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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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28 mars 2011 1 28 /03 /mars /2011 22:25

« Je veux une République irréprochable, le Président de la République c'est l'homme de la Nation, ce n'est pas l'homme d'un parti, ce n'est pas l'homme d'un clan. Je veux être le Président de tous les français » (spot TV de campagne, avril 2007)

 

C'était la propagande de campagne, mais c'est raté;  comme d'autres promesses, cet engagement est passé à la trappe.  L'Elysée est devenu le lieu de réunion fréquent pour traiter les affaires de l'UMP et non de la nation.

 

Il y a les réunions hebdomafaires des dirigeants de l'UMP.  Il y a également de fréquentes réunions des députés ou sénateurs UMP. Mais dans le cadre de chaque élection, c'est un lieu de passage incontournable pour la direction de l'UMP. Il y a les va-et-vient dignes de ceux d'un remaniemnt gouvernemental. Cela avait été le cas lors des élections régionales, où Sarkozy avait reçu tous les chefs de file régionaux UMP dans une réunion à huis clos destinée à préparer la campagne de son parti politique. 

 

Ce lundi, suite aux élections cantonales, il recevait des responsables UMP, et il mettait en garde «ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de notre famille». De quelle famille parlait-il, de la France ? Non, de sa famille politique, l'UMP. 

 

Il réglait aussi la situation des Hauts de Seine, son ancien fief, puisque selon des informations du Figaro, Patrick Devedjan et Jean Sarkozy, les deux nouveaux alliés, ont enterré la hache de guerre lundi en fin d’après-midi à l’Elysée, où ils se sont retrouvés autour de Nicolas Sarkozy.

 

"Ce n'est pas l'homme d'un parti" disait-il, mais une nouvelle fois, la preuve est faite que ce n'est pas l'intérêt général qui guide Sarkozy. Il est bien davantage chef de parti que président de tous les français.

 

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24 mars 2011 4 24 /03 /mars /2011 23:37

Xavier Cantat, compagnon de la secrétaire nationale d'Europe Ecologie Les Verts a décidé d'appeler à voter blanc dans le canton où il est arrivé en 3ème position avec 14,1% des voix derrière le candidat PCF (47,7%) et celui du FN (23,3%). Il adopte cette attitude parce qu'au cours de la campagne, il assure avoir subi quotidiennement "la malhonnêteté" et "l'agressivité physique et verbale" de militants communistes du fait qu'il soit le frère de Bertrand Cantat.

 

Cécile Duflot déclarait après le 1er tour des cantonales "On doit réfléchir à une réponse très ferme vis à vis des idées du FN, leurs méthodes et leurs pratiques." De même dimanche soir, elle appelait en compagnie de Martine Aubry et de Pierre Laurent "au rassemblement de la gauche fasse à la poussée du Front national." Un appel visiblement pas compris par tous à EELV.

 

Il ne faudrait pas que ça finisse en vert de gris !

 

 

 

 

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22 mars 2011 2 22 /03 /mars /2011 23:43

Certains journalistes s’interrogent sur la montée du front national. Les premières raisons sont bien la politique menée par le gouvernement Sarkozy et sa clique, politique qui ignore les problèmes des français tant sur le niveau des salaires et des retraites que de l’emploi, du logement, de la santé. Quand en plus cette politique libérale se double d’une stratégie d’appropriation des thèses du front national sur les thèmes de l’insécurité liée à l’étranger, de la xénophobie et du populisme, les électeurs préfèrent alors  l’original à la copie.

 

Mais cela ne dédouane pas pour autant les médias. Depuis plusieurs mois, la fille Le Pen envahit l’espace médiatique, y compris sur les radios et chaînes publiques. Elle serait désormais devenue fréquentable ! Plutôt que de dénoncer ses idées, ils lui tendent les micros et contribuent à banaliser ses thèses.

 

Dans le même temps, ces mêmes micros sont fermés à ceux qui luttent de façon opiniâtre contre la politique menée par Sarkozy, politique dont les résultats contribuent à cette progression du FN. Alors en quoi les médias portent-ils une responsabilité me direz vous ? Eh bien en considérant Le Pen comme invitée fréquentable et en n’invitant jamais des représentants communistes dans leurs émissions. Dans sa dernière émission « A vous de juger » par exemple, Arlette Chabot avait convié Coppé, Villepin, Yade, Kouchner pour l’UMP, Moscovici pour le PS, Bayrou pour le Modem et Le Pen. Dimanche soir pour les cantonales, TF1 et France 2 ont choisi de ne donner la parole qu’à l’UMP, au PS et au FN. Dans de très nombreuses émissions, les communistes pointent aux abonnés absents alors que dans le débat démocratique ils devraient avoir toute leur place, eux qui disposent d’un groupe à l’Assemblée nationale.

