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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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3 novembre 2010 3 03 /11 /novembre /2010 18:32

Le 1er casseur n'est autre que Sarkozy ! Casseur du système de retraites par répartition, casseur du service public, casseur d'emplois au nom du profit pour les actionnaires et les banques. Sarkozy marche main dans la main avec Parisot. La violence est de leur côté, au nom de leur sacro-saint système économique qu'ils appellent "libéralisme", mais qui n'est rien d'autre que le capitalisme, ils font peser sur la population une violence sociale et économique inouïe pour le plus grand profit d'une poignée de nantis.

 

Et quand les travailleurs s'opposent à cette violence par la grève et les manifestations, ce pouvoir dépêche des hordes de CRS contre les salariés,  il fait donner la matraque et les lacrymogènes. Et face à la forte mobilisation populaire, comme des témoignages l'ont rapporté, des policiers au service de ce pouvoir vont jusqu'à utiliser des badges syndicaux pour infiltrer la manifestation et faire de la provocation verbale et physique pour entraîner des bagarres et de la casse, cela afin de discréditer le mouvement. Voir la vidéo ci-dessous.

 

C'est un aveu de faiblesse de la part du pouvoir. Ce gouvernement est prêt à tous les coups bas, combattons le pas à pas, et vite.

 

 

 

Casseurs.jpg

 

 


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30 octobre 2010 6 30 /10 /octobre /2010 23:16

Tribune parue dans l'Humanité du 29 octobre 2010 sur le thème des retraites où vous identifierez facilement les personnages traités dans un précédent article sur mon blog  « Déli d'initié chez les Sarkozy, si ce n'est toi c'est donc ton frère ».

 

Bonjour, dit le Petit Prince (*).

– Bonjour, dit le grand assureur Picaxa-Koffdéric.

– Que fais-tu ? demanda le Petit Prince.

– J’assure.

– Tu fais de l’escalade ?

– Oui, je fais grimper le taux de rendement de mes fonds.

– Tu as donc beaucoup d’argent. Comment l’as-tu obtenu ?

– Je collecte l’épargne, répondit le grand assureur Picaxa-Koffdéric. J’ai convaincu tous les gens de penser à leurs vieux jours, qu’ainsi je peux assurer.

– Et tu leur redonnes ce qu’ils t’ont confié, dit le Petit Prince. Tu ne gagnes donc rien, c’est tout à ton honneur.

– Ah, si ! rétorqua le grand assureur Picaxa-Koffdéric. D’une part, je place cette épargne, d’autre part, j’ai persuadé également le président qu’il allonge la durée de cotisation au système collectif et que, bientôt, il recule l’âge légal pour avoir droit à une retraite à taux plein. Ainsi, je récolte davantage et j’ai moins à verser.

Le Petit Prince réfléchit un instant et demanda :

– Les épargnants qui te confient leur argent ne s’insurgent-ils pas, puisque tu leur prends plus que tu ne leur rends ?

Le grand assureur Picaxa-Koffdéric prit un air professoral et répliqua :

– J’ai mis au point une technique imparable. Elle s’appelle neutralité actuarielle. Je calcule l’espérance de vie des gens. Ils partent à la retraite quand ils veulent et ils auront la même somme durant toute leur retraite, quel que soit l’âge où ils cessent de travailler. Je soustrais alors le rendement financier des capitaux que j’ai reçus et placés, et je verse le reste aux retraités sur une base stable, car il est désormais admis que la protection sociale ne doit plus progresser.

– Même si la richesse augmente, vous ne pouvez y consacrer un peu plus ?

– Non, car il faut beaucoup d’argent sur les marchés financiers.

Le Petit Prince, qui ne renonçait jamais à une question, s’entêta :

– Si ton argent est placé, tu ne l’as pas dans ta caisse et tu ne peux pas le verser aux retraités.

Le grand assureur Picaxa-Koffdéric commençait à s’impatienter mais répondit :

– Je fais circuler cet argent, je vends des titres, j’en rachète et j’en mets une bonne partie dans des centres offshore.

– Sur ta planète, il y a donc des petits coins de paradis sous les parapluies des grands pays. Tu es un assureur qui cherche à s’assurer.

Mais le grand assureur Picaxa-Koffdéric était déjà parti vers quelque destination accueillante.

