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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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11 avril 2014 5 11 /04 /avril /2014 18:42

En effet, ce n'est pas le remaniement gouvernemental ni la nomination de Valls qui peuvent laisser espérer ce changement politique attendu depuis mai 2012. Le cap Hollance-Valls est clair, LIBERAL ! Aucune ligne en faveur du progrès social.

 

Pitoyable gouvernement "socialiste". D'ailleurs conservera t-il  longtemps cette appellation ? C'est faire injure à ceux qui dans l'histoire de France ont agi pour le bien-être des hommes et pour le progrès social.

 

Demain 12 avril, la gauche de combat et de transformation répondra à l'appel de 200 personnalités, responsables syndicaux, associatifs et politiques, mais aussi acteurs et actrices du monde de la culture, des arts et du sport, qui ont signé ensemble un appel pour une grande marche nationale, de République à Nation. Une marche contre les politiques d’austérité et pour exiger l’abandon du pacte de responsabilité. Mais aussi porter l’espoir d’un rassemblement nouveau pour des alternatives et une juste répartition des richesses.

 

C'est d'une urgence absolue.

Samedi 12 avril, la vraie gauche doit se faire entendre
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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 22:11

Geneviève Gaillard, la députée PS de la 1ère circonscription des Deux-Sèvres, qui vient de perdre la mairie de Niort, faisait partie des députés menaçant de ne pas voter la confiance au gouvernement Valls. On sait ce qu'il en a été au final.

 

Mais qui pouvait croire un instant que ces députés ne voteraient pas la confiance, au risque de faire chuter le gouvernement à peine mis en place. Le député Falorni, ancien secrétaire fédéral du PS de Charente-Maritime, lui qui avait battu Royal à la Rochelle après avoir été exclu du PS, a dit clairement pourquoi : « Je vote la confiance car si ce gouvernement échoue, il n'y aura pas de session de rattrapage. Nous devrons retourner devant les électeurs et on sait comment ça se finira. ». En effet, si tout ce monde devait retourner devant les électeurs, il y aurait en effet de fortes probabilités pour que beaucoup d'entre eux soient renvoyés à leurs études.

 

Et pourquoi ? Parce que ces députés socialistes ont depuis le début de la législature voté des textes de lois désastreux pour les français. Sur les retraites, sur la casse du droit du travail au travers de l'ANI, sur l'augmentation de la TVA sans contrepartie pour les ménages, et plus récemment avec le CICE, le pacte de responsabilité ; des cadeaux au patronat sans contreparties. Les classes populaires et moyennes se sentent trahies.

 

Alors, il n'y avait bien que les naïfs pour croire que ces 88 députés mettraient leur menace à exécution. Ils réclamaient un changement de cap politique alors qu'eux-mêmes ont voté les lois qui tournaient le dos aux engagements pris. Et aujourd'hui, Valls s'inscrit complètement dans la ligne droitière fixée par Hollande et … les députés de sa majorité ont voté la confiance et approuvé les 50 milliards d’euros qui vont être ponctionnés sur notre économie, sur la sécurité sociale, les collectivités, les salaires des fonctionnaires, bloqués depuis 4 ans déjà, tout ça pour ne pas risquer la dissolution et la perte de leur siège.

 

Ce n'est pas cela qu'attendaient les électeurs de gauche en leur apportant leur suffrage en 2012.

 

Raison de plus pour être nombreux le samedi 12 avril à 14 heures à marcher de République à Nation contre l'austérité, pour l'égalité et le partage des richesses, et dire « Maintenant, ça suffit ! ». On y retrouvera les députés du Front de Gauche, mais pas sûr du tout qu'on y voit beaucoup de ces députés soit-disant ″frondeurs″.

 

 

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8 avril 2014 2 08 /04 /avril /2014 23:42

Ils étaient plus de 80 députés du PS réclamant « un nouveau contrat de majorité » et un changement de cap politique, menaçant sinon de ne pas voter la confiance au gouvernement Valls.

 

On allait voir ce qu'on allait voir … et on a vu 279 députés socialistes accorder leur confiance pour 11 abstentions. Les Verts qui avaient refusé de faire partie du gouvernement Valls parce qu'ils ne lui faisaient pas confiance ont accordé eux aussi leur confiance par 10 voix pour, 1 contre et 6 abstentions.

