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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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13 octobre 2014 1 13 /10 /octobre /2014 22:59

Pour diminuer le déficit de la Sécu, le député de l'Ardèche Pascal Terrasse, membre du « pôle des réformateurs » du PS, vient de plaider la semaine passée pour une prise en charge du « petit soin » par les complémentaires santé plutôt que par l'assurance maladie. 

 

Voilà une sacrée bonne idée pour le monde des assurances privées. Ils doivent se frotter les mains.

 

Par contre, les 3,5 millions de personnes qui sont exclues des assurances complémentaires, faute de moyens, ont des soucis -de santé- à se faire. Quand on sait qu'un tiers de la population renonce à des soins, la situation ne peut que s'aggraver.

 

Il a tenu ces propos devant le congrès international des assureurs vie et de personnes . Ils ont dû applaudir des deux mains. C'est peut-être même les lobbyistes des assurances qui lui ont suggéré cette prise de position ?

 

En 2002, Jacques Barrot, ancien ministre des Affaires sociales et alors chef de file de l’UMP à l’Assemblée nationale, avait déjà fait une telle proposition.

 

C'est grave de voir un député "socialiste" remettre en cause le principe d'universalité de la protection sociale. Mais il est vrai que le mauvais exemple vient d'en haut. Il est certain que ce M. Terrasse ne participera pas à la journée de mobilisation nationale pour la reconquête de la protection sociale

 

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11 octobre 2014 6 11 /10 /octobre /2014 16:20

Le TAFTA ou Grand Marché Transatlantique et le CETA sont les exemples les plus frappants de la façon dont les politiques commerciales et d’investissement sont négociées de manière non démocratique et dans le seul intérêt des grandes entreprises. Les négociations se mènent dans le plus grand secret, avec très peu d’informations livrées à l’examen public, alors que les lobbies y exercent une influence grandissante.

Si ces accords devaient aller de l’avant, les multinationales auraient le droit exclusif de poursuivre les gouvernements devant des panels internationaux d’arbitrage, indépendants des systèmes juridiques nationaux et européen. Ils permettraient de réduire les normes sanitaires et de sécurité via le marchandage d’une « harmonisation » transatlantique, et saperaient la capacité des gouvernements nationaux et locaux d’empêcher des pratiques dangereuses telles que la fracturation hydraulique ou l’utilisation des OGM. Ils provoqueraient la braderie de services publics essentiels et conduiraient les travailleurs et les droits sociaux à une course au moins-disant. 

Ces politiques sont étroitement liées au démantèlement en cours des normes sociales et à la pression pour privatiser les services publics au nom de « l’austérité », des « politiques de crise » et de l’augmentation de la « compétitivité ».

 

Journée européenne d’action contre le TAFTA le 11 octobre 2014
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10 octobre 2014 5 10 /10 /octobre /2014 00:03

Ce n'est qu'un petit aperçu de déclarations faites ces derniers temps par des membres du gouvernement. Ils assument sans honte leur nouvelle orientation, qui n'a rien de socialiste puisqu'elle va à l'inverse de ce que devrait être un changement de société pour plus de justice sociale et pour l'émancipation individuelle de chacun dans le respect de la dignité.

 

Commençons par le 1er ministre. Au cas où on ne se serait pas rendu compte de l’allégeance de Valls au patronat après la standing ovation reçue à l'université d'été du Medef suite aux cadeaux fiscaux, au recul du droit des salariés, à la casse du code du travail, il a remis ça depuis. En Allemagne tout d'abord, où il a lancé devant un parterre d'industriels allemands réunis à Berlin pour le congrès annuel de leur puissante fédération, « Ich mag die Unternehmen! » (« J'aime les entreprises »), déclenchant bien entendu leurs applaudissements. Puis quelques jours plus tard, en visite à Londres, au cœur de la City, le temple de la finance de la capitale britannique, il déclare devant un parterre d’acteurs financiers britanniques : « My government is pro-business ! » (« mon gouvernement est favorable au monde des affaires »). Il est loin le temps où Hollande promettait de combattre la finance. C'est toujours à Londres qu'il en a profité pour confirmer que les plus hauts revenus ne seront plus taxés à 75 %. Encore une promesse de campagne qui tourne à la farce. Mais comme il faut faire des économies, il promet de vite s’attaquer aux 35 heures, au repos dominical et aux chômeurs « trop bien indemnisés ».
 

