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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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4 septembre 2009 5 04 /09 /septembre /2009 23:55
Communiqué de RESF

Les déclarations d’Eric Besson lors de sa conférence de presse du 3 septembre appellent quelques commentaires.


Il assure que « les parents [emprisonnés en CRA] sont libres de choisir d’amener ou pas leur enfants dans un centre de rétention ou de les confier à l’extérieur » et qu’il « ne suffit pas que l'on entre en France, que l'on inscrive son enfant à l'école pour qu'il y ait protection (ndlr: régularisation) des parents ». Arrogance, vulgarité, démagogie, M. Besson a vite appris de ses nouveaux amis. On dirait du Frédéric Lefèbvre !


Sur le fond, son discours oscille entre inconsistance et monstruosité. Il est stupéfiant d’entendre un ministre tenir des propos d’une telle légèreté sur les questions dont il a la charge. Ramener la véritable odyssée qu’est le parcours de nombre d’immigrés à de vagues formules simplistes (« Il ne suffit pas que l’on entre en France ») témoigne d’une inculture inquiétante. Ce sont des vies entières, des enfants, mais aussi un travail, un logement, des années de présence, une famille souvent que le ministre traite avec tant de désinvolture.


La « liberté » qu’accorde M. Besson aux parents de faire enfermer leurs enfants avec eux ou de les « confier à l’extérieur » (à qui ? A l’assistance publique ?) est une imbécillité ou une monstruosité. Probablement les deux. M. Besson s’imagine-t-il que c’est quand la police débarque à 7 h du matin, arrache les enfants du lit, menotte les parents, qu’on a la « liberté » d’abandonner ses enfants ?


En d’autres temps, les possédants, les bien-pensants et les parvenus soupçonnaient les milieux populaires de faire des enfants pour vivre des allocations familiales. M. Besson renouvelle le genre en les accusant d’utiliser leurs enfants pour obtenir des papiers. Le style, c’est l’homme. Il ne suffit pas d’énoncer des platitudes pour justifier des infamies.


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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 14:06
Le rendez-vous de la gauche sociale et politique

Dans un contexte de crise, face à un pouvoir de droite sourd aux aspirations populaires et qui organise méthodiquement  la destruction des droits sociaux et des libertés, la Fête de l’Humanité sera utile pour hausser le ton, se rassembler et défricher les voies unitaires d’un projet progressiste. Elle sera utile à toute femme et tout homme se réclamant de la gauche sociale et politique, au-delà de ses engagements et de ses votes.


Le lien sur le programme de la fête



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3 septembre 2009 4 03 /09 /septembre /2009 13:20

Moi, Chama, cinq ans, sans-papiers et sans père

Chama, petit garçon angolais, est rentré seul au CP hier. Le tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté, hier, le recours contre la procédure d’expulsion de son père, Joao Abel Gabriel, arrêté mercredi dernier et placé en centre de rétention. Depuis, Chama est livré à lui-même.


« Écoeurement », « stupeur », les amis et soutiens du petit Chama et de son père étaient sous le choc, hier soir, après la décision du tribunal administratif de Cergy-Pontoise de maintenir en rétention Joao Abel Gabriel. « Il est expulsable à tout moment, sans son fils, qui reste en France et devrait être placé à la DDASS », explique son avocate Me Herrero. « Comment un magistrat peut-il considérer comme légal de séparer un fils de son père ? » s’emporte Jean-Michel Delabre, du Réseau Éducation sans frontières.


Le matin pourtant, chemise blanche, médaille de foot autour du cou et baskets neuves, Chama s’était fait beau pour plaire au juge du tribunal administratif de Cergy-Pontoise, qui devait statuer sur l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière (APRF) pris à l’encontre de Joao Abel Gabriel. Du haut de ses cinq ans, le petit garçon a compris que cette journée est décisive pour sa vie future. Vivra-t-il avec son père en France ? En Angola, pays où il n’a jamais mis les pieds ? Ou sera-t-il placé et son père, lui, ramené de force en Afrique ?


Interpellé le 26 août dernier à Roissy alors qu’il allait y chercher du travail, cet Angolais de quarante-quatre ans sans papiers a été mis en rétention. L’oeil rivé sur leurs quotas, les forces de l’ordre ont oublié son petit garçon, Chama Dieumerci, né en France il y a cinq ans et scolarisé à Saint-Denis. La mère ayant été déchue de ses droits, Joao élève seul l’enfant. Depuis une semaine, c’est la petite amie de Joao, âgée de vingt-deux ans, qui s’occupe de Chama.



