Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

7 mai 2010 5 07 /05 /mai /2010 23:30

Comme le dénonce l'Humanité Dimanche de cette semaine, l'UMP veut faire croire qu'il mobilise les foules. Suite à l'appel des syndicats pour une mobilisation contre la politique du gouvernement et notamment la future réforme des retraites, les jeunes populaires UMP annonçaient : " Nous ne pouvons pas les laisser occuper seuls le terrain le 1er mai ".


Et alors que seulement 30% des personnes interrogées déclarent faire confiance au chef de l'état, les jeunes sarkozystes tentent de faire croire que sa politique est capable de mobiliser les foules. Comment ?


Tout simplement en manipulant une photo d'agence (Getty images) montrant à l'origine des américains brandissant des pancartes blanches lors d'une manifestation.  A l'arrivée,  la photo laisse croire à une manifestation de soutien à la politique sarkozyste. Outre le logo des jeunes populaires UMP, on y trouve des slogans à la gloire de la politique rejetée par les deux-tiers des français.


Comme le dit l'Huma, puisque l'UMP prône la suppression des allocations familiales en cas de délinquance juvénile, eh bien, qu'il l'applique à ses petits Goebbels * pris en flagrant délit de forfaiture !



* Goebbels dont le nom reste indissolublement lié à l'emploi des techniques de la manipulation des masses.

 

manif-anti-obama.jpg

 

Photo originale de Getty images

 

 

1er mai ump

 

Photo trafiquée sur le tract UMP

Partager cet article
Repost0
23 avril 2010 5 23 /04 /avril /2010 21:56

Pour la quatrième fois depuis 1993, la droite au pouvoir lance une vaste offensive contre les retraites. En 15 ans, le niveau moyen des pensions a baissé de 20%. Et tel est bien l’objectif de la nouvelle contre-réforme : réduire encore le niveau des pensions pour ouvrir un espace au secteur privé – sous prétexte de « sauver le système par répartition ». Les retraites représentent un marché potentiel colossal que les capitalistes convoitent avidement. Pour eux, l’idéal serait un système privé par « capitalisation » individuelle. Et tant pis si beaucoup de travailleurs ne pourraient pas se le payer !

Le gouvernement s’est offert une pleine page, dans toute la presse, pour nous expliquer que l’espérance de vie est passée de 66 ans, en 1950, à 81 ans en 2010. Conclusion : « il va falloir travailler plus longtemps » – ce qui, selon la situation des salariés, se traduira soit par un report de l’âge de départ à la retraite, soit par une baisse des pensions. Ce message du gouvernement et du Medef est martelé sur tous les tons, du matin au soir, dans le but d’affaiblir la mobilisation syndicale.

L’argument de la droite sur « l’espérance de vie » est une vaste supercherie. D’une part, ces chiffres cachent de très grandes inégalités. L’espérance de vie d’un salarié de l’industrie est de 10 ans inférieure à celle des patrons qui engrangent les profits. Les parasites vivent bien plus longtemps que ceux qui créent les richesses. Par ailleurs, l’allongement de l’espérance de vie s’est accompagné d’une augmentation considérable de la productivité du travail. En 2010, un travailleur produit en moyenne 4 fois plus de richesses qu’en 1950 ! D’où la revendication historique du mouvement ouvrier pour baisser le temps de travail, qu’il s’agisse du temps de travail hebdomadaire, des congés payés ou du droit à la retraite à 60 ans.

Le fond du problème, c’est que le capitalisme ne peut même plus tolérer les conquêtes sociales du passé. La classe dirigeante veut nous faire payer la crise en s’attaquant à tout : éducation, santé, logement, retraites, assurance chômage, etc. La gauche et le mouvement syndical doivent préparer une riposte à la hauteur de cette offensive. Il est hors de question d’accepter le moindre recul supplémentaire. Dans le même temps, il faut remettre à l’ordre du jour la lutte pour en finir avec le pouvoir d’une poignée de multi-millionnaires sur l’économie du pays. Le programme du socialisme est plus que jamais d’actualité. Les énormes richesses de ce pays, les banques, la grande industrie, la grande distribution, doivent être nationalisées et placées sous le contrôle démocratique des salariés, dans le cadre d’un plan de production rationnel.

