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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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29 janvier 2014 3 29 /01 /janvier /2014 16:23

En titrant ainsi, je fais allusion à un précédent billet où De Closets considérait que « les Français pleurent la bouche pleine ». De Closets se posait en défenseur de sa classe sociale car ce sont bien les actionnaires qui ont la bouche pleine et en réclament toujours plus.

 

Après les 20 milliards d'euros du crédit d'impôt compétitivité emploi (Cice), F Hollande a annoncé dans sa dernière conférence de presse l'allègement des charges des entreprises avec notamment la suppression des cotisations de la branche famille pour une valeur de 30 à 35 milliards. Que croyez-vous que dit le patronat aujourd'hui ? Insuffisant ! Le Medef par la voix de Pierre Gattaz réclame désormais 60 milliards d'euros de baisse des prélèvements obligatoires, tout en ajoutant « N'attendons pas des mesures presse-bouton pour créer de l'emploi demain matin. »

 

Il n'y a bien que ce gouvernement social-libéral et la droite pour croire et faire croire qu'en accordant toujours plus d’allègements pour les entreprises on résoudra le problème de l'emploi.

 

Hollande voulait inverser la courbe du chômage fin 2013. C'est raté ! Le nombre de demandeurs d'emploi a augmenté de 6% en 2013. Pourtant, les diverses aides publiques versées aux entreprises au nom de l'emploi atteignent un chiffre record avec 230 milliards d'euros. Ça suffit ! Cette politique qui consiste avec des allègements de cotisations à remettre l'avenir économique de notre pays entre les mains des entreprises ne mène à rien. Le coût du travail n'est pas la cause du chômage, c'est le coût du capital.

 

Mais Hollande poursuit sur le même voie et satisfait les ambitions du Medef qui, malgré ses poches pleines, en réclame encore plus.

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24 janvier 2014 5 24 /01 /janvier /2014 18:47

À une majorité absolue, les élus de l’Assemblée nationale ont enfin adopté la loi sur le non-cumul des mandats par 313 voix pour (PS, Verts, PCF) et 225 contre (UMP, UDI, PRG). Mais cette loi ne sera applicable qu'en 2017. Pourtant,  pendant la campagne de la primaire PS, le candidat François Hollande avait fait la promesse d’une interdiction du cumul dès 2012. Mais on sait ce que sont les promesses du « socialiste » Hollande. Par exemple la promesse du droit de vote des étrangers aux élections locales, enterrée.

 

Toujours est-il que les cumulards ont un sursis de trois ans. Cela représente tout de même pas moins de 240 députés et 123 sénateurs. Parmi ceux-ci, la députée-maire de Niort, Geneviève Gaillard, a fait la déclaration suivante selon un quotidien local (Nouvelle République du Centre-Ouest):
 
«   L'Assemblée Nationale a fait un nouveau pas pour la vitalité démocratique de notre République en adoptant définitivement la fin du cumul des mandats... » « Depuis le début de ce débat, j'ai soutenu et voté cette loi (contrairement à d'autres élus) qui me semble moderniser pour tous les pratiques politiques et contribue au renouvellement du monde politique, ajoute la parlementaire. J'ai toujours défendu un changement de système par la loi et c'est donc une grande fierté pour moi que la représentation nationale ait eu le courage de voter ce texte. J'ai d'ailleurs anticipé ce mouvement de modernisation en renonçant à la présidence de l'agglomération dès cette année 2014 pour aller vers le mandat unique en 2017. »

 

Il n'est pas inutile de rappeler à Geneviève Gaillard qu'elle s'était engagée à mettre fin à son cumul dès septembre 2012, sans attendre le vote d'une loi. (cf. article sur ce même blog). Elle a été réélue député en 2012 mais postule à un nouveau mandat de maire en 2014.

 

Puisqu'elle était selon ses déclarations si impatiente de voir cette loi entrer en application pour notamment contribuer au renouvellement politique, eh bien aidons là à soulager sa mauvaise conscience en participant à ce renouvellement dès 2014 en ne votant pas pour la liste PS menée par Geneviève Gaillard lors des prochaines municipales à Niort, mais en votant pour la liste Front de Gauche menée par Nathalie Seguin qui elle n'aura aucun autre mandat.