« L’audience a été très dure, raconte l’avocate Catherine Herrero. Le papa de Chama a pris la parole pour dire que son fils allait entrer en CP et qu’il aimerait bien l’accompagner. » Visiblement prête à tout pour expulser ce père de famille, la préfecture avait commis un mémo dénonçant « l’éducation déliquescente de l’enfant ». L’avocate s’emporte : « C’est tout bonnement scandaleux ! Ils font référence à une mesure d’assistance éducative qui concerne principalement la mère et indique, au contraire, que le père s’occupe très bien de son fils. Obsédés par la politique du chiffre, ils oublient toute considération humaine. » Car cet APRF viole des conventions internationales signées par la France qui garantissent le droit à la vie familiale et prône l’intérêt supérieur de l’enfant. À plusieurs reprises, le père a essayé de régulariser sa situation. En 2002, il était débouté du droit d’asile et, en 2006, de la circulaire Sarkozy, qui promet pourtant la régularisation aux parents d’enfants scolarisés.


Au tribunal, la directrice de l’école maternelle Puy-Pensot, où était scolarisé Chama ces dernières années, avait pourtant apporté son soutien et celui de l’équipe pédagogique, certifiant, lettres à l’appui, la participation et l’investissement du père dans la scolarité de son enfant. Ce matin, Chama aurait sans doute voulu, comme tous les enfants de France, tenir la main de son papa, pour entrer au CP.


Marie Barbier pour L'Humanité


Le ministre de l’Immigration, Eric Besson, s’est engagé jeudi à réexaminer le dossier de Chama, après la campagne menée par RESF, relayée par l’Humanité, ainsi qu’une lettre du député socialiste Jack Lang. Tout en disant refuser de commenter un cas particulier, Eric Besson a déclaré jeudi lors d’une conférence de presse qu’il allait réexaminer le dossier. Le ministre a cependant indiqué que l’enfant pouvait, parmi d’autres possibilités, être reconduit avec son père dans le pays d’origine de ce dernier, bien qu’il soit né en France.


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2 septembre 2009 3 02 /09 /septembre /2009 23:43
On avait déjà entendu Michèle Alliot Marie prétendre qu'il n'y avait pas d'objectifs de fixer dans les commissariats.

Eh bien concernant les sans-papiers, le Canard Enchaîné révèle au travers d'une note signée du capitaine de police Estelle Tafanelli, que le commissariat de Sèvres dans les Hauts de Seine avait montré un certain relâchement. Et voilà un petit rappel à l'ordre du capitaine (document ci-dessous).


Voilà de quoi certainement satisfaire le ministre de l'intérieur (un certain B Hortefeux) et le ministre de l'immigration, le dénommé E Besson, dont l'objectif est de 26 000 reconduites à la frontière en 2009. Les préfets les plus zélés ne sont-ils pas réunis le 10 septembre pour recevoir les félicitations du ministre Hortefeux !
 

Il est beau le pays des Droits de l'Homme !


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 22:49
Par Marie Barbier, article paru dans l'Humanité du 31 août

A cinq ans (« et demi »), Chama ne sait pas ce que signifie sans-papiers. Timide et impressionné, il
bredouille que c'est « la police » qui a emmené son papa. C'était mercredi dernier, Joao Abel Gabriel, angolais de 44 ans, est arrêté et placé au centre de rétention de Bobigny. Depuis six jours, Chama se retrouve tout seul. « Tu sais que ton papa n'a rien fait de mal, lui explique doucement Malika Chemmah du Réseau éducation sans frontières (RESF). C'est le gouvernement qui pense qu'il n'a pas les bons papiers ».

Joao Abel Gabriel quitte l'Angola en 2002. Il atterrit à Saint-Denis (Seine-Saint-Denis) où il vit depuis sept ans. En 2003, sa demande d'asile est déboutée. « Il n'a pas fait d'autres demandes depuis, explique Malika Chemmah. Il était mal informé, il n'a pas osé. » En 2003, son fils, Chama Dieumerci, naît à Saint-Denis. Sa mère n'ayant plus donné de signes de vie depuis 2006, c'est Joao qui élève seul le petit garçon. En 2008, le père et le fils sont expulsés d'un immeuble insalubre dans le centre ville de Saint-Denis. Depuis, ils sont dans une situation d'extrême précarité, logés au jour le jour par le Samu social de Paris.


