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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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14 mai 2012 1 14 /05 /mai /2012 22:14

Certains ont senti le vent de la défaite. En effet, depuis le début de l’année, 118 conseillers, directeurs de cabinet, collaborateurs de ministres ou du chef de l’Etat lui-même sont partis voir ailleurs. Ils ont quitté leur ministre ou le chef de l’État pour des postes… plus stables.

 

Et à l’approche de l’échéance fatidique pour Sarko, les mouvements de départ se sont accélérés. Ils étaient 15 en janvier, 32 en février, 29 en mars et 42 en avril. Et vers quoi croyez-vous qu’ils se soient dirigés ? Sur les 118, ils ont été seulement 10 à partir vers le privé, l’immense majorité de ces sorties de cabinet s’étant faite vers le secteur public. Etrange quant on sait tout ce que ce gouvernement a entrepris pour casser le service public.

 

Et dans tout ça, il est des changements remarqués, tel celui du conseiller pour les affaires sociales de Sarkozy, nommé directeur de la Sécurité sociale en février dernier. Et pour imposer ses protégés, Nicolas Sarkozy a plusieurs fois usé de la procédure dite du "tour extérieur", procédure qui permet, par la seule volonté du chef de l'Etat, à une personne d'intégrer un poste dans la haute fonction publique sans passer le concours requis.

 

Dommage que Sarkozy ne se soit pas penché sur le sort des chômeurs avec autant de diligence durant son quinquennat. Mais là aussi, il a préféré agir pour ses amis.

 

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11 mai 2012 5 11 /05 /mai /2012 22:32

Combien de salariés licenciés victimes du système capitaliste ont perdu tout espoir de vivre. Oui je dis bien, vivre, car certains ne font que survivre. Comment pourrait-il en être autrement quand les allocations chômages sont purement et simplement supprimées passé un certain temps. Et ils survivent parfois grâce aux aides qui faisaient que notre président renvoyé qualifiait ces gens d'assistés.

 

Mais si l'on doit parler d'assisté, n'est ce pas de Sarkozy en personne ? Il faut savoir qu'à compter du 15 mai, date de son départ du château, il va bénéficier d'une rente mensuelle de 6000 euros en tant qu'ancien président. Cela  ne s'arrête pas là, puisqu'il va bénéficier d'un appartement de fonction meublé et équipé, d'une voiture de fonction, de deux chauffeurs, de sept collaborateurs et de deux flics chargés de sa protection rapprochée. Il pourra en outre voyager gratuitement autant qu'il le veut sur les vols d'Air France et dans les trains de la SNCF.

 

Et si vraiment ça ne suffisait pas, il suffit qu'il accepte de siéger en tant qu'ancien président au Conseil constitutionnel, et il verra alors tomber dans son escarcelle 11500 euros nets par mois.

 

Rappelez moi, quel est ce président qui dénonçait les assistés vivant au crochet de la société sans travailler ? Sarkozy en personne ! 

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7 mai 2012 1 07 /05 /mai /2012 06:54

Parce que l’élection présidentielle a démontré l’urgence que soient réglés les problèmes que rencontrent les français : Salaires, Emploi, Logement, Santé, Education, Planification écologique, Services Publics …

 

Parce que l’histoire a déjà démontré que l’absence de réponses à la hauteur des enjeux et des exigences peut nous conduire à la catastrophe, avec une extrême-droite en embuscade, la droite sur ses talons …

 

Parce que le changement, ici et maintenant, ne peut se concevoir sans la mise en œuvre d’une politique qui rompe radicalement avec la soumission devant la finance et les spéculateurs …

 

Parce que la super austérité imposée dans les pays du sud de l’Europe montre déjà sa nocivité pour les peuples et son inefficacité sociale et économique.

 

Après avoir chassé la droite et leurs idées d’extrême droite, restons mobilisés pour faire plier la finance et sa loi d’airain, le profit à tout prix !

