Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

21 août 2013 3 21 /08 /août /2013 22:07
Programme fête de rentrée du PCF à Niort (Deux-Sèvres) des Samedi 7 et dimanche 8 septembre 2013
Partager cet article
Repost0
14 août 2013 3 14 /08 /août /2013 09:07

Les retraités le disent : « je n’ai jamais autant travaillé », « je n’ai jamais été aussi heureux de travailler ». Cela veut-il dire qu’ils sont utiles, ou qu’ils sont productifs ? Leurs pensions sont elles un salaire exprimant leur contribution à la production de valeur économique, ou un revenu différé de leur participation passée à cette production ?

Qu’est ce que travailler ? Est ce avoir un emploi sur un marché du travail et produire de la valeur pour un actionnaire dans une entreprise dont on n’est pas propriétaire, ou est ce, comme ces retraités heureux au travail, avoir un salaire à vie et travailler dans des collectifs (une association, une mairie) où l’on décide et dont on ne tire aucun revenu ? L’enjeu du conflit sur la retraite, c’est le devenir du travail : exploité par des propriétaires lucratifs, ou émancipé du marché du travail par le salaire à vie, et des actionnaires par la copropriété d’usage de l’entreprise ? Contre les réformateurs, la démonstration faite à grande échelle par les retraités que nous travaillons mieux sans actionnaire et sans employeur, en étant dotés d’un salaire à vie et de la copropriété d’usage des outils de travail, doit être dite, confirmée et généralisée.

Premièrement, il faut dire que les retraités travaillent.

Trop souvent, nous disons que les retraités sont utiles mais ne travaillent pas, c’est à-dire ne produisent pas de valeur économique. Nous disons que les pensions sont de la solidarité intergénérationnelle, un thème qui a été mis sur la table par Rocard dans son calamiteux Livre blanc de 1991. « Les retraités ont cotisé pour les inactifs quand ils produisaient, ils ont le droit de retrouver dans leur pension, grâce aux cotisations actuelles des actifs, l’équivalent de leurs cotisations d’hier, maintenant qu’ils ne produisent plus » : c’est le fonds de commerce réformateur, qui conduit à faire dépendre les pensions de la durée et du montant des cotisations.

Or cette propagande lit à l’envers ce qu’ont impulsé Croizat et les militants de la CGT : la pension n’est pas la contrepartie des cotisations passées, c’est la continuation à vie du meilleur salaire (75% du brut, soit 100% du net) obtenue à un âge légal le plus bas possible : 55 ans et 50 ans pour les travaux pénibles. Autrement dit : à 55 ans (mais demain à 50 ans, puis à 45 ans…), nous devons être payés à vie, débarrassés de l’obligation de quémander un emploi à un actionnaire. Alors seulement nous pouvons travailler efficacement, produire de la valeur économique sans être empêchés par des managers qui nous contraignent à un mauvais boulot, sans être mis au chômage par des actionnaires qui veulent 15 à 40% de taux de retour.

Deuxièmement, il faut confirmer le salaire à vie des retraités.

D’abord la pension doit être un vrai salaire : chacun doit avoir 100% de son meilleur salaire net (porté au Smic s’il est inférieur) quelle que soit sa durée dans l’emploi. Les pensions ne sont pas la contrepartie du travail passé des retraités, mais la contrepartie de leur travail actuel : donc les annuités et les points doivent disparaître du calcul, ainsi que toute condition de durée de carrière.

Ensuite le salaire à vie doit être garanti le plus tôt possible : le retour à la revendication traditionnelle de 55 ans est un minimum.

Enfin le travail des retraités doit être soutenu : contre la propagande qui raconte qu’on ne produit plus en retraite (et donc qu’il faut prolonger l’emploi avec l’espérance de vie), les retraités doivent obtenir les moyens de travailler, de fonder des entreprises dont ils sont les copropriétaires d’usage (où ils décident de tout sans en tirer de revenu : ils n’en ont pas besoin puisqu’ils sont payés à vie), d’inventer. Non pas en plus de leur pension, comme le veulent les réformateurs avec le pernicieux droit au cumul, mais en tant que pensionnés, montrant ainsi que le salaire à vie est une matrice légitime du travail.

