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14 février 2010 7 14 /02 /février /2010 16:35

J’évoquais il y a peu « la mafia des retraites chez les hauts fonctionnaires européens », en faisant notamment allusion au président de la commission européenne, José Manuel Barroso, l’apôtre de la rigueur économique. Comme tout bon libéral, ses propos valent pour les autres mais pas pour lui-même.

Selon un document comptable, les déplacements du président de la Commission européenne, le portugais Jose Manuel Barroso, pour représenter son institution finissent par coûter cher aux contribuables. Le montant de ses "missions" et "frais de représentation" s'est en effet élevé à 730.230 euros en 2009 avec 32.457 euros de frais de représentation contre 5.000 à 16.000 euros pour les 26 autres membres de la Commission qui ont dépensé au total près de 4 millions d'euros l'an passé.

La Commission européenne a répondu aux éventuelles critiques que Jose Manuel Barroso "voyage beaucoup" (66 déplacements dont 10 hors de l'Union européenne pour un total de 200 jours en 2009 avec beaucoup d'accompagnateurs),et que « la Commission européenne n'a pas d'avion et M. Barroso doit souvent avoir recours à des avions-taxis quand il n'y a pas de liaison directe. Il a eu recours à ce type de service à 23 reprises, dont quatre fois à l'étranger ».

Vous me direz que ce n’est rien à côté du coût du déplacement de Sarkozy à la Réunion en janvier dernier, chiffré à 1,6 million d’euros. Mais il est nécessaire de rappeler que ce sont toujours les mêmes qui prônent la rigueur et dépensent quant à eux sans compter.

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11 février 2010 4 11 /02 /février /2010 23:22

« On ne refera pas l’état sans les fonctionnaires, a fortiori contre eux, je veux le dire ce soir comme une profession de foi, je n’aime pas la façon dont on perle des fonctionnaires dans notre pays, chercher à opposer les salariés du secteur public à ceux du secteur privé est dangereux, chercher à faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques dont ils ne sont en rien responsables est indigne, oh je sais c’est pas habituel dans un discours d’un homme politique de droite, eh bien y va falloir s’y habituer. »

 

Difficile de croire que ces propos ont été tenus par Nicolas Sarkozy, et pourtant si . Mais il était alors candidat aux élections présidentielles. C’était à Périgueux le 12 octobre 2006.

 

« J’ai rien contre les fonctionnaires, ils font un bon travail, mais est-ce que vous pensez que l’avenir de vos enfants c’est uniquement des fonctionnaires ? Si y’a plus d’usines, plus d’activités économiques, qui va payer les dépenses de l’état ? Qui va les payer ? Vous croyez qu’on peut continuer comme ça, y sont payés avec vos impôts, avec les charges, comment les produits que vous fabriquez seront-ils compétitifs si on continue comme ça ? C’est pour ça que je souhaite pour vos enfants des emplois dans l’économie marchande, dans le privé pour créer de la richesse, et pas seulement pour créer des charges ». Propos tenus par Nicolas Sarkozy à St Dizier le 20 octobre 2009.

 

Ne pas faire des fonctionnaires les boucs émissaires de la faillite des politiques disait Sarkozy, c’est probablement la raison pour laquelle il a fait supprimer dans la fonction publique 28 000 postes en 2008, 30 000 en 2009, et que 34 000 seront supprimés en 2010.

 

Quant aux emplois créateurs de richesse, il suffit de voir que le nombre de chômeurs a augmenté de 701.000 personnes en 2009 (toutes catégories confondues), passant de 3,65 millions à fin 2008 à 4,35 millions de personnes.

 

Et en même temps, la dette de la France dépasse les 1400 milliards d’euros. Ce n'est pourtant pas de la faute des fonctionnaires !!!

 


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2 février 2010 2 02 /02 /février /2010 23:42

Chacun sait que Sarkozy a promis une réforme des retraites pour l’année 2010. «Il faudra que tout soit mis sur la table: l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité», a-t-il ajouté.

Tout mettre sur la table ? Vraiment tout ? Probablement que ne sera pas évoquée la retraite des hauts fonctionnaires européens, ces technocrates qui jouissent de retraites de nantis. Pour eux, c'est le jackpot. Ceux en poste depuis le milieu des années 1990 sont assurés de valider une carrière complète, et donc d'obtenir le maximum, à savoir 70 % du dernier salaire. Car, c'est à peine croyable, non seulement leurs pensions crèvent les plafonds mais il leur suffit de 15 ans et demi pour valider une carrière complète alors que pour nous, il faut travailler pendant 40 ans et bientôt 41 ans.