 

Peut-être que les médias pourraient balayer devant leur porte ?

 

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19 mars 2011 6 19 /03 /mars /2011 05:40

Le gouvernement poursuit inlassablement sa politique de régression sociale. Dans l’Education nationale et la santé publique, entre autres, les contre-réformes et coupes drastiques se multiplient. Sarkozy veut faire de la politique d’austérité un principe constitutionnel. La crise du système capitaliste et l’endettement massif de l’Etat – au profit des banques, des multinationales et de leurs grands actionnaires – poussent la classe dirigeante à remettre en cause toutes les conquêtes sociales du passé.

 

Sarkozy et son gouvernement battent des records d’impopularité. et craignant que cela s’exprime dans les urnes les 20 et 27 mars, la droite, quand elle ne se cache pas en évitant de mettre le sigle UMP, fait tout ce qu’elle peut pour favoriser l’abstention. Face à ces manœuvres, ne vous abstenez pas, votez pour les candidats Front de Gauche lors des élections cantonales.

 

affiches_cantonales_isere-pdf-image.jpg

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18 mars 2011 5 18 /03 /mars /2011 11:00

En ce 18 mars 2011 se fêtent les 140 ans de la Commune de Paris.

 

Le 18 mars 1871, la Commune naît. En soixante douze jours, la Commune réussit à mettre en place une démocratie populaire pleine et entière, dans laquelle le peuple, tout le peuple, se voit offrir une participation directe à l’exercice du pouvoir. Les communards ont créé une assemblée, ont supprimé la peine de mort, mis en place l’autogestion des entreprises, ils ont mis en place les bases d’une République sociale fondée sur les droits des travailleurs, l’égalité hommes-femmes, l’accès au logement, à la santé, aux pensions, tandis que les premiers éléments d’un Code du travail vient le jour, tout ça au sortir de vingt ans d’empire. La Commune décrète, pour la première fois, la séparation de l’Église et de l’État, crée l’école laïque et gratuite. Tout cela était avant-gardiste.

 

Malheureusement, le gouvernement de Thiers qui s’est installé à Versailles va organiser le siège de Paris et les troupes versaillaises finiront par écraser la Commune de Paris. La répression fera au moins 20 000 morts.

 

La célébration des cent quarante ans de la Commune est l’occasion de faire revivre l’idéal de justice et d’égalité des communards. Pour cela, il y a encore beaucoup de droits et de libertés à reconquérir.

 

A lire, un hors-série sur la Commune de Paris à se procurer à la boutique de L'Humanité

Le sommaire de ce hors-série.

 

Interview de Jean Vautrin, écrivain, réalisateur, scénariste et dialoguiste, auteur du roman "le Cri du peuple".

 

 

 

 

La Commune 18mars2011

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17 mars 2011 4 17 /03 /mars /2011 23:00

Mardi dernier, la présidente de la région Poitou-Charentes a fait savoir qu'elle ne financerait pas la remise en état des digues littorales en Charente-Maritime. « En aucun cas le contribuable régional ne sera pressuré afin d'endosser des travaux qui relève de la seule responsabilité de l'État ». La région Poitou-Charentes « n'ira pas sur les digues parce que ça voudrait dire que c'est la région qui est responsable du mauvais entretien des digues et ça, il n'en est pas question ». Je ne sais pas ce qu’en penseront les habitants du littoral, fortement marqués par la tempête Xynthia !

 

La part prise en charge par l’Etat (40%) est-elle suffisante, c’est certainement discutable, toujours est-il que le département de Charente-Maritime devrait débourser 20%, l’Europe sera sollicitée, quant à la région Poitou-Charentes, Ségolène Royal a semblé ferme concernant sur le refus.

 

Ce qui interpelle dans cette décision, c’est le refus de participer à un financement de remise en état de digues dont toute une partie appartient au domaine public, alors qu’en 2010, la Région Poitou-Charentes est devenue actionnaire à hauteur de 31% de la partie Heuliez Véhicule Electrique, entreprise privée.

