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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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23 novembre 2011 3 23 /11 /novembre /2011 17:31

Même si son candidat n’est pas officiellement désigné, le gouvernement et l’UMP sont en campagne électorale pour le compte de Sarkozy.

 

Lors de la présentation mardi dernier de son programme économique et social, la droite est revenu à la charge sur les 35 heures. C’est l’un des objectifs pour 2012. Pour Copé « Avec la crise, la sortie des 35h est inéluctable »… « La question du temps de travail ne doit plus être un tabou. » Depuis le temps qu’Ernest-Antoine Seillière et Laurence Parisot ne veulent plus des 35 heures, ils doivent se frotter les mains à cette annonce. Pour ceux qui en auraient douté, on a la confirmation que patronat et gouvernement UMP se situent du même côté de la barrière.

 

Mais pourquoi vouloir augmenter le temps de travail ? Les 35 heures ne suffisent pas ? Mais alors, pourquoi ne pas embaucher ? La main d’œuvre ne manque pas. Selon les sources officielles (http://www.travail.gouv.fr/) le nombre de demandeurs d’emploi inscrits à Pôle emploi en catégories A, B, C s’établit à 4 175 800 en France métropolitaine fin septembre 2011 (4 441 600 en France y compris Dom). On pourrait même y ajouter les 234 500 de la catégorie D et les 346 300 de la catégorie E ce qui donne un total de 4 756 600.

 

Alors STOP, pas touche aux 35 heures, sauf pour aller aux 32 heures. 

 

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22 novembre 2011 2 22 /11 /novembre /2011 22:36

Le mandat de Sarkozy, hélas pas encore à son terme, aura été marqué par l’injustice sociale. Le nombre de pauvres n’a cessé de croître, le nombre de chômeurs également , et dans le même temps, les riches s’enrichissent toujours. Et alors que ce gouvernement vient de décider d’un deuxième plan d’austérité, certaines mesures prises sont aussitôt balayées. Mais pas celles qui joueraient en faveur des plus défavorisés, pensez donc.

 

Le secteur de l'hôtellerie de luxe s’était vu appliqué à compter du 1er novembre une taxe de 2% sur les nuitées d’hôtel à plus de 200 €. A ce tarif là, cela ne concernait principalement les hôtels de luxe, ceux fréquentés par le grand monde, l’élite, les nantis.

 

Mais c’était encore trop, et quelques jours après son entrée en vigueur, cette taxe a disparu, victime du lobbying des nantis, des puissants, des amis de la bande du Fouquet’s .

 

Par contre, pas question de revenir sur l’augmentation de la TVA de la restauration collective qui va passer de 5,5% à 7% dans le cadre du deuxième plan de rigueur. Même si cette augmentation ne touche que les cantines exploitées par des sociétés de restauration collective, de nombreux utilisateurs (enfants, adolescents, malades, personnes âgées et salariés aux revenus modestes) n’ont souvent pas d'autre alternative que le repas à la cantine.

 

Faire payer les Bettencourt et autres milliardaires, Sarkozy n’aime pas ; par contre, taxer les plus pauvres, ça ne le dérange pas puisque ce n’est pas son monde.


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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 22:59

Comme c’est étrange qu’à 6 mois des élections, la droite enfourche le thème de la fraude sociale. Celle-ci se serait-elle accentuée depuis le début du mandat de Sarkozy ? Non, mais en dénonçant arbitrairement des catégories de français et en les opposant à d’autres, salariés du public contre ceux du privé par exemple, Sarkozy, pourtant pas officiellement candidat, compte en récupérer les fruits en 2012.

 

N'en déplaise à Nicolas Sarkozy et François Fillon tout à leur chasse à l'assisté, ce sont les entreprises, et non les assurés sociaux, qui causent le plus lourd préjudice financier à la Sécurité sociale.

 

Selon Pierre Fender, directeur chargé de la répression de la fraude à l'assurance maladie, celle-ci «est probablement inférieure à 1% du montant des prestations versées», et la majorité des fraudes détectées n'incombent pas aux assurés sociaux mais aux professionnels de santé. La fraude aux prestations s'élèverait de 2 à 3 milliards d'euros, soit, au plus, 0,5% du total des prestations, tandis que la fraude aux cotisations des entreprises, serait 4 à 5 fois plus coûteuse: entre 8 et 15,8 milliards d'euros, et relevant essentiellement du travail dissimulé. De 10 à 12% des entreprises sont en infraction. Ainsi, pas moins de 5 à 7% des salariés ne sont pas déclarés à la Sécu, une «pratique courante, pour ne pas dire banalisée, dans certains secteurs économiques». Les grandes marques de l'habillement en sont particulièrement coutumières, en recourant à des ateliers clandestins. En septembre, un entrepreneur frauduleux est poursuivi pour travail dissimulé pour avoir employé illégalement 226 Polonais en contrat d’intérim pour les vendanges dans l’Aube et dans la Marne.