Troisièmement, il faut généraliser la production faite par les titulaires d’un salaire à vie, copropriétaires d’usage de leur entreprise

Les retraités ne sont pas les seuls à travailler avec un salaire à vie : il y a aussi les fonctionnaires, qui sont payés pour leur grade et non pas pour leur emploi. Leur grade est attaché à leur personne, et c’est donc leur personne, et non pas leur poste, qui est payée. Il faut passer à l’offensive en généralisant cette situation à toute la production. Il s’agit d’enrichir la majorité politique d’un droit nouveau : la qualification universelle. A 18 ans, chacun doit être doté :

• du premier niveau de qualification et du salaire à vie qui va avec (par ex. 1500 euros net) et d’un droit à carrière salariale, sanctionnée par des épreuves de qualification, dans une échelle par ex. de 1 à 4 (soit pas de salaires supérieurs à 6000 euros par mois) ;

• de la copropriété d’usage de son outil de travail : c’est à-dire du droit de décider de l’investissement, de la hiérarchie, de ce qui est produit, sans tirer de la copropriété aucun revenu. Généraliser la propriété d’usage suppose la suppression de toute propriété lucrative, avec expropriation de ses actuels titulaires ;

• de la délibération dans les caisses de salaire et les caisses d’investissement qui, sur le modèle si réussi de la sécurité sociale, collecteront les cotisations des entreprises et mutualiseront ainsi la valeur ajoutée tout en créant la monnaie, pour une politique économique maîtrisée par les citoyens.

 

Bernard Friot dans l'Humanité des débats du 5 juillet 2013

 

Bernard Friot est invité au débat de la Fête de rentrée du PCF le dimanche 8 septembre 2013 à Niort.

 

Partager cet article
Repost0
13 août 2013 2 13 /08 /août /2013 07:48

Une date à noter sur vos agendas pour ceux qui seront dans les Deux-Sèvres ces jours-là.

 

Programme détaillé de ces 2 journées, cliquez sur ce lien.

 

 

Samedi 7 et dimanche 8 septembre 2013, fête de rentrée du PCF à Niort (Deux-Sèvres)
Partager cet article
Repost0
2 août 2013 5 02 /08 /août /2013 17:24

C'est le site du ministère délégué à la Ville qui l'indique, au plus fort des émeutes de Trappes, il y a une semaine, on avait peu vu et peu entendu le ministre de la Ville. François Lamy s’en est expliqué et a dévoilé ses projets pour les quartiers. Mais sur les banlieues qui ont le sentiment d'avoir été oubliées, pas certain que sa conclusion soit d'un grand réconfort.

 

« Maintenant, on ne réglera pas la situation économique et sociale de ces quartiers tant qu’on n’aura pas réglé la situation économique et sociale de ce pays. Mon objectif, c’est que lorsque la reprise sera là, ces quartiers soient prêts à en profiter. »

 

Sauf que ces populations ne peuvent plus attendre. Comme l'a écrit le maire PCF de La Verrière, commune de 6000 habitants très proche de Trappes, « ce qui s'est passé à Trappes peut se passer ailleurs. »

 

Les minima sociaux atteignent un taux de 50,64% dans sa commune contre 1,68% dans le département des Yvelines. Malgré un parc constitué de 68% de logements sociaux, les demandes de HLM ont explosé dans sa ville. Le taux de chômage à Trappes ou dans sa commune de La Verrière est deux fois plus élevé que dans le reste des Yvelines, 28% des habitants vivent des allocations chômage dans certains quartiers. Et ce maire souligne que les « jeunes connaissent mieux les policiers locaux que leur correspondant de la mission locale. Est-ce cela que la République a à offrir à notre jeunesse ? » « On nous dit sans cesse que les quartiers s’éloignent de la République et basculent soit vers la religion, soit vers le banditisme. N’est-ce pas plutôt la République qui s’éloigne des quartiers et laisse le champ libre à d’autres formes d’organisation sociale ou d’économie ? »

 

Il serait temps que ce gouvernement socialiste mette en œuvre la politique de changement promise. Son adversaire, c'était soit-disant la finance. Et depuis, le système bancaire reste le même dans son organisation, les 500 plus grandes fortunes de France ont vu leur montant grimper de 25% en 2012. Et les plus démunis devraient encore attendre ?

