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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 17:17

Moi président … j'ai compris que plus le temps avançait, plus je reculais dans les intentions de vote. F Hollande a sans doute envisagé que, comme Sarkozy avant lui, il risquait de ne pas être présent au second tour de la primaire socialiste. Je précise bien primaire socialiste et non pas primaire de gauche comme le disent trop souvent les médias.

 

F Hollance a eu beau plaider pour son bilan, sa politique est rejetée par l'électorat de gauche. Et c'est la raison pour laquelle il a déclaré : « aujourd'hui, je suis conscient des risques que ferait courir une démarche, la mienne, qui ne rassemblerait pas largement autour d'elle. Aussi j'ai décidé de ne pas être candidat à l'élection présidentielle au renouvellement donc de mon mandat »

 

Mais ce qui fait avant tout obstacle au rassemblement, ce n'est pas une question d'homme, mais de politique. A ce compte-là, mieux vaut donc que les candidats estampillés PS jettent l'éponge. Oui, tous ceux qui ont permis l'application de cette politique durant le quinquennat, que ce soit au gouvernement ou au parlement. Ils sont discrédités. Ils ne rassembleront jamais l'électorat de gauche.

 

Comme l'écrit Patrick Apel-Muller dans l'Humanité « L'avenir est ailleurs, dans l'agrégation des forces politiques, syndicales ou citoyennes qui veulent ouvrir une nouvelle ère de progrès social et  l'édification de propositions qui placent en leur coeur la conquête de l'égalité. La candidature et la campagne de Jean-Luc Mélenchon en sont les premiers fondements. »

Dessin du site Battrelacampagne.fr - La présidentielle 2017 en dessins

Dessin du site Battrelacampagne.fr - La présidentielle 2017 en dessins

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 16:17

La Sécurité sociale est en danger. D'ailleurs, Fillon envisage ni plus ni moins que sa privatisation, puisque s'il est élu, il veut en confier tout un pan aux complémentaires et assurances privées.

 

Dans le film "La Sociale" sorti en salle le 9 novembre, le réalisateur Gilles Perret * insiste sur l'importance de raconter l'histoire oubliée de la Sécurité Sociale, de rendre hommage à son "vrai" fondateur Ambroise Croizat et de réhabiliter cette institution efficace et progressiste.

* Gilles Perret est le réalisateur entre autres de "Ma Mondialisation", "Walter, retour en résistance", "De mémoires d'ouvriers" ou en 2014 de "Les jours Heureux".

 

Retrouvez toutes les séances de La Sociale dans les jours à venir sur

http://www.lasociale.fr/projections/

 

Ci-dessous, l'interview de Gilles Perret pour le journal L'Humanité

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28 novembre 2016 1 28 /11 /novembre /2016 17:13

Il est peu probable qu'un institut de sondage pose ce type de question. Et si d'aventure elle était posée, j'imagine mal qu'elle puisse recueillir une majorité de suffrages favorables. Plus probablement, la question qui serait posée aux électeurs sondés, c'est de savoir pour quel candidat ils voteraient en 2017. Et il n'est pas interdit de penser que sans le souhaiter, leur réponse aille dans le sens de plus d'injustice. C'était le cas avec Sarkozy, ça été également le cas avec Hollande qui a trahi avec son gouvernement certains engagements de campagne et valeurs de gauche. Et pour 2017  ???

 

On est loin de connaître à ce jour tous les candidats et leurs programmes, mais avec la droite et son extrême on sait déjà qu'il y aurait du sang et des larmes. Il fallait s'y attendre quel que soit le candidat de droite, et la couleur a été annoncée par celui que leur primaire a choisi, François Fillon, l'ancien 1er ministre sous le quinquennat Sarkozy.

