Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

19 juin 2008 4 19 /06 /juin /2008 17:37

Honteux ! Une majorité de députés européens a voté la directive « retour » par 367 voix pour, 206 contre et 109 abstentions. Bien qu’officiellement contre le texte comme le Groupe de la Gauche Unitaire Européenne / Gauche Verte Nordique , le groupe socialiste européen s’est montré divisé, et au sein du PSE, les espagnols et les allemands ont voté pour. Bien évidemment nos députés français de droite ont voté pour également, suivant en cela la politique de Sarkozy-Hortefeux. Cette directive crée une "Europe forteresse" et bafoue les droits humains.

Cette directive prévoit le principe du «retour» de tout clandestin en situation irrégulière vers son pays d’origine, un pays de transit ou un autre pays qu’il a choisi pourvu qu’il y soit admis. Un délai de 7 à 30 jours est prévu pour un «retour volontaire» du sans-papier. Une rétention peut être décidée en cas de «risque de fuite» ou de refus de l’expulsion. La durée maximale est de six mois, mais peut être prolongée jusqu’à 18 mois en cas de «manque de coopération» du sans-papier. Les expulsions seront suivies d’une interdiction d’entrée de 5 ans maximum, sauf menace grave. Le texte autorise l’expulsion des mineurs non accompagnés vers des pays où ils n’ont ni tuteur ni famille s'il y a sur place des «structures d’accueil adéquates.

44 pays d’Afrique et d’Amérique latine avaient fait part de leurs réserves aux dirigeants européens. Le président Bolivien Evo Morales avait lancé un appel (je vous invite vraiment à le lire, un appel plein de bon sens.) à la conscience des dirigeants et citoyens d’Europe pour que soit abandonné cette "directive retour".  Louise Arbour, haut-commissaire de l’ONU avait également appelé les pays européens à ratifier la convention de l’ONU sur les droits des travailleurs migrants plutôt que de voter ce texte. Il serait grand temps qu’on donne des protections équivalentes à ceux qui sont persécutés pour des raisons politiques et à ceux qui font face à des menaces pour leur vie à cause d’une extrême pauvreté, de famines, de maladies, d’épidémies auxquelles ils ont également le droit de tenter d’échapper.

Et comment ne pas faire le parallèle avec le comportement du G8 qui ne respecte même pas les promesses faites au continent africain en 2005. A l’époque, les dirigeants de ces huit pays les plus industrialisés du monde s’étaient engagés à augmenter l’aide à l’Afrique de 22 milliards de dollars d’ici 2010. Et à ce jour, cette aide n’a été que de 3 milliards, 14% !!! Alors qu’elle s’apprête à prendre la présidence de l’Union Européenne, la France a donné le mauvais exemple en réduisant en 2007 son aide à l’Afrique de 66 millions de dollars.

C’est quoi cette Europe qui promeut la libre circulation des marchandises et des flux financiers et qui veut expulser, emprisonner sans jugement des êtres humains parce qu’ils sont migrants ou sans papiers ?  Et la France là-dedans, patrie de la déclaration universelle des Droits de l’Homme ??? 

Il faut se réveiller  !!!

 

Partager cet article
Repost0
16 juin 2008 1 16 /06 /juin /2008 21:41

30 mars 1900 : La journée légale de travail limitée à 10 heures.

C’est le socialiste Alexandre Millerand,  ministre du travail de la République radicale qui fait passer le 30 mars 1900 une loi octroyant la journée de 10 heures pour « tout le personnel dans les ateliers qui occupent femmes, enfants et hommes adultes ». En septembre de la même année, la semaine de travail est limitée à 60 heures. C’était en 1900.

10 juin 2008 : Voilà que plus d’un siècle après, grâce à Sarkozy et son gouvernement, les ministres de l’Emploi des 27 pays de l’Union Européenne ont adopté une directive autorisant à travailler plus de 65 heures hebdomadaires. Ce texte n’a pas fait l’unanimité des 27. Cinq pays (l’Espagne, la Belgique, la Grèce, la Hongrie et Chypre) se sont abstenus lors du vote. Selon le texte adopté à la majorité qualifiée, la semaine de 48 heures, inscrite dans la législation européenne en vigueur jusqu’ici, reste de mise. Mais il en va de cette règle comme de celle des 35 heures dans le projet de loi du gouvernement français : c’est un garde-fou de plus en plus fictif. L’accord prévoit en effet la possibilité de déroger aux 48 heures, par voie d’accord de gré à gré entre le salarié et l’employeur.

