Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

9 février 2010 2 09 /02 /février /2010 17:32

Il y a une semaine, un élève de 14 ans a été roué de coups et a reçu un coup de couteau au cours d’un règlement de compte entre bandes rivales au lycée Adolphe-Chérioux de Vitry sur Seine (Val de Marne). Les enseignants ont décidé d’exercer leur droit de retrait et de cesser les cours.

 

A l’origine de ce drame qui mobilise les professeurs, les élèves et les parents, il y a évidemment les suppressions de postes dans l’éducation nationale. Dans cet établissement de 1500 élèves, on ne compte plus en effet que 11 surveillants, un chiffre dérisoire. Les professeurs réclament le doublement du nombre de surveillants pour passer à 22, nombre qu’il y avait dans l’établissement il y a dix ans.

 

Le rectorat campe sur sa première proposition qui est de trois surveillants et six médiateurs. Le ministre de l’Éducation enjoignait les enseignants à reprendre "le chemin des cours", sans quoi leurs jours de retrait seraient considérés comme jours de grève !

 

La FSU demande au ministre d’apporter une « réponse éducative » et non « sécuritaire ».

 

Ce gouvernement est vraiment cynique. Les dépenses faramineuses qu’entraînent les déplacements de notre petit monarque permettraient de créer des milliers de postes bien plus utiles.  Un petit rappel à ce sujet. Chaque déplacement de Sarkozy ressemble à une opération ville morte tant le déploiement des forces de l’ordre est massif. La visite de Sarkozy à la Réunion en janvier a été chiffrée à 1,6 millions d’euros par un journal de l’île de la Réunion. En résumé, pour le transport : 815 000 euros, les invitations : 17 000 euros, location de salle : 10 000 euros, climatisation : 50 000 euros (il ne faut pas que le monarque soit transpirant), frais de bouche : 23 000 euros, hébergement : 13 000 euros, et les renforts de police et de gendarmerie : 688 800 euros ! Que de postes utiles on pourrait créer avec cet argent !

 

Mais voilà comment ce pouvoir utilise l’argent des contribuables !


Partager cet article
Repost0
18 décembre 2009 5 18 /12 /décembre /2009 23:47

Notre pays s’est très souvent posé en donneur de leçons en matière de libertés et notamment la liberté d’expression. Mais avec le pouvoir en place, celle-ci est sérieusement mise à mal.

 

Après les nombreux procès pour « atteinte » à l’image présidentielle, les mutations de préfet pour cause de manifestation trop visible à l’encontre du chef de l’état, ou bien la suggestion d’un devoir de réserve à l’encontre d’une écrivaine prix littéraire,  ce gouvernement porte une nouvelle fois atteinte à la liberté d’expression.

 

Et ce n’est pas une personne lambda qui en est victime mais le Président du département des Humanités et Sciences sociales de l’École Polytechnique, Titulaire du poste «Entreprises et sciences sociales », ancien élève de l’ENS Cachan, agrégé d’économie, Docteur en Histoire de l’EHESS et Professeur agrégé de Sciences de Gestion.

 

Et ce professeur agrégé a été rayé de la liste des experts de l’Education nationale sur ordre du cabinet de Luc Chatel, ancien expert en marketing chez l’Oréal et actuel ministre de l’Education nationale.

 

Mais quel effroyable faute a bien pu commettre ce professeur, Eric Godelier ? Tout simplement avoir signé la pétition contre la suppression des cours d’histoire-géographie en terminale S…

 

Il raconte lui-même la suite.

 

 

Quoi de plus normal a priori pour un chercheur et un universitaire que de contribuer au débat pédagogique et démocratique dès lors que celui-ci relève de sa discipline. Il faut croire qu’une nouvelle conception de la liberté d’expression commence à s’instituer dans la France d’aujourd’hui. Elle ne concerne plus seulement les écrivains « noirs » rappelés à leur devoir de réserve, les préfets mutés pour ne pas avoir su préserver la quiétude des visites officielles victimes de l’expression de revendications syndicales. Voici une histoire qui pourrait rester amusante si elle ne s’inscrivait sur une liste assez significative pour en devenir préoccupante.