Face au déficit de nos systèmes de retraite, les technocrates de Bruxelles recommandent l'allongement des carrières : 37,5 ans, 40 ans, 41 ans (en 2012), 42 ans (en 2020), etc. Mais, pour eux, pas de problème, le taux plein c'est au bout de 15 ans et demi. De qui se moquent-ils ?

A l'origine, ces retraites étaient réservées aux membres de la Commission européenne, puis, au fil des années, elles ont également été accordées à d'autres fonctionnaires. Maintenant, ils sont toute une kyrielle à en profiter : juges, magistrats, greffiers, contrôleurs, médiateurs, etc. Le pire, dans cette affaire, c'est qu'ils ne cotisent même pas pour cette retraite. Pas un centime d'euro, tout est à la charge du contribuable.

Il est amusant de trouver dans cette liste le français Jacques Barrot, ancien ministre du Travail et des Affaires sociales sous Juppé entre 1995 et 1997 qui avait défendu le très contesté plan Juppé sur les retraites.

L'administration européenne, garante de l'orthodoxie budgétaire et si prompte à jouer les gendarmes vis-à-vis des États membres qui ne respectent pas les principes de bonne gestion et de rigueur économique, mène pour elle-même, aux frais des contribuables, une politique très laxiste. Il faut dire que figure parmi les bénéficiaires, le président de la commission européenne, José Manuel Barroso, qui émarge par ailleurs à 29 504 € mensuel, hors suppléments familiaux, auquel s’ajoute une indemnité de 464 033 €, sorte de golden parachute en cas de cessation de ses fonctions.

Le vie n’est pas dure pour tout le monde. Mais dites vous bien que ces gens-là sont tous ce qu’on appelle des libéraux. Il serait bon de vous en souvenir lors des élections.

Lien vers la liste des montants de retraite des hauts fonctionnaires européens


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1 février 2010 1 01 /02 /février /2010 15:03

Malgré l’impopularité de ses réformes, la suppression de milliers de postes, les coupes dans les budgets, la réforme du lycée ou de la formation, le gouvernement s’entête et reste sourd aux revendications. C’est « Cause toujours, tu m’intéresses ».

 

Après la décision du Ministre de l’Éducation Nationale, M. Luc Chatel, de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique, voilà à présent des sujets fondamentaux que ce même ministère veut supprimer dans le programme de sciences économiques et sociales, faisant souffler un vent de colère chez les profs concernés.

 

Selon leur association, l’Apses, le ministère a choisi délibérément d’évacuer du programme de sciences économiques et sociales (SES) proposé en classe de seconde la plupart des questions de société qui y étaient abordées jusqu’à présent : « l’emploi et le chômage » ou encore « les revenus et les inégalités ». « Taire les questions de société, c’est renoncer à la dimension citoyenne que véhiculent tous les enseignements généraux du lycée », s’agace l’Apses. L’Union nationale des lycéens dénonce, elle, un programme « dogmatique » et demande au ministère de revoir sa copie.

Après l’histoire-géographie, c’est donc au tour des sciences économiques.

 

Quant au français, notre leader minimo l’a déjà réformé, si l’on s’en tient à son expression orale de lundi dernier chez ses amis de TF1.

 
Quelques exemples :

 

"si on dit plus qu'est ce qui va et qu'est ce qui va pas", on peut se demander, qu’est-ce qui ne va pas ?

 

Concernant son « repliement  communautaire », il peut toujours essayer de faire rentrer ce nouveau mot dans le dictionnaire. Peu de chance qu’il y parvienne puisqu’un terme existe déjà avec « repli ».

 

Pour le pluriel, notre président a besoin d’aide. Pour cela, ce n’est pas en supprimant les RASED (Réseau d'aide aux élèves en difficulté). En effet, ça fait désordre de parler de « nos principals concurrents », de « nos principals partnaires ». Faut-il rappeler au président que les noms se terminant en "al" font leur pluriel en "aux" à l'exception de aval, bal, chacal, carnaval, festival, récital et régal. 

 

Ce sont des bases lors de l’apprentissage, mot masculin dont le président parle en ses termes « l'apprentissage, elle a (plein de vertus) ». Et l’apprenti, a t’il des qualités ?

 

Pour conclure ce florilège « nous sommes la dernière génération qui peuvent sauver le monde ».

 

Aie aie aie, sauve qui peut, car pour sauver la langue française et l’enseignement, ce n’est pas sur Sarkozy qu’il faut compter.