Le Petit Prince reprit sa marche et rencontra son vieil ami le renard.

– L’assurance est-elle obligatoire sur votre planète ? lui demanda-t-il. Tout le monde s’assure-t-il et les assureurs se réassurent-ils à leur tour ? Ce n’est pas très rassurant. Si les assureurs éprouvent autant de peur de l’avenir que les personnes qu’ils assurent, comment celles-ci peuvent-elles leur accorder leur confiance ?

– C’est très simple, lui expliqua le renard. Tu te souviens que je te disais lors de ta dernière visite qu’on ne connaît bien que les choses qu’on apprivoise. Eh bien, les assureurs lancent un hameçon et, quand les citoyens y ont mordu, ils sont ferrés. C’est leur façon de les apprivoiser, qui est une capture, dès lors qu’ils ont obtenu du président le démantèlement de la Sécurité sociale.

– Quelqu’un prépare-t-il une résistance ou une riposte ? s’enquit le Petit Prince.

– Les syndicats font monter la température, répondit en souriant le renard. D’ailleurs, le climat se réchauffe.

– Oui, approuva le Petit Prince, j’ai observé votre effet de serre depuis mon étoile. Plus ça sent le roussi dans votre finance, plus ça chauffe au sol. Si les assureurs veulent capter toujours plus d’épargne afin de gonfler la Bourse, le résultat est assuré : votre étoile pâlira à mesure que la finance la consumera. Ne crois-tu pas que, pour résister à l’incendie, il faille retirer à la finance son combustible et garder vos retraites collectives ?

 

(*) Pour les trois premiers épisodes de ce conte, voir : Raconte-moi la crise, de Jean-Marie Harribey. Éditions Le Bord de l’eau, 2009.

 

Jean-Marie HARRIBEY - Economiste, maître de conférences à l'université Montesquieu - Bordeaux 4

 

 

10-10-27-guillaume-sarkozy.jpg

 

Dessin Placide


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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 16:46

menteurIl ne devait pas toucher à la retraite à 60 ans…

 

Nicolas Sarkozy dans un entretien au Monde daté du 22 janvier 2007, à la question : « Faut-il gardé la retraite à 60 ans ? » la réponse est : « Le droit à la retraite à 60 ans doit demeurer. »

 

Nicolas Sarkozy face caméra le 2 mai 2007 dans le cadre du 2ème tour de la campagne des présidentielles : « le financement des retraites est équilibré jusqu'à l'horizon 2020. » Le même jour, dans les studios de RTL, il est interrogé par Christophe Hondelatte sur la suggestion de Laurence Parisot la patronne du Medef de passer l'age de la retraite à 63 ans et demi. Elle déclare en effet « Si on ne fait pas ça, à un moment donné, on ne pourra plus payer les pensions. » La réponse est on ne peut plus claire : « Elle a le droit de dire ça, mais je dis que je ne le ferai pas, pour un certain nombre de raisons. La première c'est que je n'en ai pas parlé pendant la campagne présidentielle. Ce n'est pas un engagement que j'ai pris devant les français. Je n'ai donc pas de mandat pour faire cela et ça compte vous savez pour moi ».

 

 

Pour lui éviter d'être le roi des menteurs, poursuivons la lutte pour le retrait du texte de réforme des retraites.

 

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20 octobre 2010 3 20 /10 /octobre /2010 14:14

Nicolas Sarkozy sur TF1 le 25 janvier 2010. « Je garantirai la pérennité du régime de retraite… Je ne changerai pas le régime par répartition (…) par un régime où chacun épargnerait de son côté… Il faudra que tout soit mis sur la table : l’âge de la retraite, la durée de cotisation et la pénibilité. La seule piste que je ferme tout de suite, c’est celle de la diminution des pensions… La réforme des retraites concernera tout le monde… Les pensions sont trop basses... »

 

Encore des paroles, comme celles prononcées sur la retraite à 60 ans lors de sa campagne des présidentielles.

