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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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30 septembre 2008 2 30 /09 /septembre /2008 14:42

Les "subprimes" sont des crédits hypothécaires accordés (aux États-Unis) à une clientèle peu solvable, sur la base d'une majoration du taux d'intérêt (« prime » appliquée à un emprunteur dont la solvabilité est « en dessous » d'un certain seuil) censée compenser les risques pris par le prêteur.

Le double mouvement de baisse des prix de l'immobilier aux États-Unis depuis 2006 et de remontée des taux d'intérêt conduit au défaut de paiement de nombreux emprunteurs, et donc à la mise en situation de faillite, ou de quasi-faillite, des établissements spécialisés aux Etats-Unis ; sans parler de la faillite des millions de ménages obligés d’abandonner leur logement.

Avec la baisse du marché immobilier américain, la valeur des habitations est devenue inférieure à la valeur du crédit qu'elles étaient censées garantir. Ainsi, les établissements de crédit, censés pouvoir récupérer leurs mises en vendant les habitations hypothéquées, se retrouvent sans moyen rapide de redresser leur bilan.

Jeudi dernier, dans son discours de Toulon, Sarkozy se voulait critique envers un système qu'il alimente pourtant avec ses réformes libérales.  « L’idée de la toute puissance des marchés qui ne devait être contrariée par aucune règle, par aucune intervention politique, était une idée folle ». « Ce système a creusé les inégalités, démoralisé les classes moyennes et alimenté la spéculation sur les marchés de l’immobilier, des matières premières, et des produits agricoles » Pendant qu’il y est, il va verser une larme ? Mais on voit aujourd'hui où tout cela mène, et le pire n’est peut-être pas arrivé.

Mais que disait le candidat Sarkozy en 2007 ? Ni plus ni moins qu'il était favorable aux subprimes, puisque c'est exactement ce qu'il prônait pour les gens aux rémunérations modestes. Voir ci-dessous la copie extraite de l'abécédaire du candidat Sarkozy.  Vous croyez encore qu'il veut "refonder le capitalisme" ? C’est un enfumeur de première !






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29 septembre 2008 1 29 /09 /septembre /2008 17:20
Je fais mienne la révolte de l'écrivain Gérard Mordillat, écrivain-cinéaste auquel j'avais déjà fait référence dans 2 précédents articles.
Jusqu'à quand accepterons nous cette situation ?
 

Antonin Artaud disait à Jacques Prevel, le jeune poète qui l’accompagna durant les derniers mois de sa vie, « vous n’êtes pas assez révolté, Monsieur Prevel ! ». Chaque jour cette injonction résonne en moi un peu plus fort. Je ne suis pas assez révolté, nous ne sommes pas assez révoltés !

Les raisons de le faire seraient pourtant interminables : remise en cause des régimes spéciaux de retraite, particulièrement ceux des agents de la SNCF (sans que soient touchés ceux des députés, sénateurs, ministres, et autres hauts fonctionnaires), démantèlement du Code du travail sur fond d’étranglement des prud’hommes et d’éradication des 35 heures, baisse générale des salaires sauf pour les plus hauts toujours plus hauts, multiplication des taxes et impôts indirects mais « bouclier fiscal » pour les grandes fortunes, déni démocratique absolu par la ratification du « traité de Lisbonne » alors que son jumeau avait été majoritairement refusé par référendum, équarrissage salarial chez Renault et tant d’autres entreprises au nom de la seule logique financière, ruine programmée de l’industrie aéronautique française avec disparition à terme de l’activité industrielle d’EADS, privatisation des universités, de l’école publique au profit des écoles privées, voire des écoles privées confessionnelles, atteintes répétées au principe de laïcité de la République, bondieuserie médiatique et cléricalisme d’État, privatisation du système de santé dont les plus pauvres seront exclus, casse systématique des services publics (dont celui de l’audiovisuel), etc. etc. etc., avec le dernier en date le projet de privatisation de La Poste… Privatisation qui a déjà commencé sur le terrain puisque dans de plus en plus de communes en France le bureau de poste est supprimé et remplacé par un « point poste » ouvert dans le supermarché !