 

Certains médias osent le présenter comme le candidat anti-establishment (minorité sociale exerçant un fort contrôle sur l'ensemble de la société). L'Obs révélait le 6 juin 2013 que François Fillon avait invité, en novembre 2011, une trentaine de personnalités du club Bilderberg pour plancher devant eux sur l’état économique de la France et les réformes qu’il compte y appliquer. Le journal y expose l’assistance, non élue par les français et qui pourtant a un droit de regard sur la politique subie par l’ensemble de la population – et qui s’est traduite par le blocage des retraites et des indices de la fonction publique, des désengagements de l’Etat, des abandons du service public : « Sous les lambris de l’hôtel Matignon, il y a là, entre autres, le patron de la banque Goldman Sachs, Peter Sutherland, le big boss de la banque d’affaires Lazard, Ken Jacobs, l’inspirateur des néoconservateurs américains, Richard Perle, le grand manitou de Shell, Jorma Ollila, le futur chef du gouvernement italien, Mario Monti, ou la présidente du Musée d’Art moderne de New York, Marie- Josée Kravis, par ailleurs épouse du propriétaire d’un fonds d’investissement américain. Le grand ordonnateur du dîner n’est autre qu’Henri de La Croix, comte de Castries, PDG du groupe d’assurances Axa et premier Français à présider le Bilderberg. Petit-fils d’un ministre de la IVe République et inspecteur des Finances, ce pilier de l’establishment français est aussi proche de Nicolas Sarkozy que de François Hollande, son camarade de la promotion Voltaire à l’Ena. » On voit où sont ses conseils et combien il est opposé à l'establishment.

 

D'ailleurs, si par malheur il venait à être élu, parmi ses mesures figure la suppression de l'ISF (impôt sur la fortune), la baisse des impôts massive pour les plus riches et pour les entreprises, et le relèvement de 2% de la TVA pour les ménages. Rien de plus injuste que cette taxe puisque quel que soit le revenu, pour un même produit, le taux de TVA est le même pour tous. Les riches seraient les principaux bénéficiaires d'une victoire de Fillon en 2017 si bien que Wauquiez, président par intérim de Les Républicains a cru bon de twitter le 27 novembre "Il faudra dire que les plus riches ne seront pas les seuls bénéficiaires de notre projet. La droite doit s’adresser aux classes moyennes".

 

Fillon veut par exemple transférer une partie de la couverture de la Sécurité sociale vers les assurances et les mutuelles. Seules seraient prises en charge par la sécu les affections graves, la prise en charge des soins courants étant prise par les complémentaires, sachant que certains n'en ont pas. C'est la privatisation du système de santé et il n'y a pas égalité dans la couverture puisque celle-ci serait fonction de ce que vous payez. Voilà la solidarité envisagée par Fillon.

 

Ce même Fillon ne supporte pas les grèves et encore moins les syndicalistes. Il prévoit un durcissement du service minimum et des conditions d'astreinte, et il propose d'«imposer aux délégués syndicaux une activité à temps partiel, au moins à mi-temps». «Il faut arrêter avec les syndicalistes qui sont à temps plein syndicalistes, il faut qu'ils aient une activité professionnelle au moins à temps partiel pour que ce soit un vrai dialogue qui touche à l'intérêt général de l'entreprise», explique François Fillon. Comme si les syndicalistes étaient tous permanents !

 

C'est risible d'entendre ces propos d'un professionnel de la politique. Sachez que Fillon, en dehors de ses études, a toujours été dans la politique, d'abord comme attaché au député de la Sarthe, avant de briguer lui-même le poste en 1981 à l'âge de 27 ans et élu depuis 35 ans. Alors il est vraiment mal placé pour donner des leçons aux syndicalistes qui eux ont travaillé. Comme le disait un maître de conférences en science politique à Nantes à propos de Fillon :  « Il n'a jamais transféré une quelconque notoriété professionnelle en capital électoral. En fait, il n'a jamais fait autre chose que de se faire élire.»

 

Fillon préconise aujourd'hui une rigueur toute thatchérienne. Drôle de modèle ces années Thatcher (1979-1990), un épisode désastreux qui fait rêver Fillon. Ce furent des coupes budgétaires massives aux dépens du système éducatif mais aussi des services sociaux. Elle a privatisé les services de l’eau, du gaz et de l’électricité, qui, sous monopole d’état, fonctionnaient bien et leur privatisation a été un authentique désastre. Elle a bradé aux investisseurs japonais puis allemands l’industrie automobile. Elle a facilité à la fin de son mandat la privatisation des chemins de fer. Et cette dame de fer avait pour ami Augusto Pinochet après avoir eu auparavant beaucoup de complaisance à l’égard du régime d’apartheid d’Afrique du Sud.

