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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 00:58

Il y a des personnes qui ont des avis sur tout et que les médias s'empressent de solliciter en les qualifiant d'experts. S'il y a un domaine dans lequel ils sont experts, c'est bien celui d'être les gardiens de l'ordre établi, comme l'avait si bien montré le documentaire « Les nouveaux chiens de garde ».

 

Parmi eux, Jacques Attali, qui collabora dès 1973 avec François Mitterrand et fut son conseiller spécial à son arrivée à l'Elysée en 1981. Il plaidait pour la rigueur économique dès 1982. Il aura été missionné pour présider une commission chargée d'étudier « les freins à la croissance » lors de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir. En 2012, c'est François Hollande qui lui commande un rapport sur la situation de l'« économie positive ». Et pour 2017, Jacques Attali n'écarte pas d'être candidat si personne ne reprend son programme. Cet expert en libéralisme ne se sentirait pas suffisamment écouté ?

 

En plus des plateaux où son avis est régulièrement sollicité, il a également droit à sa chronique dans l'Express. Et c'est dans une de celles-ci qu'il donne son avis sur le mouvement Nuit debout, enfin non, puisqu'elle est titrée « Jour debout ». Il paraît au début s'en réjouir en disant que « Alors que, dans bien des pays du monde, les places et les rues ont été occupées depuis longtemps par des jeunes, et des moins jeunes, bouleversant leur Histoire, rien de tel n’a eu lieu jusqu’ici en France. » Puis semble être satisfait de ce mouvement « qui révèle que le pays a envie de penser, de réfléchir, de débattre de son avenir et de ne pas en rester au vide abyssal des déclarations actuelles des professionnels de la politique. » Pour aussitôt se désoler (vraiment?) sur ce mouvement avec ces propos « Seulement, voilà, il dit plus, et c’est propre à la France : le fait qu’il ait lieu la nuit, et seulement la nuit, est révélateur de son impuissance originelle : la nuit est un moment vide de l’action, un moment suspendu, ou rien de vraiment réel n’a lieu, où les hiérarchies et les contraintes semblent s’évanouir : aucune vraie révolution n’a lieu de nuit. Aucun vrai changement n’a lieu seulement la nuit. »

 

Rien ne s'est déroulé de nuit ? Que fait-il de La nuit de la Saint-Barthélemy, de La nuit des Longs Couteaux, de La nuit du 4 août 1789 avec l’abolition des privilèges, de la prise du Palais d'Hiver dans la nuit du 25 au 26 octobre 1917 … Attali doit être endormi.

 

Expert Jacques Attali ? Pas en histoire !

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 02:03

Haro sur la CGT dans les médias à propos d'une affiche. J'ai cru qu'il s'agissait de l'affiche concernant un meurtre avec préméditation. Oui vous savez, celle ou l'on voit le Code du Travail être poignardé par le Medef (voir image ci-dessous), résumant ce qu'il adviendrait si le projet de loi El-Khomri était appliqué . Mais non, ce n'est pas à propos de celle-là. Pourtant, sur cette affiche il y a une flaque de sang, mais les médias ne sont pas montés au créneau pour dénoncer sa violence comme ils le font au sujet d'une autre affiche, celle du syndicat CGT des salariés de l'information et de la communication.

 

Une affiche de la CGT qui fait du bruit

L'affiche qui fait scandale est pourtant un appel à stopper la violence, indiquant même "La police doit protéger les citoyens et non les frapper". Pour illustrer, elle montre une matraque et un insigne de CRS près d'une flaque de sang. Certains trouvent la violence de l'affiche insupportable. Mais que pensent les mêmes de la violence des coups portés par les CRS ? Voir les photos ci-dessous.

 

Pourquoi cette attaque en règle dans les médias contre la CGT ? Parce que se déroule en ce moment son 51ème congrès ? Parce que la CGT est dans la lutte contre la loi El-Khomri ? Je ne vois pas d'autres raisons. Ce ne peut pas être parce que l'image de la police est mise en cause. Car quand une ONG, chrétienne de surcroît, lance une pétition il y a un mois contre les violences policières en exigeant la transparence, je n'ai rien entendu dans les médias. Le message disait ceci : « On sait combien de personnes sont tuées par an par des guêpes. Par les violences policières, on ne sait pas. Violences policières, brisons le silence. » Et l'ONG en question lançait une pétition. Voir la page de cette pétition.