Dans le Capital, Marx parle du peuple « abasourdi » par les lois et mesures du gouvernement anglais en faveur des grands propriétaires donnant un statut légal à ce qui n’était autre qu’une forme d’esclavage… Sommes-nous aussi abasourdis par celles prises par l’actuel gouvernement au nom d’une idéologie facho-libérale, basée sur une répression chaque jour plus active contre les salariés, les chômeurs, les sans-papiers, les sans-logement, les sans-droits, les malades, les étrangers, tous ceux dont les moyens d’expression et les droits sont amputés, atrophiés, arrachés tandis qu’à l’inverse les plus riches, les spéculateurs, les affairistes, les néolibéraux, les capitalistes, puisqu’il faut bien les nommer par leur nom, prospèrent, obtiennent toujours plus et plus d’avantages, de revenus, de dividendes, de libéralités, s’affranchissant de la morale et de la loi au nom de la modernité pensée par eux et pour eux. La répugnante distinction de Raffarin entre « la France d’en haut » et « la France d’en bas » devient une évidence sociologique qu’illustrerait à merveille la gravure de Breughel « le Combat des gros contre les maigres.

Dès lors, pour moi, la seule question qui vaille est « jusqu’à quand ? ».

Jusqu’à quand allons-nous accepter cette morgue, ce cynisme, cette volonté destructrice de tout ce qui appartient au bien commun ? Jusqu’à quand allons-nous nous laisser battre sans autre réaction que les luttes qui se mènent sur le plan local ? Jusqu’à quand ? Avec son corollaire : quelle sera l’étincelle ? Le signal que tout le monde semble attendre et que personne ne paraît prêt à donner, ni les syndicats, ni les partis d’opposition… Peut-être est-il temps de leur remettre en mémoire, et pas seulement à eux, l’article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793 : « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est pour le peuple et pour chaque portion du peuple le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs ».

Le niveau cruellement bas de la majorité des salaires, la précarité généralisée, la peur érigée en mode de gouvernement de plus en plus d’entreprises, autant de raisons d’exercer ce droit sacré et cet indispensable devoir, de dire non, de dire stop, d’organiser le grand refus sous quelque forme que ce soit. La privatisation de La Poste sera-t-elle la fameuse goutte d’eau qui fera déborder le vase ?

Article publié dans l'Humanité du 18 septembre 2008

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26 septembre 2008 5 26 /09 /septembre /2008 18:19

La crise financière, une « déviation de l'économie de marché, d'un capitalisme qui, au lieu d'être tourné vers la production, s'est orienté vers la spéculation ». Cette financiarisation, Sarkozy ne peut faire mine de la découvrir. C'est dans la nature même du système capitaliste, faire fructifier toujours plus son capital. C'est ce que font les traders et banquiers qui ont spéculé sur les subprimes. C'est ce que font les amis de Sarko, les Lagardère, Bolloré, Bouygues et consorts.

 

C'est quand même les gens de son camp qui s'en sont mis plein les poches, qui se sont enrichis. Quand tout va bien, on privatise les profits pour les actionnaires capitalistes, et quand ça va mal, on socialise, c'est l'état qui doit venir à la rescousse. Mais qui va trinquer, une fois de plus les gens modestes, les salariés, les retraités ... 

D'ailleurs,  « Dire la vérité aux Français, c'est leur dire que la crise actuelle aura des conséquences dans les mois qui viennent sur la croissance, sur le chômage, sur le pouvoir d'achat », a-t-il asséné. Il a estimé que la crise « appelle à accélérer le rythme des réformes et non à le ralentir ».

 

La croissance, elle était déjà à l'arrêt malgré les dénégations de Lagarde. Il y a 6 mois, elle l'annonçait encore à plus de 2%, il y a peu de temps elle bravait encore en disant que nous n'étions pas en récession, « car la récession, c'est quand il y a deux trimestres consécutifs en négatif, et ce n'est pas le cas », eh bien à présent, les chiffres officiels confirment cette récession.

 

Le pouvoir d'achat, les français en ont déjà  subi les conséquences avec les promesses non tenues du candidat Sarkozy, alors quand il annonce que cette crise va avoir des conséquences sur leur pouvoir d'achat, on doit craindre que le nombre de travailleurs pauvres s'amplifie encore.

 

Même chose pour le chômage, dont on sait par quel tripatouillage les chiffres diminuaient. Là aussi les derniers chiffres ne sont pas bons, et la situation ne va pas aller en s'arrangeant. Dernier exemple, les suppressions d'emplois chez Renault alors que les bénéfices augmentent, de même que les versements aux actionnaires qui ont touché 55,4 millions de dividendes en 2005, 716 millions en 2006, 900 millions en 2007, et pour 2008, 1039 millions d’euros sont prévus.

