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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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9 avril 2010 5 09 /04 /avril /2010 18:15

Le_Rire_-_Separation_de_l-Eglise_et_de_l-Etat.jpgLe 9 décembre 1905, le député socialiste Aristide Briand fait voter la loi concernant la séparation des Églises et de l'État. Par cette loi, l'État manifeste sa volonté de neutralité religieuse

Cette neutralité, deux parlementaires UMP de la région Poitou-Charentes en font fi en adressant une lettre à certains élus, les invitant à « rejoindre librement » l'association «Chrétiens élus publics». Les auteurs du courrier sont le sénateur Jean-Pierre Raffarin, ancien 1er ministre, et Elisabeth Morin, députée européenne, tous deux par ailleurs anciens présidents de la région Poitou-Charentes. L' association en question a été créée en 2009 pour organiser un pèlerinage à Lourdes rassemblant des élus, Jean-Pierre Raffarin figurant au rang des participants de la première édition.

Pour l'édition 2010 ( du 9 au 11 avril), le sénateur a

donc pris la plume pour recruter de nouveaux volontaires : « Dans notre vie d'élu, consacrer du temps à la méditation et à la prière, […] vivre sa vie d'élu dans la foi, guidé par l'approche théologique de notre archevêque et de nos évêques […] ont apporté à chacun de nous une vraie richesse intérieure. » … « Vous êtes cordialement invité à participer à ce pèlerinage dont la conférence inaugurale [portera] sur l'avenir cultuel et culturel des églises et de l'Église en France ».

Faisant d'une pierre deux coups, Jean-Pierre Raffarin et Élisabeth Morin en profitent pour convier les élus destinataires au « rassemblement des Chrétiens élus publics du diocèse de Poitiers » le 27 novembre à Parthenay en présence de l'archevêque, Mgr Rouet. « Une après-midi de réflexion suivie d'un temps eucharistique  dans l'église de Châtillon-sur-Thouet », précise le programme.

Un élu local n’a pas apprécié de recevoir ce courrier, considérant « scandaleux de voir une invitation partisane, acheminée sur les fonds du Palais du Luxembourg. Ce type de pratiques doit cesser » dit-il.

En janvier 2008, je posais la question à propos de Sarkozy « Président ou chanoine ? » suite à ses déclarations sur les racines chrétiennes de la France. Certains ont du mal avec la séparation de l’Eglise et de l’Etat.

 

Pour l'instant, que ce soit Sarkozy ou Raffarin, aucun n’a fait de miracles.

 



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5 avril 2010 1 05 /04 /avril /2010 10:43

Les inégalités se sont creusées entre Français les plus aisés et le reste de la population entre 2004 et 2007, les familles monoparentales, les ménages d'immigrés et les chômeurs restant très exposés à la pauvreté, relève l'Insee dans une étude diffusée le 2 avril.


La moyenne des très hauts revenus a augmenté «plus rapidement que (celle) de l'ensemble de la population» contribuant ainsi à creuser les inégalités «par le haut», note l'étude 2010 de l'Insee intitulée «Les revenus et le patrimoine des ménages».


Et le nombre de personnes riches est en forte augmentation: entre 2004 et 2007, le nombre de personnes dépassant les 100.000 euros de revenus annuels s'est ainsi accru de 28%, et celui dépassant les 500.000 euros de 70%.


Ceux-là disent Merci Sarkozy !

 

Sarko compresseur

 

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2 avril 2010 5 02 /04 /avril /2010 10:35

Selon les révélations du Canard Enchaîné, Rachida Dati a dû rendre les clés de la Peugeot 607 et se séparer des gardes du corps chargés de sa sécurité, mis à sa disposition jusqu’alors par le ministère de l’Intérieur.

 

Ah bon ! De quel droit disposait-elle d’une voiture avec chauffeur et de gardes du corps, le tout aux frais du contribuable. Rachida Dati n’était plus ministre à ce que je sache.

 

Selon la règle, ils peuvent conserver voiture et protection dans les six mois qui suivent la fin de leur action au sein du gouvernement. Cela faisait pourtant neuf mois que Rachida Dati ne fait plus partie du gouvernement.

 

Dans la nuit du 4 août 1789, les députés de l'Assemblée nationale constituante avaient proclamé l'abolition de tous les droits et privilèges féodaux. La devise de la République Liberté, Égalité, Fraternité puise ses origines dans la Révolution Française. Plus que jamais elle est mise à mal, alors va t-il  falloir une nouvelle révolution ? Liberté, Egalité, Fraternité ou la mort ?