 

 

 

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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 23:37

« Nous n’avons pas besoin de traîtres qui nous rejoignent, qui quittent leur famille politique. »

Cette petite phrase a été prononcée par Dominique Bussereau, tête de liste UMP pour les régionales en Poitou-Charentes, mais également secrétaire d'Etat aux Transports et président du conseil général de Charente-Maritime. Quel cumulard !

Faisait-il allusion aux Eric Besson, Bernard Kouchner, Fadela Amara, Martin Hirsh, Jean Marie Bockel, personnalités classées à « gauche », mais qui ont rejoint le gouvernement Sarkozy.

Non point, il évoquait les candidats du Modem ayant rallié Ségolène Royal pour le 1er tour des régionales.

Mais sa sortie fait que les Besson, Kouchner, Amara, Hirsh, Bockel sont estampillés « traîtres » par Dominique Bussereau. On ne sait pas si ce sont les intéressés qui vont le moins apprécier, ou bien celui qui les a débauchés, un certain Nicolas Sarkozy ?


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18 janvier 2010 1 18 /01 /janvier /2010 17:22
Je reprends cette interview accordée par Emmanuel Todd au Monde à propos du débat sur l'identité nationale.

Démographe et historien, Emmanuel Todd, 58 ans, est ingénieur de recherche à l'Institut national d'études démographiques (INED).

Inspirateur du thème de la fracture sociale, repris par Jacques Chirac lors de sa campagne présidentielle de 1995, il observe depuis longtemps la coupure entre élites et classes populaires. Il livre pour la première fois son analyse du débat sur l'identité nationale. Sans dissimuler sa colère. "Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature", estime-t-il.

Que vous inspire le débat sur l'identité nationale ?

Je m'en suis tenu à l'écart autant que possible, car ce débat est, à mes yeux, vraiment pervers. Le gouvernement, à l'approche d'une échéance électorale, propose, je dirais même impose, une thématique de la nation contre l'islam. Je suis révulsé comme citoyen. En tant qu'historien, j'observe comment cette thématique de l'identité nationale a été activée par en haut, comme un projet assez cynique.


Quelle est votre analyse des enjeux de ce débat ?

Le Front national a commencé à s'incruster dans le monde ouvrier en 1986, à une époque où les élites refusaient de s'intéresser aux problèmes posés par l'intégration des populations immigrées.

On a alors senti une anxiété qui venait du bas de la société, qui a permis au Front national d'exister jusqu'en 2007. Comme je l'ai souligné dans mon livre, Le Destin des immigrés (Seuil), en 1994, la carte du vote FN était statistiquement déterminée par la présence d'immigrés d'origine maghrébine, qui cristallisaient une anxiété spécifique en raison de problèmes anthropologiques réels, liés à des différences de système de moeurs ou de statut de la femme. Depuis, les tensions se sont apaisées. Tous les sondages d'opinion le montrent : les thématiques de l'immigration, de l'islam sont en chute libre et sont passées largement derrière les inquiétudes économiques.

La réalité de la France est qu'elle est en train de réussir son processus d'intégration. Les populations d'origine musulmane de France sont globalement les plus laïcisées et les plus intégrées d'Europe, grâce à un taux élevé de mariages mixtes. Pour moi, le signe de cet apaisement est précisément l'effondrement du Front national.


On estime généralement que c'est la politique conduite par Nicolas Sarkozy qui a fait perdre des voix au Front national...

Les sarkozystes pensent qu'ils ont récupéré l'électorat du Front national parce qu'ils ont mené cette politique de provocation, parce que Nicolas Sarkozy a mis le feu aux banlieues, et que les appels du pied au FN ont été payants. Mais c'est une erreur d'interprétation. La poussée à droite de 2007, à la suite des émeutes de banlieue de 2005, n'était pas une confrontation sur l'immigration, mais davantage un ressentiment anti-jeunes exprimé par une population qui vieillit. N'oublions pas que Sarkozy est l'élu des vieux.


Comment qualifiez-vous cette droite ?

Je n'ose plus dire une droite de gouvernement. Ce n'est plus la droite, ce n'est pas juste la droite... Extrême droite, ultra-droite ? C'est quelque chose d'autre. Je n'ai pas de mot. Je pense de plus en plus que le sarkozysme est une pathologie sociale et relève d'une analyse durkheimienne - en termes d'anomie, de désintégration religieuse, de suicide - autant que d'une analyse marxiste - en termes de classes, avec des concepts de capital-socialisme ou d'émergence oligarchique.


Le chef de l'Etat a assuré qu'il s'efforçait de ne pas être "sourd aux cris du peuple". Qu'en pensez-vous ?