Ce système de dérogation était jusqu’à présent en vigueur au Royaume-Uni, paradis européen de la déréglementation sociale, où la semaine de travail peut atteindre les 78 heures, l’unique règle s’imposant en dernière instance étant celle des 11 heures de repos quotidiennes obligatoires. Le texte paraphé à Bruxelles introduit en outre, pour la première fois, la notion de « périodes de garde inactives », qui ne pourront plus être comptabilisées comme du temps de travail. Le gouvernement de Londres, qui bataillait ferme pour en arriver là, a immédiatement exprimé sa satisfaction.  La France qui sous Jacques Chirac faisait cause commune avec les pays qui se sont abstenus, permettant de bloquer  l'offensive britannique, vient de faire basculer la décision grâce à Sarkozy. Une marche arrière sans précédent. C'est de très mauvais augure à la veille de la présidence française de l'Union Européenne.

Ce que nous concocte cette Europe libérale est une véritable incitation à la déréglementation, à l’alignement, non sur la meilleure, mais sur la pire des situations, du point de vue des salariés, en matière de temps travail.

Une raison supplémentaire de riposter le 17 juin.



Partager cet article
Repost0
12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 08:12

C'est aujourd'hui que les Irlandais sont appelés à se prononcer par référendum sur le traité de Lisbonne, copie quasi conforme de la constitution rejetée par référendum le 29 mai 2005 en France (voir mon article du 24 janvier). Cela nous a été refusé en 2008,  Sarkozy faisant approuver par le Congrès son "mini-traité" au mépris du peuple français qui avait voté NON en 2005.

Que vont faire les Irlandais puisque selon les derniers sondages, c'est un coude à coude qui s'annonce.
Et cela ne semble pas convenir à l'euro-député vert Cohn-Bendit qui, comme un certain nombre de soixante-huitards, a retourné sa veste du côté libéral. Qu'est devenu la "cause du peuple" qu'il soutenait en 68 ? Il ose comparer les Irlandais qui s'apprêtent à voter "NON" aux xénophobes de la ligue lombarde dans le nord de l'Italie "qui ne veulent pas payer pour le sud du pays". Sauf que là, c'est un refus de payer pour le libéralisme.

Quand je pense que les Verts discutent d'une alliance "Cohn-Bendit - Hulot - Bové" pour les européennes de 2009, sans attendre le résultat de ces tractations (je dirais plutôt magouilles), ne vous laissez pas abuser, Bové ne se voulait-il pas le candidat anti-libéral aux présidentielles de 2008 ? Drôles d'alliances !

Si le peuple Irlandais pouvait voter NON. Un NON à ce traité constitutionnel LIBERAL !
Partager cet article
Repost0
10 juin 2008 2 10 /06 /juin /2008 21:31
"Xavier Darcos et moi-même sommes convaincus que c'est dans l'éducation que se joue une partie de l'avenir de notre pays."

"L'éducation du futur, c'est donner la souplesse pour que chaque enfant puisse bénéficier d'un système adapté à ses atouts et ses handicaps. C'est du cousu main."

Voici quelques-uns des propos tenus par Nicolas Sarkozy dans un collège à Saumur en fin de semaine dernière. Bien sûr, tous les manifestants avaient été tenus à l'écart et s'étaient vus confisquer leur banderoles, une sale habitude sous la dictature Sarkozy (voir post du 13 mai). Il paraît que le petit président ne veut voir aucune tête dépasser sur son passage. Même les collégiens ont  été relégués dans un gymnase !

Mais comment considérer ses propos autrement que "du foutage de gueule" ?  Dire : c'est dans l'éducation que se joue une partie de l'avenir de notre pays, vouloir donner de la souplesse  pour adapter l'éducation à chaque enfant, parler de cousu mains, et en même temps organiser la suppression de 11200 postes en 2008 et planifier 85000 suppressions dans les cinq ans, c'est ni plus ni moins que se moquer du monde.