 

Et pendant que Sarkozy le président met en place une réforme qui va détruire le régime par répartition, Sarkozy le frère met tout en œuvre pour passer au tiroir caisse. Il faut savoir que le projet de réforme des retraites adopté le 15 septembre à l’Assemblée nationale contient dans les dernières pages un « titre V » entièrement consacré à la retraite par capitalisation. Guillaume Sarkozy, délégué général du groupe de retraite et de prévoyance Malakoff Médéric, ancien vice-président du Medef, vient de positionner son entreprise pour en faire un acteur majeur de la retraite complémentaire privée. Avec la Caisse des dépôts et consignations (CDC), bras armé financier de l’Etat, et sa filiale la Caisse nationale de prévoyance (CNP), il vient de créer la nouvelle société d’assurance Sevriena.

 

L’objectif de cette société est « la création, la gestion, la distribution de produits de retraite complémentaire par capitalisation, à titre collectif ou individuel, principalement à destination des entreprises et de leurs salariés, des associations et de leurs adhérents, des travailleurs non salariés et des retraites ; la création, la gestion et la distribution de produits d’épargne salariale à destination des entreprises et des salariés des entreprises ainsi que la tenue de compte et conservation ; et, à titre accessoire, la distribution de services liés à la retraite » Guillaume Sarkozy devrait occuper le poste de président du conseil de surveillance. Cette société va proposer ses produits à partir de 2011.

 

Et voilà comment en prétendant sauver le système de retraite, le président favorise son frère sur le dos des français. Vous croyez aux coïncidences ?

 

Il y a quelque chose de pourri au royaume de France !

 

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18 octobre 2010 1 18 /10 /octobre /2010 23:37

Ass Nat retraite

Texte de l'amendement présenté par les députés M. de Rugy, M. Yves Cochet, M. Mamère et Mme Poursinoff.

 

« Le Gouvernement présente au Parlement, avant le 31 décembre 2010, un rapport établissant la situation des régimes spécifiques de retraite des membres du Gouvernement et des parlemen-taires et définissant les conditions d'un alignement rapide et effectif de la situation de leurs régimes spécifiques sur le régime général, visant notamment à un encadrement strict des pen-sions reversées, tant dans leurs possibilités de cumuls que dans leurs montants.

 

EXPOSÉ SOMMAIRE

 

Nos concitoyens supportent de plus en plus difficilement l'idée selon laquelle leurs élus et représentants bénéficieraient, dans leurs rémunérations comme dans la gestion de leurs droits sociaux, de dispositions dérogatoires du droit commun. Les différents systèmes mis en place pour sécuriser l'exercice de responsabilités politiques demandent à être harmonisés, afin que l'ambition légitime de permettre à chacune et chacun de s'investir dans les affaires publiques ne soit plus perçue comme une tentative de créer ou laisser perdurer des privilèges indus. »

 

Argumentation de M. de Rugy pour défendre cet amendement

 

« Notre amendement porte sur les indemnités de retraite versées aux parlementaires et aux membres du Gouvernement et sur le cumul des différentes indemnités. Ce n’est pas le même amendement que ceux précédemment présentés par des collègues qui ont fait un amalgame, s’agissant des régimes spéciaux. Je ne méconnais évidemment pas la séparation des pouvoirs. Il ne s’agit donc pas de demander au Gouvernement de se prononcer sur un amendement traitant du régime des parlementaires. Je reconnais aussi que l’enjeu financier est évidemment très faible par rapport à celui des retraites. Toutefois, le symbole est important.

 

Les Français ont été extrêmement choqués par ce qu’ils ont appris. En effet, on leur a caché la pratique en vogue au Gouvernement depuis 2007. Un certain nombre de ministres cumulaient alors leur indemnité de ministre – fortement revalorisée, rappelons-le, au cours de la précédente législature puisque, si j’ai bonne mémoire, elle s’élevait aux alentours de 10 000 euros au minimum par mois pour un secrétaire d’État –, avec une retraite de parlementaire, de député ou de sénateur. De surcroît, la loi ayant été modifiée, un ministre élu en début de législature député ou sénateur, peut de nouveau siéger à l’Assemblée nationale ou au Sénat s’il vient à quitter le Gouvernement. Nous mesurons à quel point certains ont pu profiter des failles de la législation, ce qui est insupportable.