Pour moi, c'est un pur mensonge. Dans sa tribune au Monde, Sarkozy se gargarise du mot "peuple", il parle du peuple, au peuple. Mais ce qu'il propose aux Français parce qu'il n'arrive pas à résoudre les problèmes économiques du pays, c'est la haine de l'autre.

La société est très perdue mais je ne pense pas que les gens aient de grands doutes sur leur appartenance à la France. Je suis plutôt optimiste : quand on va vraiment au fond des choses et dans la durée, le tempérament égalitaire des Français fait qu'ils n'en ont rien à foutre des questions de couleur et d'origine ethnique ou religieuse !


Pourquoi, dans ces conditions, le gouvernement continue-t-il à reprendre à son compte une thématique de l'extrême droite ?

On est dans le registre de l'habitude. Sarkozy a un comportement et un vocabulaire extrêmement brutaux vis-à-vis des gamins de banlieue ; il les avait utilisés durant la campagne présidentielle tandis qu'il exprimait son hostilité à l'entrée de la Turquie dans l'Union européenne dans un langage codé pour activer le sentiment antimusulman. Il pense que cela pourrait marcher à nouveau.

Je me demande même si la stratégie de confrontation avec les pays musulmans - comme en Afghanistan ou sur l'Iran - n'est pas pour lui un élément du jeu intérieur. Peut-être que les relations entre les Hauts-de-Seine et la Seine-Saint-Denis, c'est déjà pour lui de la politique extérieure ? On peut se poser la question...

Si vous êtes au pouvoir et que vous n'arrivez à rien sur le plan économique, la recherche de boucs émissaires à tout prix devient comme une seconde nature. Comme un réflexe conditionné. Mais quand on est confronté à un pouvoir qui active les tensions entre les catégories de citoyens français, on est quand même forcé de penser à la recherche de boucs émissaires telle qu'elle a été pratiquée avant-guerre.


Quels sont les points de comparaison avec cette période ?

Un ministre a lui-même - c'est le retour du refoulé, c'est l'inconscient - fait référence au nazisme. (Christian Estrosi, le 26 novembre, a déclaré : "Si, à la veille du second conflit mondial, dans un temps où la crise économique envahissait tout, le peuple allemand avait entrepris d'interroger sur ce qui fonde réellement l'identité allemande, héritière des Lumières, patrie de Goethe et du romantisme, alors peut-être, aurions-nous évité l'atroce et douloureux naufrage de la civilisation européenne.") En manifestant d'ailleurs une ignorance de l'histoire tout à fait extraordinaire. Car la réalité de l'histoire allemande de l'entre-deux-guerres, c'est que ce n'était pas qu'un débat sur l'identité nationale. La différence était que les nazis étaient vraiment antisémites. Ils y croyaient et ils l'ont montré. La France n'est pas du tout dans ce schéma.

Il ne faut pas faire de confusion, mais on est quand même contraint de faire des comparaisons avec les extrêmes droites d'avant-guerre. Il y a toutes sortes de comportements qui sont nouveaux mais qui renvoient au passé. L'Etat se mettant à ce point au service du capital, c'est le fascisme. L'anti-intellectualisme, la haine du système d'enseignement, la chasse au nombre de profs, c'est aussi dans l'histoire du fascisme. De même que la capacité à dire tout et son contraire, cette caractéristique du sarkozysme.


La comparaison avec le fascisme, n'est-ce pas excessif ?

Il ne s'agit pas du tout de dire que c'est la même chose. Il y a de grandes différences. Mais on est en train d'entrer dans un système social et politique nouveau, qui correspond à une dérive vers la droite du système, dont certains traits rappellent la montée au pouvoir de l'extrême droite en Europe.


C'est pourtant Nicolas Sarkozy qui a nommé à des postes-clés plusieurs représentantes des filles d'immigrés...

L'habileté du sarkozysme est de fonctionner sur deux pôles : d'un côté la haine, le ressentiment ; de l'autre la mise en scène d'actes en faveur du culte musulman ou les nominations de Rachida Dati ou de Rama Yade au gouvernement. La réalité, c'est que dans tous les cas la thématique ethnique est utilisée pour faire oublier les thématiques de classe.

Propos recueillis par Jean-Baptiste de Montvalon et Sylvia Zappi

Article paru dans l'édition du 27.12.09

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15 janvier 2010 5 15 /01 /janvier /2010 22:37



Alors que le débat indigne sur l’identité nationale se poursuit, mêlant identité et immigration, la secrétaire d’état Nadine Morano s’est affichée à la réunion organisée à Charmes (Vosges), ville natale de Maurice Barrès, figure historique de la droite nationaliste française. Le « grand témoin » lors de ce débat n’était autre que le président de l’association locale Mémoire de Barrès.


