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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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15 juillet 2014 2 15 /07 /juillet /2014 21:26

Robert Ménard, fondateur de reporters sans frontières et nouveau maire extrême droite de Béziers, élu avec le soutien du Front national, a commémoré le 5 juillet dernier les "massacres d’Oran" du 5 juillet 1962 devant une stèle où figurent les photographies de tueurs de l’OAS qui ont été jugés et fusillés dans le cadre des lois de la République.

 

Plutôt que de retirer la plaque commémorative, comme l’exigeait Aimé Couquet, membre du PCF, Robert Ménard a préféré s’incliner devant elle avec Elie Aboud, candidat malheureux aux municipales et député UMP de l’Hérault.

 

C'est une véritable provocation car non seulement Robert Ménard compte renouveler l’opération chaque année, et mettre "les drapeaux de la ville en berne le 19 mars", jour du cessez-le-feu de la guerre d’Algérie.

 

Le ventre est encore fécond, d'où a surgi la bête immonde

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11 juillet 2014 5 11 /07 /juillet /2014 23:30

Billet de José Fort, internationaliste passionné du monde, journaliste, ancien chef du service monde de l’Humanité.

 

En exprimant « la solidarité de la France » avec Israël sous le prétexte de tirs de roquettes en provenance de Gaza sans prononcer le moindre mot sur les bombardements, les assassinats, les rafles et les ratonnades à Gaza et en Cisjordanie occupée, le président de la République vient d’impliquer notre pays dans une opération criminelle contre un peuple en lutte pour sa survie : le peuple palestinien. Il y a pire. En déclarant qu’il appartient « au gouvernement israélien de prendre toutes les mesures pour protéger sa population face aux menaces », le président de la République incite à la guerre.

 

Il ne s’agit plus seulement de complicité. Il s’agit de l’implication officielle de la France dans le camp de la droite israélienne. Désormais, Paris ne s’en tient plus aux formules diplomatiques qualifiant les actions israéliennes de « disproportionnées ». Paris joue ouvertement la carte de l’affrontement, des destructions, des meurtres et des emprisonnements de masse.

 

Les autorités françaises acceptent que des citoyens français intègrent une armée étrangère (l’armée israélienne) violant ainsi les lois internationales. Elles acceptent un mur de près de 700 kilomètres, une construction condamnée par les instances internationales. Elles acceptent l’apartheid instauré en Cisjordanie occupée. Elles acceptent et incitent à la guerre alors que tous les efforts devraient viser l’arrêt des violences et la construction de la paix. François Hollande a choisi son camp. Ce n’est pas celui des pacifistes israéliens. Encore moins celui du peuple palestinien martyrisé, écartelé, réprimé.

 

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10 juillet 2014 4 10 /07 /juillet /2014 23:06

Source Politis

 

L’information ne figure pas sur le site de l’Elysee. Certes, le site officiel de la présidence, nous apprend que ce 9 juillet le président de la République a procédé à une remise collective de décorations, notamment à Mesdames Nicole Notat et Monique Pelletier. On y lit aussi dans l’agenda public de François Hollande que le chef de l’Etat avait prévu de dîner à 20h30 avec José Manuel Barroso, le président de la Commission européenne. Mais, sauf erreur, il n’est nulle part mentionné que le président de la République, à cette occasion, a décoré son hôte Grand officier (le 4eme de l’ordre qui en compte 5) de la Légion d’honneur. Un honneur dont s’est immédiatement félicité ledit Barroso sur Twitter.


 

Pour mémoire, « Voter pour le PSE pour s’opposer à Barroso » était, en 2009, le principal argument de campagne du PS dirigé par un certain François Hollande. Les socialistes européens, en campagne électorale (il est vrai), avait alors fait du président de la Commission européenne leur ennemi n°1. Avant de participer à sa réélection. Ce qui ne les a pas empêché, au cours de la dernière campagne européenne, de dire à nouveau pis que pendre de l’action de cet atlantiste libéral à la tête de l’Union européenne. Cela valait bien une récompense.

