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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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19 février 2014 3 19 /02 /février /2014 22:53

Emmanuel Giboulot, viticulteur bio dans le département de la Côte-d'Or, exploite depuis plus de quarante ans 10 hectares de vignes en agriculture biologique. 

Le 24 février 2014, il passera devant le tribunal correctionnel pour avoir refusé de déverser un dangereux pesticide sur sa vigne. Il encourt jusqu'à 6 mois d'emprisonnement et 30 000 euros d'amende. 

 

En juin dernier, pour contrer un risque hypothétique d'épidémie de flavescence dorée, une maladie de la vigne, le préfet de Côte-d'Or a pris un arrêté radical : tous les vignerons devront traiter leur vigne contre la cicadelle, l'insecte qui répand la maladie. Le problème est que même l'insecticide le moins polluant contre la cicadelle tue les abeilles et la faune auxiliaire. Il détruit toutes sortes d'insectes nécessaires à la régulation de la vigne pour éviter les parasites. Or, Emmanuel Giboulot travaille justement depuis plus de 40 ans à préserver les équilibres biologiques de sa vigne. Il décide donc, fort logiquement, de lutter contre la cicadelle en choisissant parmi les nombreux traitements naturels bien connus des agriculteurs bio.

 

Le 30 juillet dernier, un inspecteur de la direction régionale de l'Agriculture arrive chez lui. L'inspecteur s'aperçoit qu'il n'a pas déversé de pesticide. Il décide aussitôt de le signaler au procureur. Emmanuel Giboulot est mis en examen, comme un délinquant.

 

Traîné en correctionnelle !!!

 

Emmanuel Giboulot est convoqué le 24 décembre pour un arrangement amiable avec le procureur, mais celui-ci annule au dernier moment.

 

Au lieu de classer l'affaire, le procureur décide de le renvoyer devant le tribunal correctionnel, avec un procès le 24 février prochain !


 

Signez la déclaration de soutien au viticulteur


 

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1 février 2014 6 01 /02 /février /2014 12:18

Les publications sur mon blog se sont faites au ralenti ces deux dernières semaines. Tout simplement parce que j'étais en Eure et Loir pour la naissance d'une petite fille née le 23 janvier. Voilà donc une petite sœur pour Titouan et une petite cousine pour Pierrot et Adèle. Bienvenue à Mélinée.

 

L'histoire de ce prénom est en rapport avec Mélinée Manouchian, compagne de Missak Manouchian, poète français d'origine arménienne, militant communiste et résistant, mort fusillé par les allemands à 37 ans au fort du Mont-Valérien le 21 février 1944 avec 21 de ses camarades. Ci-dessous la lettre écrite par Missak Manouchian à sa femme Mélinée le 21 février 1944 à la prison de Fresnes quelques heures avant son exécution.

 

Louis Aragon en a fait un poème repris en chanson par Léo Ferré, L'affiche rouge (à la suite de la lettre).

 

 

Ma Chère Mélinée, ma petite orpheline bien-aimée,

Dans quelques heures, je ne serai plus de ce monde. Nous allons être fusillés cet après-midi à 15 heures. Cela m'arrive comme un accident dans ma vie, je n'y crois pas mais pourtant je sais que je ne te verrai plus jamais.
Que puis-je t'écrire ? Tout est confus en moi et bien clair en même temps.

Je m'étais engagé dans l'Armée de Libération en soldat volontaire et je meurs à deux doigts de la Victoire et du but. Bonheur à ceux qui vont nous survivre et goûter la douceur de la Liberté et de la Paix de demain. Je suis sûr que le peuple français et tous les combattants de la Liberté sauront honorer notre mémoire dignement. Au moment de mourir, je proclame que je n'ai aucune haine contre le peuple allemand et contre qui que ce soit, chacun aura ce qu'il méritera comme châtiment et comme récompense.

Le peuple allemand et tous les autres peuples vivront en paix et en fraternité après la guerre qui ne durera plus longtemps. Bonheur à tous... J'ai un regret profond de ne t'avoir pas rendue heureuse, j'aurais bien voulu avoir un enfant de toi, comme tu le voulais toujours. Je te prie donc de te marier après la guerre, sans faute, et d'avoir un enfant pour mon bonheur, et pour accomplir ma dernière volonté, marie-toi avec quelqu'un qui puisse te rendre heureuse. Tous mes biens et toutes mes affaires je les lègue à toi à ta sœur et à mes neveux. Après la guerre tu pourras faire valoir ton droit de pension de guerre en tant que ma femme, car je meurs en soldat régulier de l'armée française de la libération.