 

Ceci n'est qu'un tout petit aperçu de ce qu'envisage Fillon. C'est très inquiétant. Un électeur averti en vaut deux.

F Fillon dans son manoir de Beaucé

F Fillon dans son manoir de Beaucé

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 18:28

Non décidément non, je n’y arrive pas, pas moyen de distinguer au fond les deux candidats qualifiés pour la finale de la Star Academy… euh pardon, de la primaire de la droite et du centre.

 

L’impression de nous retrouver au soir du premier tour de l’élection présidentielle de 1969 avec Alain Poher et Georges Pompidou, qualifiés tous les deux pour le second tour, le Parti communiste français qui avait présenté Jacques Duclos eut cette formule magique pour résumer la situation « Bonnet blanc et blanc bonnet ».

 

Car au fond, les programmes, on les connaît, et ils sont forts les gaillards, tout les rassemble : suppression de postes de fonctionnaires en nombre (qui varie un peu c’est vrai), suppression de l’ISF, on tire un trait sur 5,5 milliards d’euros d’impôt, fin des 35 heures… bref, la machine à remonter le temps est construite, on n’attend plus que le mécanicien. Vous aurez évidemment une pensée émue pour les éliminés de marque du premier tour : Nicolas Sarkozy qui a perdu dimanche soir une part de sa morgue habituelle, quant au score de Jean-François Copé…

 

Ce fonds de commerce commun n’empêche en rien les coups bas, les phrases assassines. On assiste depuis dimanche dernier à un affrontement des égos, des ambitions et des statures. Le monde des affaires se frotte les mains. Un numéro des Échos la semaine dernière montrait sur deux pleines pages les soutiens des différents candidats au premier tour des primaires, leur lecture en était absolument édifiante, les grands de la finance et du business étaient tous au rendez-vous. On comprend dès lors l’empressement des finalistes à alléger l’impôt des plus riches. Dis-moi qui te soutient, je te dirai quels intérêts tu défends.

 

Monsieur Fillon réfléchit à tous ces sujets en son château de Beaucé dans la Sarthe, comme il le fit à propos de la retraite en son temps. Monsieur Juppé, « droit dans ses bottes », repense encore à ce terrible mois de décembre 1995 où il se prit les pieds dans le même tapis des retraites… non décidément non, Fillon Juppé, Fippé Jullon, Filjup Pélon… les frères jumeaux du libéralisme pur et dur, ne comptez pas sur nous. Nous, on se prépare à résister au cas où vous arriveriez à l’Élysée, et à construire, non pas l’alternance, mais une véritable alternative à des choix contestés partout dans le monde…


Vous n’avez rien dit Messieurs sur la finance au fait… un simple oubli je suppose ?

 

Par Eric Bocquet dans Liberté Hebdo

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23 novembre 2016 3 23 /11 /novembre /2016 18:04

Mardi 22 novembre, un sujet du 20 heures de France 2 traitait de la suppression d'emplois de fonctionnaires (500 000 prévues dans le projet de Fillon). David Pujadas interrogeait J-P Chapel, journaliste sur France 2 et éditorialiste en économie, sur cette mesure du programme de F Fillon, notamment en comparant à la Suède, au Canada et au Royaume Uni, pays cités régulièrement par F Fillon.

 

J-P Chapel explique que la Suède a supprimé le statut de fonctionnaire, a licencié 20% des effectifs, une cure 2 fois plus sévère que celle proposée par F Fillon. Au Royaume Uni ce sont 15% des effectifs qui ont été supprimés par David Cameron, au Canada ce sont 20% des effectifs qui ont été supprimés.

 

Quelles sont les conséquences sur les services rendus demande D Pujadas.

 

Réponse de J-P Chapel, au Canada les urgences ont connu des dysfonctionnements en raison des fermetures d'hôpitaux, au Royaume Uni le nombre d'élèves par classe a augmenté et le ramassage des poubelles ne se fait plus qu'une semaine sur deux au lieu de chaque semaine. Et concernant la dette, si elle a diminué au Canada et en Suède, au Royaume Uni , elle a continué d'augmenter.

