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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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27 juin 2008 5 27 /06 /juin /2008 22:25
Une note interne de la chancellerie qui vient d'être diffusée aux parquets, amalgame les militants de RESF qui soutiennent les sans papiers à d'affreux terroristes. Selon cette note, cela concerne les membres qui s'expriment, entre autres, "à l'occasion de manifestations de soutien à des prisonniers ou d'étrangers en situation irrégulière".
Face à ces dangereux individus, la chancellerie demande aux magistrats "d'informer dans les plus brefs délais la section antiterroriste du parquet de Paris pour apprécier de manière concertée l'opportunité d'un déssaisissement à son profit".
Appliquer aux militants jugés trop remuants la législation d'exception réservée d'habitude aux poseurs de bombes ... Décidément, ce gouvernement ne connait pas de limites  !


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24 juin 2008 2 24 /06 /juin /2008 18:42
Libération, le quotidien fondé par Sartre et renfloué par Rothschild a accueilli vendredi Carla Bruni Sarkozy. C'était en rapport parait-il avec la sortie de son nouvel album. Une campagne de promotion qui n'est pas accordée à tous les artistes. Merci Libé. Initialement, elle devait être la rédactrice en chef du jour, mais cela a provoqué une réelle levée de boucliers au sein de la rédaction et ça s'est terminé quand même par 5 pages. Comme le suggérait un salarié de Libé, "plutôt que d'inviter Carla Bruni, si on demandait aux sans papiers en lutte de jouer les rédacteurs en chef  ? " . Faut pas rêver.

Que retenir de cette interview ? Un engagement ? N'attendez pas ça de sa part. Pour preuve justement par rapport aux sans papiers. "J'aime beaucoup M. Hortefeux en tant qu'homme, en tant que ministre, je n’ose m’exprimer, à part cette chose de test ADN qui lui a un peu échappé". Participerait-elle à nouveau à un meeting contre ces tests ? "Si j'étais libre d'y aller complètement, j'irais, si je ne portais pas préjudice à la nouvelle situation". Au questionnement sur la politique d'immigration elle répond  " je n'ai pas de point de vue sur la politique d’immigration menée actuellement,  je n’ai pas les vraies compétences pour vous répondre
, dans ma position, je ne peux pas vous en dire plus". Envie de dire, chante et tais-toi.
Elle dit que ses "réflexes épidermiques sont de gauche" tout en se disant résolue à voter pour son mari s'il se représentait en 2012.

Si Libé a dopé ses ventes ce jour-là, il ne se sera pas donné une caution à gauche. Quant à l'épouse de Sarkozy et ses réflexes épidermiques de gauche, il est bon de rappeler qu'en anatomie,
l'épiderme est la couche superficielle de la peau. A gauche Carla Bruni ? Très superficiellement, pour sa bonne conscience.

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21 juin 2008 6 21 /06 /juin /2008 18:46
Parce qu'à l'issue de la rencontre de championnat d'Europe de football où la France a été éliminée, le sélectionneur Raymond Domenech a demandé sa compagne en mariage dans une interview d'après match (ce dont on se fout royalement), France-Soir titre 64 millions de cocus !

Ben je ne vois pas en quoi les Français sont cocus dans cette histoire, que ce soit par la défaite de l'équipe de France ou la demande en mariage qu'a faite Domenech. Voilà à quoi ce genre de presse accorde de l'importance.

Plutôt que ce sur-titre "Avec Domenech les Français ne sont pas à la noce", par les temps qui courent, un titre "Avec Sarkozy les Français ne sont pas à la noce" aurait été plus justifié. Et le nombre de cocus est important si l'on tient compte des promesses non tenues par ce personnage. Peut-être pas 64 millions, car ses amis milliardaires sont bien soignés.

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20 juin 2008 5 20 /06 /juin /2008 16:35
Serge Dassault, 83 ans, maire UMP de Corbeil-Essonnes, sénateur et rapporteur spécial du budget de l'Emploi auprès de la commission des Finances du Sénat, propriétaire du Figaro, héritier d'industrie, marchand d'armes (de mort), propriétaire de Dassault Aviation,  a estimé «anormal» jeudi 19 juin que l’Etat aide les chômeurs.