 

Finalement, la débâcle électorale des élections municipales sanctionnant un rejet de la politique gouvernementale menée depuis le début du quinquennat a obtenu pour toute réponse de Manuel Valls la poursuite de la politique qui vient d’être sanctionnée. Le patronat peut se frotter les mains. Avec le pacte de responsabilité et l'évolution sur la fiscalité des entreprises sans la moindre contre-partie, avec l’exonération totale des charges pour un SMIC, ses revendications sont reprises. Par contre pas de détail sur les 50 milliards d'euros prélevés dans les caisses de l'Etat, de la sécurité sociale et des collectivités territoriales.

 

Mais puisque la ligne politique n'a pas changé, pourquoi les députés frondeurs n'en sont restés qu'au stade de la menace, à l'exception de quelques uns ? Parce que le PS restera toujours le PS, un parti social démocrate qui a choisi le libéralisme. Il ne s'agissait que d'une manœuvre visant à faire croire que l'aile « gauche » est à gauche. Dès que Hollande et Valls ont sifflé la fin de la partie, ces frondeurs sont rentrés dans le rang.

 

Leur menace a tourné court, comme les promesses de campagne de Hollande ! 

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4 avril 2014 5 04 /04 /avril /2014 23:31

Ce n'est pas une claque, c'est un lynchage, une humiliation, une rouste magistrale, un uppercut de la gauche, un désaveu sans appel. François Hollande, qui se voulait "Normal premier" au point de faire concurrence aux livreurs de pizzas en motocyclette, celui qui déclarait la guerre à la finance, est ce matin tout nu, "en pelotas", et son ralliement joyeux, toute honte bue, au néolibéralisme : vomi par le peuple de gauche.

 

La sanction est désespérante. Les travailleurs n'aiment pas ceux qu'ils considèrent comme des repentis, et les apostats finissent toujours dans les trous noirs de l'histoire. Le vote de ce soir est d'abord un carton rouge au bilan du hollandisme. Il n'est pas une adhésion tsunamique aux droites, mais un naufrage des espoirs soulevés par des promesses finalement non tenues.

 

Les trahisons aux valeurs de gauche, aux marqueurs de classe, aux intérêts du plus grand nombre, aux besoins des plus faibles, des plus démunis, des exploités, se payent cash tôt ou tard. A force de faire un indécent bisou-bisou permanent avec le patronat, de se vautrer avec le Medef, de ramper devant Mme Merkel, de mépriser les syndicats, d'avilir notre pays, d'en faire une serpillère "transatlantique", de prendre aux pauvres pour donner aux riches, on n'a plus rien de socialiste ni même de social-démocrate. On devient une sorte de nouvelle droite et les gens préfèrent toujours l'original à la pale copie du transfuge.

 

Tout cela serait méprisable si l'adversaire de classe n'en profitait pas pour s'emparer de centaines de municipalités, pour faire main basse sur leur potentiel, pour balayer des années de " bouclier social ", de gestion démocratique et populaire, même dans un contexte de plus en plus difficile.


Tout cela serait méprisable, si ceux qui allaient trinquer étaient les barons, les notables, les " élites socialistes ", les cumulards, les qui-relèvent-de-l'impôt-sur-les-grandes-fortunes...

 

Non, non, ceux-là continueront à s'empiffrer, à grossir leur portefeuille, à se repaître des désastres sociaux, qu'ils ont eux-mêmes provoqués.


Non, non, ceux qui vont trinquer encore plus, serrer la ceinture, pleurer les fins de mois, sacrifier leur santé, l'avenir de leurs enfants, ce sont les ouvriers, les fonctionnaires, les retraités, les chômeurs, les précaires, les travailleuses, les petits paysans, les intermittents, "ceux d'en bas"...


Rien que pour cela, ces " socialistes " là, qui enterrent Jaurés, Allende, Negrin..., exigent d'être combattus et dénoncés comme il se doit. Ils ne connaissent que le rapport de forces, et n'avancent que lorsque le peuple les bouscule. L'heure est au déploiement et à la structuration d'un vrai Front de Gauche, socialo-indépendant, sur des principes et des valeurs de classe, avec un objectif clair : aller vers une société nouvelle anticapitaliste, que nous sommes nombreux à appeler " le socialisme du XXIe siècle ". Cela n'est nullement contradictoire avec la nécessité d'un parti communiste cohérent, fort, combattif, créatif, unitaire... Le peuple et la perspective socialiste en ont plus que jamais besoin.