 

Avec le FRONT DE GAUCHE, dans la lutte et dans les urnes lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2012,

 

IMPOSONS UNE POLITIQUE DE JUSTICE SOCIALE !

 

 

A l'annonce des résultats hier soir, une cinquantaine de militants du Front de Gauche étaient rassemblés devant l'hôtel de ville de Niort. 

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 22:58

 

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4 mai 2012 5 04 /05 /mai /2012 15:19

virez sarko

Il faut arrêter de se prendre la tête, il faut virer Sarko point barre. Nos idées quoiqu'il arrive ne seront pas celles du futur occupant de l'Elysée. Mais l'on sait que des deux candidats, l'un est un facho, l'autre pas.

 

Nous n'avons plus le choix, c'est notre honneur et notre conscience de communiste qui doit nous guider, et pas des calculs à la noix, qui feraient que l'on aura la défaite totale et le déshonneur en prime puisqu'il sera impossible de se cacher à nous même notre propre complicité avec l'ennemi de toujours et de tout les révolutionnaires depuis la Commune !

 

Imaginez un peu si aviez eu ce choix à faire :Gambetta ou Thiers ? Pétain ou Blum ? Certes Hollande n'est , et l'on peut le déplorer, ni Gambetta ni Blum, mais vous vous imaginez répondre : "Ben ouais, mais moi c'est Blanqui, et moi c'est Thorez alors je les laisse se démerder entre eux".

 

Qui Sarko écrasera-t-il en premier ? Nous ! A votre avis qui blâmera t-on dans l'histoire qui s'écrit ? Nous encore ! N'est-ce pas là déjà une victoire de la droite qui nous amène à oublier notre histoire, pour n'en tirer aucune conclusion utile ? Nous ne vaudrions guère mieux que ceux qui votent pour Le Pen. Pire, eux au moins ont l'alibi de méconnaître l'histoire, et surtout d'avoir peur. Mais nous ? Nous agirions à la façon d'un bourreau, froidement et en toute connaissance de cause ! Nous sommes communistes, pas forcement anarchistes et sûrement pas nihilistes.

 

 

De Point.kom dans l’humanité

 


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3 mai 2012 4 03 /05 /mai /2012 21:58

C’est entendu : l’électeur lepéniste souffre. De Rachida Dati à Ségolène Royal, de Hollande à Sarkozy, tout le monde le dit, partout : la France qui vote FN, c’est la France qui souffre, et il faut entendre cette souffrance. Et en un sens, c’est vrai. 

 

Oui, les électeurs du FN sont des gens qui souffrent, et oui, leur souffrance doit être entendue. Elle doit, cela dit, être entendue pour ce qu’elle est. Car ce n’est pas du chômage, de la précarité, de la misère économique et sociale que souffrent ces électeurs –du moins pas tous (loin de là), et pas plus (bien au contraire) que les autres électorats ou que les abstentionnistes. 

 

Toutes les enquêtes statistiques le confirment, depuis des années : ces électeurs-qui-souffrent se répartissent sur toute l’échelle sociale, des plus bas aux plus hauts revenus, dans des proportions à peu près équivalentes à celles de la société dans son ensemble, et les catégories sociales sur-représentées dans cet électorat ne sont pas tant les chômeurs ou les ouvriers que les fonctionnaires de police et les artisans-commerçants-chefs d’entreprise (les scores impressionnants du FN chez les ouvriers et les chômeurs n’étant qu’un effet d’optique trompeur lié à l’abstention : les ouvriers et les chômeurs ne votent pas plus que la moyenne pour le FN, mais ils votent moins que la moyenne pour les autres candidats, et sont sur-représentés chez les abstentionnistes et les non-inscrits). 