Avec l'aide des amis qui voudront bien m'honorer, tu feras éditer mes poèmes et mes écrits qui valent d'être lus. Tu apporteras mes souvenirs si possible à mes parents en Arménie. Je mourrai avec mes 23 camarades tout à l'heure avec le courage et la sérénité d'un homme qui a la conscience bien tranquille, car personnellement, je n'ai fait de mal à personne et si je l'ai fait, je l'ai fait sans haine. Aujourd'hui, il y a du soleil. C'est en regardant le soleil et la belle nature que j'ai tant aimée que je dirai adieu à la vie et à vous tous, ma bien chère femme et mes bien chers amis. Je pardonne à tous ceux qui m'ont fait du mal ou qui ont voulu me faire du mal sauf à celui qui nous a trahis pour racheter sa peau et ceux qui nous ont vendus. Je t'embrasse bien fort ainsi que ta sœur et tous les amis qui me connaissent de loin ou de près, je vous serre tous sur mon cœur. Adieu. Ton ami, ton camarade,
ton mari.

 

Manouchian Michel.

 

P.S. J'ai quinze mille francs dans la valise de la rue de Plaisance. Si tu peux les prendre, rends mes dettes et donne le reste à Armène. M. M.

 

 

 

L'affiche rouge

Vous n'avez réclamé ni gloire ni les larmes
Ni l'orgue ni la prière aux agonisants
Onze ans déjà que cela passe vite onze ans
Vous vous étiez servis simplement de vos armes
La mort n'éblouit pas les yeux des Partisans

Vous aviez vos portraits sur les murs de nos villes
Noirs de barbe et de nuit hirsutes menaçants
L'affiche qui semblait une tache de sang
Parce qu'à prononcer vos noms sont difficiles
Y cherchait un effet de peur sur les passants

Nul ne semblait vous voir Français de préférence
Les gens allaient sans yeux pour vous le jour durant
Mais à l'heure du couvre-feu des doigts errants
Avaient écrit sous vos photos MORTS POUR LA FRANCE

Et les mornes matins en étaient différents
Tout avait la couleur uniforme du givre
A la fin février pour vos derniers moments
Et c'est alors que l'un de vous dit calmement
Bonheur à tous Bonheur à ceux qui vont survivre
Je meurs sans haine en moi pour le peuple allemand

Adieu la peine et le plaisir Adieu les roses
Adieu la vie adieu la lumière et le vent
Marie-toi sois heureuse et pense à moi souvent
Toi qui vas demeurer dans la beauté des choses
Quand tout sera fini plus tard en Erivan

Un grand soleil d'hiver éclaire la colline
Que la nature est belle et que le coeur me fend
La justice viendra sur nos pas triomphants
Ma Mélinée ô mon amour mon orpheline
Et je te dis de vivre et d'avoir un enfant

Ils étaient vingt et trois quand les fusils fleurirent
Vingt et trois qui donnaient le coeur avant le temps
Vingt et trois étrangers et nos frères pourtant
Vingt et trois amoureux de vivre à en mourir
Vingt et tro
is qui criaient la France en s'abattant.

 

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31 décembre 2013 2 31 /12 /décembre /2013 15:45
Meilleurs voeux 2014
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25 novembre 2013 1 25 /11 /novembre /2013 23:11

Tout le monde y va de sa manifestation, mais pas pour défendre des intérêts généraux, mais des corporatismes étriqués. Samedi dernier à Niort, c'était au tour de la chambre syndicale des propriétaires et copropriétaires des Deux-Sèvres. Selon ce qu'en a relaté la presse locale. Pour leur président, c'est le projet de création d'une taxe de 1,5 % sur les loyers afin de financer la garantie universelle des loyers destinée justement à régler les impayés qui est l'objet de leur colère.