 

J’espère que l’Assemblée nationale saura prendre ses responsabilités. Le bureau de l’Assemblée, d’ailleurs sous la pression d’un certain nombre de débats externes, a pris les siennes. Je souhaite que ses conclusions aillent dans le sens d’un alignement sur le régime général. Nous plaiderons en tout cas, pour notre part, dans ce sens. Demeure toutefois la question des membres du Gouvernement. Je pense qu’en la matière, le principe numéro un est la transparence qui, nous le voyons bien, n’existe pas spontanément. Principe numéro deux : de nouvelles règles doivent être établies. Le plus simple serait bien évidemment l’alignement sur les conditions du régime général et l’interdiction par la loi de tout cumul des indemnités de ministre avec une retraite venant d’un autre mandat. Il en va également d’autres mandats d’élu local.

 

Nous sommes contraints de nous limiter à demander la présentation d’un rapport, sous peine de voir notre amendement tomber sous le couperet de l’article 40. Je vous demande donc de bien vouloir adopter cet amendement, ce qui prouverait que le Parlement veut avancer dans la voie de la transparence et de la réforme. »

 

Eh bien que croyez vous qu'il advint ? L'amendement a été rejeté !!!  Une majorité de députés refuse ainsi d'etre alignée sur la majorité des Français.

 


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14 octobre 2010 4 14 /10 /octobre /2010 23:34

L’entreprise Ryanair et son patron Michael O'Leary sont coutumiers dans la pratique du dumping social et du chantage à la subvention publique. Tout est bon pour ce PDG pour s’enrichir encore plus. C’est lui qui récemment envisageait de faire une économie drastique en supprimant les copilotes sur ses appareils. Mais voilà que mis en examen par le parquet d’Aix en Provence pour « travail dissimulé » à la suite de la plainte de plusieurs syndicats de personnels, la compagnie et son PDG ont décidé de quitter l’aéoport de Marseille.

 

Et Jean-Claude Gaudin, sénateur–maire de Marseille, de s’en prendre dans cette situation aux organisations syndicales. « C’est l’attitude des syndicats qui pousse Ryanair hors du territoire français. Dans tous les pays européens Ryanair peut exercer ses activités et c’est un comble qu’on ne puisse pas le faire sur le territoire national. Cela va engendrer à Marseille un millier de chômeurs. »

 

A la journaliste qui lui fait remarquer « qu’on ne peut pas reprocher aux syndicats de demander l’application de la loi » Gaudin n’a rien de mieux à répondre que « l’application de la loi, il me semble qu’il doit falloir modifier cela, changeons le décret ». J’espère que le gouvernement observera, et puisque ça peut se faire dans d’autres pays, ça doit pouvoir se faire aussi en France soulignant que la ministre de l'Economie Christine Lagarde comprendrait cela puisqu'elle a dit ne « pas être scandalisée » par la décision de Ryanair de quitter le territoire suite aux poursuites judiciares.

 

Interrogé ensuite sur le mouvement sur les retraites, il a été demandé à J-C Gaudin si là aussi il mettait en cause l’action des syndicats ? Et sa réponse en la circonstance est amusante compte tenu de ses propos précédents. « Quand même dans ce pays, c’est encore au parlement à faire la loi, ce n’est pas aux syndicats ni même à la rue de décider, nous sommes dans un état de droit ! »

 

Il l’a dit. Nous sommes dans un état de droit. Sauf que lorsque les organisations syndicales veulent faire respecter ce droit comme dans l’affaire Ryanair, eh bien M Gaudin ne trouve rien de mieux que de les taxer d’irresponsables et de demander un changement de loi !

 

Une fois de plus, l’UMP et ses élus montrent qu’ils sont au service du capital. Les salariés ont tout à perdre avec ces gens-là. Pour les empêcher de nuire, c’est d’un changement radical de société dont nous avons besoin, et le plus vite possible.

 

 

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5 octobre 2010 2 05 /10 /octobre /2010 16:32

 Réunion publique à NIORT

le mardi 12 octobre à 20 heures

Centre Du Guesclin Place Chanzy

Salle de Conférence n° 2


avec Alan Woods

 

Les militants du réseau « Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme » organisent une réunion publique sur le thème : « La crise du capitalisme et l’actualité du marxisme ». A cette occasion ils ont invité le militant et théoricien marxiste Alan Woods, rédacteur en chef de www.marxist.com et auteur de nombreux livres et articles. Alan Woods est également le président de la campagne internationale « Pas touche au Venezuela ! »

 

La restauration du capitalisme en ex-URSS et en Chine signifiait l’intégration dans l’économie capitaliste mondiale d’une population de deux milliards d’individus. Mais les marchés internationaux sont de nouveau saturés. Un effondrement général du système bancaire n’a été évité que par le versement de centaines de milliards d’euros dans les coffres des banques. La crise bancaire est ainsi devenue une crise des finances publiques. En France, la dette publique s’élève désormais à plus de 1600 milliards d’euros, soit près de 84 % du PIB annuel. Le gouvernement veut retrouver les sommes colossales versées aux banques au détriment de la masse de la population. Les conquêtes sociales du passé sont menacées, rognées, détruites. Combien de temps cette situation peut-elle durer sans provoquer une explosion sociale ?