 

L'affiche de la CGT fait peut-être du bruit, mais au moins elle ne fait pas mal, contrairement aux coups portés par les CRS.

 

Quant à Cambadelis qui y voit une gauchisation de la CGT, il ferait mieux de s'abstenir de donner des leçons de gauche, vu que lui, le PS et le gouvernement l'ont quittée pour une politique de droite.

Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:38
Quand F. Hollande promettait la lune

Bon week-end quand même.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 17:42

Comment l'école Sciences-Po empêche une conférence prévue autour du film « Merci patron ! » ? Cette rencontre était prévue depuis quelques semaines. François Ruffin, réalisateur de ce film et directeur du journal Fakir, était invité à Sciences-Po, mardi 6 avril, pour une « conférence officielle » sur le thème : « Merci patron ! le cinéma peut-il être une arme politique ? » Mais, redoutant des débordements justement politiques, la direction de l’Institut d’Études Politiques n’a accordé aucune salle.

 

Et comme par hasard, la projection du film Comme des Lions relatant la lutte des ouvriers PSA d'Aulnay sous Bois qui était prévue à Sciences-Po, a elle aussi été annulée à la demande de la direction.

 

Sciences-Po, est un institut dans la catégorie des grandes écoles, version sciences humaines et sociales ! Les élèves y développent parait-il la capacité d’analyser et de comprendre le monde contemporain à travers des cours en histoire, économie, droit, géopolitique…

 

Il paraît que c'est dans ce lieu que se forment les élites françaises. Si c'est en pratiquant la censure, on voit quelle apprentissage de la liberté d'expression est donné dans cette école. Mais au fait, Bruno Lemaire a participé à un grand oral à Sciences-Po le 29 mars, il a même eu droit à l'amphithéâtre. Pas de censure pour lui, ses idées sont conformes ?

 

Tout cela est insupportable. Puisque c'est comme ça qu'est formée la classe politique, il est grand temps pour le peuple de renverser la table !

 

Mais en attendant, le débat autour de « Merci patron ! » aura quand même lieu. Dans un endroit plus populaire puisqu'il est déplacé Place de la République, mardi 5 avril à 20 h, après la manif, et pareil pour « Comme des lions ».

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 07:56

Oui vous avez bien lu l’orthographe : COUP et non pas son homophone « coût » du travail souvent pointé par certains économistes comme étant l’une des causes essentielles des maux dont notre pays souffre.

 

Il s’agit en général d’économistes très libéraux qui remettent sur le tapis cette histoire de « coût », ils nous font régulièrement le coup du coût du travail, cette litanie est répétée inlassablement à longueur de chroniques, d’analyses, d’éditoriaux et autres enquêtes afin que ce pilier de la pensée unique marque bien les esprits et finisse par devenir une vérité absolue, incontestable, incontestée comme le dirait François Lenglet, chroniqueur sur France 2 : « C’est la vérité des chiffres Mesdames, Messieurs ».

 

Et pourtant il y a vraiment lieu de soumettre à la réflexion de chacun d’autres éléments d’analyse, ainsi par exemple à propos de la comparaison qui nous est servie entre notre pays et l’Allemagne, on constate que l’écart entre les coûts allemand et français s’est considérablement réduit et qu’il apparaît que ce coût est même supérieur outre-Rhin dans l’industrie manufacturière.

 

Ensuite, il conviendrait d’observer que la part de la valeur ajoutée produite consacrée aux dividendes en France ne fait que croître et embellir depuis 30 ans environ. Il y a 30 ans, sur 100 euros de valeur ajoutée, 5 allaient à la rémunération des actionnaires, nous sommes passés depuis à 23 euros. De l’équivalent de 10 jours de travail à 45 jours en 2012. Dans la situation d’aujourd’hui l’ensemble des cotisations sociales des employeurs représente un total de 150 milliards d’euros, en ce qui concerne le coût du capital nous en sommes à 300 milliards, 230 consacrés aux dividendes et 70 en intérêts et charges diverses. Quand donc 85 % des profits sont versés en dividendes et 15 % à l’investissement (recherche et développement, machines, formation, salaires...) on se dit qu’il y a peut-être là un déséquilibre fâcheux !