Les chômeurs, "des gens qui ne veulent pas travailler". Il suggère de "réduire carrément les aides". "Le problème n'est pas seulement de trouver de l'emploi mais aussi que l'assistance et les aides diverses aux chômeurs sont trop élevées, à mon avis, pour qu'ils aient une certaine envie de travailler". Et  craignant de ne pas être compris, il insiste lourdement ce milliardaire ! "Prime pour l'emploi, et bientôt RSA... c'est quand même anormal de vouloir donner de l'argent de l'Etat qui n'en a pas beaucoup à des gens qui ne veulent pas travailler parce qu'on les paye trop et coûtent aussi beaucoup d'argent à l'Etat (...) On réduirait carrément les aides aux chômeurs, ce serait quand même plus efficace si on veut les faire travailler que de vouloir donner de l'argent sur denier de l'Etat".

Quand l'argent public lui est destiné, Dassault n'y voit pas de problème. En 2006, une enquête sur le Rafale avait été réalisée dans l'émission de Canal + aujourd'hui défunte "90 minutes". Serge Dassault y avait donné une interview :

Journaliste : C'était un peu cher le Rafale, non?...
Serge Dassault :
Mais, non, pas du tout, vous mettez pas en tête des idées pareilles...

Journaliste : 35 milliards d'euros d'argent public quand même...
Serge Dassault : Mais c'est sur 20 ans...
Journaliste : Oui, mais c'est beaucoup pour un avion qui ne se vend pas...
Serge Dassault : Mais non, ce qui coûte cher à l’état, c'est plutôt les chômeurs...

Quel honte ce milliardaire, né avec une cuillère en or dans la bouche, et calomnier ainsi les chômeurs. A regretter l'époque où "on pendait haut et court" ce genre d'individu.

Les bourgeois, c'est comme les cochons,
Plus ça devient vieux, plus ça devient bête,
Les bourgeois, c'est comme les cochons,
Plus ça devient vieux, plus ça  devient CON !

Il vient de nous le confirmer.


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18 juin 2008 3 18 /06 /juin /2008 22:25

Le lundi 22 octobre 2007, alors qu'il avait, fort discrètement, annoncé sa visite pour honorer sa "Première décision", la lecture obligatoire de la dernière Lettre de Guy Môquet, le Président de la République ne s'est pas déplacé au lycée Carnot. Un comité d'accueil, à l'initiative du Collectif Rose et Réséda, l'y attendait de pied ferme. Leur action réussie, les lycéens se sont alors dirigés au métro Guy Môquet. Ils n’en savaient rien, mais là allait se dérouler une Commémoration officielle. L'arrivée du Sous-Préfet, en tenue, lui a valu quelques huées. Se retournant vers une manifestante, mère d'une des lycéennes, il lui déclare : "Attention, je représente la République". Ce à quoi Maria Vuillet lui répondit : "Oui, mais pas celle que voulait Guy Môquet".

Mais dans notre pays qui fut celui des droits de l’homme, on ne badine plus ! La suite est allée vite, raconte Maria Vuillet. « Quelques minutes après, des policiers sont venus me dire que le sous-préfet voulait me parler. Ils m’ont ensuite attrapée brutalement, m’ont mis des menottes et m’ont conduite au commissariat avec les sirènes allumées », explique cette mère d’élève. Après avoir rempli sa déposition, elle apprendra quelques semaines plus tard que le sous-préfet a déposé plainte contre elle pour « outrage ». Elle comparaissait lundi 16 juin devant la 17ème chambre du Tribunal de Grande Instance de Paris pour "outrage au Sous-Préfet", elle aurait sois-disant dit, "vous êtes "facho"", ce qu'elle nie. C’est entourée de ses quatre témoins qu’elle s’est présentée devant la juge. A peine arrivés dans la salle d’audience, Maria Vuillet et ses nombreux soutiens ont entendu la juge reporter l’audience au 10 juillet, prétextant l’absence du plaignant et de son témoin. L’avocat de Maria Vuillet, maître Lévy, a rétorqué qu’il n’était pas normal que ce soit la partie plaignante qui demande le renvoi. « Monsieur Lacave se dérobe », a-t-il déploré. L’objection est restée lettre morte. Rendez-vous est donc pris pour le jeudi 10 juillet.