 

Je ne me sens pas prêt à pleurer sur leur sort, même si les propos de leur président relatés dans le quotidien veulent sensibiliser le public sur leur situation. « 79 % des propriétaires possèdent entre un et deux logements, il s'agit souvent d'un complément de retraite, explique-t-il. Quant à ceux qui en possèdent cinquante, s'ils ont encore des emprunts, ils ne s'en sortiront plus. ». Et le même d'ajouter que le projet de loi Duflot, voté au Sénat le 26 octobre dernier « installe un climat de défiance entre bailleur et locataire », mais « est vécu comme un enterrement de la propriété ».

 

Enterrement de la propriété ? Si c'est celle destinée à faire de la spéculation y compris sur le prix des loyers, je trouve ça bien. Lorsqu'on possède cinquante logements, excusez moi, ce n'est pas pour assurer un complément de retraite. Et j'imagine qu'il faut avoir une certaine assise financière; soyez clair, l'objectif est avant tout de faire du fric. Et il y a des dispositifs d'investissement locatif qui permettent également au propriétaire de bénéficier de réduction d'impôts ?

 

Alors ils vont battre le pavé longtemps, ces pseudos-victimes qui réclament toujours moins de charges et moins de réglementation, et plus d'aides et de subventions. Chacun s'arc-boute sur sa spécificité et n'en a rien à foutre de l'intérêt collectif, ça a des relents poujadistes.

 

 

(Photo NR, Jean-André Boutier)

(Photo NR, Jean-André Boutier)

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16 octobre 2013 3 16 /10 /octobre /2013 23:06

Quand chaque matin aux environs de 7h20 une radio de service public (vraiment ?) donne la parole au même économiste, en l’occurrence Dominique Seux par ailleurs rédacteur en chef du journal Les Echos, ce média public (France-Inter) devient un instrument d'asservissement au néolibéralisme. En tant que citoyen, je réclame le droit à une information pluraliste.

 

Les raisons de ma colère cette semaine, c'est la chronique diffusée lundi matin par cet expert en économie libérale. Non pas qu'il n'ait pas de droit de diffuser sa pensée, mais c'est insupportable qu'il soit le seul à longueur de semaines à nous abreuver de cette pensée libérale. Car comment voulez-vous qu'il n'en reste pas des traces dans les esprits, dans la mesure où il n'y a aucune contradiction, aucun contre-poison.

 

Je vous livre un résumé de sa chronique qui portait sur le retour des privatisations en Grande Bretagne. Pas besoin d'image pour mesurer tout son plaisir, le ton enjoué suffisait.

 


«Alors que la zone euro donne aujourd’hui l’impression de se traîner, ils [les britanniques] semblent repartir du bon pied. » Ils viennent de privatiser La Poste, « la Royal Mail, cette institution qui distribue le courrier depuis cinq cents ans. » « L’Etat, après La Poste, a tout un programme de privatisations. Y compris les banques qui ont été nationalisées en 2008 parce qu’elles étaient en faillite. Il baisse radicalement les impôts et les dépenses publiques. Il a licencié 400.000 fonctionnaires depuis l’arrivée au pouvoir des conservateurs de David Cameron. Oui, il ne fait pas les choses à moitié. »

 

Et la seule question qui vaille… : est-ce que cela marche ? Avec cette interrogation, on sent qu'il ne boude pas son plaisir. « Le  taux de chômage est plus bas qu’ici [en France], même si le taux de pauvreté est plus haut »

 

Et on sent bien chez lui que c'est l'exemple à suivre puisque « Les Anglais savent où ils vont ; les Français c’est moins sûr. » et au cas où on ne comprendrait pas d'ajouter « On jugera à l’arrivée mais on est inquiets pour nous. »

 

Mais ce qu'il ne dira pas, c'est que la Croix-Rouge britannique a décidé, face à la montée de la pauvreté, de lancer une campagne d’aide alimentaire, 
ce qu’elle n’avait 
pas fait depuis 1945. Selon l’enquête Eurostat, le Royaume Uni figure parmi les pays qui affichent les taux de pauvreté les plus élevés avec 22% de la population qui vit au-dessous du seuil de pauvreté, aux côtés de la Roumanie, la Bulgarie, la Grèce et l’Espagne. Dominique Seux ignorerait-il cela, de même que Patrick Cohen qui anime le 7h-9h ?