 

La région a t’elle plus vocation à financer une entreprise privée ? Si je reprends l’argumentaire de Ségolène Royal qui motive son refus en soulignant « ça voudrait dire que c'est la région qui est responsable du mauvais entretien des digues », dois-je en conclure que l’entrée de la région au capital de la société Heuliez serait liée à sa responsabilité dans la situation de l’emploi dans cette entreprise où il y a eu 400 licenciements ?

 

Au moment de l’entrée dans le capital, dans la lettre de la région (NDLR – L’Essentiel) on lisait ceci « Ceci démontre la volonté de la Région d'engager un soutien public important pour sauvegarder et développer les emplois en Poitou-Charentes, mais également d'avoir un retour sur ces investissements publics lorsque l'entreprise sera en capacité de produire des bénéfices ».

 

Financement public du privé, retour sur investissements, est-ce le rôle de la collectivité ?



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15 mars 2011 2 15 /03 /mars /2011 23:55

Dans un récent article, je conseillais aux chômeurs de solliciter Sarkozy pour les recaser, puisqu’il s’en charge pour ses amis, directement ou indirectement.

 

Le dernier en date qui va en bénéficier est son ami de longue date, Brice Hortefeux, et qui plus est en outrepassant le règlement intérieur du Parlement européen. Elu lors du scrutin du 7 juin 2009, Hortefeux démissionnait le 23 juin pour conserver son fauteuil de ministre, et la personne suivante sur la liste prenait sa place. Mais comme il vient d’être écarté du gouvernement, celle-ci vient à son tour de démissionner pour lui laisser la place.

 

Or, la loi de 1977 stipule que tout député européen démissionnaire « est remplacé par le candidat figurant sur la même liste immédiatement après le dernier candidat devenu représentant conformément à l'ordre de cette liste ».

 

Un accommodement qui montre encore une fois ce qu’est la République irréprochable que proclamait Sarkozy. C’est plutôt la République des copains et des coquins.

 


 

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11 mars 2011 5 11 /03 /mars /2011 22:00

Les bénéfices réalisés l’an dernier par les 40 plus grands groupes cotés à la Bourse de Paris atteignent les 82 milliards d’euros. Un redressement soutenu par l’argent public mais réalisé contre l’emploi, les salaires et la compétitivité du pays.

 

Dans le même temps en effet, le chômage se maintient à un haut niveau, les prix à la consommation amputent le pouvoir d’achat des familles, la croissance se traîne, le déficit extérieur se creuse. Ces profits en hausse de 85 % par rapport à 2009 promettent un coquet versement de dividendes aux actionnaires en 2011.

 

Et c'est pour arrêter cette dérive du système capitaliste que des parlementaires communistes ont fait une proposition de loi pour décider d'un moratoire de 5 ans sur l'attribution de tout dividende aux actionnaires. 

 

Vous n'avez rien entendu et rien vu sur les radios ou les chaînes de télévision à ce sujet. Non seulement elles organisent le boycott des communistes en ne les invitant pas sur les plateaux, mais elles font également le silence autour d'une proposition de loi qui receuillerait certainement l'assentiment de nombreux français. 

 

Voici le texte de cette proposition de loi présenté e par MM Jean-Jacques CANDELIER et Maxime GREMETZ.

 

Mesdames, Messieurs,

 

Les travailleurs subissent de plein fouet la crise du capitalisme. Les chiffres du chômage sont les pires depuis 10 ans, en hausse de plus de 5 % en 2010. Il y a officiellement plus de 4 millions d’inscrits au Pôle emploi. On compte environ 8 millions de Français pauvres, soit 12 % de la population, parmi lesquels de très nombreux travailleurs. Un salarié sur dix est payé 1 055 euros par mois, soit 100 euros de plus que le seuil de pauvreté. La précarité explose.

Dans ce contexte social catastrophique, la société s’interroge sur les excès du système et sur ses contradictions.

En effet, malgré la crise, les entreprises du CAC 40 – et on pourrait citer les autres sociétés cotées à la Bourse de Paris – affichent des bénéfices insolents. En 2010, le CAC a reversé à ses actionnaires le chiffre astronomique de 39,6 milliards d’euros, soit 46,1 % des bénéfices réalisés, et en 2009, en dépit de bénéfices en baisse de 19 %, les dividendes ont été en hausse ostensible de 1,4 %, pour un montant de 36 milliards d’euros !