 

Fermer le ban ! Voilà l'information donnée sur le service public au 20 heures de France 2 par rapport à la suppression de 500 000 emplois de fonctionnaires préconisées par F Fillon. Pour J-P Chapel répondant aux questions de D Pujadas, rien de dramatique puisque d'autres y sont arrivés. Voilà comment Pujadas et J-P Chapel avec son air patelin trompent le téléspectateur.

 

Quelle partialité dans les éléments apportés. Pour ne prendre que l'exemple du Royaume-Uni, comment peut-on parler dans les conséquences du ramassage des poubelles qui n'a plus lieu qu'une semaine sur deux, et ne rien dire sur la privatisation de la santé et les coupes budgétaires dans les hôpitaux. Le gouvernement avait fixé comme objectif de réduire de 20 milliards de £ les dépenses dans le secteur de la santé d'ici 2015. La conséquence directe : c'est la fermeture d'une trentaine de services d'urgence, de soins pour enfants, les projets de fusion des hôpitaux menacés de faillite, la suppression de 20% du personnel de santé. En 2013, selon une enquête limitée pour l'instant à un dixième des hôpitaux britanniques, près de 20 000 morts seraient imputables sur les dix dernières années à la politique du chiffre.

 

Est-ce ce que veut la majorité de nos concitoyens ? Moins de services de santé, moins de moyens pour l'éducation, etc ?

 

Le but des services publics est de satisfaire les besoins fondamentaux de chacun et de retisser les liens pour faire société. C'est le rôle premier du service public local ou national. Et ce n'est pas en les supprimant ou en privatisant ces services que nous y parviendrons.

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 17:59

 

Les milieux financiers savent remercier ceux qui leur font gagner encore plus. En écrivant milieux financiers, le terme « milieu » me fait penser à mafia. D'ailleurs, un article du 31/08/2012 de Courrier International parlait de la crise financière qui avait donné l’occasion aux réseaux mafieux de s’infiltrer davantage dans l’économie mondiale, en investissant du liquide dans les banques européennes et américaines. L'article faisait état des relations incestueuses entre “bankers” et “gangsters”.

 

Cette porosité entre le « milieu » et les banques, existe également entre dirigeants de la communauté européenne et les banques. De là à dire que ces dirigeants seraient maffieux, il n'y a qu'un petit pas à franchir. Disons qu'il y a pour le moins une certaine consanguinité entre milieux de la finance et dirigeants politiques européens.

 

L’ancienne commissaire européen, Mme Neelie Kroes, présidait une société financière offshore durant son mandat. Cette société financière, « Mint Holdings Limited », négociait avec les Emirats Arabes Unis, des stocks de gaz pour acquérir une partie de la propriété de la multinationale américaine de l’énergie Enron. Ceci se faisait au moment même où la commissaire poussait au démantèlement du groupe EDF/GDF, pestant contre les tarifs réglementés. Durant ses années de mandat, elle était de tous les coups contre nos services de l’énergie, du fret ferroviaire, du livret A, des télécommunications.

 

 

Qui trouve t'on à la tête de la BCE ? Mario Draghi qui a été l’un des stratèges de Goldman Sachs pour toute l’Europe. Goldman Sachs, c'est la banque d’affaires dominante, une institution hyper puissante, présente dans tous les avatars de la crise financière de 2008. La crise grecque? Goldman Sachs. La chute de l’euro? Goldman Sachs. Le refus de la régulation? Goldman Sachs encore.

 

Cette banque symbole de toutes les turpitudes du capitalisme financier mondial a aidé la Grèce a maquillé ses comptes et cela lui a rapporté 600 millions d'euros. Dans le même temps, le produit dérivé utilisé pour dissimuler l'opération et vendu par la banque américaine a fait bondir la dette de la dette de la Grèce envers la banque d'investissement.

 

 

Et Barroso, ancien président de la Commission européenne, qui exigeait des mesures draconiennes de la part de la Grèce, a été embauché par Goldman Sachs. Tiens tiens. Sous prétexte que le délai de carence de 18 mois pendant lequel un ancien commissaire ne peut travailler sur des dossiers qu'il avait en charge a été respecté, le comité d'éthique de l'exécutif de l'Union Européenne estime qu'il n'y a pas d'infraction.