 

Et le service dit « public » continue de donner la parole à ces « spécialistes » des questions économiques et à eux seuls, pour bourrer le crâne des français.

 

STOP, on frôle l'overdose !

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23 septembre 2013 1 23 /09 /septembre /2013 08:09

« On avait déjà des chroniqueurs issus des groupes de presse du pouvoir et de l'argent qui interviennent en tant qu'experts de la presse bien pensante. On retrouve ainsi Le Nouvel Obs, le Point, l’Express, le Figaro, le Figaro Magazine, Valeurs actuelles, Les Echos etc. avec les Barbier, Joffrin, Domenach, Seux et bien d'autres, qui viennent, pour certains quotidiennement, justifier l’austérité pour le peuple et défendre les privilèges pour les riches.

 

Mais ce n'était pas encore suffisant. Voilà que les médias reconvertissent à présent les politiques. On avait déjà eu droit à Bachelot (voir billet à son sujet du 17 juillet), mais avec la rentrée, on aura droit à de nouvelles têtes, enfin pas si nouvelles que ça. »

 

C'est ainsi que débutait mon billet du 27 août dernier. Et cela se poursuit puisque la dame Parisot, celle qui voulait rempiler à la tête du Medef, quitte à en modifier les statuts pour le lui permettre, va être recyclée en chroniqueuse à la radio.

 

Elle va sévir sur RTL de 19h15 à 20 heures dans l'émission de Fogiel « On refait le monde ». On sait de quelle manière l'ex patronne des patrons veut refaire le monde, à la sauce ultra-libérale comme elle l'a défendu à la tête du Medef. C'est elle qui déclarait « La vie, la santé, l'amour sont précaires, pourquoi le travail échapperait-il à cette loi ? » C'est ainsi qu'elle a réussi à obtenir la rupture conventionnelle du contrat de travail qui correspond au final à un licenciement déguisé. Pour elle refaire le monde, c'est vers toujours plus de capitalisme.

 

Mais elle ne va pas prêcher sa « bonne parole » que sur RTL. Elle va également tenir une chronique sur Europe 1 lors du journal de la mi-journée. Elle interpellera l'invité du jour sur l’actualité politique, économique ou sociale « sans a priori ni tabou » promet-elle. Vous imaginez qu'elle puisse parler du monde du travail « sans a priori » ?

 

Voilà donc qu'après le « révolutionnaire » Cohn-Bendit converti au libéralisme, également recruté sur cette même radio, voilà donc Parisot qui va nous éclairer sur les bienfaits du capitalisme. A quand une émission en direct de Pôle emploi pour parler du chômage « sans a priori » ?

 

On nous prend vraiment pour des cons.

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27 août 2013 2 27 /08 /août /2013 18:25

On avait déjà des chroniqueurs issus des groupes de presse du pouvoir et de l'argent qui interviennent en tant qu'experts de la presse bien pensante. On retrouve ainsi Le Nouvel Obs, le Point, l’Express, le Figaro, le Figaro Magazine, Valeurs actuelles, Les Echos etc. avec les Barbier, Joffrin, Domenach, Seux et bien d'autres, qui viennent, pour certains quotidiennement, justifier l’austérité pour le peuple et défendre les privilèges pour les riches.

 

Mais ce n'était pas encore suffisant. Voilà que les médias reconvertissent à présent les politiques. On avait déjà eu droit à Bachelot (voir billet à son sujet du 17 juillet), mais avec la rentrée, on aura droit à de nouvelles têtes, enfin pas si nouvelles que ça.

 

L'ex-secrétaire d'Etat à la Jeunesse et ex-présidente de la Halde, Jeannette Bougrab, va faire partie de l'équipe du Grand Journal sur Canal +.

 

Frédéric Mitterrand, l'ancien ministre de la Culture et de la Communication de Nicolas Sarkozy animera une émission quotidienne sur France Inter à partir du 26 août.

 

Le vice-président du groupe des Verts au parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, va rejoindre la matinale d'Europe 1. C'est vrai que ce révolutionnaire” de 68 prône à présent le libéralisme.

 

Et il y a fort à parier que dans les débats sur les différentes chaînes, on invitera les mêmes ou ceux issus de la même pensée. Ainsi, il n'y aura pas d'entrave à la dictature médiatique.