Interpellée sur l’organisation de ce débat dans cette patrie de l’ultra nationaliste, elle a eu cette réponse : « Demain si je vais à Vichy, vous allez me parler de Pétain … Je n’ai pas à me justifier pour venir à Charmes … C’est comme si on disait, L’Édit de Nantes a été signé à Versailles, il a créé la guerre entre catholiques et protestants, on ne vient plus à Versailles. ”


On a bien compris que l’histoire ne fait pas partie des priorités de ce gouvernement, puisque le ministre de l’éducation nationale a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique.


Et là, Morano a tout faux !


L'édit de Nantes comme son nom l'indique, a été signé à Nantes par le roi Henri IV, et il a "créé" non pas la guerre mais la paix entre catholiques et protestants.


Cela ne fait que confirmer que ce gouvernement n’est pas composé  « d’élites ». Si encore elle fermait sa gueule !

 

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7 janvier 2010 4 07 /01 /janvier /2010 16:32

Je vous invite à écouter le discours prononcé par Hugo Chávez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela, au Sommet des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague, le 16 décembre 2009. Tout est dit dans ce discours et en plus avec de l’humour, ne serait-ce que lorsqu’il parle des spectres : capitalisme et socialisme. Vidéos avec sous-titrage en Français ou intervention à lire (discours intégral retranscrit).


A écouter ou lire impérativement, cela vous prendra 20 minutes pour la première vidéo et 6 minutes pour la seconde. Moins long qu’un journal télévisé et autrement plus enrichissant.

 

 


Chavez à Copenhague 1/2 Sous-titré fr
envoyé par librepenseur007. - L'info internationale vidéo.


Chavez à Copenhague 2/2 Sous-titré fr
envoyé par librepenseur007. - Regardez les dernières vidéos d'actu.


« Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Excellences, chers amis,

Je vous promets de ne pas parler plus longuement que celui qui a parlé le plus ici, cet après-midi.


Permettez-moi un premier commentaire, que j’aurais voulu aborder avec le point précédent, traité par les délégations du Brésil, de Chine, de l’Inde et de la Bolivie. Depuis notre place, nous avons demandé la parole, mais il ne nous a pas été possible de la prendre.


La représentante de Bolivie a dit –j’en profite pour saluer le camarade président Evo Morales, ici présent (Applaudissements), président de la République de Bolivie-, elle a dit entre autres choses ce qui suit –je l’ai noté sur ce papier : « Le texte présenté n’est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».


A peine suis-je arrivé que nous avons entendu la présidente de la séance précédente, la ministre, dire qu’il y avait un document, mais personne ne le connaît. J’ai réclamé le document, mais il ne nous est pas encore parvenu. Je crois que personne ne sait au juste ce que c’est que ce document, il doit être « top secret ». La camarade bolivienne n’avait donc pas tort de dire : « Il n‘est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».


Mais, Mesdames et Messieurs, ceci n’est-il pas justement à l’image de la réalité du monde ? Vivons-nous dans un monde démocratique ? Le système mondial se base-t-il sur l’inclusion ? Y a-t-il une once de démocratie ou d’inclusion à attendre du système mondial actuel ? Cette planète est régie par une dictature impériale, et depuis cette tribune, nous continuons de le dénoncer. A bas la dictature impériale, et vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète ! (Applaudissements)


L’exclusion que nous constatons ici en est le reflet. Il existe un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, ceux du Sud, à nous, ceux du tiers monde, à nous, les sous-développés, ou, comme le dit le grand ami Eduardo Galeano : nous, les pays écrasés par l’histoire qui nous est passée dessus comme un train.


Il n’y a donc vraiment pas lieu de s’en étonner : il n’y a pas de démocratie dans ce monde, et nous sommes confrontés ici, une fois de plus, à une preuve évidente de l’existence de la dictature impériale mondiale.


Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai bien compris…


Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle. J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (Applaudissements). Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en inquiètent sérieusement.


On pourrait dire, Monsieur le Président, qu’un spectre hante Copenhague, pour paraphraser Karl Marx, le grand Karl Marx. Un spectre hante les rues de Copenhague, et je crois qu’il hante cette salle en silence, il est là, parmi nous, il se glisse dans les couloirs, monte, descend. Ce spectre est un spectre qui épouvante tellement que presque personne n’ose même le nommer. Ce spectre, c’est le capitalisme ! (Applaudissements) Presque personne n’ose le nommer, mais il s’appelle capitalisme, et les peuples grondent dehors, entendez-les !


Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici. J’en cite un : « Ne changez pas le climat, changez le système. » (Applaudissements). Je le reprends à notre compte : Ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous pourrons commencer à sauver la planète. Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine.


Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls… Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit dans la rue : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé. » Et je crois que c’est vrai (Applaudissements). Si le climat avait été une banque capitaliste, une des plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé.


Je crois qu’Obama n’est pas arrivé. Il a reçu le prix Nobel de la Paix pratiquement le même jour où il envoyait 30 000 soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan, et le président des Etats-Unis va se présenter ici auréolé du prix Nobel de la Paix.


Les Etats-Unis détiennent la planche à billets, la machine à faire des dollars. C’est ainsi qu’ils ont sauvé, ou du moins croient avoir sauvé, les banques et le système capitaliste.


Bien, ceci était un commentaire en marge. Je voulais le faire avant, je levais la main pour pouvoir accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, la Chine, soutenir leur position intéressante et dire que le Venezuela et les pays de l’Alliance bolivarienne la partagent totalement, mais la parole ne m’a pas été donnée. Je vous demande seulement de ne pas compter ces minutes, M. le Président, ce n’était qu’une petite mise au point. (Applaudissements)


Figurez-vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer ici cet écrivain français, Hervé Kempf. Je vous recommande vivement ce livre, il existe en espagnol -Hervé est par ici-, en français bien sûr et en anglais sûrement : Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf. Voilà pourquoi le Christ a dit : « Il sera plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille que de faire entrer un riche au Royaume des Cieux. » C’est ce qu’a dit le Christ, Notre Seigneur. (Applaudissements)


Les riches détruisent la planète. Ils veulent peut-être aller s’installer dans une autre quand ils auront fini de détruire celle-ci. Peut-être caressent-ils ce projet. Mais pour le moment, on n’en voit pas d’autre à l’horizon de la galaxie.


J’ai feuilleté ce livre dès qu’il m’est parvenu - c’est Ignacio Ramonet, lui aussi présent dans cette salle, qui me l’a offert - et je retiens du prologue ou du préambule cette phrase, significative. Voilà ce qu’écrit Kempf : « Nous ne pourrons pas réduire la consommation de biens matériels à l’échelle mondiale si nous ne faisons pas en sorte que les puissants diminuent la leur de plusieurs crans, et si nous ne combattons pas l’inégalité. Il est nécessaire d’adjoindre au principe écologiste, si utile à l’heure de la prise de conscience –penser globalement et agir localement–, un autre principe qu’impose la situation : consommer moins et distribuer mieux. » C’est là un bon conseil que nous donne l’écrivain français Hervé Kempf.


Monsieur le Président, le changement climatique est sans aucun doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle : inondations, sécheresses, tempêtes sévères, ouragans, dégel ; montée du niveau moyen de la mer, acidification des océans, vagues de chaleur… Tous ceci aggrave l’impact des crises mondiales qui s’abattent sur nous.


L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète. Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, seven, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. Voilà pourquoi je m’étonne : il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les Etats-Unis dans les mêmes termes. Les Etats-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les Etats-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions. On ne peut pas demander la même chose aux Etats-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion. Espérons que les chefs d’Etat et de gouvernement pourront s’asseoir ensemble et discuter ces questions pour de bon, cartes sur table.


En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de déchets que nous ne sommes capables d’en traiter. La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité.


Malgré l’urgence, deux années de négociations se sont écoulées pour élaborer une seconde série d’engagements sous le Protocole de Kyoto, et nous participons à cette réunion sans être parvenus à un accord réel et significatif.


Soit dit en passant, sur ce texte surgi du néant - c’est ce qu’ont dit certains, dont le représentant chinois - le Venezuela annonce, les pays de l’ALBA, de l’Alliance bolivarienne annoncent que nous n’accepterons pas, qu’on le sache déjà, d’autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention. Ce sont des textes légitimes qui ont donné lieu ces dernières années et ces dernières heures à des débats intenses. Je crois que vous n’avez pas dormi. Vous n’avez ni déjeuné ni dormi, c’est bien cela ? Il ne semble pas logique, dans ces conditions, qu’un texte surgisse du néant, comme vous le dites.


Aujourd’hui, en ce moment même et jusqu’à présent, de toute évidence l’objectif scientifiquement établi de réduire les émissions de gaz polluants et de parvenir à un accord de coopération à long terme semble avoir échoué. Quelle en est la raison ? Il ne fait aucun doute que la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète. Que personne ne se sente blessée. Je ne fais que reprendre les propos du grand José Gervasio Artigas quand il affirmait : « Avec la vérité, je n’offense ni ne crains personne » ; mais il s’agit vraiment d’une attitude irresponsable, caractérisée par ses tergiversations, son exclusion, sa manipulation élitiste d’un problème qui nous incombe à tous et que nous ne pourrons résoudre que tous ensemble.


Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches, révèlent un manque de sensibilité et de solidarité flagrant envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies et aux désastres naturels.


M. le Président : il est indispensable de parvenir à un nouvel et seul accord applicable à des parties absolument inégales, par l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques, et basé sur le strict respect des principes énoncés dans la Convention.


Les pays développés devraient contracter des engagements contraignants, clairs et concrets de réduction de leurs émissions, et assumer des obligations d’assistance financière et technologique aux pays pauvres, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. A cet égard, la situation particulière des Etats insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.


M. le Président : le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité : les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.


Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale –je dis bien 40% de la population de la planète !– se partagent seulement 5% du revenu mondial.

Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000 naissances vivantes ; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement dans certains pays pauvres.


En outre, il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable ; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel du monde.


Mais, et la cause ? Quelle en est la cause ? Parlons-en un peu, ne nous dégageons pas de nos responsabilités, n’éludons pas la profondeur du problème. La cause, sans l’ombre d’un doute –je reviens sur cette question– de tout cette situation désastreuse, c’est le système métabolique destructeur du capital et son modèle incarné : le capitalisme.


J’ai ici une citation que j’aimerais vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, qui comme chacun sait, est brésilien, c’est-à-dire « notre-américain ».


Voici ce que dit Leonardo Boff sur cette question : « Qu’elle est la cause ? Eh bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre ». Et il cite quelque part Charles Darwin et sa théorie de la sélection naturelle, la survie des plus forts ; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.


Jean-Jacques Rousseau –il est bon de s’en souvenir– signalait quant à lui : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime ». C’est pourquoi l’empire parle de liberté : la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter, voilà sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase libératrice : « Seule la loi libère ».


Certains pays s’amusent à empêcher qu’un document soit adopté à cette rencontre. Pourquoi ? Parce que, précisément, ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, car le fait qu’il n’y ait pas de norme leur permet d’exercer leur liberté d’exploiter, leur liberté destructrice.

Faisons un effort et faisons pression, ici et dans les rues, pour qu’ici, de cette rencontre, naisse un engagement, un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre ! (Applaudissements).


M. le Président : Leonardo Boff se demande –vous avez connu Leonardo Boff ? J’ignore si Leonardo a pu faire le voyage. J’ai fait sa connaissance au Paraguay ; je l’ai toujours beaucoup lu– : « Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? ». La thèse du capitalisme du développement infini est un modèle destructeur. C’est un état de fait et nous devons l’accepter.


Et Boff de nous demander : « Que pouvons-nous attendre de Copenhague ? » A peine ce simple aveu : nous ne pouvons plus continuer ainsi, et un objectif simple : nous allons changer de cap ? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles agendas, sans documents issus du néant, et avec la vérité comme valeur ultime.


M. le Président, Mesdames et Messieurs, depuis le Venezuela nous demandons jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et de telles inégalités ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le VIH/sida déciment des populations entières ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que les affamés soient privés de la possibilité de se nourrir et de nourrir leurs enfants ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies curables ? Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’être innocents à seule fin que les puissants puissent s’approprier les ressources d’autres peuples ?


Que cessent les agressions et les guerres ! C’est que nous, les peuples du monde, demandons aux empires, à ceux qui prétendent continuer de dominer le monde et à nous exploiter. Nous ne voulons plus de bases militaires impériales ni de coups d’Etat ! Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et solidaires !


M. le Président, il y a près de deux siècles, un Vénézuélien universel, libérateur de nations et précurseur de consciences, légua à la postérité cet apophtegme, chargé de volonté : « Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous la forcerons à nous obéir ». C’était Simon Bolivar, le Libertador.


Depuis le Venezuela bolivarien où, un jour comme aujourd’hui… à propos, il y a exactement dix ans que nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie dite de Vargas ; depuis ce Venezuela dont la révolution tente de conquérir la justice pour tout son peuple, uniquement possible à travers la voie du socialisme… Le socialisme, cet autre spectre dont parlait Karl Marx, se promène aussi par là-bas ; mais il s’agit plutôt d’un « contre-spectre ». Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde.


