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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 07:26

François Fillon qui promet la casse des 35 heures, et envisage même d'autoriser la durée du travail jusqu'à 48 heures maximum par semaine, ferait bien de se pencher sur cette étude de l'INSERM.

 

Une étude de l'Inserm révèle que les mauvaises conditions de travail favorisent maladies cardiovasculaires et décès prématurés. Par Olivia Recasens (Le Point)


Travailler, c’est bon pour la santé... Une étude détonante pourrait bien jeter un sort à cet adage. Des chercheurs de l'Inserm, l'Institut national de la santé et de la recherche médicale, se sont lancés dans une exploration inédite*, par sa précision et son exhaustivité, des liens entre santé et travail. Pour ce faire, ils ont passé au crible une cohorte de 20 625 salariés d'EDF-GDF, âgés de 39 à 54 ans, suivis depuis plus de 25 ans, de 1989 à aujourd'hui. De précieuses données qu'ils ont rigoureusement croisées avec l'environnement et les conditions de travail.

 

Troubles du sommeil et dépression

 

Les cobayes ont ainsi été soumis à 30 questions sur leur revenu mensuel moyen (moins de 2 592 euros à plus de 3 811 euros), leur temps de trajet domicile-travail, s'ils étaient soumis à des horaires irréguliers, s'ils travaillaient la nuit, ou dans le froid, le bruit... Ils ont aussi répondu à des questions plus subjectives : considéraient-ils leur job comme physiquement difficile (un peu, moyennement, beaucoup) ? Quelle était leur latitude de décision ? recevaient-ils le soutien de collègues ? Avaient-ils le sentiment de se surinvestir dans leur travail ? pensaient-ils que celui-ci était récompensé comme il se doit...? Premier constat : les conditions de travail dégradées sont une cause majeure de survenue d'accidents cardiovasculaires. Et ce, avant l'âge de la retraite.

 

Huit facteurs sont particulièrement délétères. Parmi lesquels, bien sûr, la catégorie socioprofessionnelle, le revenu mensuel et les horaires de travail, mais aussi le travail en posture pénible, l'exposition au bruit, à la pression, l'absence de soutien et le manque de reconnaissance. Autant de contraintes à la fois matérielles et psychologiques, qui génèrent chez ceux qui les subissent un risque augmenté de 53 % de développer une obésité, de 60 % de souffrir de troubles du sommeil, et de 113 % d'être victimes d'une dépression ! Trois conséquences sur la santé qui favorisent elles-mêmes la survenue précoce de maladies cardiovasculaires.

 

Une augmentation irréversible !

 

L'impact se vérifie autant chez les hommes que chez les femmes. Et il n'est pas réversible ! "L'augmentation du risque cardiovasculaire lié aux conditions de travail perdure après la retraite alors même que ces personnes n'y sont plus exposées", écrivent les auteurs, tout en remarquant qu'il fait également grimper "la probabilité d'apparition d'autres facteurs de risque pour la santé ". Ainsi, l'obésité, difficile à combattre, favorise à terme l'hypertension et le diabète. D'autant plus inquiétant que la cohorte scrutée par l'Inserm, même si elle comporte 16 % d'ouvriers ou d'employés et 56 % de professions intermédiaires, est plutôt favorisée par rapport à la population générale, notamment en raison du statut de fonctionnaire dont jouissent les personnes qui la composent.

 

"Les conditions de travail dégradées sont un problème de santé publique largement sous-estimé alors qu'elles provoquent maladies et décès prématurés, essentiellement par accidents cardiovasculaires", souligne Pierre Meneton, le chercheur de l'Inserm qui a piloté l'étude. Et d'avertir : "Les entreprises et services publics, en détériorant les conditions de travail par les techniques de management visant à augmenter la productivité, se tirent une balle dans le pied, car les pathologies induites comme les troubles du sommeil, la dépression et l'obésité sont particulièrement invalidantes sur le plan de la productivité, sans compter l'absentéisme et l'augmentation des dépenses de santé qui en résultent et pour lesquelles ces entreprises ou services publics cotisent, en sus des salariés." 