Un sous-préfet surbooké ? Son avocat prétexte qu’il «avait un empêchement d’emploi du temps. Compte tenu des fonctions qu’il exerce, il n’a pu venir au dernier moment»

Peut-être avait-il rendez-vous chez son ORL puisqu’il semble avoir des problèmes d’audition ?

 


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27 mai 2008 2 27 /05 /mai /2008 21:25
Il nous refait le coup de la campagne électorale en allant à Rungis voir la France qui se lève tôt. Son déplacement à Rungis était d'un populisme ... "Quand en partant de la maison (NDLR - l'Elysée n'est quand même pas une maison banale) Carla m'a dit je viens avec toi, la journée commençait bien ...". Pas pour tout le monde.

A Rungis, des sans-papiers y travaillent et il y avait une cinquantaine de manifestants pour réclamer leur régularisation. Le président ne les aura pas vu, car ils ont été refoulés par la police avant son arrivée. C'est drôle, mais ce gars là n'aime beaucoup la contestation (cf. 13 mai 2008).


Les Sarkozy ont commencé par visiter le pavillon des viandes, avant de se rendre au pavillon des fromages  et terminer la visite par celui des fleurs. Quant il a été question d'aller peut-être dire un petit bonjour du côté de la marée, c'est le choix de Carla pour un petit café qui l'a emporté. Il n'aura donc pas vu les mareyeurs. A 6 heures du mat', un petit café c'est quand même plus sympa. Et puis qui sait, si jamais il y avait eu un marin-pêcheur du Guilvinec ?


Et après son passage à Rungis, Sarkozy était sur une radio et dit avoir eu
"envie de parler à la France qui travaille, qui se lève tôt (...), qui ne casse pas les Abribus, qui ne manifeste pas et qui n'en a pas pour autant moins de problèmes que les autres". Un Président qui semble ignorer que les manifestants sont aussi des gens qui travaillent, qui se lèvent tôt pour certains, qui travaillent de nuit parfois.

Alors cette visite, c'était une distraction pour votre chanteuse,  pour lui montrer combien c'est rigolo des gens qui sont debouts à 2h du matin, qui triment au boulot pour un salaire de misère. Pour les encourager, j'espère que vous leur avez dit que les patrons du CAC 40 avaient vu leur revenu augmenter de 58% en 2007. C'est vrai que le vôtre a pris 172 %.




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25 mai 2008 7 25 /05 /mai /2008 10:31
Le courrier qui suit émane d'une professeure qui participait le 18 mai à la manifestation contre la réforme Darcos. Dans un courrier posté sur le site de l'Humanité, elle fait part de sa colère. A méditer de la part des parents (d'élèves) et de Darcos bien entendu, si celui-ci est en capacité de comprendre. Ben oui, je dis cela parce que même des choses élémentaires lui échappent.  A voir sur cette vidéo.

Lettre d'Elisabeth O.