 

Hôtel de ville de Troyes Photo JCO

 

P1110126.JPG

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31 mars 2010 3 31 /03 /mars /2010 23:06

Non ce n’est pas un poisson d’avril, mais un simple constat. Je n’ai pas écrit qu’il n’était plus le Président de la République (c’est bien dommage) mais plus le Président des Français.

 

C’est pourtant lui qui avait dit : « Je veux une République irréprochable, le Président de la République c'est l'homme de la Nation, ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan. Je veux être le Président de tous les français » (spot TV de campagne, avril 2007).

 

Il y a peu, il recevait à l’Elysée les chefs de file régionaux UMP pour le scrutin des régionales, ce qui m’avait amené à publier un article sur le changement d’adresse du siège de l’UMP. Eh bien mercredi, c’était au tour des députés UMP d’être reçus, il les avait déjà accueillis le 15 septembre dernier.  Prochainement, ce sera au tour des sénateurs UMP.

 

De par son comportement, Sarkozy confirme qu'il n’est plus le Président des Français mais celui d’un parti : l’UMP.

 

Sarkozy n’a donc plus aucune légitimité.


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30 mars 2010 2 30 /03 /mars /2010 16:15

Editorial de Patrick Le Hyarick dans l'Humanité

Les étrangleurs

 

Contrairement à ce qui se dit depuis des heures, le Conseil européen n’a pas décidé de sauver la Grèce. Il veut serrer encore plus le garrot qui étrangle le peuple grec, avec la baisse des salaires, le recul de l’âge de départ à la retraite, la casse des services publics. Et les Grecs sont les premières victimes d’un processus dévastateur qui a vocation à s’appliquer à d’autres pays. En un tour de passe-passe, ces éminences européennes mettent de l’argent fictif sur la table pour n’avoir rien à débourser. Et, décision gravissime, pour la première fois dans l’histoire, la superaustérité européenne sera pigmentée du mortel venin du Fonds monétaire international. Tout soutien, comme le dit le communiqué des chefs d’État, sera « soumis à de fortes conditionnalités ». Ce qui veut dire : renforcement de l’austérité, pression sur les salaires, démolition des acquis sociaux, privatisation des services publics, augmentation des impôts des particuliers.

 

Tout ce tralala tourne le dos à un financement à un taux d’intérêt européen raisonnable. Il sert à masquer le véritable objectif poursuivi : « Des incitations à retourner vers des financements de marché le plus vite possible, par une tarification adéquate du risque. » En bon français, cela veut dire que les peuples seront encore plus volés de leur travail et de leur retraite pour payer les intérêts de la dette. Rien n’est dit sur ces requins de la finance qui réassurent la dette des États. Ces derniers agissent comme une assurance incendie que vous contracteriez sur la maison de votre voisin. Vous auriez tout intérêt à y mettre le feu pour toucher le pactole…

 

Ce qui vient de se passer à cette réunion du Conseil européen est donc grave, inquiétant, révoltant ! Ce que nous n’avons cessé de dénoncer lors des débats sur les traités de Maastricht et de Lisbonne, se révèle rigoureusement exact. L’ultralibéralisme financier est incompatible avec la solidarité européenne, avec l’idée même d’une Europe unie. Encore moins d’une Europe des peuples. Tous ces gens ont menti sur la nature de l’euro, sur l’idée européenne. Une commissaire européenne, Viviane Reding, déclare même que nous sommes au « début d’un tsunami ». Des risques gravent pèsent en effet sur le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France. Et c’est aux populations qu’ils font payer la crise, au prix du sang et des larmes. L’euro ne doit plus être un outil de spéculation, mais un moyen de coopération. Le pacte dit de stabilité doit être changé en un nouveau pacte solidaire et écologique pour l’emploi, le développement durable, la formation. Grave est la décision induite par le Conseil européen de placer les budgets des États, des services sociaux, des sécurités sociales et des régimes de retraite sous la tutelle de la Banque centrale. Une Banque centrale utile devrait pouvoir aider à des refinancements à taux d’intérêt nuls pour défendre les finances publiques, l’emploi, les services publics et sociaux, les petites et moyennes entreprises.