 

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8 avril 2013 1 08 /04 /avril /2013 22:35

Celle qui avait lancé le slogan politique TINA (there is no alternative) vient de décéder. Avec ce slogan, Margaret Thatcher signifiait que sa politique néo-libérale était la seule possible, car la plus adaptée au marché, au capitalisme et à la mondialisation. On voit les dégats que ce système a causé, ne serait-ce que dans son propre pays. Mme Thatcher au nom du libéralisme économique a cassé l’industrie britannique favorisant la finance. Des régions entières sinistrées, elle va dilapider les mines, l’industrie automobile, la métallurgie,  les services publics démantelés.


Comme le rappelle Jean-Louis Legalery sur son blog Mediapart, « Elle poussera l’ignominie jusqu’à s’opposer par tous les moyens à la libération de Nelson Mandela avant son départ du pouvoir, considérant que c’était un dangereux terroriste. On n’oubliera pas non plus les larmes versées sur son enfant gâté de fils, perdu quelque part en Afrique dans le cadre d’un rallye automobile, alors que les grévistes de la faim irlandais allaient au terme tragique de leur action dans les geôles britanniques, ni son indestructible amitié avec le très réactionnaire Reagan et l’infréquentable Pinochet. Elle avait réussi le tour de force de se faire admirer par les conservateurs français, en tête desquels Chirac » Oui il y a 32 ans, mourait Bobby Sands, au terme de soixante-six jours de grève de la faim dans la prison de Maze en Irlande du Nord. Bobby Sands avait vingt-sept ans. Après lui, dans les jours qui suivirent, moururent neuf autres prisonniers politiques qui, à son exemple, menèrent jusqu’au bout leur mouvement de protestation. Il revendiquait le statut de prisonniers politiques. La dame de fer resta inflexible et inhumaine jusqu'au bout.

 

Pas question de verser une larme sur cette mort. Le seul hommage à lui rendre est bien celui de cette chanson de Renaud.

 

 

Femme du monde ou bien putain
Qui bien souvent êtes les mêmes
Femme normale, star ou boudin,
Femelles en tout genre je vous aime
Même à la dernière des connes,
Je veux dédier ces quelques vers
Issus de mon dégoût des hommes
Et de leur morale guerrière
Car aucune femme sur la planète
N' s'ra jamais plus con que son frère
Ni plus fière, ni plus malhonnête
A part peut-être Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Lorsque le sport devient la guerre
Y a pas de gonzesse ou si peu
Dans les hordes de supporters
Ces fanatiques, fous-furieux
Abreuvés de haines et de bières
Déifiant les crétins en bleu,
Insultant les salauds en vert
Y a pas de gonzesse hooligan,
Imbécile et meurtrière
Y'en a pas même en grande Bretagne
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Une bagnole entre les pognes
Tu n' deviens pas aussi con que
Ces pauvres tarés qui se cognent
Pour un phare un peu amoché
Ou pour un doigt tendu bien haut
Y'en a qui vont jusqu'à flinguer
Pour sauver leur autoradio
Le bras d'honneur de ces cons-là
Aucune femme n'est assez vulgaire
Pour l'employer à tour de bras
A part peut être Madame Thatcher

Femme je t'aime parce que
Tu vas pas mourir à la guerre
Parc' que la vue d'une arme à feu
Fait pas frissonner tes ovaires
Parc' que dans les rangs des chasseurs
Qui dégomment la tourterelle
Et occasionnellement les Beurs,
J'ai jamais vu une femelle
Pas une femme n'est assez minable
Pour astiquer un revolver
Et se sentir invulnérable
A part bien sûr Madame Thatcher

C'est pas d'un cerveau féminin
Qu'est sortie la bombe atomique
Et pas une femme n'a sur les mains
Le sang des indiens d'Amérique
Palestiniens et arméniens
Témoignent du fond de leurs tombeaux
Qu'un génocide c'est masculin
Comme un SS, un torero
Dans cette putain d'humanité
Les assassins sont tous des frères
Pas une femme pour rivaliser
A part bien sûr Madame Thatcher

Femme je t'aime surtout enfin
Pour ta faiblesse et pour tes yeux
Quand la force de l'homme ne tient
Que dans son flingue ou dans sa queue
Et quand viendra l'heure dernière,
L'enfer s'ra peuplé de crétins
Jouant au foot ou à la guerre,
A celui qui pisse le plus loin
Moi je me changerai en chien si je peux rester sur la Terre
Et comme réverbère quotidien
Je m'offrirai Madame Thatcher

 

 

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26 mars 2013 2 26 /03 /mars /2013 15:24

 

Bougon est une petite commune des Deux-Sèvres de 184 habitants, connue pour son fromage de chèvre en boîte et pour ses tumulus formant une nécropole datée de 4700 ans avant J-C.