 

À bon entendeur...

 

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 18:47

La Justice qui devrait être le premier domaine exonéré de tout rapport à l’argent est perverti par celui-ci. Mieux vaut s'appeler Balkany par exemple, toujours en exercice à la mairie de Levallois, député, bien qu'étant concerné par de nombreuses affaires judiciaires dans lesquelles lui et son épouse adjointe à Levallois sont et ont été impliqués. Pour d'autres il y a des valises de billets, pour d'autres il y a les milliards d'évasion fiscale ...

 

Mais on connaît tous l'expression « qui vole un œuf vole un bœuf » et peut-être que pour les riches, c'est « qui vole un bœuf vole un oeuf ». C'est ce que doit considérer parfois la justice.

 

Il y a quelques jours au palais de justice de Niort était jugé un prévenu âgé de 19 ans, reconnu coupable du vol de… 2,79 € de jambon blanc conditionné. Le jour du méfait, le jeune homme avait caché sous son tee-shirt la nourriture, mais l’agent de sécurité l’avait grillé : il avait alors payé sur place ce qu’il devait à l’enseigne, dont le responsable ne s’est pas constitué partie civile. Comme c'était en récidive, la vice-procureure de la République a requis une amende de 150 euros. Ce nouveau délit lui a valu la mise à exécution d’une précédente peine de prison avec sursis.

 

Il y a le cas de ce jugement prononcé par le tribunal correctionnel de Toulouse qui a condamné à 3 mois de prison ferme lundi, un jeune homme de 22 ans qui avait volé une bûche de chèvre dans un supermarché parce qu'il avait faim, rapporte La Dépêche du Midi de ce mardi 22 novembre. Ce qui n'a pas dû arranger le cas de ce jeune homme, c'est qu'il était ressortissant marocain en situation irrégulière en France. Il a indiqué aux juges que c'était la première fois qu'il volait et qu'il avait fait cela parce que cela faisait trois jours qu'il n'avait rien avalé.

 

Le procureur de la République a requis une peine de 5 à 8 mois de prison ferme, pour le prévenu dont le casier judiciaire était vierge. Le tribunal l'a finalement condamné à 3 mois de prison avec placement immédiat en détention.

 

Cette sévérité judiciaire pour un simple morceau de fromage n'est pas sans rappeler celle d'un jeune SDF de 18 ans qui avait écopé de 2 mois de prison ferme à Cahors en mai dernier pour s'être introduit dans une maison de Figeac et avoir volé des pâtes et du riz pour manger.

 

Tout est plus facile quand on est riche, se défendre dans la vie, en général et devant la Justice en particulier.

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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 17:36

David Pujadas confirme qu'il est un bon « chien de garde » du système. On l'a vu dans son parti pris flagrant contre des syndicalistes, Xavier Mathieu de Continental ou Jean-Pierre Mercier de PSA entre autres, avec ses invectives contre ces syndicalistes qui par leurs mouvements de grève (NDLR - pour défendre l'emploi ou les salaires) mettraient à mal l'économie du pays. Mais quand il s'agit des salaires exorbitants des patrons, aucun souci.

 

On en a eu une nouvelle preuve en début de semaine dans le 20 heures. Alors que les salariés souffrent des politiques d'austérité et voient leurs salaires stagner, la rémunération des grands patrons a fait un bon de +20% en 2015. Cela concerne les 120 premiers groupes français. Des salaires sans rapport avec les résultats financiers des entreprises, selon Loïc Dessaint du cabinet Proxinvest qui conseille les actionnaires. « Ces dirigeants, lorsque les résultats ne sont pas bons, on estime que ce n'est pas de leur faute. Lorsque les résultats sont très bons, on estime que c'est grâce à eux. Avec ce type de raisonnement, on arrive à une forme de dérive » dit-il.

