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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 août 2010 5 27 /08 /août /2010 22:32

ARDDI et le Manifeste 79 (contre les idées de l’extrême droite) appellent toutes les Associations, les syndicats, les partis politiques, les élus et tous les citoyens à un rassemblement

 

le samedi 4 septembre 2010 à Niort

à 10h30 en bas de la place de la Brèche

 

pour protester contre le climat de xénophobie et de haine qui gagne notre pays depuis quelques semaines à la suite des déclarations du Président de la République ainsi que de certains ministres qui mettent dangereusement en cause "notre vivre ensemble" en stigmatisant des millions de personnes en raison de leur origine ou de leur situation sociale.

 

Nous ne pouvons pas accepter que le nécessaire respect de l’ordre public soit fallacieusement utiliser pour créer des distinctions entre les habitants de notre pays et désigner à la vindicte des boucs émissaires.

 

« Non aux boucs émissaires - Non à la xénophobie- Liberté,Egalité, Fraternité »

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26 août 2010 4 26 /08 /août /2010 18:36

Il y a peu, Hortefeux dénonçait « la gauche milliardaire ». Je ne sais pas s’il existe des milliardaires de gauche, mais dans le Top 10  des milliardaires Français, je n’en connais pas qui aient la réputation d’avoir une sensibilité de gauche.

 

Bernard Arnault, 60 ans, propriétaire de LVMH avec une richesse personnelle est de 16,5 milliards de dollars, Liliane Bettencourt, fortune personnelle de 13,4 milliards de dollars, les frères Alain et Gérard Wertheimer propriétaires de Chanel avec une richesse de 8 milliards de dollars, François Pinault et ses 7,6 milliards de dollars, Serge Dassault sénateur UMP avec une richesse personnelle de 5,4 milliards de dollars, Jean-Claude Decaux  avec une richesse personnelle de 3,2 milliards de dollars, les frères Martin et Olivier Bouygues qui ont une fortune estimée à 2,7 milliards de dollars … Seraient-ils de gauche ? On croit rêver.

 

Il y a peu, en grand ami de Sarkozy, le publicitaire Seguela déclarait ne pas supporter que le chef de l’Etat soit soupçonné d’être fasciné par le monde de l’argent.

 

N’étaient-ils pas au Fouquet’s les Hortefeux et Séguéla ? N’ont-ils pas vu quel était le clan fréquenté par ces milliardaires ? Et si Sarkozy en personne n’a pas de fortune, il est attiré par ceux qui en ont une. La fortune de la nouvelle First lady s'élèverait à quelque 18,7 millions d'euros, d'après une enquête publiée dans le numéro de février 2008 du magazine «Capital». Fille d'un riche industriel italien décédé en 1996, Carla Bruni a hérité, avec son frère et sa soeur, de deux somptueuses demeures: le château de Castagneto près de Turin et une villa dans le Var. Mais la belle Italienne serait également propriétaire de deux habitations à Paris, un appartement place des Ternes dans le XVIIe arrondissement et un hôtel particulier près de la porte d'Auteuil, dans le XVIe. Au total, son patrimoine immobilier est estimé à plus de 10 millions d'euros.

 

Le clan du fric et des milliardaires, c’est bien celui de Sarkozy.

 

 

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21 août 2010 6 21 /08 /août /2010 00:17

Depuis que l’affaire Bettencourt a propulsé Eric Woerth sur le devant de la scène, celui qui voulait se parer d’un costume de virginité n’en finit pas d’ apparaître dans un certain nombre d’affaires.

L’engagement de son épouse dans l’entreprise Clymène, filiale de l’Oréal, a fait suite à une démarche de Woerth auprès de Patrice De Maistre (gestionnaire des affaires Bettencourt).

Et il y a eu la remise d’une légion d’honneur pour « mérites éminents » à ce même Patrice de Maistre grâce à un coup de pouce décisif d’Eric Woerth après intervention d’Eric de Sérigny, vieux compagnon d’Eric Woerth, et membre de son cabinet au ministère du Budget.