La Riposte

 


Partager cet article
Repost0
15 avril 2010 4 15 /04 /avril /2010 15:31

Au mois d’octobre 2009, j’avais déjà souligné la préférence de Delanoë pour Jean-Paul II plutôt que pour Robespierre. Eh bien le socialiste qu’il est côté face vient de montrer son côté sioniste côté pile, puisqu’il vient d’inaugurer sur les quais de la Seine une promenade Ben-Gourion.

Bertrand Delanoë ne peut ignorer que Ben Gourion a été l’architecte en chef de l’expulsion massive des Palestiniens de leurs terres en 1948, celui qui a couvert de son vivant la destruction de 418 villages palestiniens et les massacres de Deir Yassine et Kfar Kassem ! Des actes qu’il avait prémédités. En septembre 1937, il écrivait : « Nous devons expulser les Arabes et prendre leur place, et nous devons le faire avec violence. »  Onze ans plus tard, il expliquera que « l’acceptation de la partition (le plan de partage de la Palestine adopté par l’ONU) ne nous engage pas à renoncer à la Cisjordanie… Les frontières des aspirations sionistes sont les affaires des juifs. »

Cette décision est on ne peut plus mal venue puisque prise au moment où le gouvernement israélien poursuit sa politique de colonisation en Cisjordanie et à Jérusalem-Est.

Partager cet article
Repost0
12 avril 2010 1 12 /04 /avril /2010 15:44

Dans un entretien au JDD, Laurent Fabius a cette petite phrase : « Trouvez-moi quelqu’un de sérieux qui prônerait aujourd’hui la concurrence libre et non faussée ! » Allons, un petit effort.

Ses amis socialistes DSK qui dirige le FMI ou Pascal Lamy qui dirige l'OMC ne seraient donc pas des gens sérieux ? Pas plus les députés et sénateurs socialistes qui, en février 2008, en s’abstenant ou en votant oui à la proposition du président de la République de réformer la constitution ont clairement fait le choix de s’opposer à un nouveau référendum sur le traité constitutionnel européen. Celui-ci prévoit pourtant clairement « un espace de liberté, de sécurité et de justice sans frontières intérieures, et un marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée. » Une majorité de députés socialistes a même voté ensuite au parlement la ratification de ce traité européen de Lisbonne.

Et quand il est demandé à L Fabius si depuis 25 ans il avait douté des principes sociaux-démocrates, sa réponse est la suivante : « Personnellement, non. Mais beaucoup en France et ailleurs ont cru que le capitalisme pur et dur avait gagné sur toute la ligne. Cette résignation, ce fut le social-libéralisme, une sorte de pâté d’alouettes: on voit bien en quoi il est libéral, pas trop en quoi il est social. »

Un sujet que devrait méditer Manuel Valls, candidat ouvertement déclaré à la candidature à la candidature au PS. Il vient de sortir un livre, qu’il a appelé « Pouvoir » et dans lequel il veut casser les idées reçues à gauche. Les 35 heures « ont endommagé la compétitivité de notre économie », il est pour une présidentialisation accrue des institutions, il veut une nouvelle taxe carbone, il veut allonger la durée des cotisations pour les retraites et il est pour une limitation des dépenses publiques…

Il n’apparaît pas clairement que les socialistes aient renoncé au social-libéralisme !



Partager cet article
Repost0
9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 18:15

Le_Rire_-_Separation_de_l-Eglise_et_de_l-Etat.jpgLe 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État. Par cette loi, l'État manifeste sa volonté de neutralité religieuse

Cette neutralité, deux parlementaires UMP de la région Poitou-Charentes en font fi en adressant une lettre à certains élus, les invitant à « rejoindre librement » l'association «Chrétiens élus publics». Les auteurs du courrier sont le sénateur Jean-Pierre Raffarin, ancien 1er ministre, et Elisabeth Morin, députée européenne, tous deux par ailleurs anciens présidents de la région Poitou-Charentes. L' association en question a été créée en 2009 pour organiser un pèlerinage à Lourdes rassemblant des élus, Jean-Pierre Raffarin figurant au rang des participants de la première édition.

Pour l'édition 2010 ( du 9 au 11 avril), le sénateur a

donc pris la plume pour recruter de nouveaux volontaires : « Dans notre vie d'élu, consacrer du temps à la méditation et à la prière, […] vivre sa vie d'élu dans la foi, guidé par l'approche théologique de notre archevêque et de nos évêques […] ont apporté à chacun de nous une vraie richesse intérieure. » … « Vous êtes cordialement invité à participer à ce pèlerinage dont la conférence inaugurale [portera] sur l'avenir cultuel et culturel des églises et de l'Église en France ».