 

Pour ce qui est de l'éthique de cette commission, elle est au même niveau que l'actuel président de la Commission Européenne J-C Juncker qui alors qu'il était 1er ministre du Luxembourg avait couvert le vaste système d'évasion fiscale connu sous l'appellation Luxleaks.

 

Et ce sont tous ceux-là, grassement rémunérés (Barroso avait doit à 371 000 € de traitements et indemnités annuels et a eu droit une fois partie de son poste à différents bonus et avantages, tels qu’une indemnité dite de réimplantation de 24 422 € en une fois, une indemnité de transition de 36 634 € par an pendant trois ans et, après 55 ans, une pension de retraite de 62 644 € par an) qui exigent plus de rigueur pour les autres que ce soit pour les salaires, le montant des retraites ou l'âge de départ.

 

Il est temps de renverser la table !

 

 

 

 

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31 octobre 2016 1 31 /10 /octobre /2016 08:11
Dessin de Besse dans l'Humanité

Dessin de Besse dans l'Humanité

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 23:21

 

Aussitôt connus les chiffres du chômage pour septembre, F Hollande réagissait sur sa page Facebook « Au mois de septembre, le chômage diminue fortement. Ainsi, se confirme une tendance installée depuis le début de l’année... Ces résultats sont le fruit de l’action engagée par le gouvernement à travers le Pacte de responsabilité. Car ce sont les entreprises qui créent les emplois... » Les mêmes éléments de langage étaient aussitôt repris par les membres du gouvernement. Tout ça pour permettre la candidature de Hollande en 2017 puisqu'il avait lié celle-ci à l'inversion de la courbe du chômage.

 

Ce sont donc les 66 300 chômeurs en moins dans la catégorie A qui leur font crier victoire.

 

Mais qu'en est-il réellement ? Certes, le nombre de chômeurs inscrits en catégorie A a baissé en septembre mais le nombre total des demandeurs d'emploi, y compris ceux qui ont travaillé quelques heures au cours du mois, est en augmentation : + 1 % sur un an, le chiffre officiel atteint 5,78 millions. Le plan de mise en formation de 500 000 personnes fait basculer les chômeurs de la catégorie A vers la D, dont 85 500 pour septembre. En septembre, le nombre de personnes désinscrites pour « défaut d’actualisation » est de 238 900, sans compter le nombre de chômeurs qui n'entrent pas dans ces statistiques parce que, découragés, ils ne s'inscrivent même plus à Pôle emploi, comme le montrent les enquêtes de l'INSEE sur le "halo" du chômage.

Source : dares.travail-emploi.gouv.fr

 

Cela nous donne tout de même 3.746.000 demandeurs d’emploi en catégorie A, ceux qui n’ont pas travaillé une seule heure dans le mois. Quant au nombre d’inscrits à Pôle emploi en catégories B et C, il  a augmenté de 39.100 au mois de septembre ce qui porte ne nombre total de demandeurs d’emploi à 5,7 millions de personnes. Et toutes catégories confondues (Dom inclus) ce sont 6. 573.100 Français qui sont privés d’emploi ou sont des travailleurs occasionnels (petits boulots).

 

Depuis l’arrivée de François Hollande à l’Élysée, la France compte 617.000 chômeurs supplémentaires. Nous sommes donc loin de l’inversion de la courbe du chômage promise dans un premier temps pour la fin de l’année 2012 et dans un second temps pour la fin 2013 par l’actuel président de la République.

 

C'est vrai que le gouvernement n'a pas été aidé par le Medef. Vous vous souvenez du badge, arboré fièrement par Gattaz et de nombreux patrons, promettant le million d'emplois. On ne les a jamais vu mais par contre, ils ont touché les millions du pacte de responsabilité et du CICE. Tout ceci est bien la preuve que les politiques de baisse du coût du travail ne font pas baisser le chômage.

 

Tandis que les PME qui pourraient embaucher n'osent même plus demander un crédit à leur banque de peur de se voir fermer la porte au nez, l'argent des marchés financiers et de la BCE coule à flot pour les multinationales.