 

Et Pujadas dans tout ça, lui qui émarge chaque mois à un salaire à 5 chiffres proches des 20 000 euros. Eh bien il s'interroge pour savoir si c'est vraiment beaucoup, et il fait la comparaison avec les dirigeants européens. Son "expert" arrive et démontre que 10 millions de salaire par an, ce n'est pas tant que ça par rapport à une entreprise allemande ou suédoise, chiffres à l'appui. La France n'est en fait que 3ème, une « position médiane » conclut-il.

 

Depuis près de vingt-cinq ans que Pujadas présente des JT, rien n'a changé. Jamais révolté par les rémunérations scandaleuses des patrons, en bon « chien de garde » du système qui le nourrit grassement. Comme je l'écrivais en conclusion du billet Rémunérations et lutte de classes en date de février 2008 où il était déjà question de Pujadas, « A ceux qui luttent contre ce système, on dit que la lutte des classes est une vieillerie d’un autre siècle, que c’est quelque chose de dépassé ! Ah bon, vous trouvez ? »

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13 novembre 2016 7 13 /11 /novembre /2016 00:33

«Les Enfants Paradis» de Damien Saez

Ils étaient des sourires, ils étaient des sanglots
Ils étaient de ces rires que font les chants d’oiseaux
Ils étaient des matins quand on va bord de mer
Ils étaient cœur chagrin, ils étaient cœur lumière
Ils étaient des poèmes, Ils étaient des oiseaux
Ils étaient des je t’aime qu’on dit bord du ruisseau
Ils étaient du café, ils étaient du bistrot
Ils étaient étrangers, ils étaient sans drapeau

 

Ils étaient de Paris, ils étaient de province
Ils étaient cœurs de pluie qui font cœurs qui grincent
Ils étaient pleins de vie, avaient l’œil du printemps
Ils étaient cœurs qui rient quand le ciel est pleurant
Ils étaient des promesses, ils étaient devenir
Ils étaient bien trop jeunes oui pour devoir partir
Ils étaient fils d’Orient ou fils de l’Occident
Enfants du paradis, enfants du Bataclan

 

Ils étaient cœur français ou international
Ils étaient la rosée qui pleure de sous le châle
Ils étaient des promesses, ils étaient des bourgeons
Qui font monter tristesse, ils étaient des chansons
Ils étaient des familles, ils étaient des amis
Ils étaient ce qui brille dans le ciel de la nuit
Ils étaient amoureux ceux qui se sont blottis
L’un contre l’autre à deux, contre la tyrannie

 

Ils étaient comme toi, ils étaient comme moi
Ils n’étaient pas guerriers mais sont morts au combat
Ils étaient cœur d’amour, ils étaient cœur qui bat
Puis qui battra toujours même en-dessous la croix
Ils étaient ces amis que je connaissais pas
Ils étaient mon pays et puis le tiens je crois
Ils resteront Paris, Paris se souviendra
Toujours de ces amis la lumière brillera

 

Ils s’appelaient je t’aime, ils s’appelaient jeunesse
Ils s’appelaient poème, ils s’appelaient tendresse
Ils s’appelaient frangine, ils s’appelaient frangin
Ils s’appelaient gamine, ils s’appelaient gamin
Ils s’appelaient la joie et puis la non violence
Ils s’appelaient je crois les enfants de la France
De tout les horizons puis de tous les prénoms
Ils s’appelaient amour, s’appelaient l’horizon

 

Ils s’appelaient Jacques Brel puis je crois Barbara
Ils s’appelaient le ciel, ils s’appelaient pourquoi
Toujours ici sommeil l’horreur au creux du bois
Qui rejoint l’éternel va l’innocent je crois
Ils étaient poing levé, ils étaient nos concerts
Ils étaient cœurs serrés oui face aux tortionnaires
Ils étaient cœur d’œillets, des fleurs face au fusil
À nos cœurs endeuillés nous pleurons nos amis

 