Faisant d'une pierre deux coups, Jean-Pierre Raffarin et Élisabeth Morin en profitent pour convier les élus destinataires au « rassemblement des Chrétiens élus publics du diocèse de Poitiers » le 27 novembre à Parthenay en présence de l'archevêque, Mgr Rouet. « Une après-midi de réflexion suivie d'un temps eucharistique  dans l'église de Châtillon-sur-Thouet », précise le programme.

Un élu local n’a pas apprécié de recevoir ce courrier, considérant « scandaleux de voir une invitation partisane, acheminée sur les fonds du Palais du Luxembourg. Ce type de pratiques doit cesser » dit-il.

En janvier 2008, je posais la question à propos de Sarkozy « Président ou chanoine ? » suite à ses déclarations sur les racines chrétiennes de la France. Certains ont du mal avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

Pour l'instant, que ce soit Sarkozy ou Raffarin, aucun n’a fait de miracles.

 



Partager cet article
Repost0
5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 10:43

Les inégalités se sont creusées entre Français les plus aisés et le reste de la population entre 2004 et 2007, les familles monoparentales, les ménages d'immigrés et les chômeurs restant très exposés à la pauvreté, relève l'Insee dans une étude diffusée le 2 avril.


La moyenne des très hauts revenus a augmenté «plus rapidement que (celle) de l'ensemble de la population» contribuant ainsi à creuser les inégalités «par le haut», note l'étude 2010 de l'Insee intitulée «Les revenus et le patrimoine des ménages».


Et le nombre de personnes riches est en forte augmentation: entre 2004 et 2007, le nombre de personnes dépassant les 100.000 euros de revenus annuels s'est ainsi accru de 28%, et celui dépassant les 500.000 euros de 70%.


Ceux-là disent Merci Sarkozy !

 

Sarko compresseur

 

Partager cet article
Repost0
2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:35

Selon les révélations du Canard Enchaîné, Rachida Dati a dû rendre les clés de la Peugeot 607 et se séparer des gardes du corps chargés de sa sécurité, mis à sa disposition jusqu’alors par le ministère de l’Intérieur.

 

Ah bon ! De quel droit disposait-elle d’une voiture avec chauffeur et de gardes du corps, le tout aux frais du contribuable. Rachida Dati n’était plus ministre à ce que je sache.

 

Selon la règle, ils peuvent conserver voiture et protection dans les six mois qui suivent la fin de leur action au sein du gouvernement. Cela faisait pourtant neuf mois que Rachida Dati ne fait plus partie du gouvernement.

 

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante avaient proclamé l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux. La devise de la République Liberté, Égalité, Fraternité puise ses origines dans la Révolution Française. Plus que jamais elle est mise à mal, alors va t-il  falloir une nouvelle révolution ? Liberté, Egalité, Fraternité ou la mort ?

 

Hôtel de ville de Troyes Photo JCO

 

P1110126.JPG

Partager cet article
Repost0
31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 23:06

Non ce n’est pas un poisson d’avril, mais un simple constat. Je n’ai pas écrit qu’il n’était plus le Président de la République (c’est bien dommage) mais plus le Président des Français.

 

C’est pourtant lui qui avait dit : « Je veux une République irréprochable, le Président de la République c'est l'homme de la Nation, ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan. Je veux être le Président de tous les français » (spot TV de campagne, avril 2007).

 

Il y a peu, il recevait à l’Elysée les chefs de file régionaux UMP pour le scrutin des régionales, ce qui m’avait amené à publier un article sur le changement d’adresse du siège de l’UMP. Eh bien mercredi, c’était au tour des députés UMP d’être reçus, il les avait déjà accueillis le 15 septembre dernier.  Prochainement, ce sera au tour des sénateurs UMP.

 

De par son comportement, Sarkozy confirme qu'il n’est plus le Président des Français mais celui d’un parti : l’UMP.

 

Sarkozy n’a donc plus aucune légitimité.