Un professeur agrégé des universités, votre serviteur, intervient depuis plusieurs années au sein de groupes d’experts pour réformer l’enseignement d’économie et de gestion dans le cycle de l’enseignement secondaire. L’organisation et le pilotage de cette démarche sont en général confiés à l’inspection générale d’économie et gestion. Par le passé, elle a abouti à la réforme du baccalauréat de sciences et technologies de gestion et à la mise en place d’un programme de management des organisations dans lequel les élèves apprennent que l’économie n’est pas seulement constituée de marché, de prix et de concurrence pure et parfaite mais aussi d’entreprises publiques et privées, d’États ou d’association qui régulent les échanges. Cette réforme a été saluée par les enseignants et les élèves, notamment pour son ouverture intellectuelle et pédagogique à d’autres doctrines que le libéralisme pur et dur. Logiquement, la démarche de réforme qui vient d’être relancée par M. Luc Chatel, Ministre de l’éducation nationale, concernant les enseignements d’économies et de gestion reprend la même procédure. Je suis donc sollicité au début du mois de décembre par l’inspection générale, qui me propose de participer à un groupe de 4 experts chargés de faire des propositions de réforme pour le mois de janvier. J’accepte de contribuer à l’évolution de la formation des lycéens conformément à ce que je considère comme une des missions des universitaires. La première réunion est fixée au lundi 14 décembre, le reste du travail devant se faire par Internet. Fin du premier acte.


En parallèle, la réforme des enseignements d’Histoire et de Géographie en Terminale S est annoncée. Elle prévoît une réduction du volume horaire à 2 heures et la possibilité pour les élèves d’un choix optionnel. Étant moi-même historien de formation et participant activement à des associations académiques d’historiens économistes ou d’entreprise, soutenant par ailleurs l’idée que l’histoire est un outil indispensable de compréhension, de décentrement et de prise de distance vis-à-vis de l’actualité et des questions de société, je signe la semaine dernière l’appel de l’association des professeurs d’Histoire et de Géographie pour refuser cette proposition du Ministère de l’éducation nationale. Le texte est publié par Marianne. Fin du deuxième acte.


Surprise. Vendredi matin 11 décembre, je reçois un coup de fil de l’inspection générale m’informant que le cabinet de Monsieur le Ministre Luc Chatel, ayant vu mon nom sur la liste des signataires, demande que je sois exclu du groupe d’experts. L’inspection générale me téléphone alors avec une gêne visible, et m’explique que le cabinet reprend en main le pilotage du groupe d’experts et a décidé de nommer directement un de mes collègues pour me remplacer. Fin du « dernier » acte...


Quelle conclusion tirer de cette décision qui apparaît visiblement comme une censure intellectuelle et politique ? La bourde d’un membre du cabinet du Ministre face au contexte délicat du débat sur la réforme de d’Histoire et de Géographie? Pourquoi pas ? Mais on peut également y voir une forme d’autoritarisme se substituer à la démocratie universitaire et à la liberté intellectuelle qui traditionnellement y prévaut. À quand les signatures anonymes... ?

 

 

Pitoyable Luc Chatel !


Partager cet article
Repost0
14 décembre 2009 1 14 /12 /décembre /2009 23:32

Il y a une semaine, je faisais un billet suite à la volonté de Chatel de vouloir supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique.

 

Ce jour, dans les pages locales du quotidien la Nouvelle République du Centre-Ouest, un article, à propos d’un prix d’histoire que va recevoir une jeune bachelière de série scientifique, démontre l’absurdité qu’il y aurait à vouloir supprimer l’histoire géographie en terminale scientifique.    


 

" Lycéenne à Pérochon jusqu'en juin, Aline Potiron recevra mardi le premier prix au concours national de la Résistance et de la déportation. A seulement 17 ans.