        

Le site Mediapart a découvert en épluchant les comptes de campagne du micro-parti, d’Eric Woerth, que celui-ci avait obtenu un prêt de 6500 euros du Crédit Agricole à des conditions étonnantes. Il a fait état d’un revenu mensuel de 3000 euros au titre de sa fonction « d’ingénieur cadre technicien ». Et les 14 000 euros de revenus en tant que ministre ? Comme le souligne Mediapart, les comptes de campagne sont transmis à la commission nationale et consultables par tous. Aurait-il eu des choses à cacher ?

En 2009 et Eric Woerth a fait un joli cadeau à un homme d’affaire proche du sénateur maire Philippe Marini, et membre éminent de l’UMP, qui préside la Société des Courses de Compiègne. Contre un chèque de 2,5 millions d’euros, alors que le terrain en vaut dix fois plus, France Domaine a été contraint sous l’impulsion d’Eric Woerthde vendre à la SCC les 57 hectares comprenant un hippodrome et un golf. Le ministre de l’agriculture, Bruno Le Maire « s’est battu contre cette vente qu’il jugeait illégale »

Autre affaire, celle du cadeau fait aux héritiers du sculpteur César. Alors que 230 œuvres du célèbre sculpteur n’auraient pas été déclarées dans la succession, Eric Woerth serait intervenu directement dans le contrôle fiscal du contribuable. Et simple hasard probablement, l’exécuteur testamentaire du sculpteur est aussi Président de la fondation Cartier et généreux donateur de l’UMP. L’intervention d’Eric Woerth aurait permis l’annulation des pénalités, et un gain de 27 millions d’euros.

La dernière affaire en date nous est révélée sur le site de France-Inter. Eric de Sérigny est « senior partner » depuis juin 2009 auprès de la société en investissement financier « Athéma », intervenue en septembre 2009, dans le dossier Molex. « Athéma » a travaillé, selon ses propres mots, « en complémentarité » avec le cabinet d’avocats de la direction de l’usine de connectique automobile Molex, à Villemur-sur-Tarn (en Haute-Garonne), alors que les salariés de l’usine s’opposaient à leur licenciement. Or, le 24 mars 2010, soit deux jours après la nomination d’Eric Woerth au ministère du travail, le ministère accepte le licenciement « pour motif économique » des représentants du personnel de l’usine Molex… contre l’avis de l’Inspection du Travail ! L’avocat du comité d’entreprise et des salariés de Molex, Jean-Marc Dejean, se dit aujourd’hui « stupéfait » qu’Eric de Sérigny puisse conseiller « à la fois Molex et le ministre », Eric Woerth, et dénonce « un mélange des genres ».

Sarkozy a dit vouloir «  « engager la guerre contre les trafiquants, contre les voyous », mais il n’y a pas que la petite délinquance, et tant qu’à faire, autant commencer par la grande encore plus nuisible, et dans ce domaine, il ferait bien de commencer par son propre entourage.

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17 août 2010 2 17 /08 /août /2010 19:12

Les experts du Comité pour l'élimination de la discrimination raciale de l'ONU (CERD) ont dénoncé un « manque de volonté politique » face à une « recrudescence » des actes racistes en France. C’est dire l’image que donne de la France le gouvernement de Sarkozy ! Le gouvernement affirme que les politiques menées par la France visent à « garantir les libertés publiques » et le droit à la sécurité, « premier des droits de l'homme ». Le ministre de l'Intérieur, Brice Hortefeux, a beau démentir toute stigmatisation vis-à-vis des Roms ou des gens du voyage, les faits sont là.

Comme à Montreuil ou les policiers ont séparé les familles, mettant les hommes d'un côté pour les placer en garde à vue, et les femmes et les enfants de l'autre, menaçant les femmes de leur enlever la garde de leurs enfants si elles poursuivaient leur protestaition.

Drôle de conception des « Droits de l’homme ». Ce ne sont ni plus ni moins que les méthodes de la police de Vichy en 1940. Il est vrai que notre ministre de l’Intérieur a été condamné récemment pour propos racistes.