 

Il faut dire « non » à ces étrangleurs, à ces briseurs de vies humaines. Le Parlement a voté, jeudi, un texte permettant une initiative citoyenne de pétition. Dans l’unité la plus large des citoyens et des organisations progressistes, utilisons ce mécanisme pour lancer une grande pétition européenne afin de changer les traités. Dans l’unité, agissons ici, du quartier à l’Union européenne, contre la superaustérité, le blocage des salaires, pour le droit au travail et à la retraite.


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28 mars 2010 7 28 /03 /mars /2010 23:28

Lors de son déplacement à Haïti le 17 février, N Sarkozy avait annoncé l’organisation par la France d’une « Conférence internationale des villes et régions du monde pour la reconstruction d’Haïti ». Cette conférence internationale s’est tenue le mardi 23 mars 2010 à Fort-de-France, en Martinique, et c’est Alain Joyandet secrétaire d'Etat à la Coopération et à la Francophonie qui représentait la France.

Mais pour s’y rendre, alors que le gouvernement dispose d'une flotte d'avions, que la compagnie Air France assure plusieurs vols quotidiens vers la Martinique, le secrétaire d'Etat a préféré faire le déplacement en jet privé. Une des compagnies françaises approchées avait notamment proposé un aller-retour en Falcon 900 EX, mais il a décliné l'offre, se tournant vers un jet de la gamme au-dessus, un Falcon 7X, loué à une compagnie étrangère. Montant total de la facture : 116.500 euros.

Déjà, pour un déplacement à Port-au-Prince le 14 janvier, juste après le séisme, le ministère des affaires étrangères avait déboursé dans les 160.000 euros pour un Falcon 900 de 14 places.

Par ces temps de crise où les caisses sont vides et où le pouvoir demande des efforts aux français, on pourrait espérer que le gouvernement soit le premier à donner l’exemple. Mais non, ils agissent comme Sarkozy !

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27 mars 2010 6 27 /03 /mars /2010 18:23

L’enquête réalisée dimanche, par le CSA pour Liaisons sociales, risque de démentir quelques préjugés. C’est ainsi que le plus grand pourcentage de votes socialistes se trouve chez les proches de la CGT (42 %). C’est Solidaires qui tient la corde pour le Front de gauche (18 %), la CFTC pour l’UMP (47 %) et FO pour le Front national (17 %). Il s’agit d’une étude sur le vote de ceux qui se sentent proches de tel ou tel syndicat. Selon Jean-Daniel Levy, le directeur de CSA, cela représente près de 60 % des Français, un chiffre en augmentation constante depuis le début des années 1990. L’analyse ne porte pas sur la FSU et l’Unsa, trop peu citées, selon CSA, pour que les résultats soient fiables. Même moindre que dans l’ensemble (48 % contre 55 %), le pourcentage des abstentionnistes reste très élevé chez les sympathisants des syndicats dont on peut penser qu’ils sont moins « marginalisés ». Ce qui montre la profondeur de la crise politique. Les syndicalistes votent plus à gauche que les Français en général (58 % contre 50 %), et le clivage est assez net entre les syndicats dont les proches se situent nettement à gauche (CGT 74 %, CFDT 61 % et Solidaires 79 %) et ceux des amis de FO, de la CFTC et de la CGC dont le vote est assez marqué à droite si on ajoute les voix UMP et FN (respectivement 42 %, 50 % et 54 %). À FO, dont la ligne syndicale est souvent difficile à lire, se retrouve la plus grande hétérogénéité politique, avec des votes à 9 % pour l’extrême gauche, 8 % pour Europe Écologie, 26 % pour le PS, 25 % pour l’UMP et 17 % pour le Front national.

Deux autres éléments retiennent l’attention. Les listes d’extrême gauche recueillent les suffrages de 3 % des sympathisants des syndicats, le même niveau que pour l’ensemble des Français. Aux élections régionales de 2004, ces listes recueillaient 5 % des amis des syndicats et elles totalisaient 10 % des syndicalistes et des sympathisants lors de la dernière présidentielle. Les cégétistes et leurs proches ont ainsi voté en 2010 à 2 % pour l’extrême gauche quand ils avaient apporté 9 % de leurs voix en 2004 et 14 % à ses candidats à la présidentielle de 2007. Le deuxième élément est l’implantation du vote Europe Écologie qui totalise 13 % des suffrages des proches des syndicats, soit 1 point de mieux que pour l’ensemble des Français. Non seulement cela confirme que l’écologie n’est plus perçue en opposition au social, mais Jean-Daniel Levy l’analyse comme « l’expression d’une mise en sécurité ». Les écologistes occupent le terrain de ceux qui anticipent l’avenir.