Ne vous laissez pas enfumer, cet homme ment comme il gesticule.
Partager cet article
Repost0
22 mai 2008 4 22 /05 /mai /2008 21:38
Alors que le gouvernement veut déjà allonger la durée de cotisation à 41 ans, la patronne du MEDEF en veut encore plus en demandant de porter l'âge de la retraite à 63 ans et demi. Mais tous les syndicats refusent ce projet gouvernemental. Et aujourd'hui, c'est dans plus de 80 villes de France que se sont déroulées des manifestations pour défendre le système de retraite solidaire et le refus du passage à 41 annuités. Les organisations réclament de véritables négociations sur l'ensemble des questions, notamment l'amélioration du taux d'emploi chez les seniors.  Et si problème il y a, des solutions autres il y a.

La première condition est la lutte contre le chômage, et les restructurations et délocalisations qui l'engendre sont bien de la responsabilité des amis de Laurence Parisot.

Mais financièrement, il existe également d'autres solutions. Appliquer aux revenus financiers des entreprises le même taux de cotisation que celui appliqué aux salaires rapporterait au système de retraite 28 milliards d'euros par an, soit près de 5 fois le déficit actuel. L'OFCE (Observatoire français de la conjoncture économique) explore la piste d'un élargissement des cotisations. "Faire payer des cotisations retraites à l'ensemble des dispositifs d'épargne d'entreprise, de participation, de prévoyance, rapporterait 7,8 milliards d'euros"  indique dans sa lettre d'avril 2008 le centre de recherche en économie.

C'est bien parce que d'autres solutions existent que nous avons été nombreux à descendre dans la rue.  Et ce n'est pas non plus un hasard si 58% des français soutiennent le mouvement.

Pas question de battre en retraite sur la défense des retraites.

Ci-dessous, photos de la manifestation de Niort (Deux-Sèvres)
où nous étions 4 000.



Partager cet article
Repost0
21 mai 2008 3 21 /05 /mai /2008 22:30

Vendredi dernier, Sarkozy avait trouvé la perle rare en visitant l’ANPE et les ASSEDIC de Dammarie les Lys, lors d’un déplacement en Seine et Marne sur le thème de l’emploi. Il lui fallait justifier l’instauration d’un système de sanction des chômeurs. Et dans ce cas là, rien de tel que de s’appuyer sur le pire des cas, quand bien même il serait une exception. Et voilà notre Sarko déchaîné contre ces chômeurs parasites lors de son discours de clôture prononcé à Melun. «Un agent de l’ANPE vient de me raconter l’exemple d’un plaquiste  à qui il a été proposé 67 offres d’emploi l’an dernier, 67 offres et 67 refus. Cet agent a proposé trois fois une sanction, mais pour des raisons  diverses, aucune sanction n’a jamais été prononcée ». Et le président de la république de s’offusquer : « Est-il normal que dans un métier du BTP, un secteur en tension, il soit possible de refuser 67 offres d’emploi sans aucune sanction ? Pendant ce temps, ce plaquiste vit avec le système d’indemnisation financé par vos cotisations. Certes, c’est une minorité, mais on ne peut tolérer la fraude, les fraudeurs, ce type de comportement ». L’artillerie lourde est donc de sortie pour justifier son projet de loi sur l’offre valable d’emploi.

Il balance ça, et bien sûr, haro sur les chômeurs. Avez vous pensé que 67 offres en un an, ça fait une moyenne de plus d’une offre par semaine, avec les rendez-vous, les réceptions d’entretiens, ÉNORME.

Mais depuis, la direction départementale de l’ANPE  de Seine-et-Marne dément formellement cette information: «La personne qui lui a dit cela est déséquilibrée et n’aurait jamais dû être présente ce jour-là. Le président aurait pu comprendre qu’il avait, face à lui, une personne souffrant de troubles graves».

Mais c’est bien connu, les chômeurs sont des fainéants, et puisque Sarkozy voulait les stigmatiser, l’information était pour lui bonne à prendre. On peut mesurer le sérieux de « notre » président, aucune vérification de l’information.

Et nos grands médias s’étaient empressés de diffuser cette partie du discours de Sarkozy pour stigmatiser à leur tour les chômeurs. Nul doute qu’ils auront le même empressement à démentir. Mais non, je ne me fais aucune illusion, j’offre l’apéro à qui m’apporte la preuve du contraire.

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2008 2 20 /05 /mai /2008 21:26
Elle s'était déjà distinguée en faisant exploser le budget de réception de son ministère (voir ici), voilà qu'elle ajoute de nouveaux caprices, aux frais du contribuable. Encore une promesse de Sarkozy non tenue, les économies sur le train de vie de l'état.