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6 août 2010 5 06 /08 /août /2010 23:30

« La délinquance, chacun sait qu'il y a des liens avec l'immigration, c'est souvent pas correct de le dire, mais chacun le sait », a affirmé le porte-parole du parti présidentiel, Frédéric Lefebvre.

 

Ces propos ont entrainé dès jeudi une réaction du PCF.

 

Depuis des mois, la majorité présidentielle se lâche : nous assistons à une véritable course à celui qui déclarera le propos le plus odieux. Et le grand gagnant de l’été n’est autre que le porte-parole de l’UMP. Entre un Ministre de l’intérieur condamné pour propos racistes, un Président de la République qui remet clairement en cause le principe d’égalité et un porte-parole de l’UMP qui affirme que les « étrangers » sont des délinquants, le choix n’a pas été simple.

 

En réponse à ce dernier, le PCF affirme qu’il existe bien des liens entre un homme, et sa capacité à dire n’importe quoi. Frédéric Lefebvre en a fait la plus belle démonstration ce matin sur Europe 1. Il existe, en France, une délinquance très grave, celle du racisme et cette violence là est condamnable par la loi. Ces propos ne sont pas tolérables et il faut qu’ils soient condamnés.

 

Dans la loi française toute discrimination fondée sur l’appartenance ou la non appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion est interdite. Puisque N Sarkozy n'accepte pas des situations de non-droit, eh bien que le droit s'applique : Lefebvre doit être poursuivi !

 


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5 août 2010 4 05 /08 /août /2010 21:34

Une avalanche de discours et d’annonces provocatrices s’est abattue depuis plusieurs jours sur notre pays. Jusqu’au plus haut niveau de l’Etat, on entend des propos qui étaient jusqu’à présent l’apanage de l’extrême droite.

 

Le président de la République, lui-même, montre du doigt des communautés et des groupes sociaux entiers, stigmatise les Roms, les Gens du voyage, les étrangers, les Français qui ne sont pas « de souche », les parents d’enfants délinquants, etc. Ce faisant, il ne lutte en rien contre la délinquance, qui est répréhensible pour tout individu sans distinction de nationalité ou d’origine : il met délibérément en cause les principes qui fondent l’égalité républicaine, alors que déjà une crise sociale et économique d’une extrême gravité menace la cohésion de la société tout entière.

 

En quelques jours, les plus hautes autorités de l’Etat sont passées de l’exploitation des préjugés contre les Gens du voyage au lien, désormais proclamé, entre immigration et délinquance, puis à la remise en cause de la nationalité française dans des termes inédits depuis 1945. Ce qui est à l’œuvre dans cette démarche s’inscrit dans une logique de désintégration sociale porteuse de graves dangers.

 

Il ne s’agit plus du débat légitime en démocratie sur la manière d’assurer la sûreté républicaine, mais bien d’une volonté de désigner comme a priori dangereuses des millions de personnes à raison de leur origine ou de leur situation sociale. Quelle que soit la légitimité que confère l’élection, aucun responsable politique n’a reçu mandat de violer les principes les plus élémentaires sur lesquels la République s’est construite.

 

Parce que le seuil ainsi franchi nous inquiète pour l’avenir de tous, nous, organisations associatives, syndicales et politiques diverses mais qui avons en commun l’attachement aux principes fondamentaux de la République laïque, démocratique et sociale, rappelons avec force que l’article 1er de la Constitution « assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion », et que toutes propositions qui méconnaîtraient cette règle fondatrice de la démocratie constituent une atteinte à la paix civile.

 

Nous n’accepterons sous aucun prétexte que le nécessaire respect de l’ordre public soit utilisé pour créer des distinctions entre les habitants de ce pays et désigner des boucs émissaires.