 

La fraude patronale prend aussi d'autres formes non moins préjudiciables aux finances sociales. Ainsi de la sous-déclaration des accidents du travail et maladies professionnelles non déclarés comme tels, par les salariés, sous la pression de leurs employeurs. Ils sont alors pris en charge par l'assurance maladie, en lieu et place de la branche spécifique AT-MP de la Sécu, financée seulement par les entreprises. Il en coûte chaque année entre 600millions et 1,1 milliard d'euros à la caisse d'assurance maladie, selon un rapport officiel.

 

Toute honte bue, le pouvoir sarkozyste préfère stigmatiser l'ensemble des allocataires sociaux que de s'attaquer aux puissants délinquants. C’est ainsi que les salariés malades vont se voir amputés d’une journée de salaire supplémentaire avec l’ajout d’une journée de carence pour les arrêts maladie.

 

Ce pouvoir est moins ardu à combattre la fraude fiscale, d’ailleurs les paradis fiscaux que Sarkozy disait avoir fait disparaître sont toujours là. Et quand il s'agit de s'en prendre aux spéculateurs, à ceux qui escroquent les peuples et mènent le monde à la ruine, la droite est aux abonnés absents.

 

Sarkozy ne veut absolument pas défendre le modèle social français, bien au contraire. Il met en pratique le conseil de son ami Kessler qui préconisait de détricoter le programme du Conseil National de la Résistance. Il sera plus que temps de l’éjecter en 2012.

 


 

 

La fraude chiffrée par la CNAM. 156,3 millions d'euros: c'est le montant des fraudes à l'assurance maladie, toutes catégories confondues, détectées et stoppées en 2010, selon le récent rapport de la délégation nationale à la lutte contre la fraude. Près de la moitié, 71,1 millions d'euros, est imputée aux hôpitaux et aux cliniques (lesquels invoquent souvent des erreurs dans la codification des actes, liée à la réforme de la tarification à l'activité). Viennent ensuite diverses catégories de professionnels de santé, en premier lieu les infirmiers libéraux et les transporteurs. Du côté des assurés, la fraude la plus importante, selon le rapport, concerne les indemnités journalières (IJ) pour arrêt maladie (pour 5,4 millions d'euros). Mais ici aussi la frontière est ténue entre fraude et erreur, note un conseiller CGT de la Cnam: un salarié dont on a mal calculé les IJ sera jugé fraudeur alors qu'il ne maîtrise en rien la déclaration faite par l'employeur.

 

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19 octobre 2011 3 19 /10 /octobre /2011 18:54

 

Lors de sa visite en Arménie dernièrement, le président français Nicolas Sarkozy a appelé la Turquie à « revisiter son histoire » en reconnaissant le « génocide arménien » de 1915.

 

Revisiter l’histoire par rapport à l’Algérie, la France devrait aussi s’y employer. C’est pour cela que la présidente du groupe communiste républicain et citoyen (CRC) du Sénat, Nicole Borvo Cohen-Seat, vient de déposer une nouvelle fois une proposition de loi.

 

« Il y a 50 ans, le 17 octobre 1961, de très nombreux travailleurs algériens et leurs familles manifestaient pacifiquement à Paris.

Ils firent l’objet d’une répression féroce de la part des forces de l’ordre que dirigeait Maurice Papon, alors Préfet de police.

De nombreux corps furent retrouvés dans la Seine.

Cinquante ans après, la reconnaissance de cette tragédie ne peut plus attendre. Pour la troisième fois, j’ai déposé une proposition de loi qui dispose que la France reconnaît le massacre de centaines d’Algériens, perpétré par la police française sur ordre de ses supérieurs, lors de la manifestation du 17 octobre 1961.

Je propose également que soit créé un lieu de souvenir à la mémoire des victimes. »

 

A ce jour à Paris, seule une plaque commémorant la tragédie a été apposée sur le pont Saint Michel lors du 40ème anniversaire en 2001, des mains de Bertrand Delanoë, maire de Paris.