Originaire de Fenioux, Aline Potiron est une élève brillante qui a « sauté » une classe au cours de son cursus scolaire. Ce qui lui vaut, après avoir obtenu un bac S en juin dernier au lycée Pérochon de Parthenay, d'être déjà à 17 ans en première année de prépa « biologie, physique, chimie, sciences de la terre » à Paris, au lycée Henri-IV s'il vous plaît. Scientifique « pur beurre » direz-vous ? Pas tant que ça. « J'ai suivi une filière scientifique car je pense que ça ouvre plus de portes, explique la jeune fille. Mais depuis toujours, je suis aussi passionnée d'histoire ». Comme quoi, ce n'est pas incompatible…

 

Première parmi 44.000 participants

 

C'est pourquoi voilà trois ans que l'ancienne collégienne de Louis-Merle à Secondigny prend plaisir à participer, à titre individuel, au Concours national de la Résistance et de la déportation. « En troisième, j'ai déjà reçu le premier prix départemental ». Et cette année, bingo, c'est carrément le premier prix national qu'elle remporte, dans la catégorie « réalisation d'un devoir individuel en classe », alors qu'elle était encore en terminal S à Pérochon (jusqu'en juin dernier), parmi quelque 44.000 autres participants ! Aline recevra son prix mardi à Paris, au Cercle national des armées.

 

Dans le cadre d'un devoir écrit de trois heures et demi, la jeune récipiendaire avait dû plancher sur le thème imposé « Les enfants et les adolescents dans le système concentrationnaire nazi ». « Je me suis inspiré d'un voyage dans les camps de concentration allemands, notamment Buchenwald, que j'avais fait en troisième. En 1re, j'y suis retournée auprès de personnes qui ont vécu la déportation à l'âge de 15-20 ans. J'ai été très touchée et je me suis sentie très concernée car elles avaient alors le même âge que moi ».

 

Cette année, Aline Potiron n'a pas d'histoire à son emploi du temps de prépa scientifique, « mais ça me manque. Je m'y remettrai plus tard ». "

 

 


On peut facilement imaginer que cette jeune fille se rangerait du côté des 69 % de Français qui désapprouvent la suppression de l’enseignement obligatoire de l’histoire-géographie en terminale scientifique comme l’indiquait un sondage Ifop-l’Humanité.

 

 
Partager cet article
Repost0
6 décembre 2009 7 06 /12 /décembre /2009 17:01

Le Ministre de l’Éducation Nationale, M. Luc Chatel, a décidé de supprimer l’Histoire et la Géographie comme matières obligatoires en Terminale Scientifique. Il se propose néanmoins de les maintenir dans un cadre optionnel. Cela aboutit à une décision qui privera plus de la moitié des lycéens de Terminale d’un enseignement tout à fait nécessaire.

 

Indispensable même. S’il en fallait une preuve, ce sont des jeunes de l’UMP qui la fournissent. Ils avaient décidé de se mouiller dans la Seine pour lutter contre le réchauffement climatique et anticiper le sommet de Copenhague.

 

Mais ces jeunes ignares ne savent même pas comment s’orthographie le nom de ce fleuve dans lequel ils ont mis les pieds. Au lieu de Seine, ils ont écrit à plusieurs reprises Scène.  Il faut dire que leur chef suprême Sarkozy se donnant tellement en spectacle, ils ne conçoivent qu’une façon de l’écrire.

 

 

Plutôt que de faire les guignols, vous copierez 100 fois, « La Seine est un fleuve français, long de 777 kilomètres, qui coule dans le bassin parisien et prend sa source sur le plateau de Langres en Côte-d'Or » et vous ferez signer l’appel pour le maintien d'un enseignement obligatoire d'Histoire et de Géographie en Terminale scientifique. (en bas de l’article).

 

 



L'Assemblée Générale de l'Association des Professeurs d'Histoire et de Géographie (APHG), réunie le dimanche 29 novembre 2009 au Lycée Saint Louis à Paris

  • Condamne et rejette tout projet de réforme des Lycées aboutissant à la disparition de l'Histoire et de la Géographie dans les classes de Terminale scientifique
  • Exige le maintien d'un enseignement obligatoire en Terminale scientifique (TS) débouchant sur une épreuve au Baccalauréat
  • Souligne combien l'Histoire et la Géographie éclairent fondamentalement les débats contemporains sur les identités, les cultures, les territoires et la mondialisation.

L'APHG invite toutes celles et tous ceux qui approuvent cet appel à le signer et à le faire signer:

 

Apporter votre signature

 

Partager cet article
Repost0
14 avril 2009 2 14 /04 /avril /2009 22:30
Témoignage lu dans l'Humanité Dimanche et repris sur le blog de l'intéressé; en date du 31 mars.