 

Nous citerons également ici l’hebdomadaire anglais « The Economist » qui, dans un papier récent, indiquait que la productivité des salariés français était l’une de meilleures au monde, constat partagé par toutes les études sérieuses, ainsi on y précise qu’un salarié français produit 22 % de plus qu’un travailleur britannique pour une heure de travail, venant d’un journal anglo-saxon et s’agissant de la France c’est quasiment un hommage.

 

Quand enfin on veut attaquer le Code du travail que l’on dit trop contraignant, c’est encore le travail qui est visé, dans la pensée « politiquement correcte ». Quelle horrible expression ! On ne remet jamais en cause le « coût du capital », cela vaudrait bien que l’on s’y intéresse de près pourtant, histoire de faire la clarté une fois pour toutes sur ce sujet.

 

Une commission d’enquête parlementaire ou au moins un groupe de travail au sein de la commission des finances du Sénat par exemple, c’est ce que ma collègue Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre-et-Loire, et moi-même avons proposé il y a quelques semaines lors d’une réunion de la commission.

 

Affaire à suivre...

 

Peut-être aurons-nous l’occasion de leur faire le « coup » du capital !

 

Eric Bocquet, sénateur communiste

Le « coup » du travail
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:44

Combien de fois on a pu nous asséner que la lutte des classes est une vieillerie d’un autre siècle, que c’est quelque chose de dépassé.

 

Pourtant, le multimilliardaire spéculateur américain Warren Buffett déclarait dans une fanfaronnade sur CNN en 2005 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la gagner. » Personne ne peut contredire son propos alors que les 1 % des plus riches dans le monde possèdent davantage 
que les 99 % restant de la population mondiale.

 

Mais il n'y a pas que ceux qui appartiennent à ces 1% les plus riches qui nous prouvent que cette lutte des classes est toujours actuelle. Ce fut le cas en début de semaine avec des habitants des « beaux quartiers » de l'ouest parisien. Ces habitants du 16ème ont chahuté une réunion organisée par la mairie de Paris au sujet de l'implantation d'un centre (prévu pour accueillir 200 personnes dans des structures modulables) en lisière du bois de Boulogne pour sans domicile et familles en détresse. Cet arrondissement ne compte que 18 places d'hébergement contre plus de 1000 dans le 12ème ou le 20ème par exemple. Mais la solidarité, cette classe sociale du 16ème ne l'accepte pas. Elle veut défendre l'entre-soi. Que 21 personnes soient mortes dans la rue à Paris depuis le mois de janvier, peu leur importe. C'est un racisme social inacceptable. Pour eux « C'est un problème de juxtaposer des personnes extrêmement pauvres et des familles qui roulent sur l'or ». Mais le problème n'est-il pas plutôt dans la répartition des richesses ?

 

Quant à l'argument utilisé de défense du bois, plus grand espace vert de la capitale, cela « ne leur pose pas le moindre problème que 25 hectares de ce bois classé soient occupés par le Cercle du bois de Boulogne, le Polo de Paris, le Racing Club et le Cercle de l'étrier » dénonce la sociologue Monique Pinçon-Charlot. Et d'ajouter, « Les riches voient très bien ce qui se passe en France et dans le monde. Ils voient bien que l'on ne peut semer la misère sans récolter la révolte ».

 

Mais entendra t-on Nathalie Kosciusko-Morizet condamner le maire LR du XVIème Claude Goasguen qui était en soutien des contestataires lors de cette réunion. Candidate UMP à la mairie de Paris, elle était allée se montrer fumant une cigarette avec des SDF ou allant en saluer un autre sur un trottoir. Soutenir l'implantation d'un centre qui leur est destiné ne serait que justice. Mais son opération n'était peut-être que de la com' ?

La lutte des classes existe bel et bien, la preuve par le XVI ème
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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 00:35

Lors d''une réunion de son parti cette semaine, Sarkozy a annoncé vouloir supprimer entre 300 000 et 350 000 fonctionnaires, augmenter le temps de présence des enseignants et revoir le statut des agents. En résumé, il veut s'en prendre à la fonction publique. Supprimer des postes, c'est diminuer les activités qui sont au service de tous. Et pour justifier cette diminution du nombre de fonctionnaires, il a précisé ce qu'il faudrait ; que « les contrôles (de l’administration) dans l’entreprise et chez les particuliers deviennent l’exception et non pas la règle (…) », avec un délai de prescription réduit à un an. » Ah oui, super idée de la part de ce tricheur et magouilleur, ça permettrait de faciliter les financements illégaux de campagne.