Les capitalistes sont de plus en plus rapaces. Entre 1997 et 2007, la part des bénéfices distribués est passée de 34,2 % à 44,5 %, en excluant l’intéressement. Enfin, selon la Commission européenne, entre 1983 et 2006, la part des dividendes dans le PIB (richesses produites) est passée de 3,2 % à 8,5 %.

Ces chiffres montrent que l’argent existe. Nos concitoyens sont en droit de s’offusquer et de se poser à la question : pour qui est la crise ?

La contradiction est éclatante entre, d’un côté, une souffrance sociale qui s’amplifie, et, de l’autre, l’opulence indécente du monde de la finance. En outre, le versement fou de ces dividendes ne profite qu’à une petite minorité, les habitués des assemblées générales d’actionnaires. Si onze millions de Français détiennent des valeurs mobilières, la concentration des capitaux dans les mains des gros « investisseurs » est telle qu’une infime couche sociale se gave littéralement.

Cette situation est insupportable. Pourquoi demander toujours aux mêmes, aux salariés, seuls créateurs des richesses produites, de se serrer la ceinture ? Pourquoi l’argent est-il de plus en plus accaparé par les propriétaires des capitaux, qui s’enrichissent en dormant ? Pourquoi ne pas mobiliser les richesses produites pour l’emploi, les salaires et les conditions de travail du plus grand nombre ?

Prenons l’exemple des profits du groupe Renault. Ils se sont élevés à 3 milliards en 2010. Cela signifie que, dans l’hypothèse d’un salaire annuel moyen de 28 275 €, malgré la crise, les bénéfices du groupe permettraient de financer la masse salariale annuelle de 106 000 personnes ! Un chiffre à comparer avec la casse de l’emploi actuelle à Renault : au cours de ces cinq dernières années, 11 700 emplois ont été supprimés en France et, en 2011, ce sont 3 000 départs en préretraite qui sont prévus ! Quel gâchis !

Les auteurs de la proposition de loi prêtent une grande attention à la rue, lorsqu’elle gronde « augmentez les salaires, pas les actionnaires ! ». Ils veulent apporter une solution à cette revendication juste.

Les salariés n’ont pas à payer une crise dont ils ne sont pas responsables ; ils n’ont pas à être les variables d’ajustement des exigences de rendements financiers des « marchés », lesquels résultent de choix humains, donc politiques. « L’humain d’abord » : tel est le principe qui guide les auteurs de la présente proposition de loi, qui vise à décréter d’urgence un moratoire sur le versement de tout dividende aux actionnaires.

Une mesure forte, qui permettrait de mettre un coup d’arrêt aux stratégies d’entreprise orientées vers le profit pour les actionnaires, qui ruinent notre économie. D’ailleurs, même certains penseurs libéraux estiment qu’il faut désormais une plus juste répartition des fruits du travail, considérant la tendance actuelle au surendettement des ménages ou encore au sous-investissement productif.

Dans l’esprit de l’article 37-1 de la Constitution, qui stipule que « la loi et le règlement peuvent comporter, pour un objet et une durée limités, des dispositions à caractère expérimental », il s’agirait d’interdire, à titre d’expérimentation, pour une durée limitée de cinq ans, aux associés des sociétés de se servir comme ils le font, s’adjugeant en toute liberté un « revenu minimum du capital » même en temps de crise. Ce gel des dividendes ferait l’objet d’une évaluation par les pouvoirs publics, afin de décider de sa prolongation.

Le montant des dividendes est devenu un baromètre de la casse sociale dans les entreprises : Sanofi-Aventis, 8 milliards d'euros de profits et 575 suppressions de postes en France ! Depuis 2006, les effectifs du groupe en France sont passés de 28 964 à 26 172, tandis que les dividendes par action n'ont cessé de croître !

Aussi, nous pouvons attendre de la fin du diktat des actionnaires une augmentation des marges de manœuvre des firmes, avec les conséquences suivantes : limitation de la spéculation boursière, arrêt de la casse de l’emploi et des politiques de rigueur salariale, redémarrage de l’investissement productif et de la recherche et développement, le tout sans aucune perte de compétitivité économique (pas d’augmentation globale des coûts) !