 

A partir d’une analyse des causes fondamentales de la crise économique internationale et des perspectives sociales qui en découlent, Alan Woods expliquera la pertinence des idées du marxisme à notre époque. Les réunions sont ouvertes non seulement aux militants communistes et syndicaux, mais aussi à tous ceux qui s’intéressent aux idées marxistes. Conformément à notre façon d’organiser les réunions de ce type, l’intervention d’Alan Woods sera suivie d’un débat au cours duquel tous les participants auront la possibilité de présenter leur point de vue ou de poser des questions. Alan Woods y répondra dans sa conclusion.

 

 

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2 octobre 2010 6 02 /10 /octobre /2010 06:31

Les mobilisations du 7 et 23 septembre étaient d’une puissance inégalée depuis la lutte contre le CPE, en 2006. Elles étaient soutenues par une très large majorité des salariés du pays. Mais le gouvernement s’y était préparé. Les « concessions » mineures annoncées au lendemain du 7 septembre ne touchent pas au cœur de la contre-réforme des retraites. Leur unique fonction était de maintenir l’illusion d’un « dialogue » avec les syndicats.

 

Sarkozy et Fillon sont déterminés à faire face à des mobilisations syndicales de 24 heures, même massives. L’enjeu est décisif, pour cette minorité richissime dont ils défendent les intérêts. La destruction de nos retraites, comme la casse programmée de toutes nos conquêtes sociales, est une nécessité vitale pour la classe capitaliste, qui est confrontée à une crise économique majeure et à des déficits publics colossaux. Le gouvernement table sur un scénario semblable à la lutte de 2003 contre la « réforme Fillon », lorsque la participation aux journées d’action avait fini par refluer.

 

Les directions confédérales doivent dire la vérité aux travailleurs : sans un mouvement de grève illimité semblable à celui de décembre 1995, il est très probable que le gouvernement passera en force. En s’orientant vers une grève reconductible à partir du 12 octobre, à la SNCF, les syndicats de cheminots montrent la voie. Une grève illimitée des transports – comme en 95 – faciliterait l’implication d’autres catégories de travailleurs dans la grève. De même, une grève illimitée des salariés des raffineries de pétrole jetterait le gouvernement sur la défensive. On ne prétend que de telles actions soient faciles à organiser. Mais sans cela, une victoire de notre camp semble exclue.

 

La droite dehors ! Pour des élections anticipées !

Le gouvernement atteint des sommets d’impopularité. L’interminable chronique des « affaires » accélère sa décomposition. Dans ce contexte, la lutte contre la réforme des retraites ne peut être dissociée d’une lutte contre l’ensemble de la politique réactionnaire du gouvernement. De très larges couches de la jeunesse et du salariat brûlent d’indignation contre Sarkozy et sa clique. C’est un avantage qu’il nous faut exploiter en élargissant le front revendicatif à la question des salaires, de l’emploi, de la santé, de l’éducation, etc.

 

Une lutte générale contre le gouvernement Sarkozy pose la question de l’alternative immédiate à la droite au pouvoir, sans attendre 2012. Toutes les conditions sont réunies pour qu’un appel à des élections anticipées – présidentielles et législatives – rencontre un puissant écho, dans la population, et renforce la mobilisation en cours. Sarkozy, Woerth et toute la droite, dehors ! Dans le même temps, les partis de gauche doivent présenter un programme qui s’attaque sérieusement au pouvoir de la classe dirigeante. Par exemple, il faut lutter pour la nationalisation des banques et des compagnies d’assurance, qui tournent autour de nos retraites – un « marché » potentiellement colossal – comme autant de vautours. Et ce qui vaut pour le secteur financier vaut pour tous les grands leviers de l’économie. Ils doivent être arrachés des mains des capitalistes et placés sous le contrôle démocratique des salariés. Ce programme socialiste est la seule alternative sérieuse au capitalisme en crise.

