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  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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24 octobre 2008 5 24 /10 /octobre /2008 00:34

Lors de la journée d’action du 7 octobre, je faisais état du service minimum mis en place par la ville de Niort, et de la position des élus communistes qui s’étaient démarqués s’opposant à l’application de cette loi.

En prévision du mouvement de grève du 23 octobre, la maire de Niort PS annonce cette fois dans un communiqué qu’elle n’appliquera pas la loi instituant le service minimum à l’occasion de la grève des enseignants de jeudi.

Et la presse quotidienne régionale se fait le relais aujourd’hui de la réaction du groupe d’opposition (UMP) au travers d’un communiqué. «  Avançant des raisons faussement pratiques, la députée-maire et son équipe campent sur une position idéologique qu’il est difficile de défendre auprès des familles niortaises. » Et le communiqué de conclure « Le groupe de l’opposition appelle la majorité municipale à abandonner sa pratique partisane et à retrouver le sens du service public. »

Vous avez bien lu, l’opposition UMP qui appelle l’équipe majoritaire à retrouver le « sens du service public. ». On croit rêver. De qui se moquent-ils ? C’est quand même le gouvernement de leur ami Sarkozy qui a supprimé 11 000 postes dans l’enseignement à la rentrée 2008, et qui a déjà annoncé 13 500 autres suppressions de postes pour 2009.

Et là je ne parle que de l’éducation nationale. C’est Sarkozy lui-même qui annonçait à Toulon en septembre que 30.600 emplois publics seraient supprimés en 2009, dans le cadre du non-remplacement d’un agent de l’Etat sur deux partant à la retraite.

De grâce, vous qui cassez le service public, (éducation, hôpitaux, transport, la poste, météo, etc…) vous n’êtes pas qualifiés pour parler de « sens du service public. », mieux vaudrait faire profil bas sur ce sujet.


 


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9 octobre 2008 4 09 /10 /octobre /2008 08:28
Mardi 7 octobre se tenait une journée nationale d'action avec des mouvements de grève. Dans le cadre de la réforme Darcos sur l’éducation nationale, la loi du 20/08/08 oblige les municipalités à mettre en place un service minimum d’accueil pour les enfants dont 25% au moins des enseignants de l’école sont grévistes.

A cette occasion, j'ai lu dans la presse locale que la mairie de Niort dirigée par une maire socialiste, et bien qu'en désaccord avec cette loi, avait mis en place ce service minimum, avec le strict minimum a priori. Je soutiens la position des élus communistes niortais et apparentés qui se sont démarqués de cette position « s’opposant unanimement à cette Loi qui remet en cause le droit de grève des enseignants et des agents territoriaux obligés d’assurer cette garderie. Cela pose le problème plus général de la garde de nos enfants les jours de grève car la loi n’impose aucune qualification des personnels dans ce cadre. » … « Aujourd'hui, la grève en France est (encore !) un des moyens à la disposition du monde du travail pour s'opposer aux attaques multiples contre les garanties sociales, l'éducation, la santé, le droit du travail, les libertés collectives et individuelles, les services publics acquis de la Libération et garantissant l'égalité sur l'ensemble du territoire. »

D'ailleurs certaines communes, y compris dans les Deux-Sèvres n'ont pas mis en place ce service minimum. En mettant en place un service minimum, cela participe à la remise en cause du droit de grève ou pour le moins contribue à casser les effets du mouvement.

Dans un autre domaine, la Loi SRU (obligeant les communes de plus de 3500 habitants de disposer d’au moins 20% de logements sociaux) n’est pas respectée par certaines municipalités de droite depuis plusieurs années, sans que celles-ci soient le moins du monde inquiétées par les pouvoirs publics.
Comme disait Oscar Wilde, "Se rebeller est juste, désobéir est un devoir, agir est nécessaire !"

 

 

 

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4 septembre 2008 4 04 /09 /septembre /2008 17:47
Le ministre de l'Éducation nationale Xavier Darcos s'est félicité, mercredi matin, de la rentrée scolaire "réussie"  la veille. Les suppressions de postes ? "Nous aurons un meilleur taux d'encadrement que la rentrée précédente" est sa réponse. Etrange façon de voir les choses ou plutôt, il utilise la méthode Coué. Juste quelques exemples : Comment peut-on trouver normal que le jour de la rentrée, à Aulnay sous Bois, 60 enfants se retrouvent sans enseignant ? Comment peut-on trouver normal que ce collège de Villejuif n'ait pas de professeur d'allemand ni de professeur de musique d'affectés le jour de la rentrée, et un seul surveillant alors qu'il devrait y en avoir quatre ? Ce collège d'un petit peu moins de 400 élèves n'avait d'ailleurs pas de CPE l'an passé, pas plus cette année. Et combien de situations similaires. A part ça, tout va pour le mieux pour X Darcos ! Il faut dire que les moyens ne sont pas les mêmes pour tous.

En effet, pendant que le gouvernement ratiboise les effectifs des profs et les moyens dans l'éducation nationale, Sarkozy veut imposer une réforme géniale. Il a décidé d'offrir aux expatriés, la gratuité des écoles et lycées français de l'étranger. Un cadeau sympa, non? Sauf qu'il va surtout profiter aux plus aisés, et que l'addition, pour l'Etat, s'annonce carabinée.

Ces écoles, très cotées - des stars comme Madona font des pieds et des mains pour y caser leurs gamins - étaient jusqu'à présent payantes. Certains lycées sont des établissements publics, d'autres, privés sous contrat. En tout 160 000 élèves y sont scolarisés, dont 80 000 français. Sous la tutelle du Quai d'Orsay, chaque établissement fixe assez librement ses tarifs et ça atteint des sommets: 5 500 euros l'année à Tokyo, 6 500 à Londres, 15 000 à New York et 17 000 euros -le record- à San Francisco. Au diable l'avarice! Pour les expatriés modestes, un système de bourses plutôt généreux est déjà en place. A New York, par exemple, il faut gagner moins de 65 000 euros par an -pas vraiment le smic- pour décrocher 4 500 euros d'aide. Environ un quart des élèves français bénéficient d'une bourse. Mais pour Sarko, ce n'était pas assez.

Depuis l'an dernier et à la demande express de l'Elysée, l'Etat prend en charge l'intégralité des frais de scolarité des élèves français de terminale... quels que soient les revenus des parents. Plus besoin de bourse! A la rentrée, c'était le tour des premières, puis des secondes l'an prochain, et ainsi de suite. "J'aurais pu commencer la gratuité par la maternelle, a expliqué Sarko, le 20 juin dernier, devant la communauté française d'Athènes. Mais j'ai voulu commencer par l'année la plus chère pour que vous puissiez constater la générosité des pouvoirs publics français."
Mais générosité pour qui ? A Londres, l'une des familles concernées par ce généreux cadeau déclare plus de 2 millions d'euros de revenus annuels. Et deux autres gagnent plus d'un million. Ils doivent dire merci à l'état français qui régale. Et bientôt, ça soulagera aussi Sarkozy puisqu'il se sent personnellement concerné par la question. Après avoir été annoncé à New York puis à Londres, le petit Louis est finalement inscrit au lycée français de Doha... Et il va falloir payer ! La rentrée serait dure pour tout le monde ?

Alors, notez déjà le dimanche 19 octobre 2008 sur vos calendriers, pour une manifestation nationale à Paris dont  "les revendications porteront sur les questions budgétaires et l'ensemble de la politique éducative du gouvernement".

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