 

Cet électorat-qui-souffre est aussi est un électorat masculin beaucoup plus que féminin, dans un pays où les hommes sont nettement moins exposés que les femmes à la précarité et aux bas salaires –sans parler des viols, des violences conjugales, du harcèlement sexuel, des écarts de salaire et des tâches ménagères. Cet électorat souffrant est enfin un électorat quasi-intégralement blanc, dans un pays où les Blancs sont nettement moins exposés que les Noirs et les Arabes à la précarité et aux bas salaires –sans parler des contrôles au faciès, des violences policières et de la discrimination dans l’emploi ou le logement. Tout cela, répétons-le, est attesté par d’innombrables données chiffrées. 

 

De quoi souffrent-ils donc, ces pauvres lepénistes, si ce n’est pas de la misère ? Il se trouve que depuis des années, la question leur est posée, par sondages « sortie des urnes », et que les résultats n’ont pas varié, y compris en 2012 : riches ou pauvres, chômeurs ou patrons, hommes ou femmes, nos électeurs-qui-souffrent mettent en avant un seul et même souci, une seule et même souffrance, « l’immigration ». Ils souffrent, ces électeurs, parce qu’ils voient, dans leurs rues ou dans leurs téléviseurs, des femmes musulmanes qui portent un foulard. Ils souffrent parce qu’ils voient, dans leur rue ou dans leurs téléviseurs, des attroupements de musulmans priant sur la chaussée – mais ils souffrent plus encore à l’idée qu’une mosquée puisse être construite pour libérer ladite chaussée. Ils souffrent de voir des minarets - ou, le plus souvent, ils souffrent à l’idée qu’ils en verront un jour. Ils souffrent à l’idée qu’ils ont pu ingérer, «à l’insu de leur plein gré», de la viande dite halal. Ils souffrent de croiser des Noirs au volant d’une belle voiture, ils souffrent d’entendre des airs de rap sortir de ces voitures. Ils souffrent d’entendre des airs de raï, ils souffrent de voir un présentateur, un élu ou un écrivain noir, arabe, musulman, pénétrer l’enceinte sacrée de leur téléviseur. Ils souffrent d’entendre dire, encore rarement mais moins rarement qu’avant, que la France a été esclavagiste et colonialiste, et que cette œuvre n’a pas été positive. Ils souffrent en somme de voir la France comme elle est et non comme ils la rêvent –blanche et immaculée, catho-laïque, patriarcale, hétérosexuelle. 

 

Ils souffrent enfin, ces pauvres électeurs, parce que même après quarante ans de fermeture des frontières et de lois Pasqua-Debré-Chevènement-Sarkozy-Hortefeux-Guéant, il subsiste quelques droits pour les étrangers –au travail, au logement, à la santé… Ils souffrent à l’idée que des étrangers puissent un jour voter. Ils souffrent en somme à l’idée de perdre leurs privilèges de Français et de Blancs. Ils souffrent d’une maladie bien connue mais dont le nom, bizarrement, n’a pas été prononcé une seule fois par les représentants du PS ou de l’UMP lors de la soirée électorale du 22 avril : le racisme. 

 

Ils jouent à se faire peur mais cette peur, comparée aux inquiétudes et aux souffrances des sans-papiers, immigrés, musulmans, « racailles » et autres « assistés », est un délicieux frisson. Ils souffrent d’un mal qui se nomme le racisme et qui se soigne très bien –à l’aide d’une once de probité intellectuelle, d’intégrité morale, de dignité humaine. Ils souffrent d’un mal dont on ne meurt pas mais qui fait mourir les autres, non-français, non-autochtones, non-blancs, non-catholaïques –à coups de « ratonades » ou de crimes « sécuritaires », de « bavures » ou de « chasse aux sans-papiers »… De Brahim Bouaram, jeté à la Seine par des lepénistes, à Mahamadou Maréga, tué par des policiers, la liste est longue des victimes de ce mal dont « souffrent », entre autres, les lepénistes –sans parler des millions d’étrangers et de Français non-blancs, écrasés quotidiennement par une discrimination systémique, notamment à l’embauche et au logement, ou de ces millions de musulmans, quotidiennement insultés par une propagande islamophobe. 