Un autre ministre enfonce le clou sur ces sujets. Fabius, ministre des Affaires étrangères annonçait qu’« avant la fin de l’année », le gouvernement légiférerait sur le travail du dimanche. « Il y a quelques années, on pouvait discuter : est-ce opportun ou pas ? Mais aujourd’hui il nous semble que, compte tenu du flot de touristes (...) qui ne vont pas attendre le jeudi pour venir consommer et, d’autre part, compte tenu du développement du e-commerce, il n’y a plus le choix. » Les socialistes doivent être atteints d'amnésie. En 2009, contre la loi Mallié portée par la droite pour élargir les ouvertures dominicales, Hollande déclarait « Les Français n’ont pas besoin de plus d’ouvertures, mais de plus d’argent pour consommer. » La situation n'a pas changé, et une majorité de français attend du pouvoir d'achat.

 

Si certains doutent encore de leur trahison, par ses propos, le ministre du travail François (encore un) Rebsamen fait comprendre on ne peut plus clairement que la vision socialiste, c'est fini. Dans une interview à miroir-mag (un magazine de Bourgogne, il était maire de Dijon) il déclare sans équivoque : « Je me bats depuis longtemps pour une vision libérale de l'économie », « il faut adapter notre système social, par ailleurs très protecteur: en renforçant les contrôles, en assouplissant les seuils, la législation sur les 35 heures, en autorisant le travail le dimanche» .

 

Le secrétaire d’État aux relations avec le Parlement prend le relais avec le porte-parole du gouvernement, Stéphane Le Foll. « On le sait, il y a des gens qui ont un certain niveau de rémunération de substitution pour lequel ils peuvent se dire légitimement, “dans le système actuel, je peux attendre six mois un an avant de rechercher un travail” » Pour eux les chômeurs sont des feignants.

 

D'autres mauvais coups semblent être dans leurs dossiers. Il va falloir que la révolte gronde pour leur faire entendre et comprendre que ce n'est pas la finance qui doit gouverner. Au coeur de la société, ce doit être l'humain d'abord !

 

 

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6 octobre 2014 1 06 /10 /octobre /2014 16:30

Entre les chaînes de télévision et les ondes radios, compris les chaînes d'information en continu, on pourrait imaginer qu'on est saturé d'informations. Mais est-ce qu'une multitude de médias signifie une multitude d’opinions ? Il y a bien longtemps que j'ai mon point de vue sur le sujet.

 

On ne peut pas dire que les médias font l'opinion, mais ils y contribuent quand même sérieusement. Alors, un minimum d'équité serait nécessaire dans ce cas. Hélas, trois fois hélas, nous en sommes loin. Un petit aperçu des invité(e)s politiques des matinales sur les Radios et TV pour les mois de juin, juillet, août 2014 (source Le Lab Politique).

 

- NPA ….............................. 3

- Front de Gauche ............... 4

- EELV..................................8

- PS...................................172

- UDI-MoDem …................. 24

- UMP …........................... 103

- Debout la République ….... 5

- Front National.................. 23

 

Quand y compris les chaînes publiques contribuent à ce très grand écart, on est en droit de se demander à quoi sert le CSA.

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26 septembre 2014 5 26 /09 /septembre /2014 17:56

Trois minutes de bonheur hier matin sur France-Inter à la fin du 7-9.

A écouter et réécouter.

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23 septembre 2014 2 23 /09 /septembre /2014 07:58

Il y a quelques jours, Jean-Claude Juncker, le nouveau président de la Commission européenne a dévoilé sa nouvelle équipe.

Le commissaire européen désigné à l'énergie et à l'action climatique est l'espagnol Miguel Arias Cañete. Ce dernier disposera également de l'Agence d'approvisionnement Euratom, des services compétents de l'Agence exécutive pour les PME et de l'Agence exécutive pour la compétitivité et l'innovation. Il sera également responsable des relations avec l'Agence de coopération des régulateurs de l'énergie.