 

Sarkozy a confirmé le lancement d'une deuxième étape de la réforme de l'Etat, de celles des collectivités locales et de la taxe professionnelle, tout comme la suppression de « 30.600 emplois publics » en 2009.

 
Sarkozy n'est que le digne représentant du système capitaliste. Il peut jouer la comédie, ses amis n'ont rien à craindre, mais n'attendons de rien de lui. 

 


Merci à Placide pour le dessin

 

 

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23 septembre 2008 2 23 /09 /septembre /2008 21:42

La Poste est en danger. La dégradation du service public se poursuit depuis plusieurs années, marquée par le manque de personnels dans les quartiers populaires des villes et la fermeture de bureaux ruraux, ainsi que la transformation du service financier de La Poste en banque postale avec la banalisation du livret A.

Le gouvernement a maintenant l’intention de privatiser La Poste en en faisant une société anonyme dont le capital sera introduit en bourse. Cette réforme sonnerait le glas du service public postal, c’est-à-dire de l’un des services publics essentiels à l’exercice réel des droits des citoyens, en l’occurrence du droit à la communication.

Nous devons l’empêcher, car nous voulons que ce droit fondamental puisse continuer à s’exercer avec des garanties qu’une gestion privée ne peut apporter. De quoi s’agit-il concrètement ? De ne pas sacrifier davantage la présence des bureaux de poste dans les zones rurales et les quartiers populaires, partout où l’activité de La Poste ne peut dégager une rentabilité importante. D’améliorer les conditions de distribution du courrier et d’accueil des usagers, et non de les moduler en fonction de l’intérêt financier des zones couvertes. De garantir le prix unique du timbre, de pérenniser la distribution six jours sur sept, supérieure aux obligations européennes. De permettre aux foyers les plus modestes de trouver encore un partenaire bancaire au sein de La Poste, attentif à leur situation.

La privatisation de La Poste ne va pas améliorer la qualité du service rendu, mais au contraire la dégrader et rendre celui-ci beaucoup plus inégalitaire.

Nous nous opposons donc vigoureusement à cette privatisation. Nous demandons que le gouvernement ouvre un grand débat public sur les missions de La Poste et sur l’amélioration du service rendu en réponse aux besoins de la population, ainsi que sur les nouvelles formes de gestion qui permettront de démocratiser les services publics en impliquant davantage les représentants des usagers, des salariés et des élus.

 

 

 

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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:54
Le très atlantiste député UMP Pierre Lellouche, rapporteur d'une "mission d'évaluation" sur l'Afghanistan parle aujourd'hui de « bourbier » et reconnaît que « la stratégie de l'Otan est en train d'échouer ».  Le général de Gaulle avait pris la décision de retirer la France du commandement intégré de l'Otan, mais Sarkozy, en bon atlantiste et caniche de Bush a décidé que la France le réintégrerait. Et sa façon de donner des gages, a été l’envoi de renforts supplémentaires en Afghanistan au nom de la « guerre contre le terrorisme ». Pourtant, en 2007, ce même personnage disait « Aucune armée étrangère n'a réussi dans un pays qui n'est pas le sien. Aucune ! » La donne aurait changé ?


En tout cas, l'assemblée nationale a donné aujourd'hui le feu vert au maintien des troupes, par 343 voix (UMP, Nouveau centre et Bayrou) contre 210 (PS, PCF et Verts). Deux UMP ont voté contre, quatre PS pour.


Ces députés va-t-en-guerre n'ont pas entendu les français pourtant favorables à 62% au retrait des troupes d'Afghanistan. Mais pire, ils ont été insensibles aux appels des parents qui osent réclamer le retour des militaires, notamment celui de cette mère dans un appel adressé à Sarkozy :


