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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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12 octobre 2012 5 12 /10 /octobre /2012 23:38

 

Dans une récente lettre ouverte, j'interpellais la députée socialiste de ma circonscription qui allait devoir se prononcer par un vote au sujet de la ratification du traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG).

 

Quand j'écris réponse à ma lettre, j'exagère un peu car la députée ne répond pas un simple quidam comme moi. Mais en consultant le site de l'Assemblée nationale, j'ai constaté, hélas, que comme une très grande partie des députés socialistes, Mme Gaillard s'est prononcée pour ce traité. Dans un communiqué paru dans la presse locale, elle a fait connaître les raisons qui ont motivé son vote favorable à ce traité. Selon elle, il « est le seul outil dont nous disposons aujourd'hui pour enclencher une dynamique positive qui tienne enfin compte de la croissance, des États et de leur pouvoir souverain » Elle juge que « nous n'avons plus de risques d'institutionnaliser l'austérité ».

 

Le pouvoir souverain ? Eh bien Mme Gaillard, quand j'écrivais qu' « une institution non élue, la Commission Européenne, va contrôler le budget des États pour imposer l'austérité partout », il n'aura pas fallu une semaine pour que la Commission Européenne intervienne dans le budget de la France. C'est ça qu'elle appelle le pouvoir souverain ?

 

Les députés du Front de gauche boycotteront lundi une séance de l'Assemblée sur « la prise en compte des orientations budgétaires européennes par le projet de loi de finances », refusant que le Parlement soit « la chambre d'enregistrement des directives européennes ».En effet,les député(e)s sont conviés à accueillir les technocrates de la Commission européenne flanqués de quelques présidents de commissions, tous diligentés pour passer à la loupe le prochain budget de la France. De débat il n'y aura point, puisque chaque député disposera de deux minutes pour poser une question aux "personnalités conviées" de Bruxelles.

 

Des technocrates non élus vont faire la leçon aux député(e)s, et les godillots socialistes vont dire amen, comme pour le traité. Le changement n'est décidément pas pour maintenant. Il aurait fallu bien plus de députés Front de Gauche pour l'espérer.

 

NDLR – Le traité est passé au Sénat grâce aux voix de la droite, ça n'a pas non plus gêné les socialistes.

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8 octobre 2012 1 08 /10 /octobre /2012 23:46

 

Fallait-il croire Jean-Marc Ayrault quand il déclarait dans l'émission “Des paroles et des actes” sur France 2 le jeudi 27 septembre : « Il n’y aura pas d’augmentation de la CSG, il n’y aura pas d’augmentation de la TVA dans le budget ».

 

Toujours est-il qu'une semaine plus tard, on apprenait qu'au nom de la compétitivité, les entreprises bénéficieraient d'un allégement du coût du travail d'une quarantaine de milliards d'euros, avec le basculement des cotisations employeurs sur un impôt large, la piste la plus sérieuse étant celle de la contribution sociale généralisée (CSG).

 

On devrait se lever en masse pour le gouvernement change de cap, ça semble si facile.

 

En effet, une poignée de Net-entrepreneurs, dont une part vit et travaille déjà à l'étranger, a réussi à mobiliser par internet et les réseaux sociaux des milliers d'entrepreneurs qui s'estiment injustement touchés par les mesures fiscales du projet de loi de finances.

 

Que dénoncent ceux qui se sont baptisés les « pigeons » ? Rien d’autre que la fin d’un privilège. Les revenus que ces messieurs tirent de leurs capitaux devaient être imposés, dans le projet initial, comme ceux du travail. Il s’agissait là d’une des seules mesures du projet de loi de finances qui s’attaquait aux revenus du capital.

 

Mais face à cette protestation, le gouvernement vient de faire une volte-face en assurant qu'il « reverrait sa copie » sur la taxation des revenus de cessions d’actifs. On n'a pas vu le gouvernement faire preuve de la même sollicitude à l'égard des salariés de Sodimédical, de PSA, de Fralib, d'ArcelorMittal ou de Doux pour ne citer qu'eux ...

 

Au final, ce seront les salariés, les retraités et les chômeurs qui vont être les pigeons.


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5 octobre 2012 5 05 /10 /octobre /2012 00:24

Selon le projet de loi de finances pour 2013, le ministère de la Culture verrait son budget amputé de 110 millions d'€ (-4,3%). La baisse devrait se poursuivre durant les années à venir, avec 2,38 milliards pour 2014 et 2,35 milliards pour 2015. Ainsi, « les grands projets culturels annoncés par le précédent gouvernement sans être financés seront abandonnés, ou, pour certains, redimensionnés ou reportés ». Par ailleurs 20 millions d'€ de subventions pourraient disparaître des caisses de plusieurs établissements publics de l'État - théâtres, opéras, musées - soit environ 2 % de perte en regard de l'année 2012. Malgré un effort promis en faveur de l’éducation artistique ainsi que la promesse que le spectacle vivant serait épargné,  le compte n’y est pas.