 

Cette année encore, Nicolas Sarkozy n’aura eu aucun mot, aucun geste, sur ce crime d’état du 17 octobre 1961.

 

Il est plus facile de conseiller à la Turquie de reconnaître ses crimes.

 

ici-on-noie.jpg

 

 

Sur ces évènements :

 

Au début étaient le colonialisme et son idéologie  par Alain Ruscio, historien, article paru dans le numéro spécial de l’Humanité du 17 octobre

 

 

"Ici on noie les Algérien" - Sortie ce jour 19 octobre du film documentaire de Yasmina Adi

 

 

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14 octobre 2011 5 14 /10 /octobre /2011 16:34

Valérie Pécresse la porte parole du gouvernement et accessoirement ministre du Budget propose de doubler la taxe soda qui devrait ainsi rapporter 240 millions d'euro au prochain budget 2012.

 

Plutôt que de doubler la taxe soda, doublons la taxe caviar !

 

Le doublement de l'ISF comparé au montant de 2010 (estimation de janvier 2011)  permettrait à l'État de gagner près de 9 milliards d'euros avec l'insigne avantage de cibler les grandes fortunes, quand la taxe sur les sodas  touche toutes les catégories quel que soit leur niveau de revenus.

 

Qu'on se le dise, l'estomac d'un riche ne lui permet pas de consommer plus qu'un pauvre !

 

L'urgence est, comme le réclame le PCF - Front de gauche, de cesser le bricolage fiscal qui n'a pour but que d'exonérer ceux qui peuvent et doivent payer ! Le Front de gauche, dans son programme l'humain d'abord, propose de rétablir une fiscalité qui redonne toute sa place à un impôt sur le revenu réellement progressif.

 

soda1

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13 octobre 2011 4 13 /10 /octobre /2011 23:07

Personne n’ignore l’histoire de Saint Martin, soldat de l’armée romaine en garnison à Amiens, qui, par un hiver de grand gel en l’an 338, partagea son manteau avec un déshérité transi de froid.

 

Mais tous les « Martin » ne partagent pas des valeurs de solidarité.

 

Le maire UMP de Nogent sur Marne, ville bourgeoise et première destination touristique du Val de Marne, un dénommé Jacques J-P Martin, vient de prendre un arrêté municipal interdisant le glanage dans les poubelles au nom de la « santé et la tranquillité publique ». Plus question pour les plus pauvres de chercher à se nourrir avec les restes jetés par les restaurants ou les commerces de Nogent-sur-Marne, sinon il leur en coûtera 38 euros. On se demande bien d’ailleurs comment ils pourraient s’acquitter de cette amende, puisqu’ ils ne peuvent déjà pas se payer à manger. A moins que soit appliquée dans ce cas-là la sanction prévue pour les récidivistes, le panier à salade. Le maire de Nogent est déjà coutumier de ce type d’action puisqu’il reprend chaque année un arrêté antimendicité, pour « préserver son centre-ville ».

 

Non seulement le système Sarkozy crée de la misère, mais il se trouve en plus des édiles UMP pour la sanctionner. Il y a eu de nombreuses réactions à cette mesure. « Le vrai scandale est d’avoir à faire les poubelles. Personne ne le fait par choix. La municipalité se trompe de cible. L’ennemi ce ne sont pas les pauvres, mais la pauvreté » C’est ce qu’a déclaré Fabien Martin, secrétaire départemental du Val de Marne du Secours Populaire.

 

Outre l'interdiction du «glanage», le texte municipal interdit également «les crachats, le fait d’uriner ou encore de souiller la voie publique de quelque manière que ce soit» Pourtant, ce maire nous donne envie de lui cracher dessus.

 


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11 octobre 2011 2 11 /10 /octobre /2011 23:26

A ceux qui ne sont pas lecteurs de l’huma, je vous livre le billet plein d’humour de Maurice Ulrich du lundi 10 octobre sur les primaires socialistes.