 

Face au champ de ruines de ce dimanche, il n'y a plus de temps à perdre. Il n'y a pas de " plan B ", et il nous reste peu de cartouches. Le pire est devant nous si nous ne sommes pas capables d'affronter les défis à venir, notamment les Européennes, autrement que les municipales.

 

Ce n'est pas qu' Hollande n'a rien compris : il décline consciencieusement le programme du Medef, la politique de l'Union européenne, de la "troïka", avec conviction et sans scrupules. Et qu'importe quel sera le prochain premier ministre. Qu'il soit chasseur de Roms ou plus ratoureux, après avoir touché le fond, il ne touchera pas au fond.

 

La reconquête commence dès maintenant.

 

Jean Ortiz, universitaire communiste

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2 avril 2014 3 02 /04 /avril /2014 17:56

Maintenant ça suffit ! Marchons contre l’austérité, pour l’égalité et le partage des richesses

 

Nous n’en pouvons plus de voir la droite et l’extrême-droite battre le pavé avec leurs cortèges de haine de l’autre, d’intolérance, de racisme, de sexisme, d’homophobie et d’intégrisme.

 

En France, comme dans toute l’Europe, la rigueur budgétaire et l’austérité imposées par la Commission européenne, François Hollande et le gouvernement pour satisfaire les marchés financiers nourrissent ce climat malsain. Les conséquences sont là : services publics démantelés, acquis sociaux mis à mal… Le chômage monte, la précarité s’étend, les jeunes galèrent, les salaires et les retraites sont en berne. Les inégalités se creusent tandis que les grandes entreprises versent aux actionnaires des dividendes insolents. Partout ces politiques provoquent indignations, colères et désespoirs. Elles nous révoltent.

 

Elles s’accompagnent du recul général des droits : à l’éducation, à l’emploi, à un revenu correct, à la santé, à un logement stable et décent.. Les inégalités d’emploi et de rémunération attaquent plus durement les droits des femmes et des migrant-e-s. La répression s’abat sur les sans papiers, les roms, les plus précaires, et celles et ceux qui les défendent. Alors que des choix politiques résolument à gauche devraient s’imposer face à la crise, les renoncements du gouvernement devant les exigences du Medef et de la droite en matière sociale, environnementale, familiale, et sur le droit de vote des étrangers scandalisent.

 

Avec l’assentiment enthousiaste du Medef, le président de la République veut désormais faire du « pacte de responsabilité » le cœur de sa politique. Au patronat, il octroie 35 milliards d’allègement de cotisations. Qui peut croire que ce nouveau cadeau permettra de lutter contre le chômage ? Devant un Medef qui refuse de s’engager sur des créations d’emplois, le gouvernement Ayrault s’engage, lui, à réduire les dépenses publiques de 50 milliards d’euros. Dans la ligne de mire, la sécurité sociale et les services publics. Mais ce sont aussi les collectivités territoriales asphyxiées, les associations étouffées, la culture sacrifiée. Ce n’est décidément pas cela que nous voulions, nous qui, par millions, avons contribué à chasser Sarkozy.

 

Personnalités morales, acteurs et actrices du monde de la culture et des arts, du monde du sport, responsables syndicaux, associatifs, politiques, nous sommes divers par nos engagements. Mais ensemble, nous voulons construire une dynamique pour une alternative sociale, démocratique, écologique et féministe, fondée sur la solidarité. Nous appelons le samedi 12 avril à Paris à une marche nationale d’espoir à gauche, contre l’extrême droite, pour l’abandon du « pacte de responsabilité », pour une juste distribution des richesses. Cette marche ne restera pas sans lendemain.

 

Les 200 premiers signataires du monde politique, syndical, associatif, culturel

 

Comment s'y rendre ?  Infos ici

 

Maintenant, ça suffit !
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1 avril 2014 2 01 /04 /avril /2014 23:40
Valls 1er ministre pour une orientation politique à gauche, POISSON D'AVRIL
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31 mars 2014 1 31 /03 /mars /2014 22:48

C'est ce qu'on pourrait en conclure indirectement, selon les propos du ministre Michel Sapin. Et cela suite à la perte de la ville de Niort par la maire socialiste sortante Geneviève Gaillard dès le 1er tour des municipales, face à une liste pas vraiment "sans étiquette" comme le proclamait sa tête de liste Jérôme Baloge.