À l’innocent qu’on tue, oui, tombé sous les balles
Au soldat inconnu sous l’horreur des mitrailles
Si sont les lettres mortes, les cantiques du chagrin
Puisque frappe à la porte les plaines de Verdun
Si sont tombés ce soir, en ce vendredi noir,
Les frères de mon pays, nous laissant désespoir
Mon pays ta culture est morte, assassinée
Mais tu sais ma culture non ne mourra jamais

 

Toi mon pays Molière, toi mon pays Vinci,
Toi mon pays Voltaire, toi mon pays Valmy
Toi mon pays la Terre, toi mon pays Paris,
Toi mon pays par terre, relève toi mon pays
Toi mon pays lumière, toi mon pays la vie
Mon pays littéraire, mon pays triste vie
Toi mon pays mes frères, toi frère de mon pays
Comme on chérit sa mère, on chérit sa patrie

 

A écouter ici

 

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10 novembre 2016 4 10 /11 /novembre /2016 01:31

Il y a quelques jours, je suis allé voir le dernier film de Ken Loach « Moi, Daniel Blake ». Ce film qui a obtenu la palme d'Or au dernier festival de Cannes tient plus du documentaire que de la fiction. On en ressort avec la boule au ventre en pensant au nombre de Daniel Blake que cette société capitaliste tue.

 

Le cinéaste de 80 ans porte la classe ouvrière à l'écran pour en faire une héroïne. Ken Loach raconte l'histoire d'un ouvrier, Daniel Blake, menuisier expérimenté qui fait face à une injustice. Ses problèmes cardiaques ont conduit son médecin à lui interdire de travailler alors qu'il a perdu sa pension d'invalidité. Lors de ses démarches pour recouvrer ses droits, il rencontre Katie, mère célibataire de deux enfants, elle aussi mise hors système après un retard succinct à un entretien. Ces deux écorchés de la vie s'entraident, sans assurance de pouvoir maintenir totalement la tête hors de l'eau.

 

Comme le dit Ken Loach dans une interview à L'Humanité, le système se sert de la santé des citoyens pour faire baisser les statistiques. Si les gens malades font appel de leur radiation des listes de chômage, ils gagnent. Mais beaucoup sont démoralisés ou se sentent trop faibles pour faire appel. Les tentatives de suicide augmentent. Mais le gouvernement gagne puisque ces gens perdent leurs allocations. Le problème est idéologique. Ils veulent faire croire aux pauvres qu'ils sont des incapables et feignent d'ignorer que près de 2 millions de personnes sont sans emploi. « Si vous n'avez pas de travail, c'est parce que votre CV n'est pas bon, parce que vous êtes arrivé en retard à un rendez vous, parce que vous ne maîtrisez pas la technologie ou parce que vous n'avez pas postulé pour tel travail. Quelle que soit la raison, vous avez échoué par votre propre faute. »

 

Cela se passe en Grande-Bretagne, mais la situation dans notre pays n'a rien à envier. Tout est bon pour faire baisser les chiffres du chômage. Ce film est un fort témoignage. A VOIR ABSOLUMENT.

 

Peut-être serons-nous plus nombreux ensuite à nous dire qu'on ne peut rester spectateur de ces situations et qu'on doit faire quelque chose pour changer cette société.

 

Rappelez-vous les propos du milliardaire américain Warren Buffet qui il y a quelques années déclarait « Il y a une guerre des classes, c’est ma classe, la classe des riches qui mène cette guerre et qui est en train de la gagner ».

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3 août 2016 3 03 /08 /août /2016 00:18
Nuit Debout Niort pour la paix 6 au 9 août
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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 22:11

Cette semaine, le Groupe automobile PSA a annoncé avoir multiplié par deux son bénéfice net au premier semestre 2016 à 1,21 milliard d'euros. C'est selon le groupe, le fruit d'une amélioration de sa rentabilité. Mais à quel prix pour les salariés ?