Enfin, il faut bien comprendre que ce redéploiement de centaines de milliards d’euros toucherait au porte-monnaie surtout les gros actionnaires puisque, comme nous le savons, les dividendes représentent une part infime des revenus des petits porteurs. C’est l’« euthanasie des rentiers » (1) qui est proposée, au plus grand bénéfice des travailleurs et de la société dans son ensemble.

Sous le bénéfice de ces considérations, il vous est demandé de bien vouloir adopter la présente proposition de loi.

 

Article unique

Après le premier alinéa de l’article L232-12 du code de commerce, il est inséré un alinéa ainsi rédigé :

« Cette part ne peut être que nulle pendant une durée de cinq ans à compter de la promulgation de la loi. »

[1] Il ne s’agit pas de liquider les rentiers en tant que personnes, bien entendu, mais bien la rente, selon l’expression de l’économiste J.M. Keynes.

 

Texte sur site Assemblée Nationale

 

 

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9 mars 2011 3 09 /03 /mars /2011 23:07

Le maire UMP de La Crau, petite ville de 16 000 habitants dans le Var, a chargé 200 « citoyens référents » de surveiller leurs voisins. Depuis avril 2010, au nom de la  vigilance et de l’amélioration de la sécurité des citoyens, ils peuvent ainsi balancer leurs voisins. J-F Copé, nouveau patron de l’UMP, a montré la voix dans sa ville puisque Meaux compte également sa « milice ».

 

Ces comportements font des émules puisque les habitants du village de Kirrwiller (Bas-Rhin) ont  récemment reçu un courrier de leur mairie, les invitant à signaler aux forces de l'ordre « tout comportement suspect d'individus étrangers à la commune et plus particulièrement les personnes originaires des pays de l'Est et des Balkans (Roumains, Croates, Serbes, Bulgares, etc.) ».

 

Le journaliste du Figaro Eric Zemmour, condamné pour provocation à la haine raciale, a été tout récemment l’invité d’honneur d’un débat organisé par l’UMP.

 

Cette semaine, c’est la députée UMP Chantal Brunel qui a suggéré de « remettre dans les bateaux » les immigrés « qui viendraient de la Méditerranée ».

 

Et pour accompagner le tout, l’UMP annonce un débat – re belote après celui de l’identité nationale – sur la présence de l’islam en France.  Voilà l’UMP qui agite une nouvelle fois le spectre des flux migratoires, de l’islam, du terrorisme.

 

En agissant ainsi, l’UMP ne fait qu’accréditer les thèses du Front national. Pour la gauche, c’est un signal d’alarme sur la nécessité d’une véritable alternative de changement avec la prise en compte des aspirations populaires. A l’occasion des cantonales, le bulletin de vote « PCF-Front de Gauche » sera une suite donnée aux luttes de 2010 et un bon moyen de faire passer à Sarkozy le message suivant : « Dégage ! »

 

 

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27 février 2011 7 27 /02 /février /2011 23:45

Gérard Longuet nouveau ministre de la Défense ! Voilà l’homme à qui sont confiées les clés de la défense. Homme de droite, très à droite avec un CV collant bien avec la démarche Sarkozy, lui qui veut draguer les voix de l’extrême droite. Dans ce domaine, Longuet ne dépare pas du tout.

 

En effet, il a été dans sa jeunesse un militant d'extrême droite, co-fondateur du groupe Occident avec Alain Madelin et Patrick Devedjian. En 1967, il a été impliqué dans une expédition violente menée par Occident contre des étudiants d’extrême gauche à l’université de Rouen (l’un de ces derniers étant laissé dans le coma après l’attaque). Il a été inculpé et condamné.


gerard-longuet-occident_357.jpg 

À la dissolution d’Occident en 1968, Gérard Longuet crée le GUD, mouvement étudiant d’extrême droite radical né à la faculté de droit Assas.

 

Puis en 1972, il rédige le premier programme économique du Front national, créé la même année.

 

Il entre ensuite à l’UDF. En 1993, il est nommé ministre des Postes et télécommunications. Il a été mis en cause dans le financement de sa villa à Saint-Tropez et dans celui du Parti républicain, il démissionne en octobre 1994. Impliqué dans plusieurs "affaires", dont celle des marchés publics d’Ile-de-France, il est relaxé contre l’avis du parquet (!!!!!!).

 

J’oubliais, lui aussi est né à Neuilly, comme Bruno Le Maire dont je parlais dans un précédent article.

 

Avec la nomination de Longuet, Sarkozy poursuit sa drague des voix très à droite.


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