L’étude montre aussi que 16 % de cégétistes ont voté pour le Front de gauche. Une remontée qui paraît fragile et témoigne d’une certaine persistance du décrochage entre la sympathie pour la CGT et le vote communiste. Les proches de la CGT votaient à 18 % pour le candidat communiste à la présidentielle de 2002, à 14 % pour les listes communistes aux régionales de 2004 et à 7 % pour Marie-George Buffet en 2007.

 

Article de Olivier Mayer dans l'Humanité du 25 mars

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21 mars 2010 7 21 /03 /mars /2010 23:09
Avec 20 ministres et secrétaires d'Etat (sur 39) qui étaient candidats aux élections régionales, dont huit comme têtes de listes, c'est une lourde défaite pour la majorité et son chef de file Nicolas Sarkozy. Il agissait ces derniers temps comme un chef de parti, se déplaçant fréquemment dans les régions où l’UMP plaçait ses espoirs de conquête. En janvier à Mayotte où il apporte un soutien discret à Didier Robert, tête de liste UMP en région Réunion,  en février en Corse, puis dans la région Centre, puis en Franche-Comté etc. Jusqu'à réunir les colistiers de Valérie Pécresse lors d'un petit-déjeuner à l'Elysée le 2 mars et terminer par une interview au Figaro Magazine le 13 mars, veille du scrutin. Que du hasard tout ça !

Avec plus de 54% des voix pour les forces de gauche et 36% à la droite, c'est un véritable camouflet pour le parti du président. S'y ajoute la moitié des électeurs qui ne viennent pas aux urnes dont beaucoup se posent la question de savoir à quoi sert la politique. Mais les premières réactions dimanche soir laissent interrogatives sur la compréhension du message qui a été adressé.

La secrétaire d’Etat aux Sports, Rama Yade, a assuré que le "message" des Français adressé à la majorité "sera entendu".  Christine Boutin, présidente du Parti chrétien-démocrate (PCD) allié à l’UMP, interrogée par l’AFP, a demandé dimanche soir à Nicolas Sarkozy de prendre "des orientations nouvelles". Le député (UMP) de l’Hérault Jean-Pierre Grand, proche de Dominique de Villepin, a déclaré que le "message du peuple français" au soir du second tour des élections régionales était "clair" et qu’il s’adressait au "président de la République et à lui seul". Sur ces propos, on pourrait penser "message reçu".

Mais Luc Chatel, porte-parole du gouvernement et ministre, a affirmé qu’il ne fallait "surtout pas changer de cap". Propos confirmés dans la bouche de la ministre de l’Economie, Christine Lagarde, qui affirmait qu’il fallait "impérativement poursuivre les réformes" malgré la défaite. Pour le patron de l'UMP Xavier Bertrand, "Ce soir je n'ai pas entendu qu'on disait non aux réformes" estimant qu'il fallait donc les poursuivre. On sait donc à quoi s'en tenir.

La journée d'action inter-professionnelle du 23 mars devra être un autre moment fort de la lutte contre ce pouvoir.

Mais toute la classe politique est interpellée, de droite comme de gauche, car d'alternance en alternance, elle n'a pas été capable ces dernières décennies d'apporter des réponses aux problèmes croissants des Français.

Ce n'est pas d'alternance dont on a besoin, mais d'une alternative qui s'attaque résolument au système capitaliste.

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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 23:06

A cette question, la réponse me paraissait évidente puisque parmi les professions de foi et les bulletins de vote, il y avait une liste « Pour une Alternative à gauche » soutenue entre autres par le NPA avec des candidats pour chaque département du Poitou-Charentes. Mais en regardant le blog du « Comité NPA Nord Deux-Sèvres », l’article traitant du résultat des régionales m’a interpellé.

On peut lire en titre « Résultats des listes soutenues par le NPA en France en Poitou-Charentes et en Deux-Sèvres 79 », et à la fin du tableau récapitulatif, on trouve en grands caractères gras de couleur rouge, « Nous rappelons que le NPA Nord Deux-Sèvres n'a pas  participé à ces élections en 79 ».


Le NPA Nord Deux-Sèvres ne serait-il pas le NPA ?