« Ecoutez la douleur d’une maman. Je suis la maman d’un jeune soldat envoyé en Afghanistan. Allons nous devoir apprendre à vivre comme des dizaines de familles américaines qui vivent dans la hantise de voir arriver deux hommes en uniformes devant leurs portes ?
Ce n’était que des enfants pour la plupart, ils n’étaient pas prêts à subir « l’enfer » afghan.
Je pensais que nous avions confié nos enfants à des gens ‘’capables’’ ; leurs stratégies militaires apprises dans leurs grandes écoles de guerre ne font pas le poids face à des ‘’chiens du désert’’ ayant pour la plupart le fusil sur l’épaule dés l’age de 5 ans.
Vous avez menti à nos enfants, nos maris, nos frères, nos pères, ce n’était pas une mission sécuritaire, mais une mission de guerre ‘’suicidaire’’ commandité par Sarkozy et son ami Bush sous l’égide de l’OTAN.
Nous sommes d’accord pour que nos hommes défendent la France
Quels sont nos vrais intérêts en Afghanistan ?
Vous parlez de terrorisme – Encore une fois M. Sarkozy vous nous mentez.
Vos intérêts sont tout autres plutôt stratégiques.
 L’Afghanistan se trouvant aux portes de la Russie cela permet également la surveillance des réserves importantes de gisements de gaz et pétroles de la région.
Messieurs les généraux – les colonels, les officiers supérieurs où étiez-vous lors de l’embuscade ? A l’abri derrière vos bureaux à Kaboul ? .
Elles sont belles vos tenues, mais ne sont-elles pas entachées du sang déversé par vos incompétences ?  Votre bonne conscience est-elle toujours intacte ?
Où est le patriotisme dans tout cela ?
Rendez-nous nos enfants, cessez de mentir, cessez de jouer les gendarmes pour l’OTAN, rendez l’honneur à nos soldats, à la France, nous ne sommes pas les gardes chiourmes pour le compte des Etats-Unis ».


AG   Montaigut-Lauragais (Haute-Garonne)

 


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22 septembre 2008 1 22 /09 /septembre /2008 17:00
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21 septembre 2008 7 21 /09 /septembre /2008 21:48

Le renouvellement d'une partie des sénateurs avait lieu ce week-end. Dans mon département des Deux-Sèvres, le seul candidat (Paillé) ne l'était pas au titre du département, mais au titre de l'assemblée des Français de l'étranger (AFE). C'est bien payé (environ 7000 euros d'indemnités mensuelles plus 9000 euros de crédits  "affecté à la rémunération des collaborateurs"), on voit du pays et si on reste bien tranquille, on peut squatter ce confortable fauteuil jusqu'à une retraite bien méritée. Il faut savoir que les quatre titulaires des sièges renouvelables (trois UMP, un PS) sont désignés à l'issu du vote des 155 membres de l’Assemblée des Français de l’étranger (AFE).


Ce beau fromage, Nicolas Sarkozy l'avait promis à son conseiller Dominique Paillé,  ex-député des Deux-Sèvres, battu pourtant aux législatives de 2007 et condamné en 2004 pour  "abus de confiance" (il s'était notamment offert des voyages privés - Venise, Marrakech,... sur le compte d'une association). Bien que discutée a priori au sein de l'UMP, sa candidature avait été réglée (ce que Dieu veut, l'UMP le fait) au sein de la commission d'investiture de l'UMP. "Paillé sera notre candidat" ont exigé les  dirigeants de l'UMP, Patrick Devedjian et Xavier Bertrand.


Mais quelle bonne nouvelle en ce dimanche soir, le conseiller politique de Nicolas Sarkozy, porte-parole de l'UMP, vient de subir un cuisant échec en ne recueillant que 16 votes (10,60 % des voix). Pas plus populaire que son mentor, il ne reste plus à Sarko qu'à lui trouver un poste de consul, ou qui sait, de ministre dans un prochain gouvernement.

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10 septembre 2008 3 10 /09 /septembre /2008 16:13
  La mission d’information de la commission des Finances de l’Assemblée nationale sur l’affaire des 285 millions d’euros accordés par l’État à Bernard Tapie a débuté. L’homme d’affaires sera entendu la semaine prochaine.

« Nous sommes devant une affaire qu’on appellera un jour une affaire d’État », a dénoncé, hier, Jean-Pierre Brard, député apparenté communiste et secrétaire de la commission des finances à l’Assemblée nationale, lors de l’ouverture des auditions des protagonistes de l’affaire Tapie-Crédit lyonnais.

Cet été, l’affaire avait pris un tournant scandaleux, contre toute logique, un tribunal arbitral chargé de régler le litige entre Bernard Tapie et le Consortium de réalisation (CDR, qui gère le passif du Crédit lyonnais) avait enrichi l’ancien homme d’affaires de 285 millions d’euros au titre du « manque à gagner » et du « préjudice moral » dans la vente d’Adidas par une filiale de la banque, mettant ainsi un terme définitif à une procédure de treize ans.