 

Ce changement a fait dire à Ségolène Royal, candidate malheureuse à Niort en 1995 lors d'une division socialiste (encore !) que la ville " n'avait pas basculé à droite ". En référence aux désaccords entre Gaillard et Royal, Michel Sapin a estimé que " Niort est passé dans le camp de Ségolène ".

 

Si c'est le cas, ça signifierait que Ségolèbe Royal se situe à droite, car depuis son élection, Jérôme Baloge qui revendiquait sa liste sans étiquette se revendique clairement à présent maire de droite, ce qui était une évidence (voir billet à ce sujet). Voir sa déclaration ci-dessous dans JDD du 30 mars.

 

Si " Niort est passé dans le camp de Ségolène ", puisque son nouveau maire est clairement à droite, chacun peut en tirer la conclusion qu'il veut. Et tout ça sans avoir à attendre pour savoir si elle fera partie du nouveau gouvernement qui va être dirigé par un bon libéral à qui Sarkozy avait fait un appel du pied et qui n'aurait pas déparé dans son équipe. ( voir billets )

 

 

Ségolène Royal se situe t-elle à droite ?
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28 mars 2014 5 28 /03 /mars /2014 14:37

Ci-dessous je poste le message que j'avais publié sur le site du PCF en commentaire à la déclaration du PCF suite au 1er tour des élections municipales. Malheureusement, je constate à l'instant qu'il n'y est plus. Je l'ai remis à nouveau et le publie sur mon blog.

 

En tant que militant, la campagne que nous avons menée à Niort dans le cadre d'une liste Front de Gauche autonome du PS a eu le mérite de la clarté. La perte de la ville de Niort (voir les résultats.) détenue depuis 57 ans est non seulement le résultat de divisions internes au PS, mais plus encore de la politique gouvernementale soutenue en cela par la quasi totalité des élus PS. Geneviève Gaillard, députée-maire sortante, a voté a l'Assemblée l’ANI, le recul de l’âge de la retraite, le pacte de compétitivité etc., ce n'est pas cela qu'attendaient ceux qui ont porté Hollande au pouvoir en 2012 avec une majorité de députés PS.

 

En tant que militant, je suis en colère contre l'attitude des dirigeants du PCF qui avaient choisi d'aller avec les socialistes dès le 1er tour, et qui dans les discussions d'entre les deux tours méprisent ceux qui devraient être les alliés naturels, les partenaires du Front de Gauche.

 

Mon commentaire sur le site du PCF:

On peut lire dans ce communiqué "Pour le second tour le PCF appelle à poursuivre la mobilisation dans les villes où la gauche était rassemblée dès le premier tour et à la fusion de toutes les listes à gauche là où ce n'était pas le cas pour permettre le maximum de victoires dimanche prochain."

Comment la direction du PCF peut-elle en appeler à la mobilisation quand elle fait obstacle à certaines fusions de liste par des exigences inadmissibles à l'égard de partenaires du Front de Gauche.

Paris : Exiger le vote des budgets pour les 6 années du mandat ... C'est quoi ce chèque en blanc qui serait donné au PS ? Cela veut-il dire que les élus cocos ont déjà donné leur accord sur des budgets inconnus ? Et que dire de Ian Brossat demandant dans le cas d'une fusion que le Parti de Gauche reconnaisse que c'était une erreur de présenter une liste autonome ?

Toulouse : Le PCF est sur la liste PS qui fusionne avec la liste EELV mais méprise la liste PG-Ensemble, des partenaires du FdG;

Besançon : PCF sur la liste avec PS-EELV. Le maire refuse la fusion avec liste PG-Ensemble avec soutien du PCF dans cette démarche. Idem à Caen et la liste doit être longue encore.

Et à Montreuil où le PS voulait faire la peau au PC, Bessac s'en va repêcher le candidat PS qui n'avait pas fait 10%.