 

La souffrance du lepéniste doit donc être entendue, mais une fois entendue, elle n’appelle aucune réponse. Car compatir avec le racisme, c’est devenir soi-même raciste. Satisfaire une demande raciste, c’est devenir soi-même l’agent de ce racisme –ce que font au demeurant la droite, mais aussi la gauche de gouvernement, depuis près de trois décennies. « De mauvaises réponses à de bonnes questions », tranchait un Premier ministre socialiste il y a 28 ans – et l’on sait ce que cette analyse a produit en termes de banalisation, de légitimation, et de progression quasi-ininterrompue du Front national. Il est plus que temps, pour stopper cette progression, d’oser reconnaître que non, l’immigration, l’invasion ou l’islamisation ne sont pas des bonnes questions. Il est temps de dire franchement aux électeurs lepénistes qu’on ne va rien faire pour calmer leur souffrance, bien au contraire. Il est temps de faire vivre enfin les principes de notre Constitution, de combattre enfin les discriminations, et de faire par conséquent cette promesse aux électeurs lepénistes : si c’est l’égalité qui vous fait souffrir, vos tourments ne font que commencer !

 

 

Par Pierre Tevanian, philosophe, co-animateur du collectif Les mots sont importants.


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26 avril 2012 4 26 /04 /avril /2012 08:36

«Jamais, dans l'histoire de la France, l'État n'a été plus asservi qu'au cours des vingt dernières années ... par des coalitions d'intérêts économiques et par des équipes politiques ou syndicales, prétendant fallacieusement représenter la classe ouvrière. Le régime nouveau sera une hierarchie sociale. Il ne reposera plus sur l'idée fausse de l'égalité naturelle des hommes, mais sur l'idée nécessaire de l'égalité des chances données à tous les Français de pruver leur attitude à servir. Seuls le travail et le talent redeviendront le fondement de la hiérarchie française.»

 

Qui a tenu ces propos à votre avis ?

 

Et ceux qui suivent ?

 

«Pendant cinq ans j'ai pu mesurer la puissance des corps intermédiaires qui s'interposent entre le peuple et le sommet de l'État, ces corps intermédiaires qui prétendent souvent parler au noms des Français et qui, en vérité, souvent, confisquent la parole des Français.»

 

Les premiers sont de Philippe Pétain le 11 octobre 1940 et les suivants de Nicolas Sarkozy le 19 février 2012. Les similitudes sont flagrantes et pour ramener à lui les voix du FN, Sarkozy est prêt à tout. Il tente même une OPA sur la fête des travailleurs du 1er mai en disant vouloir en faire «la fête du travail, mais la fête du vrai travail, de ceux qui travaillent dur, de ceux qui sont exposés, qui souffrent, et qui ne veulent plus que quand on ne travaille pas on puisse gagner plus que quand on travaille».

 

Comme le rappelle Georges Seguy, ancien secrétaire général de la CGT, résistant et déporté, « Nicolas Sarkozy devrait approfondir ses connaissances sur l’histoire du 1er Mai. En France, cette journée de lutte existe depuis qu’on a inauguré la tour Eiffel. Depuis que les ouvriers ont décidé de manifester chaque année à cette date, en dépit des interdictions et de la répression, le 1er Mai à l’échelle internationale est un symbole de l’unité de tous les travailleurs du monde pour le progrès social et la liberté.

 

Vouloir faire une cérémonie spéciale sur « le vrai travail », c’est une ignorance totale de l’histoire du 1er Mai. Les propos tenus par Henri Guaino sur France Inter, évoquant à propos du défilé populaire « un 1er Mai des permanents syndicaux », sont particulièrement choquants et n’ont rien à voir avec la réalité. Les permanents syndicaux sont évidemment dans les manifestations du 1er Mai, mais leur caractéristique, c’est la participation la plus massive possible des salariés et de leurs familles sur la base de la solidarité et de leurs revendications sociales. Henri Guaino, comme Nicolas Sarkozy, a tout à apprendre de l’histoire du mouvement ouvrier.