Mais cette nomination fait tache au moment où l’Europe doit décider dans les semaines à venir de ses grandes orientations en matière d’efficacité énergétique et d'énergies renouvelables. Il est urgent de décider en Europe, de façon concertée, de la réduction massive et progressive de l’utilisation des énergies fossiles productrices des émissions de gaz à effet de serre responsable du changement climatique.

 

Pour cela, Miguel Arias Cañete, commissaire à l'énergie et à l'action climatique est empêtré dans une affaire de conflit d'intérêts. Il a en effet des parts à hauteur de 2,5 % dans deux compagnies pétrolières. Et même s'il a vendu ces derniers jours les parts qu’il détenait dans ces sociétés pétrolières, cela ne change pas les liens qui se sont établis avec l’industrie pétrolière. Est-ce que l'on confierait les clés du coffre-fort au voleur juste repenti ?

 

On saura bientôt si les parlementaires européens vont valider ou refuser cette nomination.


 


 

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21 septembre 2014 7 21 /09 /septembre /2014 23:44

France 2 a l'habitude d'avoir un invité le dimanche soir qui est questionné une dizaine de minutes. En ce dimanche, les infos ont été réduites très largement (15 minutes tout au plus) puisque 45 minutes ont été ensuite consacrées à l'invité, un certain Nicolas Sarkozy.

Dommage que Laurent Delahousse n'ait pas eu le courage de lui demander pourquoi il reniait son engagement pris un certain 8 mars 2012. Le président-candidat avait juré, les yeux dans les yeux de Jean-Claude Bourdin, qu’en cas de défaite à l’élection présidentielle il arrêterait la politique. Alors, les promesses d'aujourd'hui ...

45 minutes pour un non évènement, Sarkozy n'avait pas disparu depuis deux ans. C'est devenu cela le service public de l'information. Pitoyable.

Au fait, le week-end dernier se tenait la fête de l'humanité qui a rassemblé 500 000 personnes. France 2 n'y avait pas fait la moindre allusion dans son 20 heures du dimanche !

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19 septembre 2014 5 19 /09 /septembre /2014 18:22

« C’est donc la quatrième conférence de presse que je tiens, aujourd’hui, depuis mon élection. C’était un engagement que j’avais pris et qui consistait à rendre compte régulièrement, devant vous, donc devant les Français, de l’action que je mène. »

 

C'est la première phrase du propos liminaire du président de la République lors de sa conférence de presse du 18 septembre 2014. Il souligne que c'est un engagement qu'il avait pris, de rendre compte devant les français. Très bien, mais il y a d'autres engagements qu'il avait pris devant les français, 60 exactement, dans son programme « Le changement c'est maintenant ». On attend les résultats car ils sont encore nombreux à ne pas avoir été tenus. Et alors que nous dit le président de la République ? Qu’il n’a plus franchement le contrôle sur ces « résultats qui, j’espère, arriveront avant 2017 ».

 

Mais il y a un domaine où il semble plus efficace, c'est en chef de guerre. Après 2 ans et demi au pouvoir, il est déjà le président le plus interventionniste de la Ve République. Il a annoncé qu’à la suite d’un conseil de défense qui s'est tenu à l’Élysée, il avait donné son accord pour des frappes aériennes françaises en Irak contre l’État islamique et « que le Parlement sera informé dès les premières opérations engagées, c’est à dire vite. Le Premier ministre réunira les Présidents des groupes parlementaires du Sénat et de l’assemblée nationale dès la semaine prochaine. Un débat pourra avoir lieu au sein des assemblées. »

 

La conférence de presse avait lieu jeudi soir, les frappes aériennes ont eu lieu ce vendredi matin. Je dois être bien naïf, mais je me demande bien à quoi va servir le débat au sein des assemblées puisque l'engagement militaire est déjà effectif sans que celles-ci aient été consultées. C'est bien ici la décision d'un monarque.

 

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17 septembre 2014 3 17 /09 /septembre /2014 19:38

Je ne me faisais guère d'illusions sur le vote des député(e)s PS pour accorder leur confiance à ce gouvernement libéral dirigé par Manuel Valls. Sauf que ce gouvernement est encore plus affaibli puisqu’il ne recueille qu'une majorité relative avec 269 député(e)s contre 306 voix il y a cinq mois, alors que la majorité absolue est de 289 voix.