 

Nous appelons donc l’ensemble des citoyens de ce pays à manifester publiquement leur opposition aux stratégies de stigmatisation et de discrimination et aux logiques de « guerre » qui menacent le vivre ensemble. A cet effet, nous proposerons dans les prochains jours à la signature en ligne un « Appel citoyen » refusant toute politique de la peur ou de la haine. Et nous appelons à un grand rassemblement citoyen à l’occasion du 140e anniversaire de la République, le samedi 4 septembre Place de la République à Paris, à 14h00, et partout en France, pour dire ensemble notre attachement à la liberté, à l’égalité et à la fraternité qui sont et qui resteront notre bien commun.

 

Organisations signataires de l'appel à manifester le 4 septembre partout en France

AC ! Agir ensemble contre le chômage, Les Alternatifs, Les amoureux au banc public, Association de défense des droits de l’Homme au Maroc (ASDHOM), Association France Palestine Solidarité (AFPS), Association des Marocains en France (AMF), Association nationale des Gens du voyage catholiques (ANGVC), Association républicaine des anciens combattants (ARAC), ATTAC, Autremonde, Cedetim, Confédération française démocratique du travail (CFDT), Confédération générale du travail (CGT), La Confédération Paysanne, La Cimade, Le Cran, Droit au logement (DAL), Emmaüs France, Europe Ecologie, Fédération pour une alternative sociale et écologique (Fase), Fédération des associations de solidarité avec les travailleurs immigrés (FASTI), Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale (FNARS), Fédération SUD Education, Fédération syndicale unitaire (FSU), Fédération des Tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), FNASAT-Gens du voyage, Fondation Copernic, France Terre d’Asile, Gauche unitaire, Groupe d’information et de soutien des immigrés (GISTI), Les Jeunes Verts, Ligue des droits de l’Homme (LDH), Ligue de l’enseignement, Marches européennes, Médecins du Monde, Le Mouvement de la Paix, Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP), le Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), le Parti communiste français (PCF), le Parti de Gauche, le Parti socialiste (PS), Réseau d’alerte et d’intervention pour les droits de l’Homme (RAIDH), Réseau Education Sans Frontière (RESF), SNESUP-FSU, SOS Racisme, Syndicat des avocats de France (SAF), Syndicat de la magistrature (SM), Union syndicale Solidaires, Les Verts.

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31 juillet 2010 6 31 /07 /juillet /2010 17:06

Des conflits d’intérêts dans l’affaire Bettencourt-Woerth ? Allons, que des rencontres fortuites. Les 150 000 euros que L Bettencourt aurait accordé à Eric Woerth pour financer en 2007 la campagne de Sarkozy, la légion d’Honneur ( ?) remise à P de Maistre gérant de la fortune de L Bettencourt par Woerth, du hasard tout cela …

Comme pour l’économie numérique.


La revue française de généalogie nous apprend que la secrétaire d'Etat à la prospective et à l'économie numérique a lancé une grande consultation pour déterminer qui va numériser les documents d'archives, qui va les réutiliser, comment et dans quelles conditions financières ? C'est l'heure des grandes questions et peut-être aussi des premières réponses, concernant les enjeux de la numérisation des archives. Jusqu'au 7 juillet, les acteurs économiques sont invités par Nathalie Kosciusko-Morizet a donner leur avis et à déposer leurs projets « pour le développement des usages et services numériques »


Le groupe NotreFamille.com a fait acte de candidature aux appels à projets du grand emprunt, dans le cadre de la mission de numérisation, à laquelle sont alloués 750 millions d'euros. Cette entreprise cotée en Bourse vise à « apporter une solution française et économiquement viable à l'enjeu de la valorisation d'un pan essentiel du patrimoine archiviste français » explique la société. NotreFamille.com indique que le projet « s'inscrit dans la volonté d'optimiser l'utilisation des fonds publics grâce aux compétences du secteur privé dans la numérisation, la transcription et la mise à disposition des contenus auprès du grand public ».