J’écris ce courrier en précisant que je suis une professeure d’histoire- géographie, enseignant au lycée et non syndiquée. Nous travaillons - comme vous le savez si bien maintenant chers lecteurs – « que » 18 heures par semaines devant les élèves, et ce, depuis 1950. Or ce temps fut conçu en prévoyant qu’un enseignant travaille 1.5 heure chez lui pour une heure devant les élèves afin de préparer ses cours, évaluer les élèves et actualiser ses connaissances dans sa discipline. Cela fait 18 fois 2.5 soit 45 heures hebdomadaire. Je suppose, qu’intérieurement, vous vous dîtes « Vous avez les vacances pour compenser ». Ces chères vacances qui font de nous des privilégiés ! Certes, il est vrai que nous avons 10 jours en février, 10 jours en avril, 10 jours à noël, 5 jours aux vacances de la Toussaint (en réalité 8 jours mais nous travaillons 3 jours de plus en juillet pour compenser), cela fait 35 jours de congés payés. Aujourd’hui avec les 4 semaines de congés payés et les RTT, beaucoup de salariés ont autant de congés si ce n’est plus ! Or, nous, enseignants, pendant ces 35 jours de congés payés, souvent, nous corrigeons nos copies ou préparons nos cours. Vous répondrez « oui mais vous avez 2 mois en été ». Ces fameux deux mois d’été, il faut le savoir ne nous sont pas payés : notre grille de salaire fut fixée en 1950 au même niveau que les autres cadres de la fonction publique recrutés avec un concours au niveau BAC+3, mais à cette grille, il nous a été retiré 2 mois de salaires, puis le résultat fut divisé par 12 (afin de recevoir un salaire chaque mois). Pensiez – vous vraiment que l’on nous payait à rien faire durant deux mois ? Non ! En résumé nous travaillons 45 heures par semaines, payés environ 1660 euros par mois, avec 35 jours de congés payés durant lesquels nous travaillons quand même. Les événements de ces derniers jours, voire de ces derniers mois m’ulcèrent. Certains politiques détournent le débat sur le service minimum à l’école, pour s’attirer la sympathie des parents d’élèves qui, eux, travaillent toute la journée. Pensez – vous vraiment, chers lecteurs, que le service minimum soit au centre de nos revendications ? Bien sûr que non ! Le seul aléa, c’est que nos « vraies » revendications sont tues, étouffées avant qu’elles ne vous parviennent. D’où cette lettre, qui, je l’espère, arrivera jusqu’à tous les parents d’élèves. Premièrement, notre principale revendication c’est la lutte contre la suppression des postes, certes, la « quantité ne fait pas la qualité », mais dans mon établissement, nous avons perdu 2 postes de professeur d’histoire – géographie en 2 ans, alors que la perte d’effectifs ne s’élève qu’à 40 élèves. Pourquoi ces suppressions de postes générales à tous les disciplines et à tous les établissements ? Il s’agit de répartir les heures entre les professeurs restants afin qu’ils fassent 21 heures ou 22 heures de présence devant les élèves soit plus de 52 heures de travail hebdomadaire ! Qui pourrait tolérer cela ? Une autre solution serait d’augmenter les effectifs de chaque classe, les classes à 40 élèves deviendront monnaie courante. J’ai donc une proposition à faire à tous les enseignants qui liront ce courrier. Etant donné que nous ne sommes pas rémunérés pour les mois de juillet et août, ne faisons rien, pas de préparation de cours ni de renouvellement de nos connaissances durant l’été. Ensuite, pendant nos « petites vacances » qui sont nos congés payés communs à tous les salariés, reposons – nous, pas de copies ni de cours à préparer. Et surtout, à partir du mois de septembre travaillons réellement que 35 heures par semaines. Personnellement, je suis prête à fournir au ministre de l’éducation mon emploi du temps semaine par semaine indiquant mes 35 heures de travail réalisées, préparation des cours et corrections de copies inclus. Mais je tiens à vous prévenir que si les enseignants travaillaient réellement « que » 35 heures par semaine, les cours ne seront pas toujours prêts à temps, les copies seront rendues très longtemps après les devoirs (un paquet de lycée c’est 4 heures de correction, actuellement je corrige 20 h toutes les 2 à 3 semaines), les brevets blancs et bacs blancs seront moins nombreux, etc. Vous allez répondre que l’on contribuera dès lors à détériorer notre système éducatif déjà si mal en point ! Notre système n’est pas si mal en point que l’on veut vous faire croire. Les professeurs de vos enfants sont parmi les mieux formés du monde, les concours du CAPES et de l’agrégation sont parmi les plus difficiles à réussir. Mais le ministre de l’éducation veut remplacer ces professeurs compétents qu’il faut rémunérer à leur juste valeur (minimum BAC + 3) par des intérimaires, des vacataires sans diplômes et moins bien payés. Il veut copier le système anglo-saxon, où un professeur enseigne plusieurs disciplines