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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 22:49

Concernant l'examen des amendements de la Loi Travail, le gouvernement a demandé « la réserve des votes jusqu'à nouvel ordre ». De quoi s'agit-il ?

 

La "réserve des votes" est une subtilité de l’univers parlementaire. Prévue par l’alinéa 3 de l’article 44 de la Constitution, cette réserve permet au gouvernement, lors de l’examen d’un texte, d’empêcher le vote de certains amendements et de les reporter à une date ultérieure. Cela évite tout rejet ou vote contre l’avis du gouvernement lorsqu'il n'y a pas de majorité dans l’hémicycle.  En outre la majorité n'a plus à faire acte de présence pour rejeter les amendements multiples.

 

La ministre M El Khomri a expliqué pour justifier la réserve des votes que la droite au gouvernement l'a déjà fait une vingtaine de fois. La députée communiste MG Buffet a contesté ce procédé disant attendre d'un gouvernement qui se dit de "gauche" qu'il n'agisse pas comme un gouvernement de droite. En octobre 2009, les socialistes se scandalisaient de l’abus de réserve des votes par le gouvernement Fillon. Mais en juin 2012, alors qu'une majorité de "gauche" siège à l'Assemblée nationale, il n’y avait plus grand monde sur les bancs de gauche pour soutenir la proposition de loi constitutionnelle déposée en janvier 2011 par quatre députés communistes. Ceux-ci réclamaient l’abrogation de ce fameux alinéa 3 de l’article 44 de la Constitution afin de faire disparaître la réserve des votes.

 

Voilà une étrange conception de la démocratie parlementaire qui en dit long sur l'état d'esprit de ce gouvernement. Est-ce prémonitoire, mais avec une telle conception de la démocratie, on risque de voir le gouvernement brandir le 49-3.

 

Puisque ce gouvernement méprise autant la démocratie, ne manquons pas de diffuser par tous les moyens ce message aux députés PS, « On s'en souviendra ! »

 

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4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 16:38

Hier à l’Assemblée nationale, avant l’ouverture du débat sur la loi El Khomri, une vingtaine de députés de gauche ont présenté une proposition de loi différente, qui place le citoyen au centre.

 

Le décalage est saisissant. Le texte de la proposition de loi intitulé « Protéger et équilibrer le temps de travail », présenté, hier en début d’après-midi, à l’Assemblée nationale, par des députés (1) de plusieurs formations de gauche (écologistes, communistes, socialistes) se situe dans un tout autre raisonnement à la fois économique et humain que le projet de loi défendu en séance par la ministre Myriam El Khomri.

 

« Nous pensons différemment, et nous nous retrouvons, issus de formations différentes, dans le texte élaboré par le groupe d’universitaires GR-Pact, pour Groupe de recherche pour un autre Code du travail, qui travaille à l’université de Nanterre », explique l’écologiste Isabelle Attard.

 

Pour la députée, il faut notamment mettre l’accent sur « la réduction du temps de travail pour embaucher davantage, comme sur la nécessité de faire payer les heures supplémentaires à 25 puis 50 % de plus dans le même objectif, car il faut en finir avec cette flexibilité que l’on nous présente comme le Graal ». Ainsi, le document qui a vocation à être mis en discussion, comme le dit la députée Front de gauche Jacqueline Fraysse, « met en avant la notion de temps libre », lequel « peut être utile à la société à travers des engagements citoyens dans le monde militant, associatif, culturel… ».

 

Et pour le professeur Emmanuel Dockès, qui anime le GR-Pact, « il s’agit bien de nous situer en opposition à la régression humaine » du texte gouvernemental. Mais, ajoute-t-il, « nous ne sommes pas seulement des opposants, mais une vraie force de propositions ». Pour lui aussi, « il faudrait en finir avec une vie de plus en plus flexible qui fait que, selon (les) études (de son groupe), désormais 20 % des salariés ne savent pas d’un mois sur l’autre quel sera leur emploi du temps. Ce qui interdit toute organisation d’une vie en dehors du travail ».