Toujours est-il que pour se rendre de l'aéroport de Nice jusqu'au centre-ville puis à Grasse où elle devait y visiter la maison d'arrêt, Rachida Dati a exigé de la préfecture azuréenne la mise à disposition d'une voiture blindée. Un "service" dont ne dispose pas la dite préfecture, habituée qu'elle est à voir débarquer les émirs ou stars de cinéma avec leur propre matériel roulant. Peut-être s'est-elle prise pour une star en faisant venir de Paris, par la route, "sa" berline blindée et "son" chauffeur. Et de son côté, elle n'a pas emprunté un avion d'Air France, mais s'est payé un avion de l'ETEC (ex GLAM). Pour éviter les radars et missiles ennemis ? En plus de ses goûts de luxe, la demoiselle fait des caprices de parano.

Et question chiffres, alors que le nombre de détenus dans les prisons françaises est de 63 645 au 1er mai pour 50 631 places, elle va prendre un décret pour organiser la mise en oeuvre de l'obligation d'encellulement individuel des détenus. Il va falloir construire. Pourtant la ministre a renoncé au projet de construction d'une nouvelle prison à Nice, alors que dans l'établissement actuel s'entassent deux fois plus de détenus que prévu à l'origine. Et c'est elle qui au cours de la visite de la prison de Luynes dans les Bouches du Rhône avait "ébahi" son monde en parlant de la surpopulation des prisons : "il y a je crois, à peine 6% des établissements qui seraient en surpopulation", alors que l'administration pénitentiaire parle de 63%. L'observatoire international des prisons a dénoncé l'incompétence de la ministre de la justice.

Dati bling bling, c'est sûr, mais Dati compétente, manifestement non. Une preuve supplémentaire ? Cliquez sur l'écran, vous verrez c'est édifiant.






Partager cet article
Repost0
19 mai 2008 1 19 /05 /mai /2008 23:01

Cela fait 10 ans jour pour jour qu’a été votée par l’Assemblée nationale la première loi Aubry, fixant «la durée légale du travail effectif» à 35 heures par semaine.

Le chef de l'Etat avait clairement affirmé vouloir la fin des 35 heures en 2008, avant de se raviser. Pour le 10ème anniversaire des 35 heures, le secrétaire général de l'UMP annonçait ce matin que l'UMP envisageait le "démantèlement définitif des 35h", souhaitant que la durée du travail soit négociée contractuellement entreprise par entreprise. Quelques heures plus tard, Jean-Pierre Raffarin, vice-président de l'UMP, s'est empressé de corriger le tir sur LCI : « Il est clair que nous ne voulons pas toucher à la durée légale du travail ». Dans la journée, Xavier Bertrand prenait le relais estimant qu'il « fallait garder une durée légale du travail à 35 heures ».

Espérons que ce ne soit pas la présidente du MEDEF qui vienne les départager, elle qui  face à la situation économique  déclarait : "Pour moi, il y a deux axes principaux à travailler: comment on fait pour baisser les prélèvements obligatoires sur les entreprises, c'est prioritaire, et deuxième chose, n'est-il pas temps d'aller plus loin sur la question de la durée du travail?". "Je me demande s'il ne faut pas accepter de mettre sur la table la question de la suppression de la durée légale du travail".

Suppression de la durée légale du travail. Suppression des allocations chômage. Et pourquoi pas supprimer le salaire minimum ? 

Là n'est pas la cause du mal de l'économie française.


 

Partager cet article
Repost0
16 mai 2008 5 16 /05 /mai /2008 16:18
Le 15 mai, la journée de mobilisation dans la fonction publique était importante, notamment dans le milieu enseignant. Hier, je concluais mon "post" en disant qu'au rythme où allaient les choses, dans l'éducation nationale et la fonction publique, c'est le service rendu aux usagers qui serait minimum.

On sait que dans le cadre de sa volonté de libéralisation du service postal, il ne s’agit pas pour le gouvernement de rendre plus efficaces et moins coûteux les services rendus au public et à la collectivité, mais bien de casser les monopoles publics et de permettre aux opérateurs privés, de préférence multinationaux, d’écrémer les marchés rentables. Cela se traduit par les suppressions de postes, les fermetures de bureau, en somme de moins en moins de service au public. Deux exemples pour étayer mon propos :

Je suis allé dernièrement à deux reprises au bureau postal de mon quartier, afin de faire peser une lettre. Et c’est comme dans le sketch  de Dany Boon. Un seul guichet d’ouvert, une file d’attente … Résultat, pour peser une malheureuse lettre, il m’a fallu attendre ¼ d’heure. L’employée derrière son guichet ne chômait pourtant pas. Mais avec de moins en moins de personnel, pas de risque qu'un employé glandouille derrière un guichet, par contre la Poste n'en a rien à foutre que des clients perdent leur temps dans une file d'attente. Oubliée la notion de service public, merci Sarko. 