 

La prétention d’organiser un autre rassemblement, d’une autre nature, sur le thème du « vrai travail » me rappelle les périodes durant lesquelles les dictatures fascistes ont interdit les manifestations du 1er Mai correspondant à son histoire pour en faire des manifestations de collaboration de classes niant la défense des revendications et la solidarité. Nous sommes dans une situation qui rappelle de tristes souvenirs. Sous l’occupation nazie, nous n’avions pas le droit de manifester et pourtant nous l’avons pris.

 

Nous nous sommes heurtés à la répression de l’état français sous la direction de Pétain et de Laval. Jamais les travailleurs ne se sont résignés à accepter que l’on change la nature de classe du 1er Mai. Il y a dans cette décision de Nicolas Sarkozy quelque chose qui va dans le sens de ce qui a toujours été condamné par le monde du travail et par tous les démocrates. Je rappelle qu’à l’origine le 1er Mai a été organisé pour obtenir la journée de huit heures de travail.

 

S’attaquer aux « corps intermédiaires », donc aux syndicats, qu’on oppose aux « vrais travailleurs » rappelle l’époque pétainiste, où l’on vantait le corporatisme et la collaboration de classe. Cela nous rattache aux vieilles traditions de l’extrême droite... »

 

Sarkozy et Le Pen jouent à se tenir par la barbichette. Contrairement à ce qu'il a affirmé mercredi 25 avril, Nicolas Sarkozy a bien assuré la veille à Longjumeau (Essonne) que la candidate du FN Marine Le Pen "est compatible avec la République", comme le montrent les images du 20 heures de France 2, diffusées mardi soir (voir à 16mn 45s).



 

 


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24 avril 2012 2 24 /04 /avril /2012 17:18

La fièvre n’était pas retombée hier, si bien que je suis resté silencieux sur mon blog. Je ne parle pas de la fièvre électorale, mais de mon état grippal qui ne m’a pas donné l’énergie de réagir aux résultats.

 

Je dois avouer que dimanche soir, j’avais un petit coup au moral. Partagé entre la satisfaction du score à 2 chiffres de Jean-Luc Mélenchon, même si j’espérais un peu plus après la belle campagne qu’il a menée et le travail militant que nous avons réalisé, et la déception vu l’écart trop important entre les deux fronts avec le score élevé de Marine Le Pen (Donné à 20% au départ et inférieur à 18% à l'arrivée).

 

L’objectif ambitieux de devancer M Le Pen n’a pas été atteint, mais le Front de Gauche a été bien seul pour dénoncer l’imposture de la candidate du FN. Le philosophe  Michel Onfray se réclamant de gauche, nouvel expert des médias lui aussi, ce n'est pas un hasard, n’a eu des flèches assassines que pour J.L Mélenchon et rien sur Le Pen. Au moment ou J-L Mélenchon voyait sa courbe dans les sondages croiser celle de M Le Pen, le Nouvel Observateur et le Monde, journaux de sensibilité de gauche paraît-il, ont consacré leurs tirs sur Mélenchon, devenu le pire des Robespierre, prônant une nouvelle Terreur, devenu démagogue, un nouveau Georges Marchais, pourquoi pas le couteau entre les dents et mangeur d’enfants. Laurence Parisot ne faisait pas pire.

 

Mais en y regardant de plus près, si le Front National a progressé par rapport à 2007, il est sensiblement au niveau de 2002 quand il y avait 2 candidats d’extrêmes droites (le Pen et Megret) et aussi le CPNT qui avait capté dans certains endroits le vote FN. L’extrême droite avait fait 16.86 + 2.34 soit 19.2% (sans compter les 4.23% de CPNT). La politique de Sarkozy a conforté au cours de son mandat la politique du Front National. D’où le résultat d’aujourd’hui.