 

C'est drôle que ce genre de personnage voit toujours les économies à réaliser sur les autres. Mais si on commençait par supprimer les avantages des anciens présidents. Car ce sont quoi sinon des privilèges. Comment admettre que Giscard d'Estaing coûte annuellement 2,5 millions d'euros, Chirac 1,5 millions d'euros et que Sarkozy coûte quant à lui 2,2 millions d'euros aux contribuables ; tout ceci en frais de fonctionnement, de personnel et de sécurité. De plus, ce traitement leur est accordé à vie. Leur retraite ne suffit pas ? Dans le même temps, on demande des efforts aux citoyens lambda. En plus, Sarkozy fait des conférences à un tarif estimé entre 100 000 et 150 000 euros. Alors quand il annonce qu'il veut (faudrait-il qu'il soit élu) supprimer 350 000 fonctionnaires, c'est une honte. S'il servait la République au moins.

 

Il est au moins un ancien Président qui mérite du respect. Car comment ne pas penser à José Mujica, ancien Président de l'Uruguay âgé à présent de 80 ans. Il habite au fin fond de la banlieue pauvre de Montevideo. Là-bas, tout le monde le connait, il est affectueusement surnommé "Pépé Mujica". Il vit depuis plus de 20 ans dans une modeste fermette de 45 m². Même lorsqu'il était Président de la République d'Uruguay de 2010 à 2015, il n'a jamais cessé d'y vivre. Né d'une famille de paysans pauvres, il a toujours voulu rester au milieu des plus défavorisés et, s'il s'est engagé et a milité depuis son plus jeune âge, c'est justement pour défendre les plus pauvres et les opprimés ! En 1973, il est emprisonné et torturé par la dictature militaire, il sera détenu pendant plus de dix ans. En 1994, il sera élu député , puis sénateur en 1999 et réélu en 2004, puis en 2010 il accède à la présidence. De son salaire présidentiel, il en redistribue 90% à des associations caritatives, ne conservant que 10%, soit l'équivalent de 900 euros, montant du salaire moyen en Uruguay.

 

Quelle belle image qu'un tel homme. Quand il lui est demandé ce que cela lui fait d'être l'ex-Président le plus pauvre au monde, il hausse les épaules et dit : « Beaucoup de personnes sont pauvres, très pauvres, de par le monde. Moi, je ne suis pas pauvre, j'ai juste décidé de vivre de manière austère pour être plus proches de ceux qui le sont. Je ne fais pas l'apologie de la pauvreté, mais celui du partage et de la sobriété »

 

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7 mars 2016 1 07 /03 /mars /2016 00:32

L'Élysée et François Hollande se sont faits très discrets sur la Légion d'Honneur remise vendredi dernier au prince héritier d'Arabie Saoudite. La visite de ce prince saoudien inscrite à l'agenda présidentiel n'avait fait l'objet d'aucune communication, pas plus qu'il n'a été fait de communication sur la remise de cette décoration. C'est l’agence de presse officielle d’Arabie saoudite, qui l’a révélé : « Après cela, le président français a remis à son altesse la médaille de l’ordre national de la Légion d’honneur qui est la plus haute distinction française pour tous ses efforts dans la région et dans le monde dans la lutte contre le terrorisme et l'extrémisme. »

 

Depuis l'entourage de Hollande a répondu que c'était « au titre de personnalité étrangère, une pratique protocolaire courante ». Il est vrai que le président de la République avait lui-même été « décoré de l'ordre suprême du Royaume » lors d'une de ses visites en Arabie saoudite.

 

Comment la France peut-elle distinguer un tyran ? L'Arabie Saoudite est probablement le pays au monde où les libertés des femmes, des minorités et des dissidents sont le plus mal respectées selon l'ONG United Nations Watch. En 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, selon un décompte de l’AFP basé sur des chiffres officiels. La semaine passée, le régime saoudien a procédé à 6 nouvelles décapitations, portant le nombre d'exécutions depuis le début de l'année 2016 à 70.