Partager cet article
Repost0
5 juillet 2013 5 05 /07 /juillet /2013 14:59

Dans le supplément Cactus de l'Humanité quotidienne du jeudi, j'ai apprécié "le grain de sel" de Aline Pailler. J'aimerais entendre ces mêmes propos dans la bouche des dirigeants de mon parti. Un changement radical est indispensable pour notre société, on voit à quoi nous mènent les compromis, voire les compromissions. La capitalisme n'apporte que désespoir, on ne peut se contenter d'accompagner ses victimes.

Aline Pailler est journaliste et productrice à France-Culture. Elle a été députée européenne du Parlement européen (1994-1999) sous les couleurs du Parti communiste français.

 

Cactus Le grain de sel d' Aline Pailler

 La colère a ses raisons...

  

La planète croule, les esprits sont enchaînés par la peur, les élites et les contre-pouvoirs attablés dans les médias ou les salles de réunion surchargées par l’agenda des relations sociales et autres négociations de pactes sociaux ! Allons-nous réciter longtemps encore la litanie des ­récriminations sur les effets du capitalisme ? Allons-nous finir par vivre en charognards sur le dos des ­cadavres du ­capitalisme et ­recycler notre colère en fonds de commerce ? Transformons nos innombrables débats en combats. Combattons ce que nous dénonçons, transformons la conscience et l’analyse en outil de destruction de ce qui nous opprime. « Oh  ! mais quelle violence  !  », diront effarouchés ceux qui ne veulent pas changer le système mais le réformer et/ou accompagner ses victimes tout en les laissant glisser inexorablement vers l’abattoir.

 

La violence est partout, dans la rue, sur les trottoirs, dans les entreprises, les bidonvilles. La guerre est mondiale et la dignité humaine partout bafouée. Ça suffit ! Groupons-nous, fédérons notre énergie à combattre le même ennemi : le capitalisme. Jaurès qui, comme Marx, est expurgé de ce qui pourrait déranger l’ordre établi, publiait en 1895 l’article « Plutôt l’anarchie que le despotisme ». Il y mettait notamment en cause le salariat, comme Marx, qui prônait son abolition. Il y a des pistes pour déboulonner le capitalisme. Et si la première étape était de le saboter ? Que tous les débats critiques consacrent la meilleure partie de leur temps à inventer et organiser la riposte. Cessons de faire semblant de croire à ce qui a donné de nombreuses preuves de son inefficacité à transformer le monde : les partis de gouvernement, les syndicats réformistes, les élections en régime ­capitaliste, la démocratie délégataire. Puisons certes dans le passé mais ne nous y enterrons pas avec nos rêves bafoués et trahis ! Nous honorons Mandela mais que savons-nous de l’organisation Abahlali baseMjondolo qui construit l’autonomie avec les populations des quartiers délaissés par les services publics en Afrique du Sud ?

 

Nous allons commémorer une défaite, les quarante ans du coup d’État au Chili, mais que savons-nous des luttes des Mapuche ? Si nous fêtions une révolution qui dure depuis le 1er janvier 1994 au Chiapas (Mexique), la révolution zapatiste qui construit de manière autonome une société avec son système de santé, d’éducation, de justice, de gouvernement ? Pourquoi taire ces ­victoires et ces chemins vers l’autre monde que nous revendiquons dans nos slogans ? Mais l’Europe, la France même ne sont pas un désert en matière d’initiatives, d’expériences et de construction théorique et pratique d’une société non capitaliste. Il nous reste à inventer dans nos pays les chemins buissonniers pour construire des territoires libérés et autonomes : quelle belle perspective que de cesser de seulement survivre ! Enfin nous allons ressentir au plus profond de soi et collectivement la joie de vivre !

 

Partager cet article
Repost0
4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 17:36

Par José Fort, ancien journaliste à l’Humanité.

 

Frères, nous savons combien votre colère est grande. Nous comprenons vos manifestations devant les représentations diplomatiques françaises. Ecoutez-nous : ne brûlez pas le drapeau tricolore. Il appartient au peuple de France, celui de la Révolution et de la Résistance contre le fascisme, celui de la lutte contre la colonisation et pour les droits de l’homme.

Il a été sali à plusieurs reprises de notre histoire et  lors du détournement de l’avion présidentiel bolivien par des gouvernants français servilement aux ordres de l’impérialisme US. Sachez que la majorité du  peuple de France se range dans les rangs de la liberté, la démocratie, la justice sociale et le respect de l’autre.