avec pour seules compétences son niveau BAC ! Après tout, à quoi cela sert-il qu’un prof de langue étudie 3 à 4 ans à l’université une langue étrangère, se rende dans ce pays pour se familiariser avec le mode de vie et dispense ensuite son savoir aux élèves alors qu’en Angleterre avoir appris l’espagnol au lycée suffit à avoir les compétences pour l’enseigner. On vous parle sans cesse « d’échec scolaire », mais ce « pseudo échec scolaire » n’est pas le fait des enseignants, au contraire ces derniers limitent « la casse ». Je m’explique, le gouvernement souhaite absolument que 80% d’une classe d’âge obtiennent le BAC, tans pis si un élève de 3ème rêve d’être plombier. Les recommandations données aux professeurs principaux de 3ème sont claires, il faut faire passer en 2nde générale et technologique. Les places en BEP ou CAP sont d’ailleurs peu nombreuses et seuls les meilleurs élèves sont acceptés. Les autres vont en 2nde, quitte à échouer après. Les enseignants rencontrent les parents, expliquent les différentes voies empruntables par les élèves qui ne souhaitent pas aller au lycée, mais le discours est tellement bien formaté et martelé que chacun imagine la voie professionnelle comme un échec. D’autre part, les établissements ont des « quotas » de redoublants à ne pas dépasser, tans pis si un élève aurait pu consolider des acquis fragiles en redoublant (car redoubler c’est une 2nde chance, ce n’est pas une sanction). A cela s’ajoute le manque de sanction ; combien de parents n’ont –ils pas entendu leurs enfants raconter qu’ils n’ont pas pu avancer dans tel ou tel cours car certains élèves faisaient « le bordel » ? Or, un enseignant peut difficilement exclure un élève de cours sous peine d’être déconsidéré par sa hiérarchie, des exercices supplémentaires peuvent être donnés mais s’ils ne sont pas réalisés, que faire ? Coller ? Oui, c’est une solution mais dans de nombreux établissements il n’y a pas assez de personnels ou d’heures rémunérées pour surveiller les colles du mercredi. Exclure ? Pourquoi pas ? Mais les chefs d’établissements y sont souvent réfractaires car l’exclusion définitive les met en situation d’échec vis-à-vis du rectorat. Nous faisons grève pour nous faire entendre mais nous apparaissons comme des « bouffons » dont on se joue. Nous ne bloquons aucune production, nous ne prenons pas de voyageurs en otages, nous ne bloquons pas les routes et, de ce fait, le gouvernement a raison de rigoler et d’attendre que l’on ait fini nos « petites manifs ». Maintenant il y a toujours la solution de « bloquer » la production, notre production étant pour nous l’éducation et le savoir. Rien n’est plus facile que de faire grève durant les épreuves du BAC et brevet, ou pire encore, travailler 35 heures par semaine, car à partir de ce moment il n’est pas dit que vos enfants aient acquis toutes les compétences nécessaires à la réussite de leurs examens, étant donner que pour faire que 35 h nous devront donner des QCM à la place des compositions, que nous ne pourrons plus préparer d’examens blancs, car trop longs à corriger. Si tel était le cas nous serions très loin d’atteindre 80 % de réussite au BAC ! Peut être que le gouvernement attend de constater qu’avec ses réformes imposées et contre productives, la cuvée 2009 du BAC ne représentera que 50 % des candidats de terminale. Chers lecteurs, j’espère que ce courrier vous permettra de vous forger votre propre opinion, tout en vous détachant du bourrage de crâne gouvernemental et médiatique qui ne tend qu’à masquer la réalité des problèmes et revendications. Rien ne vous empêche d’aller interroger directement les professeurs de vos enfants, ils sauront vous renseigner sur la réalité du système éducatif français. Je terminerai en précisant que jamais en classe nous critiquons tel ou tel corps de métier, alors je ne comprends pas pourquoi certains élèves arrivent en classe avec un discours méprisant envers les enseignants, discours véhiculé par les parents alors que ces derniers ne savent rien de la réalité de nos conditions de travail. E.O.
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24 mai 2008 6 24 /05 /mai /2008 17:53
Dans le cadre de la lutte contre les discriminations, les députés PS se sont déclarés favorables aux enquêtes statistiques. Le PS annonce être désormais favorable aux "questions sur les origines" qui pourraient "être envisagées dans des enquêtes exceptionnelles, directement liées à la lutte contre les discriminations, strictement encadrées et contrôlées par la CNIL". De plus, ajoute le PS, "elles doivent avoir le consentement des personnes, être anonymes et facultatives. Enfin ces questions reposent sur le mode autodéclaratif, les questions étant ouvertes". Le PS précise qu’"aucun comptage officiel de la population sur des bases ethniques ou raciales ne doit être autorisé".