 

En octobre 2013, quatre syndicats avaient signé un accord de compétitivité mais pas la CGT ni la CFDT. Qualifié par PSA de "nouveau contrat social", ce texte exigeait des efforts en échange de garanties sur l'emploi : suppression des augmentations générales, baisse du taux de majoration des heures supplémentaires, plus grande flexibilité etc. Dans le même temps, le président du directoire de PSA voyait sa rémunération quasi doublée en 2015, passant de 2,75 millions d'euros en 2014 à 5,24 millions d'euros en 2015 alors que les salariés sont soumis à une modération salariale.

 

Mais c'est bien connu, les capitalistes n'en ont jamais assez. La direction de PSA vient de négocier un nouvel accord qui aggrave le "nouveau contrat social" de 2013. Les salariés n'auront que 0,45% d'augmentation annuelle, soit 5 euros net par mois pour un ouvrier. Cet accord baptisé "NEC" (Nouvel Élan pour la Croissance) vise à "l'augmentation de la marge de flexibilité" pour "mieux répondre aux variations des marchés" selon l'entreprise. Mais « c'est la poursuite du blocage des salaires, des contrats de travail de nuits partielles et des mutations forcées » selon la CGT. C'est pourquoi la CGT ne l'a pas signé puisqu'il aggrave encore le précédent. Bien sûr, Valls voit dans cet accord « l'esprit de la Loi Travail ».

 

« S'il y a des bénéfices, et des bénéfices en hausse, c'est uniquement pour les actionnaires. Ils sont en train de se goinfrer, ils vont se gaver encore de milliards » a réagi Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT de PSA après l'annonce du bénéfice record. « Ces résultats c'était un secret de polichinelle au niveau de la direction », assure le syndicaliste. « On est en colère parce que cela ne l'a pas empêchée de vouloir nous imposer dès la rentrée un deuxième accord de compétitivité ».


 

Lors du journal de 13h sur France-Inter, le présentateur communiquait sur le bénéfice record de PSA après une période difficile et livrait la réaction du délégué central CGT de PSA. Mais comme pour tempérer les propos de ce dernier, il concluait le sujet en rappelant que « l'accord prévoit 1000 recrutements en France en CDI ». Comme si ces 1000 emplois positivaient un tel accord ! Mais c'est oublier que PSA en a supprimé 17000 en 3 ans et que 2500 départs en préretraite sont programmés.


 

Chez PSA, c'est toujours plus de flexibilité pour un "Nouvel Élan pour la Croissance" des bénéfices des actionnaires.


 


 

 

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 18:52

Par Patrick Le Hyaric - L'Humanité

 

Ce devait être un soir de fête et c’est devenu un jour d’effroi. Après Paris, Istanbul, Orlando, Bamako, Bruxelles ou Bagdad, la furie terroriste s’est abattue sur Nice. Elle a broyé des dizaines d’existences, certaines à l’aube de la vie, mutilé des corps, inscrivant à jamais dans les esprits des images d’une indicible horreur.

 

Une nouvelle fois, la France est en deuil. Les circonstances du crime et les motivations de cet assassin restent trop floues pour en tirer toutes les conclusions. L’incertitude qui règne sur cet odieux attentat nous plonge dans une angoissante perplexité. Pourtant, il nous faut comprendre pourquoi l’histoire redevient tragique.

 

La revendication tardive de cette innommable atrocité par Daech ne nous informe pas sur ses raisons profondes. Elle nous dit cependant que le terrorisme fanatique est bien ce décor obscur dans lequel se meuvent des fanatiques, des âmes errantes, des petites frappes frustrées, d’imbéciles voyous prêts, pour des raisons diverses, à devenir des assassins de masse sans le début d’un frémissement de conscience. Il s’agit d’une incontestable victoire de cette franchise du crime qui parvient à activer dans différents endroits du globe des pulsions meurtrières aussi cruelles qu’imprévisibles.

