parents d'élèves et d'enseigants protestant contre les suppressions de postes, entre autres. N'oubliez pas le prochain rendez-vous du 15 mai.
Quant à Sarkozy, le "je ne vous laisserai pas tomber" prononcé devant les ouvriers de Gandrange n'était qu'un message subliminal à l'adresse de ses potes de Neuilly, Martinon et Teullé. C'est la république des copains et des coquins.



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9 mai 2008 5 09 /05 /mai /2008 14:06
La grande gueule qui promettait aux ouvriers de Arcelor Mittal de ne pas les laisser tomber ira probablement leur expliquer bientôt leurs nouvelles obligations d'acception d'un emploi "raisonnable". Il est plus facile de s'attaquer aux chômeurs qu'aux patrons voyous, mais c'est vrai qu'on ne s'attaque pas à ceux de sa classe.

Après les  chômeurs de plus de  57 ans et demi qui ne seront plus exonérés de recherche d'emploi, les conditions vont se durcir pour les autres avec les sanctions envisagées en cas de refus d'un emploi dit raisonnable.

Qu'est-ce que le raisonnable ? Difficile à dire précisément tellement ce gouvernement nous habitue à une cacophonie dans tous les domaines. Ce qui est certain, c'est l'acceptation d'un délai de transport (et ceux qui n'ont pas de permis ou de voiture, le gouvernement leur offre le taxi ?), une baisse certaine du revenu (Sarko s'était augmenté de 170%) après différents délais, et qui peut aller au bout d'un an jusqu'à plus de 40% du salaire antérieur (et celui qui était au SMIC ???). Le servage est de retour.

Laurent Wauquiez, ex porte-parole du gouvernement reconverti en secrétaire d'état à l'emploi, surnommé le "surdiplômé de l'UMP", brille par ses déclarations sur l'offre valable : «Si des gens ont refusé de passer d’un garage Citroën à un garage Peugeot, on peut dire que cette attitude n’est pas raisonnable». Il faut avoir fait l'ENA pour sortir ça ! Et la dernière, "la situation des demandeurs d'emploi n'est pas la même selon qu'il s'agit, par exemple, d'un célibataire de trente ans en région parisienne ou d'un père de deux enfants âgé de 45 ans au Puy-en-Velay et qui doit rembourser sa maison". Pour ceux qui l'ignoreraient, Wauquiez est maire du Puy-en-Velay. Wauquiez , vaurien !


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29 avril 2008 2 29 /04 /avril /2008 17:56
Pour son voyage de 48 heures en Tunisie, le président français était accompagné d'une centaine de patrons dont la présidente du Medef (les affaires), ainsi que de plusieurs ministres et de la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme, Rama Yade.

Dès le 1er jour, sa visite  a été consacrée à la signature d'accords et de contrats commerciaux.  Autant le faire avant de parler des sujets qui fâchent, à savoir les droits de l'homme. Un sujet sur lequel était attendu le président Sarkozy, quand on sait que
Ben Ali règne depuis 1987 sur une Tunisie corrompue et totalement verrouillée. Mais visiblement, il ne voulait pas faire de peine en s'adressant à son hôte :

"Aujourd'hui, l'espace des libertés progresse, ce sont des signaux encourageants que je veux saluer, et la Tunisie peut se comparer sans rougir à tant d'autres pays. Ces signaux s'inscrivent sur un chemin étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus sans lesquels un pays n'est pas un grand pays. Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l'avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur ... Je ne vois pas au nom de quoi je me permettrais, dans un pays où je suis venu en ami et qui me reçoit en ami, de m'ériger en donneur de leçons. J'ai pleinement confiance dans votre volonté de vouloir continuer à élargir l'espace des libertés en Tunisie".

Quel espace de liberté pour les 2000 opposants politiques, essentiellement islamistes, emprisonnés et torturés ?

Quel espace de liberté pour l’avocat Mohamed Abbou, condamné à trois ans et demi de prison en 2005 pour un article paru sur un site Internet dénonçant la torture dans les prisons tunisiennes, puis finalement gracié en 2007, mais empêché de quitter le pays ?

Quel espace de liberté pour l’avocate Radhia Nasraoui, l’une des figures de proue de la défense des droits de l’homme en Tunisie, qui est la cible de multiples pressions et intimidations de la part du régime ? Elle a subi tour à tour des agressions physiques, des vols de documents, des écoutes et des coupures de ses lignes téléphoniques, l’interception de ses courriers ou encore la mise à sac de son cabinet.