Pourtant, en novembre 2007, le PS avait salué la décision du Conseil constitutionnel de censurer les statistiques ethniques, votées deux mois auparavant dans la loi immigration. Le parlement avait modifié la loi Informatique et Liberté en autorisant la collecte de «statistiques ethniques » dans le cadre d’« études  sur la mesure de la diversité des origines des personnes, de la discrimination et de l’intégration».

Aujourd'hui, le PS considère que
"pour bien lutter contre les discriminations il faut les évaluer et les mesurer" et que cela suppose la création de catégories ethnoraciales.

Etrange tout de même
que la lutte contre les discriminations et l’effort pour l’intégration supposent la création de catégories ethnoraciales. 

Etrange que le regard et l’investigation se posent sur les victimes plutôt que sur les auteurs des discriminations.

Quand bien même ces questions sur les origines ne seraient envisagées que dans des enquêtes exceptionnelles, quelles garanties sur la confidentialité et la non utilisation à d'autres fins ?  Ces critères rappellent ceux d'une autre époque.


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18 mai 2008 7 18 /05 /mai /2008 21:52
"Ça va mieux en le disant". C'est le titre du dernier livre de Françoise Laborde, journaliste et présentatrice de télévision. Elle revient sur les mensonges qu'elle a été obligée d'inventer pour parvenir à s'imposer dans sa vie privée et professionnelle.

En quatrième de couverture  :

"Longtemps j'ai menti... Et j'ai menti de bonne heure... Sur tout, sur rien, pour me faciliter la vie...
Aujourd'hui c'est fini ! je n'ai plus peur. Je peux dire tout haut ce que je suis : une menteuse professionnelle !
Et puis, une évidence s'est imposée à moi : dans ce pays tout le monde ment, c'est même un sport national."

"Le plus difficile reste de ne pas se mentir à soi-même, tout le reste sont des accommodements avec la réalité."

Ça ne va vraiment pas mieux en le disant ! Et dire que Françoise Laborde est aussi présentatrice de l'émission "Les quatre vérités". Une émission vraiment mal nommée pour cette présentatrice.





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13 mai 2008 2 13 /05 /mai /2008 23:42
J'ai profité de cette belle journée ensoleillée pour faire mes plantations de tomates. Mon épouse s'était chargée de faire les semis, avec des graines de chez Kokopelli. Ben oui, des semences anciennes pour sauvegarder la biodiversité. Et j'ai même fait mon purin d'ortie, même si là aussi la publication de la recette est interdite. Eh oui, notre gouvernement s'incline devant le lobby des semenciers et marchands d'engrais et de pesticides.

Et pourquoi je viens vous raconter ça, ce n'est pas le genre de sujet que j'évoque dans mon blog. Tout simplement parce que cette journée jardinage s'est conclue par l'info concernant le rejet du projet de loi controversé sur les OGM suite à l'adoption d'une motion de procédure défendue par le député communiste André Chassaigne et adoptée à la surprise générale par 136 voix contre 135. Il y a eu une très forte mobilisation de la gauche face à des députés de droite qui ont été moins assidus. Encore un couac à droite ?
Sans OGM,
je sens que cela va booster mes tomates.


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