 

Le candidat François Hollande avait pris, lors de sa campagne deux engagements : celui de mettre en chantier une grande « loi d’orientation et de programmation » et celui de « sanctuariser » le budget de la Culture.

 

C’est la première fois dans l’histoire de la Ve République qu’un gouvernement de gauche procède à la diminution du budget de la culture !

 

Il ne suffit pas d'affirmer comme le faisait Hollande que l’éducation et la jeunesse seraient les priorités majeures du quinquennat, à moins de considérer que la culture n'en fait pas partie !

 

L'acharnement des socialistes à vouloir respecter le pacte budgétaire européen nous amènera d'autres désillusions. Ce n'est pas la poursuite d’une politique d’austérité et de réduction inconsidérée de la dépense publique qui nous sortira de la crise.

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4 octobre 2012 4 04 /10 /octobre /2012 00:12

 

Je comprends mieux pourquoi pas moins de 11 ministres se sont succédés à l'université d'été du Medef, et qu'un seul (la porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem) ait arpenté les allées de la fête de l'Huma.

 

Selon le Monde de ce mercredi, le gouvernement envisage de faire un cadeau de 40 milliards d'euros aux patrons au nom de la compétitivité. Le Medef et le gouvernement précédent ne cessaient de répéter que la conséquence de la non-compétitivité des entreprises était le coût du travail trop élevé.


Mais c'est un gouvernement socialiste, je ne dis pas de gauche, qui va appliquer les mesures qu'envisageait Sarkozy. L'allègement des charges des entreprises serait transféré vers un impôt plus large, la piste la plus sérieuse évoquée étant une hausse de la contribution sociale généralisée (CSG), ce qui toucherait tous les ménages. Sarkozy pensait lui à la TVA sociale, mais le résultat sera le même. L'Élysée souhaiterait que ce transfert soit étalé sur la durée du quinquennat pour ne pas trop entamer le pouvoir d'achat des ménages;  ah bon ? Il est déjà bien entamé. Et dire que ce même gouvernement a refusé un coup de pouce au SMIC.

 

Non ce qui coûte cher, c'est le chômage.  le travail ne « coûte » pas, au contraire il crée de la richesse. Richesse qui est, elle, diversement répartie entre le salaire du travailleur, les charges et impôts, et ce que ponctionne le patron et les actionnaires …

 

Mais en se prononçant pour le traité Merkozy, les socialistes vont encore aggraver l'austérité, et les peuples passeront de la précarité  à la paupérisation. 

 

On n'a pas viré Sarkozy pour se retrouver avec la même politique !

 

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3 octobre 2012 3 03 /10 /octobre /2012 01:40

 

De la même manière que j'avais dénoncé les comportements de Sarkozy prenant ses aises avec la République laïque (22 janvier 2008, 5 mars 2011) je dénonce la présence du ministre de l'Intérieur lors de certaines cérémonies. Manuel Valls en prend à son aise avec le respect du principe de séparation des Églises et de l’État.

 

Ce fut le cas lors de l’inauguration de la grande mosquée de Cergy, le 6 juillet 2012, où il a déclaré : « Je suis le ministre des Cultes…. Ce message sera en tout point identique à celui que la République adresse à toutes les religions, car elle les regarde avec la même bienveillance et leur ouvre les mêmes bras. » La loi de 1905 a supprimé le ministre des cultes.

 

Il était également présent pour une cérémonie de béatification du Père Louis Brisson dans la cathédrale de Troyes le 22 septembre !

 

Quelques jours plus tard, le 27 septembre, il inaugurait la grande mosquée de Strasbourg, financée à 26% par les collectivités locales, ce financement étant rendu possible par la position particulière de l'Alsace qui est toujours sous le régime du concordat. Encore une aberration !

 

La séparation des Églises et de l’État a été instituée par la loi du 9 décembre 1905. L’article 1erde la Constitution affirme « La France est une République indivisible, laïque,… ». Il s’agit de la première phrase de la Constitution.

 

Alors le ministre de l'Intérieur respectera t'il cette loi ?