Quel espace de liberté pour les journalistes ? le 3 mars, Sihem Bensedrine, journaliste et présidente du Groupe de travail pour la liberté de la presse en Afrique du Nord ainsi que son mari, Omar Mestiri, directeur de la publication Kalima ont été séquestrés six heures durant et malmenés par la flicaille tunisienne qui a en outre copié le contenu de leurs ordinateurs. Puis, le 24 avril, la voiture de l’épouse du journaliste et opposant Taoufik Ben Brik a été vandalisée alors qu’une semaine plutôt des policiers ont menacé ce dernier de s’en prendre à sa famille. En à peine un trimestre, on déplore également la confirmation de la condamnation à un an de prison du journaliste Slim Boukhdir qui travaille comme correspondant du journal londonien Al Quds Al Arabi et du site web de la chaîne arabe Al-Arabiya. Début avril, l’hebdomadaire Al Mawkif, organe du Parti démocratique progressiste, a été saisi pour la troisième fois en l’espace d’un mois.

Quel espace de liberté pour la population du bassin minier de Gafsa ? Le 6 avril, les forces de police se sont déployées dans cette région, réprimant durement les manifestations de rue, avant de procéder le lendemain aux arrestations d’une vingtaine de jeunes chômeurs et de militants syndicalistes, dont Adnane Hajii, secrétaire général du syndicat des enseignants et membre de l’union locale de l’Union générale des travailleurs tunisiens (UGTT).

Sarkozy n'a pas voulu peiner son ami Ben Ali ! Peut-être que la secrétaire d'Etat aux droits de l'Homme allait rattraper cela. Ce fut une nouvelle déception pour les ONG qui attendaient un geste de Rama Yade. Elle avait prévu de rencontrer les responsables de l’Association Tunisienne des Femmes Démocrates (ATFD) ainsi que le président de la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme (LTDH) Mokhtar Trifi. Elle a tout bonnement annulé son rendez-vous avec l’ATFD à la dernière minute.  Motif officiel, un programme trop chargé… Puis elle a proposé à M. Trifi de la rencontrer à son hôtel et non plus dans son local. Pressions du président français, tunisien ou simple lâcheté ? Rama Yade n'est pas la secrétaire d'état aux droits de l'homme, ce n'est qu'un bagage présidentiel.

Entre les dossiers économiques et les droits de l'homme, Sarkozy a tranché. Ce qui fait dire à la présidente du Conseil National des Libertés en Tunisie (CNLT), "On n’attend plus rien de la France (…), le pays des droits de l’homme".

Jusqu'où va nous conduire ce triste sire que nous avons à la tête de l'Etat ?



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27 avril 2008 7 27 /04 /avril /2008 22:35
Désolé pour les lecteurs de mon blog, mais j'ai préféré profiter en cette fin de semaine du grand air et du soleil tant attendu. Quelques mots quand même sur l'intervention de Nicolas Sarkozy de jeudi dernier. Cent minutes sans convaincre, ça pourrait être le résumé. Mais que pouvait-on attendre de ce président qui, alors que moins d'un français sur quatre est content de son action, annonce qu'il n'infléchira pas sa politique de réformes pourtant de plus en plus impopulaire (rien pour les salaires, moins de profs à l'école, départ en retraite repoussé, pas de régularisation globale des travailleurs sans papiers, sanctions pour les chômeurs, bouclier fiscal en faveur des plus riches, carte judiciaire, carte hospitalière, etc. etc.).

Il se présente en champion de la réforme, car avant lui, pas de réformes, aucun de ses prédécesseurs n'a osé les entreprendre selon lui. On retrouve bien sa "modestie" habituelle. Sauf que si une réforme "c'est un changement radical ou important réalisé en vue d'une amélioration", je ne vois pas bien de quelles améliorations il s'agit, ou du moins au bénéfice de qui.

C'est la raison pour laquelle les crtiques ne manquent pas à son égard, critiques qui entraînent la réaction suivante lors de l'émisssion :  « Dans les critiques qui me sont faites, celle qui m’a le plus touché, qui m’interpelle le plus, c’est celle qui voit une partie des français se dire, au fond il fait une politique pour quelques uns et pas pour tous, si  les français croient ça, ils ont raison de le croire, je dois en tirer les conséquences immédiates ».  Sauf que pour lui, si erreurs il y a eu, ce ne sont que des erreurs de communication. Nous avons fait des erreurs, je les prends à mon compte, il l'a dit à 5 reprises dans son intervention, et François Fillon a repris ce mot erreur 2 fois à son compte dans le JDD. Sarko + Fillon, ça nous donne 7 erreurs, sauf que là, ce n'est pas un jeu.

La première erreur, elle remonte au 6 mai 2007.