 

Au passage, le groupe de chercheurs fait valoir que le Code du travail réécrit dans le document gouvernemental « aura enflé de 27 % », ce qui, on en conviendra, est une étrange façon de le rendre soi-disant plus léger… « En fait, disent-ils, seuls sont allégés les droits, pourtant déjà bien fragiles, des salariés. » « En vérité, le projet du gouvernement n’est qu’une transcription des politiques libérales contenues dans les directives européennes », complète le député du Morbihan Philippe Noguès, pour qui « il est salutaire de présenter des alternatives ».

 

Ce qu’approuve Jacqueline Fraysse, qui rappelle que « si (son) groupe revendique fortement le retrait de la loi El Khomri, cela (l’)appelle parallèlement à réfléchir sur les évolutions de la société ». Un point de vue défendu le matin même par le président du groupe Front de gauche, André Chassaigne : « Nous sommes soutenus dans nos actions parlementaires par les multiples mobilisations populaires qui refusent ce texte, et nous avons l’ambition d’être les passeurs de ces colères », a-t-il déclaré.

 

Le document « que l’on propose est à la fois collectif, logique et réfléchi », explique encore Isabelle Attard, pour qui « les 32 heures doivent revenir dans le débat ». Ce qui fait dire à Philippe Noguès qu’il « faut vraiment remettre le temps de travail dans le logiciel de la gauche ».

 

(1) Sont signataires du texte : des députés Front de gauche, François Asensi, Alain Bocquet, Marie-George Buffet, Jean-Jacques Candelier, Patrice Carvalho, Gaby Charroux, André Chassaigne, Marc Dolez, Nicolas Sansu, Jacqueline Fraysse ; des députés écologistes, Isabelle Attard, Danielle Auroi, Michèle Bonneton, Sergio Coronado, Noël Mamère ; des députés socialistes, Fanélie Carrey-Conte, Pascal Cherki, Barbara Romagnan, Christophe Prémat ; et des non inscrits (ex-PS), Pouria Amirshahi, Philippe Noguès.
 
Ci-dessous, la vidéo de l'ex-PS Pouria Amirshahi
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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 07:46
Loi travail, interpellez votre député(e)
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27 avril 2016 3 27 /04 /avril /2016 18:20

 

Il y a peu de chance que les médias en parlent alors sachez que les député(e)s communistes Front de gauche réclament l’organisation d’un référendum sur la participation de notre pays aux traités transatlantiques, pour que la démocratie ne soit pas bafouée et que le peuple puisse décider de son avenir.

 

 

Traité de libre-échange : Un référendum sinon rien !
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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 00:58

Il y a des personnes qui ont des avis sur tout et que les médias s'empressent de solliciter en les qualifiant d'experts. S'il y a un domaine dans lequel ils sont experts, c'est bien celui d'être les gardiens de l'ordre établi, comme l'avait si bien montré le documentaire « Les nouveaux chiens de garde ».

 

Parmi eux, Jacques Attali, qui collabora dès 1973 avec François Mitterrand et fut son conseiller spécial à son arrivée à l'Elysée en 1981. Il plaidait pour la rigueur économique dès 1982. Il aura été missionné pour présider une commission chargée d'étudier « les freins à la croissance » lors de l'arrivée de Sarkozy au pouvoir. En 2012, c'est François Hollande qui lui commande un rapport sur la situation de l'« économie positive ». Et pour 2017, Jacques Attali n'écarte pas d'être candidat si personne ne reprend son programme. Cet expert en libéralisme ne se sentirait pas suffisamment écouté ?