Comprenez-nous. Nous sommes honteux de l’image que vient de donner notre pays à la Bolivie, à l’Amérique latine, au monde entier. MM. Hollande et Fabius, dans des conditions différentes, viennent de commettre un acte de piraterie aérienne similaire à celui commis par le gouvernement socialiste de Guy Mollet contre les responsables du FLN pendant la guerre d’Algérie.

Frères boliviens. Ne confondez pas ceux qui ont interdit le survol de votre avion présidentiel au dessus du territoire français et les Français solidaires, mortifiés par l’acte inqualifiable que d’autres ont commis en notre nom.

Frères latino-américains. L’impérialisme US dispose de relais en Europe, au plus haut niveau des structures de la Communauté européenne et des Etats. En France, notamment. Vous disposez d’autres relais : ceux de la solidarité.

Partager cet article
Repost0
15 avril 2013 1 15 /04 /avril /2013 16:11

* Définition de barjot : Fou,  synonyme cinglé, farfelu, toqué

 

Rien d'étonnant direz-vous puisque la porte-parole du mouvement des opposants "la Manif pour tous" s'appelle Frigide Barjot, nom que s'est  choisie cette "humoriste" plus connue pour ses engagements poilitiques (à droite est-il besoin de le préciser) et religieux que pour ses talents d'humoriste.

 

Mais de là à faire des déclarations comme « Hollande veut du sang, il en aura ! Tout le monde est furieux. Nous vivons dans une dictature », là elle est vraiment barjot. Le texte a été voté en première lecture à l'Assemblée nationale, c'est bien un parlement issu des urnes et non issu d'un coup d'état. Le texte est ensuite voté au Sénat, puis va retourner à l'Assemblée nationale en 2ème lecture pour les articles restant en discussion. Le fait que cette discussion soit avancée à mercredi prochain et non fin mai comme initialement prévu  provoque une colère accrue des opposants.

 

Mais de là à voir des députés eux-mêmes crier au "coup d'état" comme le député UMP Hervé Mariton, ou l'UMP Philippe Gosselin qui met en garde contre "une guerre civile" ou bien encore le chef de file des députés UMP, Christian Jacob, qui a estimé vendredi que "le président de la République prend le risque d'une confrontation violente avec les Français", certains perdent tout bon sens.

 

Et s'il y avait une palme pour la plus barjot, la catho intégriste Christine Boutin pourrait la briguer. N'a t'elle pas déclaré que le mariage entre personnes de même sexe "nous conduit vers un Etat totalitaire, et moi je suis contre car je suis démocrate". Et lorsqu'elle a appris que le calendrier parlementaire serait accéléré, avec un vote à l'Assemblée dans la semaine, elle a alors évoqué... "la guerre civile".

 

Et à ces propos s'ajoutent hélas des agressions homophobes.

 

Plus barjots qu'eux ... tu meurs.

 

 

peste-rose.jpg 

Partager cet article
Repost0
11 avril 2013 4 11 /04 /avril /2013 18:16

 

Le conseil exécutif du Medef ayant rejeté lors d'un vote la réforme des statuts voulue par Laurence Parisot, elle ne peut donc pas briguer un troisième mandat. Mais on risque de l'entendre encore. Elle a depuis déclaré « Est-ce que je vais continuer à m'exprimer? Certainement ». Et elle n'a pas exclu de faire son entrée dans la sphère politique. « Je pense que la France a besoin que tous ceux qui sont prêts à s'engager puissent le faire. Maintenant, il y a beaucoup d'engagements possibles, et ça ne passe pas forcément par la voie de l'élection ».

 

Franchement, elle aura du mal à nous faire croire qu’elle n'était pas déjà engagée en politique. Dernier exemple en date, le texte de l'ANI, c'est un projet de loi made in Medef !

 

sarko-parisot1.jpg

 


 

 

Partager cet article
Repost0
10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 17:12

 

Sociaux-traitres, c'est ainsi que l'on peut désigner les députés socialistes qui ont voté hier en première lecture le projet de loi qui va signer la mise à mort du Code du travail. C'est une trahison des intérêts de la classe ouvrière. Ce texte signe le recul d'un certain nombre de droits sociaux. Déjà, François Hollande s'était fendu d'un appel téléphonique à la présidente du Medef au lendemain de la signature de l'ANI pour la féliciter de cet accord.