Blog de Claude-Marie Vadrot

Je suis inquiet, très, très inquiet...

Vendredi dernier, à titre de solidarité avec mes collègues enseignants de l’Université de Paris 8 engagés, en tant que titulaires et chercheurs de l’Education Nationale, dans une opposition difficile à Valérie Pécresse, j’ai décidé de tenir mon cours sur la biodiversité et l’origine de la protection des espèces et des espaces, que je donne habituellement dans les locaux du département de Géographie (où j’enseigne depuis 20 ans), dans l’espace du Jardin des Plantes (Muséum National d’Histoire Naturelle), là où fut inventée la protection de la nature. Une façon, avec ce « cours hors les murs », de faire découvrir ces lieux aux étudiants et d’être solidaire avec la grogne actuelle mais sans les pénaliser avant leurs partiels.
Mardi, arrivé à 14 h 30, avant les étudiants, j’ai eu la surprise de me voir interpeller dés l’entrée franchie par le chef du service de sécurité tout en constatant que les deux portes du 36 rue Geoffroy Saint Hilaire était gardées par des vigiles...
- « Monsieur Vadrot ? ».
- euh...oui
- Je suis chargé de vous signifier que l’accès du Jardin des Plantes vous est interdit
- Pourquoi ?
- Je n’ai pas à vous donner d’explication....
- Pouvez vous me remettre un papier me signifiant cette interdiction ?
- Non, les manifestations sont interdites dans le Muséum
- Il ne s’agit pas d’une manifestation, mais d’un cours en plein air, sans la moindre pancarte...
- C’est non....
Les étudiants, qui se baladent déjà dans le jardin, reviennent vers l’entrée, le lieu du rendez vous. Le cours se fait donc, pendant une heure et demie, dans la rue, devant l’entrée du Muséum. Un cours qui porte sur l’histoire du Muséum, l’histoire de la protection de la nature, sur Buffon. A la fin du cours, je demande à nouveau à entrer pour effectuer une visite commentée du jardin. Nouveau refus, seuls les étudiants peuvent entrer, pas leur enseignant. Ils entrent et, je décide de tenter ma chance par une autre grille, rue de Buffon. Où je retrouve des membres du service de sécurité qui, possédant manifestement mon signalement, comme les premiers, m’interdisent à nouveau l’entrée.
Evidemment, je finis pas le fâcher et exige, sous peine de bousculer les vigiles, la présence du Directeur de la surveillance du Jardin des Plantes. Comme le scandale menace il finit par arriver. D’abord parfaitement méprisant, il finit pas me réciter mon CV et le contenu de mon blog. Cela commencer à ressembler à un procès politique, avec descriptions de mes opinions, faits et gestes. D’autres enseignants du département de Géographie, dont le Directeur Olivier Archambeau, président du Club des Explorateurs et Alain Bué, insistent et menacent d’un scandale.
Le directeur de la Surveillance, qui me dit agir au nom du Directeur du Muséum (où je pensais être honorablement connu), commençant sans doute à discerner le ridicule de sa situation, finit par nous faire une proposition incroyable, du genre de celle que j’ai pu entendre autrefois, comme journaliste, en Union soviétique :
- Ecoutez, si vous me promettez de ne pas parler de politique à vos étudiants et aux autres professeurs, je vous laisse entrer et rejoindre les étudiants...
Je promets et évidemment ne tiendrais pas cette promesse, tant le propos est absurde.
J’entre donc avec l’horrible certitude que, d’ordre du directeur et probablement du ministère de l’Education Nationale, je viens de faire l’objet d’une « interdiction politique ». Pour la première fois de mon existence, en France.
Je n’ai réalisé que plus tard, après la fin de la visite se terminant au labyrinthe du Jardin des Plantes, à quel point cet incident était extra-ordinaire et révélateur d’un glissement angoissant de notre société. Rétrospectivement, j’ai eu peur, très peur...

Cela devient très inquiétant ces bruits de bottes.
Partager cet article
Repost0
4 février 2009 3 04 /02 /février /2009 22:10

Depuis des mois, le gouvernement proclame sa volonté de réformer le système de l’enseignement supérieur et de la recherche pour le hisser au meilleur niveau mondial. De nombreux représentants de la communauté scientifique, parmi lesquels des signataires de ce texte, ont manifesté un grand intérêt pour ce projet et ont proposé de nombreuses pistes de réflexion. Le ministère les a pieusement écoutés pour ensuite ne tenir aucun compte de leurs suggestions et remarques.