 

C'est au coût du capital et au système capitaliste qu'il faut s'attaquer.

 

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21 octobre 2016 5 21 /10 /octobre /2016 14:36

A l'initiative de plusieurs militants du PCF et de Ensemble, un appel va être lancé en vue de la campagne des présidentielles de 2017. Il s'agit de revendiquer un soutien à Jean-Luc Mélenchon. Plusieurs maires communistes, élu-e-s (locaux et nationaux) sont signataires, ainsi que des syndicalistes et responsables de Ensemble, mais également plusieurs « intellectuels » (Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Patrick Chamoiseau, Jacques Bidet, Razmig Keucheyan, etc).

 

Citoyennes et citoyens de gauche, organisés ou non, nous voulons que les élections présidentielle et législatives de 2017 soient utiles pour ouvrir dans notre pays une perspective politique de progrès humain, démocratique, social et écologique.

 

Après cinq ans de gouvernements se réclamant de la gauche tout en poursuivant les politiques néolibérales et autoritaires de la droite, l’écœurement et la colère risquent de se traduire par une abstention record de l’électorat populaire, une défaite historique du parti socialiste et la victoire d’une droite radicalisée flanquée d’une extrême droite plus menaçante que jamais. Quant à la gauche de transformation sociale et écologique, qui avait commencé à créer du neuf, notamment avec le Front de gauche, elle pourrait bien revenir une nouvelle fois à sa dispersion antérieure et tuer pour longtemps l’espoir qu’elle avait réussi à faire naître en 2012. Nous ne voulons pas de ce scenario épouvantable qui aboutirait à un très dangereux face à face entre néolibéralisme et national-populisme, confortant la supercherie visant à faire passer celui-ci pour la seule alternative envisageable au « système » qui ravage nos sociétés. Le pire deviendrait alors possible. 

 

Au vu des risques bien réels d’une catastrophe politique aux conséquences incalculables, nous en appelons à l’esprit de responsabilité et d’audace de toutes les forces de la gauche de transformation sociale et écologiste. Elles sont diverses, à l’image du peuple qu’il s’agit de rassembler, comme des combats dont elles sont héritières : socialiste, communiste, écologiste, libertaire, féministe, anticolonialiste, pacifiste,  antiraciste, altermondialistes, etc. Mais elles ont tellement en commun, comme l'ont montré l'adoption du programme « l'Humain d'abord » il y a cinq ans, les luttes que nous avons menées ensemble et l’intérêt soulevé en Europe par des expériences novatrices comme celles de Syriza et Podemos, qu'il serait inacceptable qu’elles ne réussissent pas à se rassembler aujourd’hui pour mener ensemble le combat difficile qui s’annonce. 

 

Dans cet esprit, nous décidons de nous engager dans la campagne électorale de 2017.  Les jeux ne sont pas faits. En profondeur, le peuple français est en attente. Les mobilisations au moment de la COP 21, celles contre la déchéance de nationalité et à Notre Dame des Landes, contre la loi travail et Nuit debout ont montré que, dans l'autonomie de leurs mouvements et dans leur diversité, les exigences de justice sociale et écologiste, d’égalité, de démocratie sont toujours bien vivantes. Elles doivent pouvoir trouver l’expression de leur potentiel politique. Il est donc vital de créer un élan, et pour cela de jeter de toute urgence les bases du rassemblement politique à construire.

 

Cela suppose une nouvelle proposition politique, un programme et  des candidatures en rupture avec l’ordre productiviste et néolibéral, permettant un très large rassemblement de forces et de personnalités représentatives des différentes sensibilités de gauche, à égalité avec des citoyennes et des citoyens engagées dans la vie politique, syndicale, associative, intellectuelle et culturelle.

 

On assiste au contraire à un éparpillement suicidaire. EELV s’apprête à désigner son candidat. Les « frondeurs » du PS risquent, après la primaire, de se retrouver à soutenir un candidat qu’ils n’ont eu de cesse de combattre. Le Front de Gauche est éclaté. Le Parti communiste désigne ses candidats aux législatives et annonce qu’il décidera le 5 novembre prochain de la candidature qu’il présentera ou soutiendra pour la présidentielle. Jean-Luc Mélenchon a annoncé la sienne et entend que  « La France insoumise » qu’il a créée soit le cadre unique d’organisation des campagnes électorales de l’an prochain. Tout cela ne pourrait aboutir qu’à des candidatures fratricides, y compris aux législatives, et à un désastre complet. 