 

 

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8 juillet 2014 2 08 /07 /juillet /2014 17:11

Pitoyable ce président avec un petit « p ». Depuis le début de son quinquennat, ce n'est que recul social, blocage des revalorisations salariales ou des pensions de retraites, attaques contre le service public, non respect des engagements de sa campagne. Il ose vilipender avec son 1er ministre Valls, le Sarko compatible, les organisations salariées qui ont été cocufiées et qu'ils accusent de surenchère. La surenchère, elle est pourtant bien du côté du Medef, mais là il n'y voit aucun problème; il roule pour Gattaz qui ne doit pas faire partie de ceux qui ont voté Hollande en 2012.

 

Et ne pas tenir les engagements en reportant le compte pénibilité ou bien en voulant modifier à la hausse les seuils sociaux dans les entreprises (ce serait créateur d'emplois, comme pour le pacte de responsabilité sans doute), si ce n'est pas se moquer des salariés et des organisations syndicales, c'est quoi ? D'ailleurs, le président de la CGPME a trouvé "bonne" la feuille de route énoncée par Hollande «Pour l’instant, le président de la République a confirmé la trajectoire que nous attendions depuis le 31 décembre, c’est une très bonne chose. Maintenant c’est officiel, on a les dates exactes des baisses de charges (du pacte de responsabilité), tout ça va dans le bon sens», s’est réjoui le leader de la CGPME. «Même sur les seuils sociaux, le chantier va être ouvert par le ministre du Travail ». Ce même ministre du travail (Rebsamen) qui déclarait au Soir 3 d'hier, «il n'y a pas eu de concessions faites au patronat». Le report «n'est pas un cadeau aux patrons». C'est Amen au patronat !

 

Malheureusement on retrouve les mêmes syndicats réformistes (CFDT, CFTC sa petite sœur, et la CFE-CGC) à maintenir jusqu'au bout leur présence à cette pseudo conférence sociale, les mêmes qui avaient signé le recul pour les retraites.

 

Cette conférence est une vaste supercherie. D'ailleurs Valls la conclue en déclarant « La ligne du gouvernement ne varie pas et ne variera pas ». Alors à quoi bon discuter puisque la ligne décidée par ces néo-libéraux ne doit pas bouger !

Hollande « refuse une perpétuelle surenchère », sauf celle du Medef
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7 juillet 2014 1 07 /07 /juillet /2014 09:16

A la veille de l'ouverture de la conférence sociale, la bien-mal nommée puisque Valls exauce avec une docilité déconcertante les vœux du patronat, voilà que le ministre des Finances a assuré ce dimanche lors d'une intervention aux Rencontres économiques d'Aix-en-Provence que la finance était «l'amie» du gouvernement et de l'économie. «La bonne finance», a-t-il précisé. Enterré définitivement le discours de François Hollande pendant sa campagne présidentielle. «Mon adversaire, c'est le monde de la finance», avait-il scandé face à une foule enthousiaste de militants socialistes. Deux ans et demi plus tard, son ami et ministre des Finances et des Comptes publics, enterre définitivement cette déclaration.

 

Il n'existe pas de bonne ou de mauvaise finance. La finance capitaliste, c'est amasser toujours plus d'argent. Aujourd'hui, la finance se porte très bien. En France, le total de la fortune des 500 plus riches s’élève à 330 milliards d’euros, en hausse de 25% en un an. Le taux de distribution des profits aux actionnaires est passé de 30% dans les années 1980 à plus de 50% aujourd’hui, les dividendes atteignant des sommets (300 milliards par an). Ces 500 Français les plus riches possèdent un patrimoine global égal à 16,2 % de la richesse totale créée par 65,7 millions de Français au cours de l'année 2012 alors qu'ils ne représentent que 0,000008 % de la population totale.

 

Au lieu de parler de la bonne ou de la mauvaise finance,  le gouvernement ferait mieux de dire la vérité sur ce qui grève réellement la compétitivité des entreprises : le coût du capital. Chaque année, alors que le montant des cotisations sociales versées par les entreprises est de 158 milliards d'euros, ce sont 299 milliards qui sont prélevés sur ces dernières en dividendes et frais financiers, inutiles au bien commun. Et les intérêts de la dette, c'est 50 milliards d'euros versés chaque année en intérêts aux banques.