Autre exemple, la distribution du courrier. Il y a déjà belle lurette que la régularité n’est pas de mise. Même le tarif dit «rapide» traîne parfois. Alors pour le reste, mieux vaut ne pas être pressé.  Mercredi 14 j’ai reçu ces différents courriers postés entre le 6 et le 9 mai.

Je n’en veux pas au personnel de la poste qui subit lui aussi cette situation. Mais ce qui se passe aujourd’hui à la poste est un aperçu de ce qui attend l’ensemble des services publics, de l’éducation à la santé. Et ça, c'est inacceptable.

 
Cet homme est dangereux. Il ne veut épargner personne, le pays risque un recul social sans précédent. Et si tous, nous nous unissions pour faire front contre lui ?


Courriers reçus le 14 mai



Partager cet article
Repost0
15 mai 2008 4 15 /05 /mai /2008 20:09

Selon un membre du gouvernement, lors du conseil des ministres de mercredi, le président avait rendu hommage à le fermeté de Xavier Darcos sur la question du service minimum à l'école. "C'est très bien d'avoir lancé le débat sur le service minimum. Ce débat a permis de faire passer au second plan la grève en elle-même. C'est ça faire de la politique !". Provocateur en plus !

Et l'agité d'intervenir lui-même pour annoncer dans une allocution décidée dans la journée de jeudi, qu'un prochain projet de loi sera déposé avant l'été qui obligera les professeurs à se déclarer grévistes 48 h à l’avance, et les communes à organiser l’accueil des élèves. Le coût de cette mesure devant être "remboursé" aux communes par l’Etat, a-t-il dit, sans plus de précisions sur les modalités. Si l'état se montre aussi diligent pour rembourser les communes qu'il l'est pour rembourser les organismes sociaux des exonérations de cotisations qu'il a décidé pour les entreprises, eh bien, les communes ne sont pas prêtes d'en voir la couleur. Et là encore, c'est une décision prise parce qu'il y a pensé un matin au réveil ?  Il y a peu, hélas pour nous, il pensait chaque matin à la fonction présidentielle, à présent, il doit penser chaquen matin, quelle loi vais-je décider de mettre en place aujourd'hui ?

C'est de la provocation, du mépris à l'adresse des jeunes et des fonctionnaires qui manifestaient pour dénoncer les suppressions de postes. Et pour faire allégeance à Sarkozy, l'on retrouve sur les ondes publiques le dénommé Jean-Marc Sylvestre qui déclame en ce jour de manifestations de fonctionnaires "que le coût de la fonction publique est devenu insupportable à l'économie française ... et qu'en plus, le gros de cette dépense publique se retrouve dans l'éducation nationale". C'est vrai que cet individu n'en pince que pour le CAC40. Et le ministre du budget, Eric Woerth qui déclarait sans honte jeudi matin, "défiler avec des pancartes pour dire 'je veux plus de moyens' , c'est une manière très égoïste de voir les choses". A vomir.

C'est vrai que c'est égoiste de protester contre les suppressions de postes. Un pion pour surveiller plus de 300 élèves dans un collège suite à des suppressions de postes, est-ce normal ? Des absences
prévues d'enseignants, et non remplacés avant de longues semaines, est-ce normal ? Tiens, pas de service minimum dans ce cas ? Sarko, que fais-tu, prévois une loi!

Pour ceux qui l'ignoreraient, c'est 11 200 suppressions pour la rentrée scolaire 2008 , et encore plus pour la rentrée 2009. C'est l'avenir que nous préparons à nos enfants ? Il est grand temps de R
ÉAGIR.

A ce rythme, dans l'éducation nationale et la fonction publique, c'est le service rendu aux usagers qui sera minimum.


Quelques photos de la manifestation de Niort (Deux-Sèvres) où nous étions nombreux, plus de 3000 selon la presse locale.




Partager cet article
Repost0