 

Nous refusons de laisser une nouvelle fois le piège de l’élection présidentielle et les débats sur une candidature ruiner tout espoir avec la vaine recherche d’une femme ou d’un homme providentiel. Une candidature de large rassemblement est possible et peut résulter d’une construction collective impliquant directement, au-delà des forces concernées, les citoyen-nes. Quels que soient les arguments des uns et des autres ou les divergences que nous pouvons avoir avec lui, la candidature de Jean-Luc Mélenchon estdans les circonstances actuelles installée dans le paysage politique. Elle exprime dans les classes populaires le refus à gauche de la politique mise en œuvre par François Hollande. A six mois de l’échéance, il serait, à nos yeux, irresponsable de ne pas prendre acte de cette situation. Cependant son mouvement « La France insoumise » ne représente qu’une partie des forces disponibles. Réussir à les rassembler très largement nécessite une alternative politique pluraliste, démocratique, répondant aux exigences d’un fonctionnement plus horizontal et citoyen portées notamment par la mobilisation contre la loi travail et les Nuits debout.

 

Il faut donc franchir une étape. Afin de nous engager toutes et tous ensemble dans ce combat politique si important pour l’avenir de notre pays, il est indispensable que soit constitué au plan national, avec toutes les parties concernées, un lieu d’échange et de coordination qui rendra compte de notre diversité politique et sera ouverte aux acteurs des mouvements sociaux comme aux intellectuels, créateurs et artistes, qui manifestera notre ambition commune et donnera à nos campagnes présidentielle et législatives la plus grande efficacité.  Nous proposons que celles et ceux qui entendent se joindre à notre appel contribuent activement à la convergence des forces sociales et politiques de gauche et écologiste dans les villes, les départements et les 577 circonscriptions législatives, avec les organisations locales du PCF, du PG et de « La France insoumise », d’Ensemble, d'EELV et des groupes de socialistes critiques, ceux de l'Appel des cent, les assemblées citoyennes créées dans le cadre du Front de gauche ainsi que les citoyennes et citoyens, celles et ceux qui se sont mobilisés depuis des mois contre la politique du gouvernement, les femmes et les hommes susceptibles de participer à une démarche de rassemblement et d’innovation à gauche pour 2017.C’est la clé d’une convergence à gauche audacieuse et déterminée, d’une véritable dynamique collective et donc du succès. Nous prenons à cette fin toutes les initiatives nécessaires.

 

Nous appelons toutes les femmes, tous les hommes et toutes les forces de progrès à se joindre à cette démarche en signant cet appel et en s’engageant concrètement pour la réalisation des objectifs qu’il se fixe. C’est la condition pour échapper au piège qui nous est tendu en 2017. Et pour que cette campagne marque une étape décisive dans la reconstruction dans notre pays d’une gauche digne de ce nom.

  

Une plateforme pour recueillir les signatures est disponible ici :

(http://www.frontcommun.fr/)

 

Les premières et premiers signataires :

Théo ABRAMOVITZ, militant communiste ; Hélène ADAM, syndicaliste ; Christophe AGUITON, militant altermondialiste ; Sylviane AINARDI, députée européenne (1989-2004) ; Sylvie ALTMAN, maire de Villeneuve-Saint-Georges ; Nils ANDERSSON, éditeur ;

Génica BACZYNSKI, écrivain ; Alain BASCOULERGUE, militant communiste ; Emmanuelle BECKER, conseillère de Paris ; Yannick BEDIN, élu PCF de Bourges ; Habib BEJAOUI, syndicaliste ; Maxime BENATOUIL, animateur du réseau Transform !; Nawel BENCHLIKA, syndicaliste ; Christian BENEDETTI,  metteur en scène et directeur de théâtre ; Gilles BERNARD, syndicaliste ; Jacques BIDET, philosophe ; Gérard BILLON, syndicaliste ; Françoise BONTOUX, militante féministe ; Jean-Pierre BONTOUX, ancien Maire de Mitry-Mory ; Nicole BORVO COHEN-SEAT, sénatrice honoraire ; Jacques BOURGOIN, ancien Maire et conseiller général de Gennevilliers ; Marie-Pierre BOURSIER, militante communiste ; Patrick BRODY, syndicaliste ;