 

La voracité des banques et des actionnaires pèse lourdement sur notre économie. Nous sommes la proie des marchés financiers, les vaches à lait des banques. Alors, parler de la bonne finance, ça fait doucement rigoler !

 

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1 juillet 2014 2 01 /07 /juillet /2014 15:29

Au moment précis où il est apparu que les Nations unies ne pouvaient plus se montrer capables de protéger les droits palestiniens et demander des comptes à Israël à propos des violations de ces mêmes droits, M. Mordehai Amohai, d’Israël, a été élu Vice-Président de la Commission chargée des questions politiques spéciales et de la décolonisation qui, entre autres choses, traite de questions relatives aux réfugiés palestiniens.

 

On ne sera pas surpris de savoir que la représentante des États-Unis a exprimé son appui sans faille au représentant israélien.

 


La désignation d’Israël survient quelques semaines après qu’il a annoncé une nouvelle expansion massive de ses colonies illégales en Cisjordanie occupée.

 

 

C’est une honte car pour la première fois dans l’histoire de l’Organisation, « une entité occupante a été élue à la vice-présidence d’une commission chargée de mettre fin à la décolonisation.


 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:32

Malgré la lutte des intermittents et précaires, malgré l'appel de nombreux directeurs de théâtre, le gouvernement vient de valider le texte et propose a posteriori de discuter. En attendant, le gouvernement s’apprête à financer une partie des annexes. Dans sa grande déclaration d’amour pour la culture, Valls a choisi le Medef. Mais le jour où l’État le décidera ou bien le jour où les élections les renverront dans l’opposition, ce financement pourra être retiré du jour au lendemain. Le Medef et la CFDT en rêvaient depuis longtemps, aucun gouvernement de droite n’avait osé, Valls vient de le faire.

 

Et dire que le ministre du travail Rebsamen qui vient de donner son agrément, avant d'être nommé au gouvernement, faisait partie des députés ayant signé une tribune demandant au gouvernement de ne pas valider cet accord. Quel reniement, quelle trahison ! Au moment où 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés, comment supporter que ce gouvernement se cache derrière les partenaires « sociaux » pour valider cet accord.

 

 

Sur ce sujet, Sébastien, comédien et militant à la CGT spectacle déclare que ce n'est pas une question culturelle mais sociale : « C'est idéologique, quand on sait que l'évasion fiscale se chiffre entre 60 et 80 milliards d'euros et que la réforme de l'Unedic entend récupérer 2 milliards sur le dos des chômeurs. Ce n'est pas une question culturelle, c'est social quand on attaque les carrières discontinues comme les intérimaires »

 

Ne comparer comme le font les signataires de l'accord que la part des cotisations versées par les intermittents rapportées aux allocations versées, c'est oublier la solidarité interprofessionnelle. Les emplois générés (employés de restaurants, hôtels etc ..) par les activités des manifestations culturelles donnent lieu à des cotisations pour l’assurance chômage.

 

Qu'en disent des personnalités du théâtre ?

 

Jean-Michel Ribes (Théâtre du Rond-Point): « Davantage de gens travaillent dans le secteur culturel que dans celui de l'automobile, davantage de gens fréquentent les théâtres que les matches de foot, alors stop ! Nous, hommes et femmes de spectacle, ne sommes pas les danseuses de la République, soumises au bon vouloir du Medef ! Le problème des intermittents est un problème de société. Tout le monde va en payer l'addition. Et qu'on ne nous endorme pas avec des chiffres, des débats trop techniques ! Actuellement, les patrons du Medef, comme la CFDT et FO, qui refusent de renégocier l'accord du 22 mars, cherchent simplement à éliminer la culture en éliminant ceux qui la font... »

 

Ariane Mnouchkine (Théâtre du Soleil): « Un médiateur qui récuse lui-même l'idée de médiation, avec une lettre de mission qui affirme d'emblée l'agrément de l'accord du 22 mars par le ministre du travail ! Mais on nous enfume ! Le gouvernement cherche à temporiser pour sauver le festival d'Avignon, éviter la grève et l'annulation : c'est cousu de fil blanc ! »

 

La lutte n'est certainement pas terminée. Comment ce pouvoir peut-il rendre les précaires encore plus précaires en validant des réformes au nom du « dialogue social » ?