 

Depuis le 7 janvier 2015, la menace terroriste s’inscrit dans notre quotidien. Elle frappe désormais en dehors de la région capitale, comme s’il fallait partout s’habituer au carnage, comme s’il fallait renouveler sa peine à échéance régulière. Là se situent peut-être l’horreur véritable et l’ultime dessein du terrorisme : la banalisation d’une épouvante qui prêterait le flanc aux réflexes les moins raisonnés, à la recherche de la fragmentation, de la division de la société, ouvrant la voie au triomphe de l’abominable secte des égorgeurs, coupeurs de têtes, lanceurs de bombes et de camions fous.

 

Il va donc falloir raisonner, penser, peser les mots et les images pour se défier de la haine qui trouve dans ces circonstances un terreau si fertile. Il va falloir le faire en résistance aux assassins comme à ceux qui les inspirent. Le faire contre les tentations qui s’expriment dans notre société de baisser pavillon sur les valeurs universelles de liberté, d’égalité et de fraternité, justement fêtées ce soir de 14 Juillet par les victimes de l’attentat.

 

Inutile de cacher l’ampleur du défi. Le terrorisme fanatique, et les formes mutantes qu’il endosse, risque d’être une donnée du monde qui vient s’il continue cette course folle.

 

La sécurité intérieure est donc une grande question, un grand défi pour toutes celles et tous ceux qui ont légitimement à cœur d’être protégés et de préserver, de faire fructifier nos libertés individuelles et collectives, nos moments de communion. L’état d’urgence ne l’aura pas permis. Il ne permettra pas plus aujourd’hui de répondre à ce nouveau type de terrorisme, dont seuls des démagogues politiciens prétendent pouvoir à tous les coups prévenir les horribles méfaits.

 

Comment donc faire pour que nos larmes ne deviennent pas des larmes d’impuissance réitérées à chaque coup porté ? Voilà des questions que les progressistes et humanistes auraient grand tort de laisser en jachère ou à une droite engluée dans une nauséabonde surenchère avec son extrême.

 

Misons sur une action internationale résolue pour assécher les réseaux et organisations terroristes et pour encourager partout les forces démocratiques et progressistes, pour un codéveloppement solidaire et durable, pour des mesures de sécurité intérieure efficaces, garantissant toutes les libertés, et la promotion d’une société de partage et d’égalité. Ce sont là d’indissociables directions que devrait prendre l’action publique, associées à une nécessaire mobilisation solidaire de toute la société et des citoyens.

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1 juillet 2016 5 01 /07 /juillet /2016 16:49

Une indisponibilité liée à des questions de santé a fait que je n'étais pas présent pour manifester le 28 juin et que je n'ai pas pu rendre compte de la manifestation de Niort comme à mon habitude.

 

Mais on ne lâche rien, et on fera tout pour aboutir au retrait de cette loi-travail qui ne va faire qu'ajouter de la précarité et renforcer les inégalités. Dans un sondage Odoxa publié cette semaine, 64 % des personnes sondées sont convaincues que si l’article 2 de la loi était adopté, lequel prévoit de donner plus de poids aux accords locaux qu’aux accords nationaux, «beaucoup d’entreprises chercheront à négocier à la baisse les droits des salariés». L’enquête d’opinion précise que 73 % des personnes se disent clairement opposées à une nouvelle utilisation du 49-3 (vote bloqué sans débat) devant l’Assemblée, et la trouveraient « choquante ».

 

Les seuls combats perdus d'avance sont ceux que l'on ne mène pas.

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2 juin 2016 4 02 /06 /juin /2016 07:54

 

En réponse aux propos naudéabonds de Gattaz, Giesbert (voir ci-dessous) et d'autres dont M Valls, voici deux messages en réponse. Celui du syndicat national des journalistes CGT et celui de Philippe Légé, enseignant-chercheur, membre des économistes atterrés.

 

Honte à Gattaz, Giesbert et tous leurs affidés.

 

 

La bêtise humaine, la preuve par Gattaz et Giesbert
La bêtise humaine, la preuve par Gattaz et Giesbert
La bêtise humaine, la preuve par Gattaz et Giesbert
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