François CALARET, Ensemble ; Julie CAUPENNE, enseignante, secrétaire générale de l'Appel des appels ; Patrick CHAMOISEAU, écrivain ; Philippe COANET, syndicaliste (92) ; Patrice COHEN-SEAT, président d'honneur d'Espace-Marx ; Jacques COSSARD, économiste ; Alexis CUKIER, philosophe ;

Pierre-Paul DANNA, maire de La Tour sur Tinée ; Jean-Michel DREVON, militant associatif et syndical ; Michel DUFFOUR, ancien ministre ; Jean-Paul DUPARC, journaliste ; Cédric DURAND, économiste ;

Annie ERNAUX, écrivaine ;

Jacques FATH ;

Fanny GAILLANNE, conseillère de Paris ; Isabelle GARO, philosophe ; Emmanuelle GAZIELLO, porte-parole du Mouvement pour la 6e République ; Gregory GEMINEL, militant internationaliste ; Frederick GENEVEE, historien ; Brigitte GONTHIER-MAURIN, sénatrice ; Fabrice GOUGI, maître luthier ; Margot GOUGI, comptable ; Pierre-François GROND, Ensemble ;

Janette HABEL, universitaire ; Jean-Marie HARRIBEY, économiste ; Ingrid HAYES, Ensemble ; Claudie HILSUM, journaliste ;

Muguette JACQUAINT, députée honoraire ; Anne JOLLET, historienne ; Emmanuelle JOSHUA, Ensemble ;

Razmig KEUCHEYAN, sociologue ; Pierre KHALFA, responsable associatif ;

Jean-Pierre LANDAIS, militant communiste ; Annick LE GOFF, militante communiste, Yann LE LANN président d'Espaces-Marx ; Frédéric LEBARON, sociologue ; Patrice LECLERC, maire de Gennevilliers ; Marcel LOPEZ, PCF (09) ; Laurence LYONNAIS, Ensemble ;

Maxence MAILLARD, étudiant ; Lucien MAREST, militant communiste ; Roger MARTELLI,  historien ;  Sonia MASSON, metteur en scène ; Claude MAZAURIC, historien ; Manuel MENAL, cadre territorial ; Alain MENNESSON, syndicaliste ; François MEYROUNE, ancien Maire de Migennes ; Olivier MOLLAZ, Ensemble ; Gérard MORDILLAT, écrivain, cinéaste ; Frank MOULY, élu à Chelles; Gérard MUTEAU, syndicaliste ;

Bernard NOEL, poète et romancier ;

Pierre OUZOULIAS, Conseiller départemental (92) ;

David PELLICER, militant communiste ; Guillaume PIGEARD de GURBERT, philosophe ; Michel PINCON, sociologue ; Monique PINCON-CHARLOT, sociologue ; Hugo POIDEVIN, élu à Cherbourg ; Gilles POUX, maire de La Courneuve ;

Yvon QUINIOU, philosophe ;

Alain RAYMONT, militant communiste ; Jérôme RELINGER, ingénieur ;

Nora SAINT-GAL, élue ; Lucien SEVE, philosophe ;

Jacques TESSIER, syndicaliste ; Jean-Jacques TEVENART, médecin ; Marc THIBERVILLE, syndicaliste ; André TOSEL, philosophe ; Jean-Michel TOULOUSE, ancien directeur de centre hospitalier ; Hugo TOUZET, élu de Paris ; Catherine TRICOT, architecte-urbaniste ;

Marion VAZEILLE-PONCET, militante communiste ; Denis VEMCLEEFS, conseiller municipal de Saint-Ouen, acteur culturel ; Joëlle VOGLIERI-COURTEL, militante de l’éducation populaire (77) ;

Louis WEBER, ancien syndicaliste, éditeur ;

Malika ZEDIRI, association de Chômeurs.

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 15:53
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