Depuis mercredi, c'est la petite amie de Joao Abel Gabriel qui s'occupe comme elle peut de Chama. Une lourde responsabilité pour cette jeune fille de 22 ans, qui s'est réfugiée chez sa mère à l'Ile-Saint-Denis. D'autant que jeudi, l'enfant doit faire sa rentrée des classes en CP à l'école Jean-Vilar. « Il a besoin de son père à un moment aussi important que la rentrée au CP, s'insurge Malika Chemmah. Tous les autres enfants seront accompagnés de leurs parents. Il est déjà séparé de sa mère, on le rend orphelin une nouvelle fois. C'est inhumain. En séparant ainsi un enfant de son père, son seul soutien affectif et financier, la France viole toutes les conventions internationales ».


Resf a écrit au préfet de Seine-Saint-Denis, Nacer Meddah, pour lui demander la libération immédiate de Joao Abel Gabriel et sa régularisation, à titre humanitaire. Vendredi, le juge des libertés a décidé de son maintien en rétention. Une nouvelle audience se tient ce matin devant la cour d'appel de Paris. S'il est maintenu en rétention, Joao Abel Gabriel pourrait être expulsé vers l'Angola. Dans ce cas, le petit Chama serait certainement placé à l'Aide social à l'enfance.


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31 août 2009 1 31 /08 /août /2009 18:00
Partageant totalement l'analyse qui est faite, je reprends cet article de mon camarade Nicolas Marjault, publié dans le blog des élus communistes niortais.


« Vous voulez battre Sarkozy ? » Voilà, semble t-il, le tube de la rentrée politique. Avec Cohn-Bendit aux baguettes, Peillon, Valls et Montebourg en choristes et Libé pour faire la claque… Passons sur l’indécence du chef d’orchestre qui distrait son petit monde du haut de son hamac recyclable quand chez Conti, Fabri, Molex, le capitalisme, même vert, reste une machine à maximiser le taux de profit…Passons sur l’inutilité d’un combat en forme de casting marketing où la marque Sarkozy doit céder la tête de gondole à Dany, François, Vincent et les autres…

 


En eaux troubles


Battre Sarkozy n’a de sens que si les idées qu’il porte sont battues ; sinon « Le Point » pourra titrer encore longtemps « Sarkozy est-il de gauche ? » sans que l’on se pose la véritable question, Eric Besson, Jack Lang, Michel Rocard, sont-ils de gauche ? Vous allez me dire que les cocos n’ont pas de leçons à donner et que Robert Hue aussi fait le guignol avec le Modem. Alors, soyons clair : Robert, comme tous ceux qui ont fait le deuil du marxisme, applique avec une certaine constance ce vieux principe de la politique qui veut que « ce ne soit pas la girouette qui tourne, mais le vent »… Le problème avec le vent, c’est que lorsque l’on navigue en eaux troubles, il est rarement portant…


Alors, voulez-vous, oui ou non, battre Sarkozy ? Dois-je rappeler que lancer les Régionales sur ce seul et unique postulat, c’est rejouer la même ritournelle qu’aux Européennes…


Bilan des courses, Sarkozy a-t-il été battu ?


 Nicolas Marjault

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30 août 2009 7 30 /08 /août /2009 11:24

Je ne sais pas qui sont ces employés, mais leur comportement rappelle les heures sombres de notre pays où certains dénonçaient les juifs voués à la déportation.

 

Est-ce dans le but de se faire bien voir de leur hiérarchie, d’obtenir une promotion, d’être honorés par M. Besson et Sarkozy ?

 

Si certaines dénonciations ont eu lieu dans le secteur privé, le Crédit Lyonnais par exemple, ce sont dernièrement des agents du Pôle emploi et de l’Urssaf qui ont dressé des souricières pour faire arrêter des clients en situation irrégulière.

 

Ce sont des salariés du Crédit Lyonnais qui avaient tendu un véritable guet-apens à un client en situation irrégulière. Convoqué dans son agence d’Aulnay sous bois (Seine-Saint-Denis) pour récupérer sa carte bleue, Mamadou, client de la banque depuis huit ans, s’est retrouvé face aux forces de l’ordre venues l’arrêter lorsqu’il s’est présenté à sa banque.

 

Le « Canard enchaîné » révélait une autre affaire de délation, cette fois-ci dans la fonction publique. Dah, Mauritanien en France depuis cinq ans, se présente à l’agence Pôle-emploi d’Orléans-Gare où il est convoqué pour « actualiser son profil professionnel ». Mais une fois sur place, il est cueilli par la Police aux frontières qui le place en rétention. Il sera libéré quelques jours plus tard, après les interventions de la Cimade et de la CGT Pôle-emploi. Enfin, à Mulhouse, ce sont les services de l’Ursaff qui ont participé à l’arrestation d’un sans-papiers

 

Y aurait-il une recrudescence d’arrestations sur dénonciation ? Pour les associations de soutien aux étrangers, ces cas restent pour l’instant isolés. Mais cela confirme qu’un certain nombre de Français sont pour la politique menée par Nicolas Sarkozy dans ce domaine.

