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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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11 juillet 2008 5 11 /07 /juillet /2008 22:55
Avec cette droite qui nous gouverne, c'est un retour vers le 19ème siècle qui se prépare. Attaques contre la santé, les retraites, la durée du travail, le service public, le droit de grève, les chômeurs ... Et certains à droite n'hésitent pas à dire tout haut  ce à quoi rêve cette droite réactionnaire et revancharde qui ne supporte pas le mot "social".

C'est ainsi que Serge Dassault, sénateur UMP, qui
s'était déjà distingué il y a moins d'un mois en s'en prenant aux chômeurs, vient d'en ajouter une nouvelle couche (et laquelle !!!) jeudi matin alors qu'il était l'invité d'I-Télé. "A quoi ça sert les grèves ? Dès qu'on veut faire quelque chose, c'est la grève. La grève est un cancer. Il faut encadrer le droit de grève (...) La grève politique doit être interdite, la grève de soutien doit être interdite (...) C'est scandaleux. Quand le gouvernement veut réduire le temps de travail  ou augmenter le temps pour la retraite ou les points retraite, on fait la grève mais ça rime à quoi ? On est en anarchie ! Et Dassault a bien sûr une solution. "La grève est un cancer, il faut l'encadrer et interdire la grève politique, la grève de soutien. Et sa définition de la grève politique, c'est quand on n'est pas d'accord avec les mesures sociales (?) de la droite, car selon lui, "quand le gouvernement veut réduire le temps de travail ou augmenter le temps pour la retraite ou les points retraite, on fait la grève mais ça rime à quoi ? On est en anarchie quand le président ou le parlement ne peuvent plus faire ce qu'ils veulent ! " Et ce n'est pas tout. "A quoi ça sert un syndicat ? ça sert à faire la grève parce qu'on fait des licenciements qui sont nécessaires pour l'entreprise ou parce que l'on veut augmenter les salaires, ce qui nuit  aussi à l'entreprise." "Les Chinois ils travaillent 45 heures, ils dorment sur place dans leurs usines, ils font de bons produits pas chers, parce qu'ils travaillent. La France ne travaille pas." "Ces 35 heures, c'est le cancer de la France, ça a cassé l'industrie." Les délocalisations n'ont rien à voir bien entendu. De même que pour lui, ce sont les congés payés qui sont responsables du faible taux de croissance. "On peut ne pas travailler, partir en vacances ... Mais que l'on ne vienne pas se plaindre si la croissance n'est pas au rendez-vous ".

Les propos de ce type sont HONTEUX. Ils sont inadmissibles de la part d'un élu de la nation. A quand sa condamnation pour incitation à l'esclavage ?


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9 juillet 2008 3 09 /07 /juillet /2008 21:53
326 députés (UMP et Nouveau Centre) contre 222 (PS et PCF) ont adopté le projet de loi sur la démocratie sociale et le temps de travail. On devrait plutôt dire contre la démocratie sociale et contre le temps de travail. C'est une véritable trahison des partenaires sociaux qui avaient conclu un accord majoritaire sur la rénovation de la représentation syndicale.

Et pourtant : "Notre histoire sociale est suffisamment jalonnée de projets menés à la hussarde, sans concertation, (...) pour qu'on en finisse une bonne fois pour toutes avec l'idée d'un Etat qui serait seul à même de savoir ce qui est bon pour notre pays." déclarait Nicolas Sarkozy dans "Le Monde" du 19 avril 2008. Mais une nouvelle fois, on a la preuve que ce n'est que du bla-bla dans la bouche de ce président bling-bling.

Le député UMP Benoist Apparu
justifie la volte-face du gouvernement, par l'engagement de N Sarkozy qui veut que, lorsque "l'accord ne répond pas clairement aux objectifs du gouvernement, ce n'est pas un bon accord et l'Etat se réserve le droit de le dire".

Chez ces gens-là, la démocratie a ses limites. Ils acceptent la négociation, à condition que le résultat soit celui fixé par Sarkozy et ses sbires.