Pourtant, sur ce blog que je regarde régulièrement, au vu de la production d’articles sur les régionales, le NPA me semblait impliqué, montrant y compris l’intérêt porté à ses alliés potentiels. Ne titrait-il pas dans un article du 17 novembre, « Régionales : le NPA déplore l'option politique du PCF Poitou-Charentes de faire liste commune avec le PS » ? Sauf que ces camarades du NPA savaient fort bien qu’à l’issue des conférences régionales du PC, c’était le vote des militants communistes qui serait déterminant. Leur volonté était-elle déjà d’écarter cette possible unité ? Le vote des militants communistes fut clair puisque sur les 1567 inscrits, 58% des 1113 votants se prononcèrent pour le Front de Gauche dès le 1er tour, et 42% pour une alliance avec le PS. Ce résultat paraissait ouvrir les portes d’une large alliance à la gauche du PS. Malheureusement, il n’en a pas été ainsi, contrairement à ce qui s’est passé dans un certain nombre de régions.

Mais pouvait-il en être autrement puisque je découvre que dans les Deux-Sèvres, le NPA ne participait pas à ces élections, plus exactement le NPA Nord Deux-Sèvres. Ce dernier n’est-il pas le NPA ?

A chaque élection semble surgir un nouveau mouvement à gauche. Ce n’est pourtant pas de nouvelles formations à gauche dont notre pays a besoin, mais d’une mobilisation de la jeunesse et du salariat sur un programme qui désigne clairement les capitalistes comme les responsables de la crise, et qui s’attaque à leur pouvoir et leurs privilèges. Il est temps de préparer l’alternative, d’ouvrir la voie à la transformation sociale de la société.


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 23:37

Malgré l’engagement des membres du gouvernement et du président lui-même dans la campagne des régionales, les résultats du premier tour marquent un profond rejet de la politique réactionnaire du gouvernement Sarkozy. Le PS en est le premier bénéficiaire. Cependant, le niveau très élevé des abstentions doit relativiser ces résultats.

 

Les résultats du Front de Gauche sont très inégaux, avec des scores allant de 6 à 14% dans la plupart des régions, dépassant 10% dans quatre d’entre elles, mais d’autres en dessous de 5%, dont le Poitou-Charentes. En tant que militant communiste à l’intérieur du Front de Gauche en Poitou-Charentes, je ne peux m’en réjouir, mais cette donnée n’était pas écartée lorsque la majorité des militants a fait ce choix.

 

Dans un article de février pour la Riposte, j’écrivais qu’en se prononçant pour le Front de Gauche dès le 1er tour, « Les militants communistes qui ont fait ce choix sont conscients du fait qu’il se traduira sans doute par l’élection d’un moindre nombre d’élus communistes, au Conseil Régional de Poitou-Charentes. Mais ils ont privilégié des perspectives politiques plus claires, courageuses et combatives. Et pour aller jusqu’au bout de cette démarche, le PCF régional doit désormais exclure de fusionner, au deuxième tour, avec une liste PS-MoDem, ce que certains semblent malheureusement envisager. »

 

Avec 4,66%, la question de la fusion ne se pose plus pour le Front de Gauche. De toute façon, le maintien de personnalités du Modem sur la liste Royal écartait toute fusion. Mais si rien n'est changé par rapport à cette situation, il est clair qu’elle se privera d’électeurs de gauche au second tour. Tout dans son comportement montre qu’elle roule pour elle avant tout. Avez vous remarqué lors de sa déclaration dimanche soir, en arrière-plan,  pas un sigle ou une affiche du PS ne figuraient, mais seulement « Avec Ségolène Royal, Notre région, notre liberté, notre projet ». Toujours le même ego, le culte de SA personnalité.

 

Régionales Royal


Cela me fait repenser à ce que disait le sociologue Bourdieu lors d’un entretien « Gauche – Droite » où il soulève la question de cette politique métier où les membres des "élites" s’orientent vers la "droite" ou la "gauche" en fonction des places disponibles, sans qu’il existe une véritable différence dans les idées de base sur la conduite du pays. A propos de Ségolène Royal, il disait « Ségolène Royal, pour moi, instantanément, on sait qu’elle n’est pas de gauche »", et qu’elle « a ce que j’appelle un habitus, une manière d’être, de parler qui vous dit qu’elle est de droite, même si elle tient des propos de gauche »". Il se réfère également à l’un de ses élèves, professeur à l’ENA, pour qui Ségolène Royal avait choisi la gauche comme « plan de carrière ». Un exemple parmi d’autres de ces membres des "élites" qui auraient rejoint la gauche ne pouvant pas s’installer à droite. 

 

Le lien vers l’interview de Bourdieu.

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