 

S'il reste des traces de l'histoire préhistorique, combien de temps restera t-il des traces de l'activité de production de fromages de chèvre ? La laiterie de Bougon crée en 1906, la plus ancienne du département, est menacée de fermeture. Intégrée au GLAC (Groupement des laiteries coopératives Charentes-Poitou) en 1995. Cette coopérative nommée aujourd'hui Terra Lacta envisage son rapprochement avec le deuxième groupe fromager français, Bongrain SA. Avec ce partenariat, Terra Lacta dit vouloir « sauvegarder sa compétitivité ».

 

Et elle entraîne quoi cette compétitivité ? Eh bien la fermeture envisagée de la laiterie de Bougon alors qu'elle est pourtant la première laiterie coopérative pour le lait de chèvre en France. Pourtant, il y a moins d'un an, en juin 2012, Patrick Charpentier, le vice-président du groupe laitier déclarait : « Il n'y a aucune crainte pour le site, au contraire nous souhaitons le faire monter en puissance. » On voit aujourd'hui de quelle manière.

 

Pour ces grands groupes, les petites structures ne sont pas assez rentables.

 

Et ce week-end, on apprenait qu'un camion espagnol de 38 tonnes transportant une citerne remplie de 30 000 litres de lait de chèvre à destination de la laiterie coopérative du Sud Vendée de Maillezais s'était englué sur un chemin vicinal dans le marais poitevin, égaré par son GPS. La cargaison de lait de chèvre provenait de l'extrême sud de l'Espagne, d'Almeiria en Andalousie ! Là, c'est rentable ? En faisant fi du bilan carbone !

 

Il y a vraiment de quoi devenir chèvre.

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25 mars 2013 1 25 /03 /mars /2013 17:00

Conférence débat de François Ruffin

 

Niort, salle des fêtes de Ste Pezenne (rue du moulin d’âne)

 

Jeudi 28 mars 2013 à 20h30

 

 

Le jeudi 28 mars prochain, invité par Attac 79 et la CGT Maif, François Ruffin journaliste, fondateur du journal Fakir, animera une conférence débat sur le thème de la finance qui confisque tous les pouvoirs et oriente les politiques économiques et sociales. Ainsi en 20 ans, 10% de la richesse créée est passée des salaires aux rentes financières non investies dans l’économie réelle.


L’environnement, les conditions de travail, la santé, l’éducation, le chômage… tous les domaines de la vie sont désormais sacrifiés pour garantir les bénéfices et les profits de court terme d’une petite oligarchie.


« Ils réchaufferont l’atmosphère jusqu’à ébullition. Ils nous vendront un air coté en Bourse. Ils affameront des continents. Ils sauveront les banques avec nos retraites. Ils solderont les routes, les îles, les jardins publics au plus offrant. Ils spéculeront sur nos maisons, notre santé, notre éducation. Ils mettront, à force de stress, la moitié des travailleurs sous antidépresseurs – et l’autre moitié au chômage. Ils lèveront des impôts sur nos égouts, nos chaussettes, notre haleine – plutôt que de toucher à leurs bénéfices » expliquera François Ruffin bien décidé à passer à l’action.


Le journaliste, au-delà du constat abordera les solutions : Comment passer des résistances, éparses, épisodiques, contre une mesure injuste, contre un aéroport qui ouvre, contre un hôpital qui ferme, etc, à une véritable prise de pouvoir qui permettrait d’abattre les logiques financières et de restaurer les politiques publiques dans l’intérêt général.


« A la fin, c’est nous qu’on va gagner» pour reprendre le slogan de Fakir. Pour savoir comment (et y réfléchir ensemble), rendez-vous le 28 mars à Niort salle des fêtes de Sainte Pezenne.

 


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