 

En plus des plateaux où son avis est régulièrement sollicité, il a également droit à sa chronique dans l'Express. Et c'est dans une de celles-ci qu'il donne son avis sur le mouvement Nuit debout, enfin non, puisqu'elle est titrée « Jour debout ». Il paraît au début s'en réjouir en disant que « Alors que, dans bien des pays du monde, les places et les rues ont été occupées depuis longtemps par des jeunes, et des moins jeunes, bouleversant leur Histoire, rien de tel n’a eu lieu jusqu’ici en France. » Puis semble être satisfait de ce mouvement « qui révèle que le pays a envie de penser, de réfléchir, de débattre de son avenir et de ne pas en rester au vide abyssal des déclarations actuelles des professionnels de la politique. » Pour aussitôt se désoler (vraiment?) sur ce mouvement avec ces propos « Seulement, voilà, il dit plus, et c’est propre à la France : le fait qu’il ait lieu la nuit, et seulement la nuit, est révélateur de son impuissance originelle : la nuit est un moment vide de l’action, un moment suspendu, ou rien de vraiment réel n’a lieu, où les hiérarchies et les contraintes semblent s’évanouir : aucune vraie révolution n’a lieu de nuit. Aucun vrai changement n’a lieu seulement la nuit. »

 

Rien ne s'est déroulé de nuit ? Que fait-il de La nuit de la Saint-Barthélemy, de La nuit des Longs Couteaux, de La nuit du 4 août 1789 avec l’abolition des privilèges, de la prise du Palais d'Hiver dans la nuit du 25 au 26 octobre 1917 … Attali doit être endormi.

 

Expert Jacques Attali ? Pas en histoire !

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21 avril 2016 4 21 /04 /avril /2016 02:03

Haro sur la CGT dans les médias à propos d'une affiche. J'ai cru qu'il s'agissait de l'affiche concernant un meurtre avec préméditation. Oui vous savez, celle ou l'on voit le Code du Travail être poignardé par le Medef (voir image ci-dessous), résumant ce qu'il adviendrait si le projet de loi El-Khomri était appliqué . Mais non, ce n'est pas à propos de celle-là. Pourtant, sur cette affiche il y a une flaque de sang, mais les médias ne sont pas montés au créneau pour dénoncer sa violence comme ils le font au sujet d'une autre affiche, celle du syndicat CGT des salariés de l'information et de la communication.

 

Une affiche de la CGT qui fait du bruit

L'affiche qui fait scandale est pourtant un appel à stopper la violence, indiquant même "La police doit protéger les citoyens et non les frapper". Pour illustrer, elle montre une matraque et un insigne de CRS près d'une flaque de sang. Certains trouvent la violence de l'affiche insupportable. Mais que pensent les mêmes de la violence des coups portés par les CRS ? Voir les photos ci-dessous.

 

Pourquoi cette attaque en règle dans les médias contre la CGT ? Parce que se déroule en ce moment son 51ème congrès ? Parce que la CGT est dans la lutte contre la loi El-Khomri ? Je ne vois pas d'autres raisons. Ce ne peut pas être parce que l'image de la police est mise en cause. Car quand une ONG, chrétienne de surcroît, lance une pétition il y a un mois contre les violences policières en exigeant la transparence, je n'ai rien entendu dans les médias. Le message disait ceci : « On sait combien de personnes sont tuées par an par des guêpes. Par les violences policières, on ne sait pas. Violences policières, brisons le silence. » Et l'ONG en question lançait une pétition. Voir la page de cette pétition.

 

L'affiche de la CGT fait peut-être du bruit, mais au moins elle ne fait pas mal, contrairement aux coups portés par les CRS.

 

Quant à Cambadelis qui y voit une gauchisation de la CGT, il ferait mieux de s'abstenir de donner des leçons de gauche, vu que lui, le PS et le gouvernement l'ont quittée pour une politique de droite.

Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
Une affiche de la CGT qui fait du bruit
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15 avril 2016 5 15 /04 /avril /2016 10:38
Quand F. Hollande promettait la lune

Bon week-end quand même.