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25 juin 2014 3 25 /06 /juin /2014 19:06

S'il y a un sujet où les médias ne rivalisent pas d'originalité, c'est bien dans la façon de traiter les grévistes. Ils sont jetés à la vindicte populaire. Intermittents qui menacent la saison des festivals ou cheminots qui empêchent les trains de rouler ; en dehors du fait de les traiter de privilégiés ou fainéants, les médias les accusent de prendre les gens en otage. Ce mot « otage », le même mot employé que pour qualifier les jeunes filles enlevées par la secte Boko-Haram en Afrique. Pas de demi-mesure pour les médias, ces bons chiens de garde du système.

 

Par contre, on pourrait s'attendre à ce que ces mêmes médias nous livrent certaines informations. Mais voilà, cela pourrait amener les gens à réfléchir, et là, SILENCE ! Alors que plus de 8 millions de français vivent en-dessous du seuil de pauvreté, alors que les salariés de la fonction publique voient leur indice salarial bloqué depuis plusieurs années, alors que les retraités voient la revalorisation de leur pension bloquée etc. pas un mot sur les millions d'euros accordés aux groupes tricolores sous forme de crédit d'impôt compétitivité. Et pas pour investir. L'argent il n'y en a pas pour vous, mais pour les entreprises, il peut couler à flot.

 

Le député communiste JJ Candelier soulevait ce sujet sur son compte facebook :

 

« D’après une source confidentielle, s’agissant d’une grande entreprise du SBF 120, voici l’utilisation du CICE (crédit d’impôt compétitivité emploi, lancé par Hollande et le Gouvernement, voté par la majorité PS) : 9,5 millions de cadeaux fiscal (nos impôts, nos services publics…) pour 236 000 euros d’investissement dans l’innovation… 40 fois moins…

Au fait, cette société a distribué 19 millions de dividendes en 2013, (+ 21 % par rapport à 2012).

Merci qui ? »

 

Un peu curieux sur ce qu'était ce SBF120, j'ai poussé un peu ma recherche. Le SBF120 (Société des Bourses Françaises) est un indice boursier déterminé à partir des cours des actions du CAC 40 et de 80 valeurs des premier et second marchés cotés à Paris parmi les 200 premières capitalisations boursières françaises. Le journal du net (l'économie demain) nous apprend que le CICE est le secret un peu honteux des grandes entreprises françaises. Des millions d'euros sont accordés mais seuls quelques-uns l'admettent.

 

Sur les 49 groupes contactés, 33 groupes ont refusé de répondre. Les sociétés les plus silencieuses seraient-elles celles qui bénéficient le plus du CICE ? Sur les trois banques interrogées, aucune n'a accepté de divulguer le montant de son crédit d'impôt. Les 16 grandes entreprises françaises ayant accepté de répondre cumulent une réduction d'impôt de 828,9 millions d'euros au titre de 2013, soit 8,3% du CICE, son coût total ayant été chiffré à 10 milliards d'euros.

 

Le Medef peut dire merci à Hollande et à tous les députés qui ont voté ce texte de loi. Ceux du Front de Gauche n'en sont pas.


 

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20 juin 2014 5 20 /06 /juin /2014 18:50

Lorsque Valls déclare, « la gauche peut mourir », je me demande de quelle gauche il parle. Si c'est du PS dont il veut parler, il faut appeler un chat un chat et dire dans ce cas « le PS peut mourir ». Car, si certains considèrent que le PS est de gauche, il ne représente pas toute la gauche. Quant à ses responsables et à l'ensemble du gouvernement, impossible de les considérer de gauche par rapport à la politique qu'ils mettent en œuvre. Alors, le PS peut mourir, ce n'est pas pour autant la gauche qui meure. Et en tous cas, on connaît les assassins, ce sont les carriéristes de la politique qui sont en fonction à l'Elysée, à Matignon ou rue de Solférino.