 

 

 

Loi séparation église-état 1

Loi-separation-eglise-etat-2.jpg

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1 octobre 2012 1 01 /10 /octobre /2012 22:11

 

Dans l'éditorial de l'Humanité de ce lundi, Patrick Apel-Muller écrit : « Avez-vous assisté à un débat télévisé entre un partisan du oui au traité budgétaire européen et un tenant du non ? Un journaliste critiquant l’austérité forcenée imposée aux peuples européens a-t-il été convié à questionner le premier ministre sur France 2, jeudi soir ? D’autres voix que celles des experts libéraux sont-elles régulièrement conviées sur le plateau de Mots croisés ? Cet unanimisme de caserne, qui fait hélas des médias dominants de grandes muettes, vient d’être déchiré par les dizaines de milliers de manifestants, hier, 
sur le pavé parisien. Que ne leur a-t-on dit pourtant pour 
les en dissuader ! Jusqu’à leur annoncer depuis Matignon une apocalypse où le non au traité ferait « disparaître l’euro ». Et pourquoi pas le continent tant qu'on y est ? »

 

Malgré le succès de la manifestation, les médias minimisent la mobilisation, voire n'en parlent pas pour certains. 80 000 manifestants, ce n'est pourtant pas rien. Quand 150 islamistes radicaux manifestaient à Paris, on nous en parlait pendant dix minutes en ouverture des journaux télévisés ou radiophoniques !

 

On veut nous rejouer la partition de 2005 en voulant occulter tout débat, et nous faire croire que la solution à la crise passe par le oui au traité. Si on a mis à la porte Sarkozy, ce n'est pas pour le voir revenir 
par la fenêtre. Et aux dirigeants ou ministres socialistes qui déclarent que c'est un oui de soutien au Président de la République, c'est se moquer des gens de gauche, car sinon, comment expliquent-ils que la droite va voter comme un seul homme ce traité ? Pour soutenir Hollande ? Non mais parce que c'est mot pour mot le traité élaboré par Sarkozy et Merkel.

 

Le débat va débuter à l'Assemblée. En Grèce, au Portugal, en Espagne, en Belgique, aux Pays-Bas, les peuples sont engagés dans la même bataille contre les mesures d'austérité qui engendrent la récession. Ce n'est qu'un début.

 

 

 

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29 septembre 2012 6 29 /09 /septembre /2012 05:43

 

bat-affiche_manif_tscg-412x600.jpeg

 

 

Ils appellent à manifester le 30 septembre

 

Aitec-IPAM, AC !, ANECR, Attac, CADTM, Cedetim-IPAM, Convergence services publics, CFF (SPUCE CFDT), CGT-Cheminots, CGT Finances, CGT Educ'action, CGT Equipement-environnement, CGT Livres (Filpac), CGT Personnels des Organismes Sociaux, CGT-FSA, CGT UGFF, URIF CGT, CNDF/CADAC, Démocratie Réelle Maintenant ! Paris, DIDF, Collectif des Associations Citoyennes, Les Économistes Atterrés, Fondation Copernic, Front de gauche - Parti communiste français - Parti de gauche - Gauche unitaire - FASE - République et Socialisme - PCOF - Convergences et Alternative - Gauche anticapitaliste, Femmes Egalité, FSU-Île de France, SNAC-FSU, SNASUB-FSU, SNESUP-FSU, SNU Pôle Emploi FSU, SNUITAM FSU, SNUTEFI FSU, SNUCLIAS FSU, EE(Ecole Emancipée) FSU, Jeunes Communistes, Les Alternatifs, Les efFRONTé-e-s, Marche Mondiale des Femmes France, Mémoire des luttes, M'PEP, Marches Européennes, NPA, Parti Fédéraliste Européen, Parti pour la décroissance, Réseau Éducation Populaire, Résistance Sociale, Solidaires Finances Publiques, Solidaires Douanes, Sud BPCE, Transform!, Union Syndicale de la Psychiatrie, Union syndicale Solidaires, UFAL, Utopia.


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28 septembre 2012 5 28 /09 /septembre /2012 05:38

 

 

 

 

Cette vidéo est proposée par la Gauche Unitaire Européenne et la Gauche Verte Nordique dont font partie les députés du Front de Gauche.

 

 

signez pétition


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26 septembre 2012 3 26 /09 /septembre /2012 03:00

 

Madame la Députée,

 

Au mois d'octobre, vous allez être appelée à vous prononcer sur la ratification du traité pour la stabilité, la coordination et la gouvernance (TSCG). Le candidat François Hollande avait pris l'engagement (engagement n°11 de ses 60 propositions) de conditionner la ratification de ce traité à une renégociation aboutissant à de sérieuses modifications. Il avait précisé lui-même les trois points clés de cette renégociation : la possibilité pour la Banque centrale européenne de financer directement les États, la mise en place d’euro-obligations pour que les pays de la zone euro puissent emprunter solidairement, et des mesures de relance de la « croissance » en Europe. Il a donc été élu sur la base de cette promesse, comme tous les députés de sa majorité.