Partager cet article
Repost0
30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 16:15

Editorial de Patrick Le Hyarick dans l'Humanité

Les étrangleurs

 

Contrairement à ce qui se dit depuis des heures, le Conseil européen n’a pas décidé de sauver la Grèce. Il veut serrer encore plus le garrot qui étrangle le peuple grec, avec la baisse des salaires, le recul de l’âge de départ à la retraite, la casse des services publics. Et les Grecs sont les premières victimes d’un processus dévastateur qui a vocation à s’appliquer à d’autres pays. En un tour de passe-passe, ces éminences européennes mettent de l’argent fictif sur la table pour n’avoir rien à débourser. Et, décision gravissime, pour la première fois dans l’histoire, la superaustérité européenne sera pigmentée du mortel venin du Fonds monétaire international. Tout soutien, comme le dit le communiqué des chefs d’État, sera « soumis à de fortes conditionnalités ». Ce qui veut dire : renforcement de l’austérité, pression sur les salaires, démolition des acquis sociaux, privatisation des services publics, augmentation des impôts des particuliers.

 

Tout ce tralala tourne le dos à un financement à un taux d’intérêt européen raisonnable. Il sert à masquer le véritable objectif poursuivi : « Des incitations à retourner vers des financements de marché le plus vite possible, par une tarification adéquate du risque. » En bon français, cela veut dire que les peuples seront encore plus volés de leur travail et de leur retraite pour payer les intérêts de la dette. Rien n’est dit sur ces requins de la finance qui réassurent la dette des États. Ces derniers agissent comme une assurance incendie que vous contracteriez sur la maison de votre voisin. Vous auriez tout intérêt à y mettre le feu pour toucher le pactole…

 

Ce qui vient de se passer à cette réunion du Conseil européen est donc grave, inquiétant, révoltant ! Ce que nous n’avons cessé de dénoncer lors des débats sur les traités de Maastricht et de Lisbonne, se révèle rigoureusement exact. L’ultralibéralisme financier est incompatible avec la solidarité européenne, avec l’idée même d’une Europe unie. Encore moins d’une Europe des peuples. Tous ces gens ont menti sur la nature de l’euro, sur l’idée européenne. Une commissaire européenne, Viviane Reding, déclare même que nous sommes au « début d’un tsunami ». Des risques gravent pèsent en effet sur le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France. Et c’est aux populations qu’ils font payer la crise, au prix du sang et des larmes. L’euro ne doit plus être un outil de spéculation, mais un moyen de coopération. Le pacte dit de stabilité doit être changé en un nouveau pacte solidaire et écologique pour l’emploi, le développement durable, la formation. Grave est la décision induite par le Conseil européen de placer les budgets des États, des services sociaux, des sécurités sociales et des régimes de retraite sous la tutelle de la Banque centrale. Une Banque centrale utile devrait pouvoir aider à des refinancements à taux d’intérêt nuls pour défendre les finances publiques, l’emploi, les services publics et sociaux, les petites et moyennes entreprises.

 

Il faut dire « non » à ces étrangleurs, à ces briseurs de vies humaines. Le Parlement a voté, jeudi, un texte permettant une initiative citoyenne de pétition. Dans l’unité la plus large des citoyens et des organisations progressistes, utilisons ce mécanisme pour lancer une grande pétition européenne afin de changer les traités. Dans l’unité, agissons ici, du quartier à l’Union européenne, contre la superaustérité, le blocage des salaires, pour le droit au travail et à la retraite.


Partager cet article
Repost0
28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 23:28

Lors de son déplacement à Haïti le 17 février, N Sarkozy avait annoncé l’organisation par la France d’une « Conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti ». Cette conférence internationale s’est tenue le mardi 23 mars 2010 à Fort-de-France, en Martinique, et c’est Alain Joyandet secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie qui représentait la France.

Mais pour s’y rendre, alors que le gouvernement dispose d'une flotte d'avions, que la compagnie Air France assure plusieurs vols quotidiens vers la Martinique, le secrétaire d'Etat a préféré faire le déplacement en jet privé. Une des compagnies françaises approchées avait notamment proposé un aller-retour en Falcon 900 EX, mais il a décliné l'offre, se tournant vers un jet de la gamme au-dessus, un Falcon 7X, loué à une compagnie étrangère. Montant total de la facture : 116.500 euros.

Déjà, pour un déplacement à Port-au-Prince le 14 janvier, juste après le séisme, le ministère des affaires étrangères avait déboursé dans les 160.000 euros pour un Falcon 900 de 14 places.

Par ces temps de crise où les caisses sont vides et où le pouvoir demande des efforts aux français, on pourrait espérer que le gouvernement soit le premier à donner l’exemple. Mais non, ils agissent comme Sarkozy !

Partager cet article
Repost0