La politique de Hollande que met en œuvre Valls n'a rien à voir avec une politique de gauche. Le gouvernement poursuit, voire accentue les basses œuvres de Sarkozy. Si certains avaient des doutes, on comprend très bien pourquoi celui-ci voulait recruter Valls dans son gouvernement.


 

A tous ceux qui ont contribué à virer Sarkozy dans l'espoir d'un changement politique, quelle déception, quelle trahison. Et jusqu'à présent, il en a été de même à l'assemblée nationale. (Voir billet Mais où sont passés les frondeurs ?) Si à l'assemblée nationale il y avait eu plus de députés PCF - Front de Gauche (15 actuellement) et moins de députés socialistes (274 actuellement), cela aurait contraint le gouvernement à orienter sa politique à gauche.

 

D'ailleurs, c'est à vomir quand on voit avec quel mépris sont traités les cheminots grévistes ou les salariés du spectacle qui défendent par leur action notre bien commun à tous. Ils tiennent le discours et l’engagement que devraient tenir tous ceux qui se réclament de la gauche. Au lieu de ça, le gouvernement répond par le mépris, l’intransigeance, la haine de classe.

 

Pour être entendu de ce gouvernement, il est à penser qu'il faut être membre du Medef, ou bien se réclamer du mouvement des pigeons, ou bien porter un bonnet rouge et mettre le feu à des portiques écotaxe ?

 

Alors cette gauche là peut bien mourir, elle n'a rien à voir avec la gauche.


 

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16 juin 2014 1 16 /06 /juin /2014 22:39

Quel est le motif de la grève des cheminots ? On pourrait dire pour résumer qu'ils luttent contre le démantèlement du service public.

 

En effet, la réforme ferroviaire qui sera présentée à l'Assemblée prétend réunifier RFF et SNCF afin de réduire les coûts d'une structure en doublon, mais elle prépare en réalité l'élargissement de l'ouverture à la concurrence du transport ferroviaire exigée par l'Union Européenne. Le gouvernement entend en effet créer une société unique en façade, mais trois entités dans les faits, pour renforcer la séparation entre gestion des infrastructures et exploitation du réseau. L'exploitation des voies, éminemment rentable, sera captée par le marché privé tandis que les infrastructures seront laissées à la seule responsabilité du secteur public, qui se retrouvera seul à rembourser la dette de 44 milliards d'euros qui devait financer un réseau ferré public et de qualité. Avec le libéralisme, c'est toujours la même rengaine : privatisation des profits et nationalisation des pertes. Le ferroviaire ne peut être laissé aux mains de la concurrence et du marché. C'est un enjeu stratégique national, une garantie fondamentale de la souveraineté de la France et de l'égalité des territoires.

 

La lutte contre le démantèlement du service public, est l'affaire de tous les Français.

 

Alors, plutôt que de critiquer les grévistes, Hollande, Valls et leurs affidés feraient bien de méditer cette réplique adressée par Jean Jaurès à Clémenceau le 13 mars 1906 : « Ces hommes donc, quand ils luttent sont des forces de civilisation. Et ce qu’il y a de beau chez eux, ce qu’il y a de grand, et d’admirable, c’est qu’ils ne luttent pas que pour eux-mêmes, c’est qu’ils luttent pour tous leurs camarades, pour toute leur classe, c’est souvent qu’ils luttent, qu’ils continuent le combat, sentant bien qu’eux-mêmes vont être vaincus mais sachant aussi qu’ils préparent pour des efforts nouveaux et pour des générations nouvelles, des conditions d’existence meilleures. »

 

Faudrait-il pour que cela les sensibilise qu'ils aient encore un petit quelque chose de gauche, hélas ...

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