 

Retrait de la contre-réforme !

Pour une grève illimitée des secteurs clés de l’économie !

Chasser la droite du pouvoir ! En finir avec le capitalisme !

 

La Riposte

 

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29 septembre 2010 3 29 /09 /septembre /2010 23:37

En mars 1941, le Maréchal Pétain, chef du gouvernement de Vichy avait créé un commissariat général aux questions juives et nommé Xavier Vallat à sa tête. En quelques mois, ce commissaire aux questions juives va faire preuve de zèle et édicte une cinquantaine de lois et décrets raciaux. Ce bon soldat de Vichy sera débarqué par les allemands au printemps 1942 et cèdera sa place à Darquier de Pellepoix, un collaborateur fanatique. Pour eux, le « bon français » est tout à la fois, patriote, catholique, père de famille et français de souche. Pucheu ministre de l’intérieur à cette époque désignera les otages français du camp de Chateaubriand fusillés par les Allemands en octobre 1941. A ceux qui lui reprocheront d'avoir choisi les noms à la place des Allemands, il répondra que souhaitant éviter la mort de "bons Français", il avait préféré désigner des militants communistes.

 

Aujourd’hui, c’est Besson le ministre de l’immigration qui parle de "bons français". Il vient de déclarer sans équivoque « si mon ministère peut être une machine à fabriquer de bons Français, je serai très heureux. » et cela au moment où a commencé à l’assemblée nationale le débat sur l'examen du projet de loi "Immigration, intégration et nationalité". Ce texte reprend les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy à Grenoble, où le chef de l'État avait lié immigration et délinquance. Il élargit la liste des motifs de déchéance de nationalité pour les Français récemment naturalisés et comporte des mesures relatives aux campements illicites et qui visent à faciliter l'expulsion de ressortissants de l'Union européenne, comme les Roms.

 

« L’immigration choisie », avait dit Sarkozy. « Une fabrique à bons Français », a traduit Éric Besson. Ils font honte à la France des droits de l’homme. Haro sur cette « loi de la honte ».

 

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20 septembre 2010 1 20 /09 /septembre /2010 22:54

 

Il y avait encore foule cette année à la Fête de l’huma, près de 600 000 semble t-il, et le soleil était lui aussi au rendez-vous. Le programme est si « riche » qu’il oblige à faire des choix. Certains privilégient les spectacles quand d’autres font plutôt le choix des débats, mais là aussi, vu la quantité (près d'une centaine de débats durant tout le week-end sur la fête), on passe obligatoirement à côté de plein de choses intéressantes. Et tout ça sans oublier l’ambiance de la fête dans les allées et au gré des stands.

 

Voici quelques photos pour illustrer la fête vue à travers mon objectif. En fin d'article, le lien pour le diaporama plus complet.

 

Demandez le programme

 

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La grande scène

 

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Les 80 ans de la  fête de l'Huma par les affiches

 

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Débat sur les retraites

 

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Débat sur les sans-papiers

 

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Les témoignages parmi d'autres de Mohamed Abtoulatlif  jeune comorien de vingt ans et de Duygu Kaplan jeune kurde de Turquie. Des témoignages qui forcent le respect.

 

 

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Débat sur les discriminations des quartiers populaires  ...     ou bien sur l'enseignement ...

 

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Présentation par Gérard Mordillat de la série les Vivants et les Morts qui sera programmée à partir d'octobre sur France 2

L'écrivain et cinéaste a récemment écrit dans une préface "La France n'a pas besoin de réformes, elle a besoin d'une révolution".

 

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Des messages un peu partout dans la fête

 


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La soirée hommage à Jean Ferrat avec Natache Ezdra et Francesca Soleville

 

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Un grand moment à l'espace théâtre avec la Compagnie Jolie Môme ... La révolution est en marche

 

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L'orchestre philarmonique de Radio-France sur la grande scène, puis Dutronc

 

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Sans oublier le meeting politique

 

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Mais que tout ceci est fatiguant pour certains ...

 

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Toutes ces photos et bien plus encore en diaporama en cliquant sur ce lien

Mes photos de la Fête de l'Huma 2010

 

 

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