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 17:42

Comment l'école Sciences-Po empêche une conférence prévue autour du film « Merci patron ! » ? Cette rencontre était prévue depuis quelques semaines. François Ruffin, réalisateur de ce film et directeur du journal Fakir, était invité à Sciences-Po, mardi 6 avril, pour une « conférence officielle » sur le thème : « Merci patron ! le cinéma peut-il être une arme politique ? » Mais, redoutant des débordements justement politiques, la direction de l’Institut d’Études Politiques n’a accordé aucune salle.

 

Et comme par hasard, la projection du film Comme des Lions relatant la lutte des ouvriers PSA d'Aulnay sous Bois qui était prévue à Sciences-Po, a elle aussi été annulée à la demande de la direction.

 

Sciences-Po, est un institut dans la catégorie des grandes écoles, version sciences humaines et sociales ! Les élèves y développent parait-il la capacité d’analyser et de comprendre le monde contemporain à travers des cours en histoire, économie, droit, géopolitique…

 

Il paraît que c'est dans ce lieu que se forment les élites françaises. Si c'est en pratiquant la censure, on voit quelle apprentissage de la liberté d'expression est donné dans cette école. Mais au fait, Bruno Lemaire a participé à un grand oral à Sciences-Po le 29 mars, il a même eu droit à l'amphithéâtre. Pas de censure pour lui, ses idées sont conformes ?

 

Tout cela est insupportable. Puisque c'est comme ça qu'est formée la classe politique, il est grand temps pour le peuple de renverser la table !

 

Mais en attendant, le débat autour de « Merci patron ! » aura quand même lieu. Dans un endroit plus populaire puisqu'il est déplacé Place de la République, mardi 5 avril à 20 h, après la manif, et pareil pour « Comme des lions ».

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 07:56

Oui vous avez bien lu l’orthographe : COUP et non pas son homophone « coût » du travail souvent pointé par certains économistes comme étant l’une des causes essentielles des maux dont notre pays souffre.

 

Il s’agit en général d’économistes très libéraux qui remettent sur le tapis cette histoire de « coût », ils nous font régulièrement le coup du coût du travail, cette litanie est répétée inlassablement à longueur de chroniques, d’analyses, d’éditoriaux et autres enquêtes afin que ce pilier de la pensée unique marque bien les esprits et finisse par devenir une vérité absolue, incontestable, incontestée comme le dirait François Lenglet, chroniqueur sur France 2 : « C’est la vérité des chiffres Mesdames, Messieurs ».

 

Et pourtant il y a vraiment lieu de soumettre à la réflexion de chacun d’autres éléments d’analyse, ainsi par exemple à propos de la comparaison qui nous est servie entre notre pays et l’Allemagne, on constate que l’écart entre les coûts allemand et français s’est considérablement réduit et qu’il apparaît que ce coût est même supérieur outre-Rhin dans l’industrie manufacturière.

 

Ensuite, il conviendrait d’observer que la part de la valeur ajoutée produite consacrée aux dividendes en France ne fait que croître et embellir depuis 30 ans environ. Il y a 30 ans, sur 100 euros de valeur ajoutée, 5 allaient à la rémunération des actionnaires, nous sommes passés depuis à 23 euros. De l’équivalent de 10 jours de travail à 45 jours en 2012. Dans la situation d’aujourd’hui l’ensemble des cotisations sociales des employeurs représente un total de 150 milliards d’euros, en ce qui concerne le coût du capital nous en sommes à 300 milliards, 230 consacrés aux dividendes et 70 en intérêts et charges diverses. Quand donc 85 % des profits sont versés en dividendes et 15 % à l’investissement (recherche et développement, machines, formation, salaires...) on se dit qu’il y a peut-être là un déséquilibre fâcheux !