 

« Interpellation déloyale », c'est le nom que donnent les tribunaux aux arrestations de sans-papiers convoqués par des services publics pour mieux se faire embarquer, direction le centre de rétention.

 

Quel nom donner aux personnes qui les dénoncent, des « Papon en herbe » ?

 

C’est quoi déjà la devise de notre république ? Liberté, égalité, fraternité ?

 

 

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28 août 2009 5 28 /08 /août /2009 18:29

 

 « Je n’ai pas été élu pour augmenter les impôts … » mais pour inventer une kyrielle de nouveaux prélèvements, aurait dû ajouter l’auteur de ce propos, un certain Nicolas Sarkozy.

 

Il oblige notamment les collectivités locales à s’endetter ou à augmenter les impôts. C’est ce que confirme une enquête de l’Assemblée des départements de France qui s’inquiète de « l’envolée des dépenses d’aide sociale » depuis qu’ a été imposée aux départements la prise en charge du RMI-RSA , de l’allocation personnalisée d’autonomie (APA) et de l’aide sociale à l’enfance. A ces dépenses qui frappent en premier lieu les départements les plus pauvres, s’ajoutent également les charges de personnels, en croissance de 8,5%, du fait du transfert de personnels de l’éducation nationale et de l’équipement vers les départements.

 

Dans le même temps les recettes des collectivités territoriales sont en baisse. Sans compter la suppression envisagée par l’état de la taxe professionnelle qui va encore aggraver la situation des collectivités locales.

 

II serait temps pour le Gouvernement de cesser de faire des budgets des collectivités  une variable d’ajustement du budget de l’Etat.

 

Sarkozy répète qu’il n’est pas question d’augmenter les impôts, trop facile quand on prend des décisions qui obligent les autres à le faire.

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25 août 2009 2 25 /08 /août /2009 17:11

Le maire UMP de Chaumont Luc Chatel avait décidé dans le budget municipal 2009 de sabrer 10 000 euros de subventions aux Francas, ce qui a conduit cette association d’éducation populaire à annoncer fin juillet la suppression du centre de loisirs qu’elle fait fonctionner chaque année au mois d’août à Chaumont en Haute-Marne.

Mais devant la colère des Chaumontois, la mairie s’est décidée à chercher des fonds pour permettre à l’association de poursuivre ses activités. Or, elle a dégoté un financement  … auprès du ministère de l’Education nationale ! (source Canard Enchaîné)

 

Quand le ministre vient au secours du maire …


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24 août 2009 1 24 /08 /août /2009 15:45

La Fédération des Deux-Sèvres du PCF organise sa fête de rentrée le samedi 5 septembre, de 14 heures à 23 heures, sur les bords de la Sèvre, sur l’aire du Moulin de Comporté, au bout du quai Métayer (un fléchage sera mis en place). Au programme, élections régionales, théâtre, musique et convivialité.

L’entrée est cette année gratuite, mais des bons de soutien (6 euros) sont mis en vente par les militants communistes et au siège de la Fédération deux-sévrienne du PCF, 23, rue des Fossés, BP 198, 79000 Niort (05 49 24 11 14) qui donneront droit au tirage d’une tombola (premier prix : une télé écran plat).


Le programme
- 14 heures : accueil du public et découverte des stands.
- 14h30 : Théâtre avec Stéphane Kéruel (Compagnie du chant de la carpe) avec la pièce « Et donc je m’acharne ! ».
- 15h30/17h30 : Débat animé par Jean-Pierre Gelot, secrétaire fédéral du PCF, sur le thème : « Les Régionales en 2010 et l’avenir du Front de gauche ».
- 17h45/18h45 : Théâtre avec Francis Lebarbier et Guy Denize (Les Matapeste) sur un texte de Georges Perec : « L’art et la manière d’aborder son chef de service pour lui demander une augmentation ».
- 19 heures : apéritif concert (gratuit).
- 20 heures/21 heures : repas fermier (sur réservation avant le 31 août par courrier au PCF, 23, rue des Fossés, BP 198, 79000 Niort ; ou par mail : pcf79@orange.fr). Le tarif du repas est de 10 euros (possibilité de demi-tarif pour les personnes à faibles ressources).
- 21 heures : concert avec le groupe « Son de bouc » (Trad à danser).



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