 

Ces députés qui ont accordé leur confiance à Valls ont trahi la grande majorité des électeurs qui leur avait apporté leurs suffrages en 2012. Ils n'ont pas été élus pour soutenir un tel programme, car la ligne politique de Valls est inchangée et maintient le cap de l'austérité. D'ailleurs, Pierre Gattaz le président du Medef s'en félicite sur son blog : « Le discours du Premier ministre de ce jour et le vote de confiance positif qui en a découlé, participent au rétablissement de la confiance indispensable pour retrouver la croissance et l’emploi. C’est une bonne nouvelle qu’il faut saluer positivement. J’ai entendu une volonté de réforme, j’ai entendu une volonté d’avancer dans la concertation et l’échange. Soyons clair, le MEDEF partage et la volonté, et la méthode. »

 

Voir le patron du Medef se réjouir montre à quel point le gouvernement satisfait son appétit. Quant aux députés dit « frondeurs », ils n'avaient nullement la volonté de faire tomber le gouvernement. A ceux qui prétendent que ç'aurait été faire le lit de l'extrême droite, je dirais qu'en réalité, c'est la politique menée qui fait le lit de l'extrême droite. Et quant au chantage à la dissolution, celle-ci n’était pas obligatoire. Elle est une décision du président de la République qui avait aussi la possibilité de nommer un premier ministre pour conduire une autre politique, celle pour laquelle Hollande a été élu. Parmi les députés frondeurs, la députée Nathalie Chabanne répondait qu'elle n'imaginait pas voter contre. « Je n'ai pas peur pour mon poste, c'est le cadet de mes soucis. Mais je crains l'explosion du PS qui en découlera. » Elle s'est abstenue. Peut-être préfèrent-ils l'explosion du peuple ? Mais que dire des 200 qui avaient signé une tribune dans Le Monde où ils appelaient au rassemblement derrière Hollande tout en se disant « ni godillots ni déloyaux » (voir mon billet du 29 août) Je pense à la députée de ma circonscription G Gaillard qui répondant à Mediapart disait que sa signature ne valait « en aucun cas soutien à ce qui s'est passé depuis trois jours. Démissionner Arnaud Montebourg de cette façon, j'ai trouvé la méthode un peu violente. Quant à ce qu'a dit Manuel Valls devant le Medef, cela me choque un peu. Depuis le début de cette semaine, il y a un tournant social-libéral de l'exécutif. Deux branches du PS apparaissent clairement. Et ce n'est pas parce que j'ai signé ce texte en août que je ne pense pas aujourd'hui ce que je vous dis là. » Eh bien qu'a t'elle fait ? Elle a voté la confiance à Manuel Valls.

 

On n'oubliera pas ça lors des prochaines élections. Et aux électeurs qui veulent vraiment voter pour une politique de gauche, ce n'est pas en votant pour un candidat socialiste. Les trahisons du PS, ça suffit !

 

Résultat du scrutin sur vote de confiance

 

 

 

 

 

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16 septembre 2014 2 16 /09 /septembre /2014 00:54

Puisque le gouvernement fait des cadeaux au patronat sans contrepartie, celui-ci poursuit dans la surenchère. Souvenez-vous de Gattaz arborant un pin's annonçant 1 million d'emplois, mais rejetant toute contrepartie aux milliards d'allègement de charges du pacte de responsabilité. Dans un document de travail du Medef publié dans le quotidien Les Echos, le Medef en réclame toujours plus. Ce document contient des propositions qu'il doit soumettre au gouvernement le 24 septembre prochain.

 

Cette fois, il suggère la suppression de deux jours fériés sur onze, ce qui permettrait la création de 100.000 emplois. Aussi crédible que le million d'emplois dont on n'a pas vu le moindre début. Et puisque le Medef est complètement décomplexé face à Valls qui a dit tout son amour pour l'entreprise, il demande une plus grande permissivité du travail de nuit et du dimanche, ainsi qu'un détricotage de la loi sur les 35 heures. Et ça ne s'arrête pas là. Il faudrait instituer un salaire inférieur au SMIC pour les chômeurs de longue durée trop éloignés de l'emploi.

 

Autant dire on supprime le code du travail et peut-être même qu'on pourrait faire travailler les enfants !

 

Le Medef n'en a jamais assez
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