 

Une précision pas inutile, dans le conseil d’administration de ce groupe, on retrouve un certain Pierre Kosciusko-Morizet, entrepreneur web bien connu, co-créateur du site de ventes en ligne PriceMinister, membre de l’association Renaissance numérique, un think-tank réunissant le gratin des entrepreneurs web français pour trouver des moyens de favoriser le développement du secteur numérique, et frère de la secrétaire d'état.

Il n’y a que les mauvais esprits (dont je dois faire partie) pour imaginer un risque de conflits d’intérêts.

 


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20 juillet 2010 2 20 /07 /juillet /2010 21:31

5%, c’est le taux d’imposition des revenus de Liliane Bettencourt. Et pour vous, c'est combien ?

 

Au-delà de l’imbroglio médiatico-judiciaire, l’affaire Bettencourt-Woerth a révélé cette injustice : pour un patrimoine estimé à 17 milliards, et des dividendes compris entre 200 et 300 millions d’euros annuels, l’héritière de l’Oréal ne paie que 40 millions d’euros d’impôts, soit 0,17% de son capital. Et en prime, un chèque de 30 millions d’euros en 2008 au titre du bouclier fiscal.

 

Qui dit mieux ?

 

Elle peut dire merci à Sarkozy et à sa clique !

 


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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 22:01

Une nouvelle fois, sa majesté a pu discourir tranquillement puisque David Pujadas n’a à aucun moment relancé le débat quand le président a pu dire des contre-vérités.

 

L'affaire Bettencourt-Woerth ? « Eric Woerth est un homme honnête, compétent qui a tout ma confiance.» Il n'a « jamais douté » de son innocence, et s'appuie sur le « rapport extrêmement fouillé de l'IGF. » Il aurait été utile que Pujadas relève que l'IGF opère sous l'autorité directe de Bercy, alors question indépendance ???   Passez votre chemin, il n'y a rien à voir !...

 

Sur les 30 millions d'euros de bouclier fiscal au profit de Mme Bettencourt ?...Sa seule réponse, vous n'avez pas honte de la pointer du doigt alors qu'elle contribue à l'effort national ?... Et pas de question dérangeante pour notre monarque sur ce bouclier fiscal qui devait faire revenir en France nombre d’évadés fiscaux. Ils sont toujours en Suisse ou dans d'autres paradis.

 

Sarkozy dément être un intime des Bettencourt, rappelant que le maître d'hôtel de la milliardaire lui-même a affirmé qu'il n'y avait été vu que trois fois en 17 ans. Mais pour quoi faire ? Au moment où ce pouvoir veut imposer la rigueur, chaque jour apporte des preuves sur les liens de consanguinité entre cette droite-là et les grandes fortunes.

 

La seule réponse du président des beaux quartiers et du Fouquet's aux millions de Français pour qui la vie quotidienne est de plus en plus difficile, c’est  l’injustice sociale. Il nous explique qu’il n’y a pas d’argent et supprime des emplois indispensables dans les services publics. Il n’envisage pas de revenir sur l’augmentation de 172% qu’il s’était accordé en 2008. Il cache les nouveaux sacrifices demandés aux étudiants, à celles et ceux qui cherchent un logement, aux handicapés, et il cache des projets d’augmentation des impôts ou de la CSG demain.

 

La réforme des retraites ?... Cessez de manifester, je resterai droit dans mes bottes. La cause des difficultés, c’est la retraite à 60 ans et les 35 heures. La question ne lui sera pas posée des 4 103 100 demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en janvier 2010, DOM compris. Si toutes ces personnes pouvaient travailler, cela en représenterait des cotisations retraites. Pourtant, lors de sa dernière émission télévisée, il avait lancé, sûr de lui, « vous verrez que le chômage va diminuer ! » On connaît le résultat. Son entêtement à figer la réforme des retraites dans les clous de l'injustice et l'inefficacité relève de l'arrogance de cette classe de privilégiés et de profiteurs que l'affaire Bettancourt-Woerth ne cessent de mettre en scène.