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22 avril 2008 2 22 /04 /avril /2008 17:16

Les feuilles de déclaration d’impôts vont arriver dans les boîtes à lettres et le ministre du budget Eric Woerth vient dans les medias pour rassurer le contribuable. Interrogé sur les conséquences d’un ralentissement de la croissance, il assurait hier que si la croissance ralentissait, le gouvernement ne procéderait pas pour autant à des hausses d’impôts. Au sujet du bouclier fiscal qui grève le budget, il le justifie considérant qu’il était anormal que quelqu’un travaille plus de la moitié de son temps pour les caisses de l’état. Pour rappel, quelques données d’après les estimations de l’Assemblée nationale : 1 000 contribuables dont la fortune est supérieure à 15,5 millions d’euros profiteront chacun d’une baisse d’impôt de 270 000 euros, en tout 234 000 contribuables vont bénéficier des 810 millions d’euros dont 16 000 se partageront 575 millions d’euros. Cela permet de se rendre compte que chez ces gens là, les 50% qui restent représentent des dizaines de fois et encore plus, vos revenus annuels. Même à 60%, ils ne souffraient pas en fin de mois.

Pas de hausse d’impôts dit Woerth parce que "si dans un moment plus difficile sur le plan international, sur le plan de la croissance, vous vous mettez à ponctionner les contribuables encore plus, alors vous faites s'effondrer le reste de croissance".

Ponctionner les contribuables, c’est pourtant ce que fait le gouvernement de manière encore plus injuste avec les attaques portées contre les finances des ménages : déremboursement d’une nouvelle vague de médicaments, franchises médicales, pensions et minima sociaux à la diète, diminution  des allocations familiales à compter du 1er mai, augmentation des factures de gaz de près de 10% en 3 mois. A tout cela, il faut ajouter l’emballement des prix.

Mais où est-il le « président du pouvoir d’achat » ?

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21 avril 2008 1 21 /04 /avril /2008 22:31
Il y a longtemps qu'on ne l'avait pas entendu la secrétaire d'état à la ville. Fadela Amera frondeuse ? C'était un autre temps. Et pour ne pas gicler du gouvernement, il ne faut pas de couac. Si bien qu'après avoir souligné que l'excellence et  la réussite éducative étaient  un des volets les plus importants de son plan banlieues, on peut s'interroger sur la manière dont elle y parviendra, surtout si elle se "révolte" comme elle vient de le faire. En visite en Seine St Denis, elle était interrogée par des journalistes sur les suppressions de postes envisagées à la rentrée 2008, suppressions qui ont déclenché un mouvement lycéen  particulièrement suivi par les élèves de banlieue parisienne. Et la réponse de Fadela Amara sent la révolte : "Nous sommes en discussion avec Xavier Darcos. (...) On se bat pour qu'il y ait un minimum de suppressions de postes sur les territoires prioritaires". Faire plus pour les banlieues avec moins de moyens, on l'avait connue plus enragée du temps de "Ni putes ni soumises". Mais à présent, pas de couacs, elle veut garder sa place.






Les profs de ce collège Pasteur, eux  l'ont la rage.



  
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20 avril 2008 7 20 /04 /avril /2008 22:17
Dans le cadre de la prochaine présidence française de l'Union européenne, chacun des ministres du gouvernement Fillon va devoir organiser dans sa région un sommet ministériel. Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux  a déja choisi le théme de "sa" convention,à savoir "le droit d'asile". A la recherche d'une ville d'accueil dans sa région d'Auvergne, notre ministre a eu l'idée "lumineuse" d'organiser cette convention à Vichy, cette ville bénéficiant de toute l'infrastructure hotelière nécessaire.
Claude Malhuret,le maire UMP de Vichy s'en est réjoui, mais une autre personnalité régionale, le secrétaire d'Etat à l'Emploi Laurent Wauquiez, l'a rejeté catégoriquement. "Organiser une réunion européenne sur le droit d'asile à Vichy, cela serait considéré au minimun comme une faute de goût". Ce à quoi Hortefeux a répondu qu'il est "anormal de vouer Vichy aux gémonies depuis aussi longtemps". Vu sa façon de traiter les sans-papiers, on comprend son choix. Chassez le naturel, il revient au galop.

(Source Le canard enchainé 16/04/2008)
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18 avril 2008 5 18 /04 /avril /2008 22:40

La ministre Christine Lagarde s’apprête à lever la dispense de recherche d’emploi pour les chômeurs de plus de 57 ans et demi, estimant qu’à cet âge là, on n’est pas fichu, on peut retrouver un emploi.

Ah bon, ces « vieux » dont se sont débarrassés les entreprises, la ministre considère qu’il leur est possible de retrouver un emploi ? Pourtant, pour ceux qui en recherchent, c’est plutôt la réponse : trop vieux, trop cher. A moins que la ministre ait dans l’idée que ces « vieux » devront accepter un boulot payé à 70% de leur précédent salaire et à 2h de trajet par jour par exemple. Comme ça, s’ils ne sont pas usés, cela y contribuera, et puis s’ils refusent, fini les indemnités chômage. Voilà une méthode pour faire des économies.

Avec ce gouvernement, on n’est pas au bout de nos surprises, chaque jour apporte en effet une mauvaise nouvelle, quand ce n’est pas plusieurs.

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