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8 juillet 2008 2 08 /07 /juillet /2008 18:15

En 1985, le président François Mitterrand s’engage verbalement à ne pas extrader les anciens terroristes ayant rompu avec leur passé de terroriste. C’est ainsi que nombre d’entre eux vivaient au grand jour, travaillaient, avaient fondé une famille. C’est le cas de Cesare Battisti, que la France avait décidé d’extrader et qui s’est donc enfuit au Brésil, c’est le cas de Marina Petrella  qui s’est réfugiée en France en 1993 sur la foi de la promesse présidentielle. Elle a, depuis lors, scrupuleusement tenu sa parole, fondant une famille (elle a 2 filles dont la plus jeune est âgée de 10 ans), passant des diplômes, elle exerçait en tant qu’assistante sociale. Arrêtée en août 2007, les dix mois d'enfermement au cours desquels elle s'est vue refuser une mise en liberté provisoire, ont miné sa santé physique et psychique. Marina Petrella a renoncé aux visites de ses proches et ces dernières semaines, a cessé de s'alimenter normalement, l'administration redoute ouvertement un acte fatal.

Toujours est-il que le 9 juin 2008, le très catholique François Fillon,  nourri des valeurs de pardon du christianisme, a signé le décret d'extradition de l'ex-brigadiste réfugiée en France depuis 15 ans. Un appel avait été déposé, mais aujourd’hui, Nicolas Sarkozy vient de faire savoir que la France allait l’extrader. Il décide de ce fait que la parole donnée par la République Française en 1985 n’a plus de valeur.

La Ligue des Droits de l’Homme souligne que "la convention d’extradition franco-italienne comporte une clause humanitaire que la simple équité commande d’appliquer à Marina Petrella".

Alors, quand  le président Sarkozy se dit prêt à accueillir les guérilleros colombiens des FARC sous la condition qu’ils renoncent à la violence, on appelle ça un double langage ?

 

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7 juillet 2008 1 07 /07 /juillet /2008 17:12
Dans l'article que je publiais sur la directive de la honte, je faisais état des promesses non tenues par les dirigeants du G8 qui devaient doubler leur aide à l'Afrique d'ici à 2010. Tony Blair proclamait lors de ce G8 réuni en 2005 en Grande-Bretagne, "faisons de la pauvreté une relique de l'histoire".

Les chefs d'Etat de sept grands pays africains (Algérie, Ethiopie, Ghana, Nigeria, Sénégal, Afrique du Sud, Tanzanie) invités en grande pompe à participer à la première journée du sommet ont reproché au G8 de ne pas tenir ses engagements en matière d'aide. Les pays africains souffrent de la hausse des matières premières et le développement des biocarburants a provoqué une hausse des prix alimentaires de 75% depuis 2002 selon la banque mondiale. Depuis 2007, des dizaines de millions d'Africains ont replongé sous le seuil de pauvreté. Trois à cinq millions d'enfants dénutris meurent chaque année sur la planète, dont une majorité sur le continent africain. 

Etrange quand même que l'avenir de la planète soit discuté entre huit pays ! Une révision est urgente pour organiser un vrai codéveloppement.

Dans ce contexte, le secrétaire d'état à la coopération déclarait le 24 juin, "Il ne faut pas avoir peur de dire aux Africains qu'on veut bien les aider, mais qu'on veut aussi que cela nous rapporte".

On n'a peut-être pas encore assez pillé ces pays ? Après la directive de la honte, voilà une déclaration honteuse de la part d'un membre de ce même gouvernement, qui plus est, chargé de la coopération !


   

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6 juillet 2008 7 06 /07 /juillet /2008 22:14
S'exprimant devant le conseil national de l'UMP (on voit la neutralité du chef de l'état) N Sarkozy voulant montrer que la France était en train de changer  tenait avec un large sourire ironique le propos suivant : "Désormais, quand il y a une grève en France, personne ne s'en aperçoit " ,  déclenchant l'hilarité de l'assemblée toute acquise à sa cause.

Cette nouvelle provocation montre tout le mépris de Sarkozy à l'égard de ceux qui luttent. Est-ce ainsi qu'il compte redresser sa côte de popularité qui n'a jamais été aussi basse dans les sondages avec 36% de satisfaits ?