 

A gauche, le Front de Gauche vient de s’inscrire dans l’histoire. Fin 2011, J-L Mélenchon n’était crédité que de 5% et bien peu croyaient à son objectif d’atteindre un score à deux chiffres. La bonne campagne du FRont de Gauche ne doit pas s'arrêter là, il faut qu’aux législatives il y ait un maximum de députés Front de Gauche ; ils ne se laisseront pas amadouer par les sirènes libérales de l’austérité.

 

Résistance ! Résistance ! On ne lâche rien.

 

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21 avril 2012 6 21 /04 /avril /2012 22:26

Marine Le Pen démaquillée, c'est Jean-Marie Le Pen qui apparaît. Seule la façade a changé, le fond reste le même. Ne vous laissez pas tromper.

 

Et ses sbires n'hésitent pas à faire le coup de poing. Cinq militants du Front de Gauche en ont fait les frais vendredi soir. Voir article.

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20 avril 2012 5 20 /04 /avril /2012 14:29

 

Après avoir reçu dans le cadre de leur émission “Mediapart 2012” quatre candidats à la présidentielle (François Bayrou, Eva Joly, Jean-Luc Mélenchon, François Hollande), Mediapart a proposé à Nicolas Sarkozy un grand entretien diffusé en direct et en vidéo-streaming sur leur site. Edwy Plenel en a fait la demande, dès le 6 mars, auprès du conseiller presse de Nicolas Sarkozy, Franck Louvrier. Voici le verbatim de cette demande :

 

Capture_decran_2012-04-17_a_18.05.41.jpg

 

Le jour même, Franck Louvrier accusait réception en ces termes : « Merci pour votre invitation. Je prends en compte votre demande et vous tiens au courant.
Bien cordialement »

 

Après trois semaines d'attente, Edwy Plenel relancait Franck Louvrier, le 30 mars :

 

Capture_decran_2012-04-17_a_18.07.27.jpgRéponse le jour-même de Franck Louvrier

 

Capture_decran_2012-04-17_a_18.09.09.jpg

 

Le président-candidat a refusé. Pourtant, parmi les nombreuses questions que nous souhaitions lui poser, il en est 10 que nous estimons particulièrement importantes pour que les citoyens puissent voter correctement informés.


 

À défaut d'un Nicolas Sarkozy faisant le choix de s'expliquer en direct devant une presse indépendante, Mediapart a adressé par écrit à son équipe ses dix questions. Il nous semble impératif que le président sortant daigne s'expliquer sur ces affaires révélées durant son quinquennat mais dont on s'aperçoit qu'elles ont accompagné une bonne partie de sa vie politique.

 


1. Vous avez déclaré avoir acquis un appartement sur l’île de la Jatte en 1997 grâce à des prêts contractés auprès de l’Assemblée nationale. Selon votre présentation du montage financier, ils se seraient élevés à 3.530.000 francs. Or l’Assemblée nationale affirme que vous n’avez pris qu’un seul emprunt immobilier à cette époque, de 1.680.000 francs. Avez-vous réellement payés le 1,85 million de francs manquant ? Si oui, comment ?

2. Dans son journal intime, à la date du 26 avril 2007, le photographe François-Marie Banier prête ses propos à Liliane Bettencourt : « De Maistre me dit que Sarkozy demande encore de l’argent ». Le même jour, 400.000 euros sont retirés en espèces des comptes suisses cachés de la milliardaire. Avez-vous demandé de l’argent aux époux Bettencourt dans l’entre-deux tours de l’élection présidentielle de 2007 ?

3. L’enquête judiciaire menée à Bordeaux dans le cadre de l’affaire Bettencourt a permis d’établir que le 18 janvier 2007, le gestionnaire de fortune M. de Maistre a reçu 150.000 euros en liquide, la veille d’une rencontre avec Eric Woerth, le trésorier de votre campagne présidentielle de 2007. Le 5 février de la même année, 400.000 euros ont été débités en liquide de l’un des comptes suisses des époux Bettencourt, deux jours avant une nouvelle rencontre entre MM. Woerth et de Maistre près de votre siège de campagne. M. Woerth, mis en examen dans ce dossier, a-t-il pu financer à votre insu par des fonds en espèces votre campagne présidentielle ?