 

Nous citerons également ici l’hebdomadaire anglais « The Economist » qui, dans un papier récent, indiquait que la productivité des salariés français était l’une de meilleures au monde, constat partagé par toutes les études sérieuses, ainsi on y précise qu’un salarié français produit 22 % de plus qu’un travailleur britannique pour une heure de travail, venant d’un journal anglo-saxon et s’agissant de la France c’est quasiment un hommage.

 

Quand enfin on veut attaquer le Code du travail que l’on dit trop contraignant, c’est encore le travail qui est visé, dans la pensée « politiquement correcte ». Quelle horrible expression ! On ne remet jamais en cause le « coût du capital », cela vaudrait bien que l’on s’y intéresse de près pourtant, histoire de faire la clarté une fois pour toutes sur ce sujet.

 

Une commission d’enquête parlementaire ou au moins un groupe de travail au sein de la commission des finances du Sénat par exemple, c’est ce que ma collègue Marie-France Beaufils, sénatrice d’Indre-et-Loire, et moi-même avons proposé il y a quelques semaines lors d’une réunion de la commission.

 

Affaire à suivre...

 

Peut-être aurons-nous l’occasion de leur faire le « coup » du capital !

 

Eric Bocquet, sénateur communiste

Le « coup » du travail
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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 17:44

Combien de fois on a pu nous asséner que la lutte des classes est une vieillerie d’un autre siècle, que c’est quelque chose de dépassé.

 

Pourtant, le multimilliardaire spéculateur américain Warren Buffett déclarait dans une fanfaronnade sur CNN en 2005 : « Il y a une guerre des classes, c’est un fait, mais c’est ma classe, la classe des riches, qui mène cette guerre et nous sommes en train de la gagner. » Personne ne peut contredire son propos alors que les 1 % des plus riches dans le monde possèdent davantage 
que les 99 % restant de la population mondiale.

 

Mais il n'y a pas que ceux qui appartiennent à ces 1% les plus riches qui nous prouvent que cette lutte des classes est toujours actuelle. Ce fut le cas en début de semaine avec des habitants des « beaux quartiers » de l'ouest parisien. Ces habitants du 16ème ont chahuté une réunion organisée par la mairie de Paris au sujet de l'implantation d'un centre (prévu pour accueillir 200 personnes dans des structures modulables) en lisière du bois de Boulogne pour sans domicile et familles en détresse. Cet arrondissement ne compte que 18 places d'hébergement contre plus de 1000 dans le 12ème ou le 20ème par exemple. Mais la solidarité, cette classe sociale du 16ème ne l'accepte pas. Elle veut défendre l'entre-soi. Que 21 personnes soient mortes dans la rue à Paris depuis le mois de janvier, peu leur importe. C'est un racisme social inacceptable. Pour eux « C'est un problème de juxtaposer des personnes extrêmement pauvres et des familles qui roulent sur l'or ». Mais le problème n'est-il pas plutôt dans la répartition des richesses ?

 

Quant à l'argument utilisé de défense du bois, plus grand espace vert de la capitale, cela « ne leur pose pas le moindre problème que 25 hectares de ce bois classé soient occupés par le Cercle du bois de Boulogne, le Polo de Paris, le Racing Club et le Cercle de l'étrier » dénonce la sociologue Monique Pinçon-Charlot. Et d'ajouter, « Les riches voient très bien ce qui se passe en France et dans le monde. Ils voient bien que l'on ne peut semer la misère sans récolter la révolte ».

 

Mais entendra t-on Nathalie Kosciusko-Morizet condamner le maire LR du XVIème Claude Goasguen qui était en soutien des contestataires lors de cette réunion. Candidate UMP à la mairie de Paris, elle était allée se montrer fumant une cigarette avec des SDF ou allant en saluer un autre sur un trottoir. Soutenir l'implantation d'un centre qui leur est destiné ne serait que justice. Mais son opération n'était peut-être que de la com' ?

La lutte des classes existe bel et bien, la preuve par le XVI ème
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