Sarkozy s'est pourtant aperçu de la grève des taxis, de la grève des pêcheurs,  puisque certaines réponses ont été données à ces professions.

Les luttes contre la politique de Sarkozy ne sont pas terminées. Les prochaines fois, soyons plus nombreux à faire entendre notre rejet de sa politique.

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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 23:15

En prononçant Edvige, on pourrait croire à un joli prénom, mais dans le cas présent, rien à voir avec Edwidge. C'est un décret  paru mardi au journal officiel qui a donné naissance au fichier Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il contiendra des données comme l'état civil, les adresses physiques, numéros de téléphone et adresses électroniques, ainsi que les signes physiques, photographies et comportement. Les informations collectées sont notamment " relative aux individus, groupes, organisations et personnes morales susceptibles de porter atteinte à l'ordre public ". Des données peuvent aussi être collectée sur les personnes " ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique " ou jouant un " rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ".


Autant dire qu'on peut être fiché sans être auteur d'infractions constatées, mais, tout simplement pour s'être investi dans la vie sociale. Bien sûr, comme pour la rétention de sûreté, seront également ciblés ceux que l'on étiquette d'avance comme de futurs délinquants hypothétiques.


Chasse aux sorcières ni plus ni moins, c'est une nouvelle dérive sécuritaire.


Pire encore, ce fichier pourra recenser les mineurs dès 13 ans, "susceptibles de porter atteinte à l'ordre public." Toujours dans l'esprit de celui qui pendant sa campagne présidentielle voulait pister les délinquants au berceau, parce qu'un enfant agité en crèche avait plus de chance selon lui de tomber dans la délinquance. 


Avec ce gouvernement, c'est toujours plus de répression. Son libéralisme a tous les traits du totalitarisme.

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 22:52


Et le président est aussi le chef des armées, il s'autodésigne chef direct de l'audiovisuel public, il fait  la leçon en ce qui concerne France-Télévisions, et bientôt il fera les programmes à ce rythme là. Il remplit le rôle de 1er ministre, on le constate avec un Fillon de moins en moins présent, et Sarkozy réunissant chaque semaine à l'Elysée son G7. Borloo vient d'ailleurs de remporter le prix de l'humour politique 2008 avec cette petite phrase : " Sarkozy, c’est le seul qui a été obligé de passer par l’Elysée pour devenir Premier Ministre".
En attendant, c'est à une drôle de dérive que nous assistons, à un coup de force quasi permanent. Attention, danger !
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1 juillet 2008 2 01 /07 /juillet /2008 22:08
Aujourd'hui, la France a pris la présidence de l'Europe pour 6 mois, une Europe en crise, mais pourquoi ? Tant que la construction européenne se fera sans écouter la volonté des peuples, il est probable qu'il en sera ainsi.
Il y a eu le NON français et néerlandais sur le traité constitutionnel en 2005, il vient d'y avoir le NON Irlandais en 2008. Et quelle leçon tirent les dirigeants européens, l'idée d'imposer prochainement un nouveau référendum à l'Irlande. Ce matin, Jacques Barrot, commissaire européen était l'invité de France-Inter (encore un membre de l'UMP). Et que disait-il ?
"Si on fait aujourd’hui le calcul de tous les pays qui ont procédé par référendum, c’est encore les oui qui l’emportent sur les non". Faudra m'expliquer. Pour le traité constitutionnel, seuls la France et les Pays-Bas s'étaient prononcés par référendum, et pour le traité de Lisbonne, seul l'Irlande s'est prononcée par référendum. Résultat : NON.
Et la suite n'est pas triste. "D’autre part c’est vrai qu’un traité constitutionnel est parfois mieux apprécié dans sa complexité par les parlements que par un référendum. Autant le référendum se justifie pour la monnaie unique, autant il est contestable pour des problèmes d’organisation".  Ah franchement, sans ces populations incultes, Bruxelles serait plus heureuse...
Bertolt Brecht, dramaturge allemand, écrivait dans une de ses pièces la réplique suivante : « Si le peuple s'exprime contre le gouvernement, il faut dissoudre le peuple». C'était en 1953. Certains en rêvent aujourd'hui.