 

 

Parlons-en

 

N’en parlons pas ! D’ailleurs, à quoi ça servirait, puisque tout le monde en parle ? Hier soir déjà, et allons-y commentateurs, éditorialistes, vrais gens interviewés à la sortie des bureaux de vote. François, Martine, Martine ou François, Arnaud bien sûr, Ségolène, Manuel ou alors, plus improbable, Jean-Michel, la pièce rapportée qui a vu de la lumière et qui est entrée. Et ce matin, à la radio, dans les revues de presse… On en a pour une semaine et plus. Que s’est-il passé et, surtout, que va-t-il se passer ? Vont-ils se rassembler désormais et parler d’une seule voix ? Vont-ils au contraire se déchirer, mijoter des coups en douce, savonner des planches, laver du linge sale ? D’accord, ce n’est pas Dallas ou Love Story, c’est loin tout ça, non, c’est Primaires à Solferino, dont la première émission avait fait un bel Audimat. Tous devant la télé. Bon, ce qu’on aimerait bien maintenant, c’est un projet politique.  Battre Sarkozy, ça,  c’est d’accord et après ? On rassure les marchés au nom du réalisme, ou on veut changer vraiment ? On va peut-être en parler, maintenant.

 

 

Maurice Ulrich

 

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9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 23:40

Dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France, David Douillet parle d’ambiguïté de Yannick Noah dans ce qu’il dit et ce qu’il fait. Au journaliste qui lui dit, il est de gauche et vous de droite, David Douillet répond qu’il y a un clivage entre eux « sur les drogues douces dont Noah fait le prosélytisme ». «J’ai envie de dire que s’il veut politiser son discours, qu’il aille au bout des choses. Vas-y, mon pote, va te battre et va chercher un mandat ! Moi, c'est ce que j'ai fait. »

 

Même s’il avait été élu député en octobre 2009 dans le cadre d’une législative partielle, ce n’est pas un grand combat qu’avait livré notre judoka. En effet, la 12e circonscription des Yvelines dans laquelle il se présentait, a toujours été historiquement à droite. Un mandat servi sur un plateau qu’il a d’ailleurs abandonné depuis.

 

Et du même personnage « Je mets mon billet aujourd’hui que si Nicolas Sarkozy n’est pas réélu (NDLE – en 2012), les Français vont se réveiller avec la gueule de bois ». Il s’est gouré l’homme aux pièces jaunes, ce ne sont pas tous les Français qui vont se réveiller avec la gueule de bois, mais les amis de Sarkozy et de l'UMP. Tout ça ne fait pas la France. Vivement que ça arrive. On se bat pour !

 

11-09-27-douillet-sarkozy.jpg

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7 octobre 2011 5 07 /10 /octobre /2011 23:52

«On ne pourra pas battre une droite dure avec une gauche molle», ce sont des propos tenus par Martine Aubry, ex  1ère secrétaire du PS et candidate pour la présidentielle. Et pourtant, une fois de plus, le PS se montre comme la gauche molle. A peine une nouvelle majorité de gauche vient-elle de prendre place au Sénat que la présidence de la commission des finances vient d’être accordée à un élu UMP.

 

Seuls les communistes se sont insurgés, dénonçant une erreur grave : « Comment vouloir afficher une opposition claire, compréhensible par tous à l'austérité proposée par MM. Sarkozy et Fillon en commençant par céder la présidence de la commission des Finances à l'UMP, Philippe Marini, chantre du libéralisme depuis de nombreuses années au Sénat? » « Accorder à l'UMP cette présidence importante au Sénat n'a aucun sens politique », « d'autant plus que M. Marini vient de déclarer qu'il la mettrait au service du groupe UMP », concluent-ils.

 

Et la proposition de confier cette présidence à l’opposition est venue de Jean-Vincent Placé, nouveau sénateur d’Europe Ecologie les Verts. Réuni en début de semaine avec ses collègues sénateurs autour de la patronne d’EELV Cécile Duflot, il a proposé « Que la présidence de la commission des finances revienne à l’opposition ». C’est déjà le cas à l’Assemblée nationale,  où Nicolas Sarkozy a confié la présidence de la commission des finances au socialiste Jérôme Cahuzac. Les écologistes veulent appliquer le même principe au Sénat. « C’est une manière différente de faire de la politique », fait valoir Jean-Vincent Placé. Ses alliés du PS l’ont suivi. En contrepartie, il espère certainement que le nombre de sénateurs pour constituer un groupe sera ramené à 10 (nombre de sénateurs EELV) contre 15 actuellement.

 

Le groupe CRC (Communistes Républicain Citoyen) estime que ce premier faux pas est une erreur grave, au regard du débat budgétaire qui va intervenir durant les trois prochains moins. Comment vouloir afficher une opposition claire, compréhensible par tous à l’austérité proposée par MM. SARKOZY et FILLON, en commençant par céder la présidence de la Commission des Finances à l’UMP, Philippe MARINI, chantre du libéralisme depuis de nombreuses années au Sénat. Les sénatrices et sénateurs du groupe CRC estiment que si la rupture devait s’afficher, c’est bien à la Commission des Finances.