 

Il y a un an, la justice saoudienne a condamné l’écrivain Raïf ­Badaoui à dix ans de prison et 1 000 coups de fouet. Elle vient de commuer la peine de mort du poète palestinien Ashraf Fayad en huit ans de prison et 800 coups de fouet. Il ne fait pas bon émettre des propos contre le royaume.

 

Mais manifestement, les droits de l'homme importent peu pour François Hollande puisque la France a des relations très suivies avec l’Arabie saoudite avec qui elle a conclu d’importants contrats d’armement. La France est en effet le plus grand exportateur d'armes de l'Union européenne vers l'Arabie Saoudite en 2015.

 

Hollande écrivait dans son programme de 2012 « Je veux porter haut la voix et les valeurs de la France dans le monde », c'est encore un reniement de plus car honorer un tyran n'a rien à voir avec ce qu'était les valeurs de la France.

 

Cette décoration ressemble plus à la légion du déshonneur pour la France.

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 22:09

 

 

La mise à mort du CDI décidée par les banques

 

Interview d'un patron de banque, auteur d'une note sulfureuse, qui explique, avec un cynisme incroyable, que la finance exige la mise à mort du CDI, et que la finance gagne toujours, dans tous les cas, quel que soit les dirigeants au pouvoir. A noter en fin de vidéo le rôle de Macron en faveur de la City pour relativiser le discours Hollande du Bourget (mon ennemi c'est la finance)

 

Interview réalisé en 2012 par François Ruffin du journal Fakir, et auteur du film Merci Patron.

 

Ça aide à mieux comprendre la politique menée par Hollande, politique de soumission au marché et à la finance. Il a fait le choix de trahir les électeurs.
 

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23 février 2016 2 23 /02 /février /2016 17:34

Par  sénateur communiste du Nord

 

Après le désastre démocratique des dernières élections régionales de décembre 2015, le haut niveau d’abstention, le score élevé du parti d’extrême droite, le désaveu cinglant de la politique gouvernementale, nous avons tous entendu le message habituel des soirs des scrutins, déjà entendu des dizaines de fois sur les antennes lors des soirées électorales : « Plus rien ne sera comme avant... nous avons entendu le message des électeurs... il y aura un avant et un après régionales, etc. » Deux mois après où en sommes-nous ?

 

À vrai dire pas bien loin et déjà les futures élections présidentielles occupent tout l’espace dans la tête de tous ceux et celles que le sujet obsède. Notre République souffre de plusieurs maux parmi lesquels justement cette question de la Présidentielle qui est devenue, nous dit-on, l’élection reine de notre système démocratique et ses défauts s’aggravent avec le temps et la médiatisation extrême.

 

En fait cette élection se mène de plus en plus à la 1ère personne du singulier : « Moi Président... » ou bien « Je déclare ma candidature à l’élection présidentielle de... » Alors on nous explique que cette échéance depuis la Constitution de 1958 est : « La rencontre entre un homme ou une femme et le peuple français ».

 

Voilà qui est démocratique, on choisit son président.

 

Nous sommes en monarchie présidentielle. Réduction du mandat à 5 ans, inversion du calendrier présidentielle - législatives, deux décisions qui ont amplifié ce phénomène très personnalisant. Les pouvoirs sont séparés, mais seul le Président peut dissoudre l’Assemblée nationale (ce qui ne réussit pas toujours, voir Chirac en 1997 !), il nomme les ministres au gré des circonstances, en fonction de calculs politiciens savants... et pendant ce temps-là les gens sentent bien que le vrai pouvoir, celui des marchés financiers, maîtrise les choses.

 

En 1796, un certain Gracchus Babeuf voulait renverser le Directoire avec sa Conjuration des Egaux dans un contexte d’exaspération sociale due à la vie chère. Il voulait ainsi dénoncer les privilégiés qui tiraient profit de la Révolution. Évidemment les contextes historiques ne sont pas interchangeables, mais bon quand même.

 

Faites le compte à ce jour des « Moi je », qui fusent de tous les côtés ces temps-ci, on a en face de nous une véritable Conjuration des... Égos.

 

Parlons des idées d’abord s’il vous plait !

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