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23 janvier 2014 4 23 /01 /janvier /2014 15:00

La banque Dexia a été sauvée de la faillite par les États belge et français à l'automne 2008 avec un second sauvetage en octobre 2011. Coût de l'opération pour la France selon la cour des comptes: 6,6 milliards d'euros. La France pour 44% et la Belgique pour 50% sont actionnaires de Dexia qui avait été nationalisée en 2008.

 

Cela n'a pas empêché la banque d'augmenter les salaires des trois nouveaux dirigeants nommés mi-décembre 2013 de 30%. Ainsi, le directeur financier, le responsable des risques et le secrétaire général ont vu leur rémunération annuelle passer de 340 000 € à 450 000 €. Il est vrai que le patron émarge déjà à 600 000 €. C'est grotesque, encore plus pour un groupe en cours de démantèlement. Déjà en pleine crise, un joli pactole était prévu pour le président du directoire.

 

Le ministre de l'économie et des finances a jugé ces hausses de salaire « inappropriées ». Je trouve que le mot est faible. C'est proprement scandaleux ! Mais n'est-ce pas le même ministre Moscovici qui vient de retirer de la liste noire des paradis fiscaux Jersey et les Bermudes, deux champions de l'évasion fiscale. Il préfère faire la poche des français alors qu'il y a des milliards à récupérer dans l'évasion fiscale.

 

« Mon ennemi c'est la finance » clamait le candidat Hollande. Il a été élu et rien n'a changé. Voilà le vrai visage de la social-démocratie.

 

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20 janvier 2014 1 20 /01 /janvier /2014 06:10
Municipales Niort, l'humain d'abord
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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 08:15
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16 janvier 2014 4 16 /01 /janvier /2014 00:15

Le candidat Hollande qui s'affichait avec le slogan « Le changement c'est maintenant » et qui proclamait dans son discours du Bourget « mon adversaire, c'est le monde de la finance » vient de balayer lors de ses vœux du 31 décembre et de sa conférence de presse d'hier, toute notion de politique sociale.

 

Pour beaucoup d'électeurs qui, comme je l'ai fait, ont donné leur voix en 2012 pour faire barrage à la droite et se débarrasser de Sarkozy et de sa politique antisociale, quelle trahison ! On se retrouve avec la même politique, voire pire. Hollande, le candidat du PS revendique à présent son orientation libérale en se disant sans détour « social-démocrate ». Lors de la précédente conférence de presse en mai 2013 il se disait socialiste. A la prochaine il se dira carrément libéral ?

 

Sa conférence de presse d'hier était clairement une réponse aux inquiétudes du Medef. Après avoir mis en place le Cice (Crédit d'impôt compétitivité et emploi) financé pour partie par les hausses de TVA, cet impôt si injuste qu'il dénonçait durant sa campagne, il a précisé le cadre du « pacte de responsabilité ». D'ici 2017, il va supprimer les cotisations familiales payées par les entreprises, soit 30 à 35 milliards d’euros. Il a annoncé un nouveau programme de réduction des dépenses de l’État, des collectivités locales et de la Sécurité sociale : au total, il s’agira d’une baisse sur trois ans de 50 milliards d’euros. Une somme très importante, qui vient s’ajouter aux 15 milliards déjà décidés pour 2014. Le patronat en rêvait, Hollande l'a fait.

 

Quant aux contreparties, des représentants du Medef se sont déjà exprimés après cette conférence. « Les entreprises ont besoin de charges moins élevées pour embaucher. Mais imposer des contreparties précises en termes d'emplois serait illusoire... Les baisses de charges ne se transforment pas mécaniquement en emplois ». Ça signifiait quoi alors le badge orangé barré de la mention "un million d'emplois" porté par la direction du Medef ?

 

Ancien conseiller social de Nicolas Sarkozy, Raymond Soubie a jugé positivement les annonces faites par François Hollande. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin a estimé "bienvenu" son "changement de discours". Même chose pour la CDU, le parti d'Angela Merkel, pour qui il s'agit d'un "clair changement de paradigme" qui rappelle le tournant de la rigueur de François Mitterrand en 1983. Moi aussi je m'en souviens de cette trahison du PS. Quant à la Commission européenne, elle a parlé d'une "bonne nouvelle" et d'un pas "dans la bonne direction".