 

Or, le traité soumis à votre vote est exactement celui concocté par A.Merkel et N.Sarkozy, hormis les maigres mesures d'un pacte de croissance non pérenne adoptées par le Conseil européen fin juin. L'objectif de ce traité est clair : une institution non élue, la Commission Européenne, va contrôler le budget des États pour imposer l'austérité partout, y compris pour les collectivités territoriales. Il prévoit des sanctions automatiques contre les pays contrevenants aux mesures de discipline budgétaire, mettant la politique économique des états européens sous la coupe de la Troika (BCE, FMI, Commission Européenne) au détriment du choix des peuples.

 

Vous comprendrez aisément que l'austérité que cela implique sur tout le continent aura des conséquences catastrophiques sur l'économie et sur la vie des peuples. Ceux de Grèce, d'Espagne, du Portugal en sont déjà grandement victimes. Dans une démocratie, un tel choix ne peut se faire sans l'accord du peuple. Les peuples d'Europe attendent de la France, parce qu'il y a eu un changement de majorité, qu'elle cesse de promouvoir cette politique qui mène le continent dans le mur. Cette logique austéritaire conduit l’Europe à la catastrophe, et approfondit encore le gouffre qui sépare les peuples et les institutions européennes.

 

La seule façon d'y remédier, c'est qu'une majorité vote clairement non à ce traité et qu'elle initie une réflexion pour avancer vers une toute autre conception de l'Europe. En respect des engagements du candidat Hollande et de sa majorité, c'est ce vote de résistance et d'avenir que je souhaite vous voir exprimer. Il faut en finir avec les renoncements de la gauche face au pouvoir de la finance.

 

Je vous prie d'agréer, Madame la députée, mes respectueuses salutations.

 

 

J. Coutant

 

 

Lettre ouverte adressée à ggaillard@assemblee-nationale.fr  députée de la 1ère circonscription des Deux-Sèvres

 

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21 septembre 2012 5 21 /09 /septembre /2012 01:09

Le 20 septembre 1992, à l’issue d’un pilonnage médiatique, le camp du Oui à Maastricht, piloté par Jacques Chirac et François Mitterrand, l’emportait de justesse par 51% des voix. Le 29 mai 2005, malgré une intense propagande d'État en faveur du Oui au traité constitutionnel européen, c'est le Non qui l'emportera avec près de 55% des voix.

 

Depuis cette date, s’asseyant sur le Non du peuple souverain, Sarkozy et la grande majorité des députés PS, EELV et UMP ont ratifié au parlement en 2008 le Traité scélérat de Lisbonne, fac-similé du Traité constitutionnel rejeté par les Français. Non seulement l’UMP et le PS n’ont tenu aucun compte du 29 mai 2005, mais ils n’ont cessé d’accélérer l’intégration européenne capitaliste.

 

Alors que 72% des français souhaitent être consultés par référendum, François Hollande et son Conseil des ministres ont adopté hier le projet de loi autorisant la ratification du Traité de Stabilité, de Coordination et de Gouvernance(TSCG) avec la règle d'or, ce texte élaboré par Sarkozy et Merkel. 

 

Voilà un renoncement de plus de la part du PS dont le candidat Hollande s'était engagé à renégocier le traité. Je devrais dire des renoncements, car il y a un certain nombre de ministres qui faisaient partie des « nonistes » en 2005, Laurent Fabius, Bernard Cazeneuve, Benoit Hamon, Arnaud Montebourg, Christiane Taubira, Alain Vidalies … et qui aujourd'hui trouvent des éléments positifs dans un texte qui institue la règle d'or et acceptent que le pouvoir budgétaire soit transféré à une commission européenne non élue. Devant le Congrès du Parlement réuni en février 2008 pour modifier la Constitution afin que puisse être ratifié le traité de Lisbonne; J-M Ayrault aujourd'hui 1er ministre déclarait : « L'Europe a besoin d'une validation populaire ».

 

Oui, cette validation populaire, c'est le référendum. Il n'est pas trop tard, vous pouvez signer la pétition exigeant ce référendum et participer également si vous le pouvez à la manifestation du 30 septembre à Paris, 13h30 à Nation, pour dire non au pacte budgétaire.

 

Nous ne voulons pas d'une Europe asservie aux marchés financiers.

 


 

 

 

 

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