 

Pujadas n’était là que pour passer les plats au président, en véritable laquais. Comme l’a déclaré le SNJ-CGT de France Télévisions, c’est « une honte pour l'information de service public » . Cette émission « a été une heure de communication sans opposition avec un journaliste KO debout face au président, un journaliste complaisant, incompétent sur les dossiers traités, notamment sur les retraites, et laissant Nicolas Sarkozy avancer des contre-vérités ».

 

 

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9 juillet 2010 5 09 /07 /juillet /2010 18:34

L’Élysée a décidé de faire donner la garde rapprochée du chef de l’État pour bombarder la presse, l’opposition et dans la foulée l’opinion publique dans l’affaire qui enfièvre l’été, où d’obscurs personnages côtoient une figure emblématique de la finance et un ci-devant ministre du Budget, commis aujourd’hui aux relations avec le monde du travail (!). Au fil des jours, l’affaire Woerth-Bettencourt est devenue une affaire d’État, qui place désormais au premier plan le président de la République. Les déclarations incendiaires de Frédéric Lefebvre et de Nadine Morano, spécialisés dans la transmission « hard » de la pensée présidentielle, en font foi. Quel but poursuit Nicolas Sarkozy, dont on pourrait penser qu’il aurait tout intérêt à éteindre le feu, mais qui s’ingénie à souffler sur les braises, au risque de s’y brûler ?

 

L’une des hypothèses est que l’affaire serait si grave qu’il ne sert plus à rien, du point de vue de l’Élysée, de jouer l’apaisement, de se prêter ne fût-ce qu’à une apparence de transparence. La collusion, qui n’est pas un scoop journalistique mais une réalité du capitalisme, entre le pouvoir de droite et le monde de l’argent, prend avec cette affaire un tour si grossier, presque caricatural, que le pouvoir ne verrait plus d’autre recours que la fuite en avant dans la brutalité, l’insulte, les pressions sur la justice et sur les journalistes.

 

Ce n’est pas la presse qui a enregistré des conversations lourdes de sens, qui font ensuite l’objet de fuites, pas plus qu’elle n’est à l’origine des graves accusations échangées dans l’entourage de Liliane Bettencourt, ni de l’évocation des enveloppes bourrées de billets de banque, distribuées à l’UMP en dehors de toute légalité. Quand, de surcroît, l’un des protagonistes siège à Bercy et dirige la trésorerie du parti présidentiel, ce n’est pas violer le principe de la présomption d’innocence que de réclamer l’intervention de la justice, agissant en toute indépendance. Que répondent les proches du chef de l’État ? Xavier Bertrand parle de « méthodes fascistes », Frédéric Lefebvre ne craint pas de fustiger « une alliance immonde » entre l’opposition de gauche et des médias « aux relents d’extrême droite ». Si les mots ont un sens, la République serait menacée par ceux qui réclament que la lumière soit faite sur une bien ténébreuse affaire. Un véritable renversement des rôles.

 

Autre hypothèse, qui n’exclut pas la première, le gouvernement serait tenté de profiter de l’émoi que provoque dans l’opinion l’affaire Woerth-Bettencourt pour faire oublier le projet du report à soixante-deux ans de l’âge de départ à la retraite, qui sera adopté la semaine prochaine par le Conseil des ministres. Cette contre-réforme, qui s’attaque à des décennies de lutte du mouvement ouvrier, remet en cause une conception progressiste de la place du travail dans la vie humaine, de la solidarité dans la société. Devant un tel enjeu de démolition sociale, Nicolas Sarkozy est-il prêt à dégrader l’atmosphère politique, dût-il perdre encore quelques points supplémentaires dans les sondages qui le créditent d’une moyenne de seulement 30 % d’opinions favorables ? Il est difficile de justifier les liens financiers – impliquant des relations de subordination – entre la femme la plus riche de France, protégée par un bouclier fiscal qui lui restitue 30 millions d’euros par an, et un pouvoir politique représenté par le ministre du Budget/trésorier de l’UMP, après avoir bonimenté urbi et orbi sur la moralisation du capitalisme.

 

Jean-Paul Piérot Editorialiste à l'Humanité 

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