Recours à l’arbitrage contesté

Dès lors, le montant de l’indemnité et la voie de l’arbitrage, choisie pour régler l’affaire, avait suscité une volée de critiques, venues tant de juristes, telle l’ancienne magistrate Éva Joly, que d’hommes politiques de gauche et du Modem. Dans l’attente d’une éventuelle commission d’enquête pour connaître notamment le rôle éventuel du président de la République, exigée par ces derniers, Didier Migaud (PS), président de la commission des Finances, avait annoncé le lancement en septembre d’une audition pour comprendre pourquoi la justice de la République a été dessaisie au profit d’un tribunal arbitral.

Entendu en premier, le député Charles de Courson (Nouveau Centre), membre du conseil d’administration de l’Établissement public de financement et de restructuration (EPFR), la structure qui chapeaute le CDR, a dénoncé le recours à l’arbitrage pour régler le contentieux. « Le recours à l’arbitrage a toujours été exclu par principe pour les personnes publiques », a-t-il clarifié, se référant à l’article 2060 du code civil.

Dès lors, « on peut s’interroger sur la légitimité du choix » de cette procédure « dans le cadre d’un contentieux qui engage l’État et les finances publiques ». Le député a également contesté la décision de l’État de ne pas déposer de recours en annulation contre la sentence arbitrale controversée. Un tel recours aurait pourtant été « légitime » et « aurait eu des chances raisonnables d’aboutir », a-t-il dénoncé. Au sujet de la procédure, Christine Lagarde avait trouvé pour seule réplique : « J’ai une tête à être copine avec Bernard Tapie ? »

Un espoir pour les contribuables ?

Lors de son audition, le député de la majorité a soumis l’idée qu’une ultime démarche était possible. Le Code de procédure civile autorise toute personne qui y aurait intérêt à déposer un recours à l’encontre d’une procédure arbitrale « à la condition qu’elle n’ait été ni partie, ni représentée au jugement qu’elle attaque ». « Il semblerait ainsi possible d’envisager un recours qui serait formé devant la cour d’appel de Paris par des contribuables en leur nom propre », a-t-il revendiqué. Il a par ailleurs évalué entre 106 et 144 millions d’euros le gain net final pour Bernard Tapie après notamment les déductions fiscales.

Les auditions devaient se poursuivre dans l’après-midi avec celle de Jean-François Rocchi, l’actuel président du CDR, suivi par son ancien président, Jean-Pierre Aubert, un adversaire déclaré de la procédure arbitrale. Bernard Tapie, lui, sera entendu la semaine prochaine. Interrogé sur sa prochaine audition, il avait répondu : « Je m’en fous ? »

Clotilde Mathieu

Article paru dans l’Humanité du 4 septembre 2008

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8 septembre 2008 1 08 /09 /septembre /2008 21:46
Ensemble, retrouvons-nous les 12, 13 et 14 septembre au parc départemental de la Courneuve pour la fête de l'Humanité.
Un lieu de fête avec cinquante grands concerts, des expos, des débats, du théâtre, du sport, du cinéma, du cirque, des animations, mais aussi un lieu de solidarité, de convivialité, d'humanisme.
Ce sera aussi le rendez-vous des forces progressistes, de la gauche sociale et politique pour dire ensemble notre colère par rapport à la politique Sarkozy et construire des perspectives d'actions pour l'avenir.


Le programme


Si vous pensez y être, laissez moi un commentaire sur le blog, on pourrait s'y saluer.






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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 19:23

Ce n'est pas : « Que les hauts revenus lèvent le doigt », mais « Que les hauts revenus dorment tranquilles ». Ce gouvernement ne recule devant rien pour protéger ses amis fortunés, puisqu'il va exonérer les plus riches de toute notion de solidarité vis-à-vis des plus démunis. Probablement un juste retour pour bons services rendus.


On vient en effet d’apprendre aujourd’hui que le gouvernement exclut de retirer du bouclier fiscal la taxe pour le RSA, contrairement à ce qui était prévu dans le projet de loi. Oui vous avez bien lu, cette fameuse taxe à précarité ne touchera pas les adhérents au bouclier fiscal …


Faudrait pas déconner non plus. Si les riches devaient se serrer la ceinture pour aider les pauvres, ils risqueraient de quitter la sphère des nantis. Un peu de tenue et de raison quand même !!!

 

Dessin de Placide


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