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26 juin 2008 4 26 /06 /juin /2008 16:34

Retour en arrière pour France-Télévisions, la télévision de service public va devenir l'ORTS. L'Office de Radiodiffusion Télévision Sarkozyste. Comme les programmes seront faits par l'Elysée, il y a besoin de moins de moyens, d'où la suppression de la publicité à compter de 2009 à partir de 20heures. Mais faut pas que ce soit perdu pour tout le monde, alors il va y avoir un allongement des plages publicitaires pour les chaînes privées. Ben j'espère que les Bouygues, Lagardère, Bolloré, ne vont pas oublier de dire un grand merci à leur ami Nicolas. Et le président de ce service public télévisé au service du TSar Nicolas sera nommé par le TSarkozy lui-même.


Face au tollé que cela suscite, la ministre de la Culture Christine Albanel refuse que l’on  puisse parler d’une prise de contrôle de la télévision publique par l'exécutif. Pour elle c’est une absurdité. "Il y a suffisamment de verrous et de contrôles pour qu'on ne puisse pas parler de prise de contrôle du pouvoir", a-t-elle expliqué sur France Info. Tout ça parce que la nomination du président sera sous contrôle du CSA et que l'assemblée nationale pourra renvoyer le candidat en votant à une majorité des 3/4 contre celui-ci. Pour ce qui concerne le CSA composé de neuf membres, trois sont nommés par le président du Sénat, trois par le président de l’Assemblée nationale, et trois par le président de la République. Rappelez moi qui sont les présidents des dites assemblées. Rappelez moi qui détient à la majorité à l’Assemblée.


La ministre de la culture nous prendrait pour des imbéciles par hasard ?


Voilà à quoi pourrait ressembler le nouveau sigle de la télévision « dite » publique.






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25 juin 2008 3 25 /06 /juin /2008 22:32
Alors que le pouvoir d'achat est devenu la première attente de millions de Français, la seule réponse du gouvernement est la diffusion de spots publicitaires "Vous êtes impatients ... Nous aussi." Quel cynisme, alors que ce gouvernement vient de refuser le moindre coup de pouce supplémentaire au SMIC. Les 2 millions et demi de français(es) qui tentent, sans y parvenir, de joindre les deux bouts, devront se contenter d'une augmentation horaire de 8 centimes à compter du 1er juillet, le strict minimum auquel la loi oblige encore le gouvernement. Quelle honte alors que la campagne pour faire avaler la pilule du pouvoir d'achat coûte 4,5 millions d'euros !

Mardi, nouvelle annonce scandaleuse du directeur de la caisse nationale d'assurance maladie. A la demande du gouvernement, il propose comme plan d'économies, de réduire à 35% les prises en charge d'un certain nombre d'affections longue durée au lieu des 100%. Certains se soignaient déjà moins en raison des franchises (solidarité plan Alzheimer) et des déremboursements. Dans la France de Sarkozy, il ne fait vraiment pas bon d'être pauvre et malade.


Et comme si cela ne suffisait pas, cette droite libérale et réactionnaire ajoute dans la provocation. Il a suffit que le célèbre restaurateur Alain Ducasse choisisse de devenir monégasque pour que des parlementaires UMP (ben oui, toujours les mêmes)  demandent la suppression de l'ISF. Pourtant, que n'a pas fait ce gouvernement pour vider de sa substance cet impôt sur la fortune, bouclier fiscal, réduction du taux maximal d'imposition sur le revenu, réduction de l'ISF en investissant dans les PME etc. Dans le 13 heures de France-Inter aujourd'hui, Philippe Marini, sénateur UMP et rapporteur général de la commission des Finances s'est fait le chantre de cette suppression.


Alors que des millions de personnes doivent se serrer la ceinture et subir toujours plus de rigueur, voilà la préoccupation des parlementaires UMP, la suppression de l'ISF. 


Comment peuvent-ils oser ?



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