Le socialisme, depuis ce même Venezuela qui, pour cette même raison, est en butte aux menaces de l’empire nord-américain, depuis les pays qui forment l’ALBA, l’Alliance bolivarienne, nous lançons notre exhortation. J’aimerais, avec tout le respect que je vous dois et du plus profond de mon âme, au nom de beaucoup sur cette planète, exhorter les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simon Bolivar, le Libertador : Si la nature destructrice du capitalisme s’oppose, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir ; n’attendons pas le bras croisés la mort de l’humanité.


L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme s’oppose, nous sommes dans l’obligation de livrer la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du véritable et plus profond humanisme. Si nous ne le faisons pas, la plus merveilleuse création de l’univers, l’être humain, disparaîtra, elle disparaîtra !


Cette planète à des milliards d’années, et elle a vécu pendant des milliards d’années sans nous, l’espèce humaine. Autrement dit, elle n’a pas besoin de nous pour exister. Par contre, nous ne pouvons pas vivre sans la Terre, et nous sommes en train de détruire la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes d’Amérique du Sud.


Pour conclure, M. le président, écoutons Fidel Castro lorsqu’il a dit : « Une espèce est en voie d’extinction : l’Homme ». Ecoutons Rosa Luxembourg lorsqu’elle a lancé : « Socialisme ou barbarie ». Ecoutons le Christ rédempteur lorsqu’il dit : « Bienvenus les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient ».


M. le Président, Mesdames et Messieurs, soyons capables de faire de cette Terre non pas la tombe de l’humanité ; faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.


M. le président, Mesdames et Messieurs, merci beaucoup et bon appétit (Applaudissements) »

 


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30 décembre 2009 3 30 /12 /décembre /2009 23:16

Encore une fois, le gouvernement vient d’accéder à la demande des patrons, la CGPME dans le cas présent (Confédération Générale des Petites et Moyennes Entreporises). Cette organisation se faisait de plus en plus pressante sur le gouvernement concernant le durcissement des sanctions financières pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'emploi de personnes handicapées, prévu au 1er janvier. "Les PME se battent dans des conditions économiques difficiles pour maintenir les emplois. Les pénaliser revient à les fragiliser", argumentait la CGPME dans une pétition lancée en novembre. Un plaidoyer auquel a cédé le gouvernement. Cela n’empêchait pas la secrétaire d'Etat à la famille et à la solidarité, Nadine Morano, d’assurer encore récemment qu'un tel report n'était "pas à l'ordre du jour".

 

Mais voilà qu’entre Noël et le jour de l’an, une source gouvernementale vient de déclarer que « le principe d'un report est acquis, il faut encore déterminer les modalités techniques de cet assouplissement » Les nouvelles mesures devaient entrer en vigueur le 1er janvier.

 

Le durcissement des sanctions financières pour les entreprises ne respectant pas leurs obligations en matière d'emploi de personnes handicapées, prévu au 1er janvier, sera reporté de quelques mois

 

Dans un communiqué, la Fnath (Fédération Nationale des Accidentés du travail et Handicapés) a regretté « un cadeau aux entreprises » qu'elle juge injustifié puisque la nouvelle réglementation « est connue des entreprises depuis la promulgation de la loi du 11 février 2005 » sur le handicap et a rappelé que « le taux de chômage des personnes handicapées reste deux fois supérieur à celui des travailleurs valides ».

 

Le gouvernement confirme une fois de plus les propos tenus à la Réunion en février 2007 par Nicolas Sarkozy. « Je serai un président comme Louis de Funès dans le Grand restaurant : servile avec les puissants, ignoble avec les faibles. J’adore. »

 


 

 

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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:25

Oui oui, vous avez bien lu, la nouvelle adresse c’est « Palais de l’Elysée  55 rue du Faubourg St Honoré.

Le mardi 22 décembre, Nicolas Sarkozy y recevait tous les chefs de file régionaux UMP pour le scrutin des régionales de mars prochain. « Une réunion à huis clos », murmure-t-on dans les couloirs du palais, destinée à préparer la campagne de son parti politique.

Voilà la France avec un président partisan de sa majorité UMP mais pas un président de tous les français. L’Elysée, Palais de la Présidence de la République transformé en siège de l’UMP pour une réunion de campagne. Proprement scandaleux !

Et pourtant là encore, ce petit homme faisait des promesses lors de la campagne des présidentielles de 2007. Son grand message en matière de gouvernance, c'était d'en finir avec une attitude trop partisane du chef de l'Etat. Le candidat Sarkozy disait ceci, un mois avant de devenir Président: « Je veux une République irréprochable, le Président de la République c'est l'homme de la Nation, ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan. Je veux être le Président de tous les français » (spot TV de campagne, avril 2007).

Une promesse mensongère de plus, mais DANGER, ça tourne à la véritable monarchie.


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