 

Un socialiste historique, l’Allemand August Bebel (1840-1913), avait coutume de dire « chaque fois que mes adversaires de classe m’applaudissent, je me demande quelle bêtise j’ai pu dire ».

 

 

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13 janvier 2014 1 13 /01 /janvier /2014 22:45

Voilà bien une liaison dangereuse, mais ce n'est pas celle qui fait le plus de bruit dans les médias. Pourtant il n'y aurait rien à redire, car celle-ci relève totalement de la sphère publique.

 

Le chef de l’État vient en effet de proposer un Pacs au Medef. Il l'appelle "pacte de responsabilité" et Gattaz s'en réjouit. L'organisation patronale organisait ce lundi à Lille «une mobilisation positive en réponse aux voeux du président» et à son pacte de responsabilité. «On pense que le gouvernement va dans le bon sens», dit-on au Medef.

 

Le pouvoir poursuit son dialogue social avec le patronat. C'est donc acté, il renonce à tout changement en faveur de celles et ceux qui pourtant l’ont élu.

Dessin publié dans l'Humanité du 13 janvier

Dessin publié dans l'Humanité du 13 janvier

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8 janvier 2014 3 08 /01 /janvier /2014 23:24

Nous subissons depuis le 1er janvier de nouveaux taux de TVA. Les taux précédemment à 7% et 19,6% sont respectivement passés à 10% et 20%. Cela vient après l'augmentation des taux de certains services à la personne passés de 7% à 19,6%. Ces augmentations de la TVA doivent notamment servir à financer le CICE.

 

En vigueur depuis janvier 2013, le crédit d’impôt pour la compétitivité et l’emploi (CICE) correspond à une baisse des cotisations sociales, sous la forme d’une réduction de l’impôt à acquitter. Son taux, qui était de 4 % des rémunérations brutes versées au titre de 2013 (année de lancement du CICE), passe à 6 % à partir du 1er janvier 2014.

 

Joli cadeau aux entreprises quand on sait que « L’administration fiscale ne contrôlera pas l’utilisation du CICE : un CICE qui ne serait pas utilisé conformément aux objectifs d’amélioration de la compétitivité de l’entreprise ne fera donc l’objet d’aucune remise en cause par l’administration fiscale » Source Ministère de l'économie et des finances sur le CICE

 

Ces mesures de réduction accordées sans contrepartie aux entreprises n’ont malheureusement pas fait la preuve de leur efficacité prétendue sur l’emploi.

 

PSA fournit le parfait contre-exemple ; l’entreprise a reçu 64 millions d’euros de Cice tout en supprimant 8 000 emplois… non sans prévoir 71 millions d’euros de retraite chapeau pour ses dirigeants. Que dire des 25 millions d'euros qu' ArcelorMittal va encaisser au titre du CICE alors qu'il poursuit la destruction des emplois ? Les géants du bâtiment Vinci, Bouygues et Eiffage figurent parmi les plus gros bénéficiaires, avec des enveloppes de CICE se situant entre 111 et 189 millions d’euros pour le premier, à 87 millions pour le second, et de 70 à 94 millions pour le troisième. Et Sanofi dont les actionnaires ont bénéficié d'un versement de dividendes pour 3 487 millions d'euros en 2012 contre 1 372 millions en 2011 va bénéficier de 47 millions au titre du Cice tout en annonçant la suppression de plus de 2000 emplois.

 

Ce n'était pas le changement promis par Hollande durant sa campagne ! Alors qu'il se disait contre la hausse de la TVA on assiste à la continuité de la politique libérale menée par Sarkozy.

 

Certains vont rétorquer que je fais de l'anti-socialiste. En quoi ce serait anti-socialiste puisque les mesures de ce gouvernement tournent le dos au socialisme pour lui préférer  le versant libéral ? Les mesures prises ne sont qu'une suite de capitulations face au système capitaliste. Ce gouvernement et ceux qui le soutiennent dévoilent leur vraie nature libérale.

 

C'est pourquoi le patron du Medef répond qu'il est satisfait de la proposition de "pacte de responsabilité" faite par Hollande et qu"il jouera le jeu".