 

Philippe Marini, qui était rapporteur général de la commission des Finances sous la majorité de droite au Sénat,  s'était fait le chantre de la suppression de l’ISF,  c’est le même Marini qui avait déposé un amendement au projet de budget 2009 pour permettre aux particuliers de déduire les pertes enregistrées en Bourse, à l’amendement déposé par les communistes demandant de mettre fin  au scandale des parachutes dorés en taxant à 100 % les indemnités de départ au-delà de 250 000 euros, Marini s’y était opposé en tant que rapporteur du budget considérant que c’était aller trop loin.

 

Mais tout cela ne heurte pas manifestement le PS ou les Verts. C’est pourtant un drôle de signal envoyé aux électeurs de gauche pour 2012. A moins que ce ne soit pour leur signifier que le véritable vote à gauche ne sera ni un vote PS ni un vote Vert, mais un vote PCF - Front de Gauche.

 


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6 octobre 2011 4 06 /10 /octobre /2011 21:33

Oui, j’ai écrit « primaires socialistes » et non pas « primaires citoyennes » comme les documents du PS diffusés dans les boîtes à lettres le stipulent, car ce qui concernera les citoyens, c’est l’élection présidentielle en 2012. A ce stade, ce sont avant tout les socialistes et radicaux de gauche qui sont concernés, puisque, contrairement à ce qui est écrit là aussi, il ne s’agit pas de désigner le ou la candidat(e) qui « portera les couleurs de la gauche ». Peut-être que ce ou cette candidat(e) sera présent au second tour, mais là encore, il ne faudrait pas vendre la peau de l’ours trop vite, et pour l’instant ce ou cette candidat(e) représentera le PS et le PRG et non pas toute la gauche.

 

D’ailleurs, derrière ces primaires, l’objectif du PS n’est-il pas de vouloir imposer le système des primaires à l’américaine, ce système de bipartisme qui élimine toute force politique qui ne s’inscrit pas dans l’idéologie dominante. Voilà pourquoi le PS parle de la désignation du candidat de la gauche.

 

Sur le 1 euro minimum à verser lors du vote, il est précisé  que cela « permettra de couvrir les frais engagés pour permettre au peuple de gauche de voter pour son candidat ou sa candidate ». Pour ma part, j’ai fait le choix du Front de Gauche, donc aucun des six n’est mon candidat. Et quant à signer l’engagement sur lequel « je me reconnais dans les valeurs de la gauche et de la République, dans le projet d’une société de liberté, d’égalité, de fraternité, de laïcité, de justice et de progrès solidaire », je répondrais oui sans problème, mais je dois avouer que je n'ai pas l'impression que tous au PS aient ces valeurs de gauche chevillées au corps. 

 

Et puis ce n’est pas le choix d’une personnalité qui m’intéresse, mais le choix d’un projet. Et là je n’ai pas trouvé réponse à mes attentes. Et si je devais choisir celui ou celle qui serait le moins éloigné (je ne dis pas le plus proche) de mes convictions,  il en resterait loin, pas toujours par les propos tenus pour chercher à se démarquer de ses camarades concurrents, mais dans la politique qu’il mettrait en œuvre en arrivant au pouvoir. Car pour cela, il faut s’attaquer aux racines du mal, au système capitaliste, et la social-démocratie ne le veut surtout pas. La majorité du PS n’a t’elle pas voté le traité constitutionnel européen, avec sa concurrence libre et non faussée, que les français avaient rejeté à 55% ?

 

D’ailleurs, les candidats parlent d’alternance, jamais d’alternative. Et l’urgence est bien de mettre en place des alternatives à l’hégémonie idéologique et politique des puissances financières. C’est à ce prix qu’une vraie gauche gagnera l’engagement et la confiance des français.

 

Ces primaires consacrent la présidentialisation du régime et montrent la vie politique comme une lutte de personnes et de leur ego. C’est la porte ouverte à toujours plus de personnalisation de la vie politique alors que ce ne doit pas être une question d’homme ou de femme, mais une question de projet.

 

Pierre Mendès-France disait en 1962, à propos de l’élection directe du Président de la République, « Choisir un homme sur la seule base de son talent, de ses mérites, de son prestige (ou de son habileté électorale), c’est une abdication de la part du peuple, une renonciation à commander et à contrôler lui-même, c’est une régression (…) »

 



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