 

A ceux qui imaginent que ce texte est un plus pour les salariés, il suffit de voir la détermination de Laurence Parisot dans sa demande de reprise mot pour mot de l'accord signé dans le projet de loi. Et face aux amendements défendus par les députés du Front de Gauche, les propos de certains députés de droite et du centre sont édifiants pour situer s'il est dans l'intérêt des salariés.

 

Hervé Morin (Nouveau Centre) « La sécurité, ce n’est pas retarder le licenciement, qui est, quelles que soient les conditions juridiques, inexorable. »

 

Bernard Accoyer (UMP) s'adressant à Michel Sapin ministre du travail « Monsieur le ministre, faites le choix de 
la liberté, celui de la liberté 
de l’employeur, comme 
le recommande l’Autorité 
de la concurrence. »


Francis Vercamer (UDI) « Il s’agit plutôt de redonner confiance à l’employeur grâce à des dispositifs juridiques sécurisés, en particulier dans les domaines du licenciement, des accords de mobilité, 
des accords de maintien 
dans l’emploi. »

 

Éric Woerth (UMP) « Cet accord est le fruit d’une dynamique initiée par le précédent gouvernement. 
C’est un peu son bon côté. »

 

Seuls 6 députés socialistes sur 236 se sont joints aux députés du Front de Gauche pour voter contre ce texte. Electeurs, ne vous faites plus d'illusions sur les socialistes. Il y a très longtemps, Léon Blum déclarait : « Nous sommes des gérants honnêtes et loyaux du capitalisme ». Ils n'ont pas changé, de même que la CFDT.

 

C'est bien dommage !

 



 

Partager cet article
Repost0
7 avril 2013 7 07 /04 /avril /2013 23:19
Non à l'ANIL’accord MEDEF, c’est la précarité pour tous !

L’Accord National Interprofessionnel qui est débattu en ce moment à l’Assemblée Nationale pour être transposé dans la loi est une régression sociale. Il « sécurise » les intérêts des employeurs et de leur droit de licencier plus facilement. Il réintroduit les accords « compétitivité emplois » défendus par Nicolas Sarkozy : un «accord de maintien dans l’emploi» signé par des syndicats donnerait le droit au patron d’une entreprise d’exiger des salariés qu’ils baissent leurs salaires et/ou travaillent plus longtemps, en échange d’une vague promesse de ne pas supprimer d’emplois. Un salarié ne pourrait plus s’y opposer et pourrait être licencié sans possibilité de saisir les prud’hommes.

Une politique alternative est possible

Contrairement à ce que répètent Laurence Parisot, la patronne du MEDEF et le gouvernement Ayrault, le problème, ce n’est pas le coût du travail, c’est le coût du capital et la domination de la finance.
Le Front de gauche porte d’autres propositions pour défendre l’emploi, combattre la précarité, répartir le travail et faire reculer le chômage :

Le CDI à plein temps comme norme du travail en limitant les CDD à 5% par entreprise, à 10% pour les entreprises de moins de 50 salariés. L’interdiction des licenciements et les suppressions d’emplois dans les entreprises en bonne santé financière. Le droit de veto suspensif pour les syndicats pour examiner les alternatives possibles, et un droit de préemption des salariés pour reprendre la production sous des formes coopératives ou d’économie sociale.
A l’opposée de la précarité généralisée le Front de Gauche défend une véritable Sécurité Sociale Professionnelle qui garantisse une continuité des droits et des revenus des salariés. Nous voulons « L’Humain d’abord » !

Les députés de gauche ne doivent pas voter l’ANI !

Les parlementaires du Front de Gauche à l’Assemblée nationale et au Sénat ont engagé une bataille sans concession pour empêcher cette régression. Le Front de gauche appelle à se mobiliser massivement dans les jours à venir. Il interpelle solennellement les parlementaires PS, EELV et leurs alliés pour qu’ils ne retranscrivent pas ce texte en loi : ils n’ont pas été élus en juin dernier pour faire la politique du Medef ! Qu’ils n’écoutent pas ceux qui contestent la primauté du parlement : c’est à eux qu’il appartient de faire la loi. Pas au Medef !

Tous les citoyens doivent se mobiliser et manifester avec les organisations syndicales le 9 avril partout en France.

 

 

La carte de France des manifestations

 

Partager cet article
Repost0