 

Pour ceux qui à gauche aspirent encore à la transformation de la société, il faut défendre un programme qui vise à briser le pouvoir économique des capitalistes.

 

 

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7 janvier 2014 2 07 /01 /janvier /2014 01:14

En mai denier, les députés PS ont rejeté la proposition de loi déposée par les députés du Front de gauche sur l'interdiction des licenciements boursiers, considérant que "la lutte contre les licenciements boursiers était déjà engagée" selon leur porte-parole, Thierry Mandon.

 

Sacrément engagée en effet, on peut le constater au travers de Goodyear. Alors que le groupe prévoyait d'atteindre un bénéfice opérationnel de 1,4 à 1,5 milliard de dollars en 2013, soit une hausse de plus de 12% par rapport à 2012, c'est 1200 emplois qui sont sur la sellette dans l'usine d'Amiens Nord.

 

Avant de faire baisser progressivement la production de pneus dans l'usine Goodyear d'Amiens nord depuis la fin des années 2000, le groupe américain Goodyear l'avait auparavant privée de ses bénéfices pour les transférer au Luxembourg. Cette manœuvre est très répandue au sein des multinationales. Voir à ce sujet l'article sur Mediapart : « Comment Goodyear a déshabillé l'usine d'Amiens nord »

 

Alors que tous les recours judiciaires pour faire annuler la fermeture ont échoué, les salariés de Goodyear en colère retiennent depuis ce matin le directeur de production et le DRH. Voir la lettre « J'accuse » du syndicat CGT Goodyear.

 

Voilà où mène le manque de courage politique des socialistes qui se comportent ni plus ni moins qu'en libéraux. Puisqu'il existe une majorité dé députés à gauche, la loi empêchant les licenciements boursiers aurait pu être votée. Mais les socialistes ne sont plus vraiment de gauche !

 

 

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6 janvier 2014 1 06 /01 /janvier /2014 01:15
Retraites : La ministre Marisol Touraine voit un progrès là où il y a recul

C'est en toute discrétion médiatique qu'un vote important pour l’avenir des travailleurs a eu lieu mi-décembre à l’Assemblée nationale. Il s’agissait de voter, ou pas, la réforme des retraites proposée par le gouvernement Hollande - Ayrault. Réforme qui prévoit l'allongement de la durée de cotisations à 43 ans.

Durant tous les débats parlementaires, les députés communistes et du Front de gauche se sont opposés à cette réforme comme ils s'y étaient opposés au côté de certains syndicats de salariés dans la rue. Ce que le PCF refusait sous Sarkozy et Fillon, il le refuse également sous Hollande – Ayrault.

« Quand on vit plus longtemps, on peut travailler plus longtemps ! » C’est ce qu'a déclaré la ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine. Mais si on vit plus longtemps, c’est grâce à la retraite à 60 ans, et si on travaille plus longtemps, on vivra moins longtemps.

L'espérance de vie sans incapacité, ou espérance de vie en bonne santé, stagne, voire recule selon une enquête de l’Inserm publiée au printemps. Les meilleures années de la retraite sont celles entre 60 et 65 ans quand on est censé se trouver en meilleure santé. Les années au travail les plus dures sont celles entre 60 à 65 ans. Alors où serait le progrès ? 

Que penser des partis, PS et EELV, qui manifestaient contre la réforme Sarkozy de recul de l’âge de départ en retraite et qui, aujourd’hui, aggravent cette réforme ? Hypocrisie et jeu politicien !

Il existe des financements pour revenir à la retraite à 60 ans à taux plein pour 37,5 annuités. Pour cela, c’est du côté du capital, de la spéculation et des gros actionnaires qu’il faut regarder et arrêter de considérer les travailleurs et les retraités comme des "coûts" qu’il faudrait absolument réduire !

C'est à un recul de civilisation que nous entraînent les députés qui ont voté cette réforme des retraites. NON, ce n'est pas une réforme de progrès comme le tweete Marisol Touraine. Il est vrai que cette ministre socialiste assujettie à l'impôt sur la fortune ne vit pas dans la même sphère ! Il est plus facile de s'en prendre aux acquis sociaux que de s'attaquer au coût du capital.

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