4. Les enregistrements du majordome de Liliane Bettencourt font apparaître que l’héritière de L’Oréal a signé, le 4 mars 2010, un chèque à votre ordre. Quel est le montant et l’objet de cette contribution, qui ne peut être un financement politique puisque vous êtes à cette date président de la République depuis presque trois ans ?

5. Votre ancien collaborateur Thierry Gaubert, mis en examen pour « recel d’abus de biens sociaux » dans l’affaire Takieddine, a-t-il pris en charge durant les années 1990 vos vacances à Venise et à Miami, comme l’indiquent des témoignages recueillis par la justice ?

6. Votre directeur de cabinet Claude Guéant a noué d’importantes relations à partir de 2003 avec le marchand d’armes Ziad Takieddine, en le mandatant auprès de dirigeants libyens, syriens et saoudiens pour des opérations de diplomatie parallèle et des ventes de matériels de sécurité, alors que vous étiez ministre de l’intérieur. Avez-vous cautionné ces contacts occultes, généralement prohibés par l’administration ?

7. Selon les notes de Ziad Takieddine saisies par la justice, une réunion s’est tenue le 16 mai 2009 à l’Elysée en présence de Claude Guéant et de votre avocat personnel, Thierry Herzog, afin de « mettre de côté » le mandat d’arrêt visant M. Abdallah Senoussi, l’un des patrons des services de renseignement libyens, condamné en France à une peine de perpétuité par contumace, dans l’attentat terroriste du DC10 UTA, en 1989. Vous êtes-vous engagé auprès du colonel Kadhafi à blanchir judiciairement M. Senoussi, aujourd’hui réclamé par la Cour pénale internationale ?

8. Selon des documents saisis en France et au Luxembourg, vous avez autorisé, alors que vous étiez ministre du budget, la création de la société Heine, par où ont transité, le 7 février 1995, 20,3 millions d’euros. Cette société basée au Luxembourg était chargée de distribuer, pour le compte de l’entreprise d’Etat DCN, des commissions occultes à deux hommes d’affaires (MM. Ziad Takieddine et Abdul Rahman El Assir) actuellement mis en examen dans l’affaire des ventes d’armes du gouvernement français au Pakistan et à l’Arabie saoudite. Vous avez également validé, au sein de l’organisme de garantie d’Etat Coface, le montant de ces commissions accordées, tant par la DCN que la Sofresa, à ces intermédiaires. Pouvez-vous soutenir n’être pas impliqué personnellement dans cette affaire ?

9. Au lendemain de la sentence arbitrale, le 7 juillet 2008, qui a octroyé 403 millions d’euros d’argent public à Bernard Tapie, l’Etat aurait pu faire annuler cette décision prise par cette justice privée. En novembre 2008, la ministre des finances, Christine Lagarde a été informée que l’un des trois arbitres n’avait pas respecté l’obligation de « révélations étendues » à laquelle il était astreint, et n'avait pas déclaré qu'il avait déjà participé par trois fois à des arbitrages auxquels était partie Me Maurice Lantourne, l’avocat de Bernard Tapie. Christine Lagarde pouvait donc suspendre le versement de cette somme. Pourquoi ne lui avez-vous pas donné des instructions en ce sens ? Pourquoi, au contraire, ce fait a-t-il été caché au Parlement ?

10. Selon des documents et témoignages réunis par Mediapart, des sommes importantes – jusqu’à 50 millions d’euros – auraient été versées en 2007 à votre entourage par le régime de Mouammar Kadhafi, ce que l’ancien dirigeant de la Libye, son fils Saïf al-Islam et Abdallah Senoussi, l’ancien chef des services secrets libyens, avaient affirmé publiquement. Seriez-vous favorable à l’ouverture d’enquêtes judiciaires sur ces soupçons ?

 

Lien Mediapart


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