Si le PS n'est plus audible, le PC ne l'est pas davantage avec ses positionnements à géométrie variable. L'important semble être plus de défendre des places que l'intérêt général.

J'ai honte pour mon parti, du moins de ses dirigeants qui sont prêts à tout pour grappiller quelques places d'élus.

Par jco, le 28 mars 2014 à 13:46.

Il est 18h00, la censure est de nouveau passée puisque mon commentaire n'est plus présent sur le site du PCF.

A St Denis les militants du PG viennent d'être écartés suite au ralliement d'un dissident PS. Fermez le ban !

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27 mars 2014 4 27 /03 /mars /2014 23:45

Il faut que les socialistes se prennent une raclée aux élections municipales pour qu'ils prennent conscience du mécontentement d'une grande majorité des français. Pas certain encore que tous l'aient bien compris. La députée-maire socialiste sortante à Niort, battue au 1er tour en perdant plus de 20 points n'a pas évoqué dans les causes de son échec ses votes à l'Assemblée nationale. Ceux-ci ont pourtant été dans la droite (sans jeu de mot) ligne de ce qu'est le rejet de la politique gouvernementale.

 

Alors aujourd'hui, les supputations vont bon train sur le remaniement qui surviendrait à l'issue du second tour des municipales. Déjà, le premier responsable sera toujours là. En effet, F Hollande est bien le premier responsable. C'est bien lui qui charge le 1er ministre de mettre en œuvre sa politique. Et celle-ci est faite de reniements depuis qu'il siège à l'Elysée.

 

Hollande et son gouvernement sont au service du Medef. Et celui-ci ne lui rend pas, en effet, crédit-impôt compétitivité emploi, pacte de responsabilité, ANI etc. il n'y a aucune contrepartie à ces cadeaux au grand patronat, si bien que ce qui devait relancer l'emploi se traduit encore pour le dernier mois par une hausse du chômage. Alors parmi ceux qui avaient apporté leur suffrage à Hollande en 2012, beaucoup se sont abstenus ou d'autres ont voté à droite pour régler des comptes avec le pouvoir.

 

Alors, si remaniement il y a, ce ne doit pas être une opération de casting, mais bien un changement d'orientation politique. Pas certain que ce soit leur volonté.

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25 mars 2014 2 25 /03 /mars /2014 22:01

Une chape de plomb médiatique s'est abattue en France sur l'événement considérable qui s'est déroulé ce samedi en Espagne. Service minimum pour les dizaines de milliers d’hommes et de femmes qui ont marché contre l’austérité.

 

Un événement considérable s’est déroulé samedi en Espagne. Des dizaines de milliers d’hommes et de femmes ont marché contre l’austérité, le chômage, le mal vivre, la politique de la droite au pouvoir et de l’Union européenne. Ils venaient de toutes les régions du pays pour converger vers Madrid. Ils étaient plus d’un million samedi sur les grandes places madrilènes (beaucoup plus que sur la place Maidan à Kiev, il y a quelques jours) et pourtant une chape de plomb s’est abattue sur cette démonstration de force et de large unité combative. Comment expliquer ce désintérêt sur cette explosion maitrisée de colère si ce n’est qu’elle ne correspond pas aux objectifs fixés aux médias français à la botte. Critiquer un pouvoir de droite détruisant le pays sur directive de Bruxelles au nom du remboursement de la dette et de la compétitivité, relève de l’impossible. Et comme la plupart des présentateurs télé et radio observent scrupuleusement l’orientation atlantiste, la mission de silence ou de détournement des faits ne leur pose aucun problème.

 

Dans ces conditions, et alors que nos démarches pour plus de pluralisme et d’honnêteté dans l’information ne sont pas entendues, faut-il se limiter à protester poliment, gentiment, posément. Ne faut-il pas réfléchir à d’autres formes d’actions rassembleuses et déterminées pour en finir avec les caciques et détenteurs à vie de la distribution de l’information. Le temps n’est-il pas venu de les écarter de la vie démocratique qu’ils participent à dévoyer en renvoyant dans leurs foyers les plus vieux, souvent gâteux, accrochés à leurs fauteuils et leurs enfants putatifs accrochés à leurs privilèges ?

 

José Fort dans l'Humanité

A Madrid ce samedi, plus d'un million de manifestants ont protesté contre l'austérité

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