« Dangereuse, hypocrite et contre-productive », ce sont les adjectifs utilisés par Albert Fert, prix Nobel de physique en 2007, pour qualifier la réforme engagée par Valérie Pécresse dans l'université et la recherche. « Loin d'améliorer la qualité de la recherche et de l'enseignement supérieur, la réforme projetée aboutira au « clientélisme » et au « localisme » écrit-il dans un texte de plusieurs pages, signé avec trois autres scientifiques de renom.


La modulation des services est jugée « dangereuse » parce qu’elle « dépend du seul pouvoir du président d’université et de son conseil d’administration » ; « hypocrite » parce qu’elle n’est qu’un moyen d’alourdir la charge d’enseiggnement des universitaires » et « contre-productive » parce que cette mesure « affaiblira durablement le potentiel de recherche des universitaires ».


« La recherche et l’enseignement supérieur valent mieux que des mesures incohérentes et contraires à l’ambition affichée : la performance ! » conclut-il.


Ce gouvernement va-t-il finir par écouter la colère qui monte de partout ?

Partager cet article
Repost0
13 janvier 2009 2 13 /01 /janvier /2009 21:07


« Si vous trouvez que l'éducation coûte cher, essayez l'ignorance »  Abraham Lincoln


Sarkozy avait choisi St Lô, petite préfecture de 30 000 habitants dans le centre Manche, zone plutôt rurale et de droite, pour présenter ses vœux au monde de l’éducation. Mais les enseignants avaient refusé de participer à cette cérémonie et ils étaient venus manifester pour réclamer la restitution des 13 500 postes supprimés dans l'Éducation nationale. Mais ce sont les CRS qui sont venus « dialoguer » à coups de matraques avec les manifestants. Des heurts se sont produits entre policiers et manifestants empêchés de rejoindre les abords de l'école que Nicolas Sarkozy devait visiter avant ses voeux à l'éducation, a constaté un photographe de l'AFP, des gaz lacrymogènes ont été lancés par les forces de l'ordre.


Voilà le dialogue de Sarkozy avec le monde enseignant.

Mais si Sarkozy entend poursuivre ses réformes, l’ensemble des organisations à l’origine de l’appel « L’éducation est notre avenir » appelle à amplifier les mobilisations et à faire du samedi 17 janvier dans tous les départements une journée de manifestations pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.

L’ensemble des organisations dénonce une politique éducative qui méprise la jeunesse, les lycéens, les étudiants, les parents d’élèves, les collectivités territoriales, le monde associatif et les personnels de l’éducation, de l’enseignement supérieur et de la recherche, de la jeunesse et des sports.


Pour la Manifestation de Paris : rendez-vous à 14h30 place de la République !


Dans les Deux-Sèvres, les organisations syndicales :FSU , SE-Unsa, Sgen-Cfdt, la fédération de parents d'élèves FCPE, La ligue de l'enseignement, la FIDL, les associations complémentaires de l'école appellent les enseignants, les parents et tous les citoyens soucieux de l'avenir du service public d'éducation à se rassembler


le samedi 17 janvier 2009 à 11h00 sur la place de la Brèche à Niort




Partager cet article
Repost0
20 novembre 2008 4 20 /11 /novembre /2008 21:47

Ils étaient 1500 manifestants à Niort.


Comme partout en France, l'ensemble du monde éducatif s'est mobilisé à Niort contre la politique du ministre Darcos. Mobilisation contre les suppressions massives de postes, notamment les RASED, et pour l'abandon des réformes entraînant la régression pour les jeunes et le personnel. 


Hélas, la seule réponse du ministre Darcos aux demandes de négociations est de dire que dans son ministère, " il y a une culture de la grève qui nous empêche de parler des choses réelles, de débattre de la réalité qui concerne les élèves."


La réalité ? C'est la suppression des RASED, ce sont les 8 700 suppressions de postes en 2007, les 11 200 en 2008 et les 13 500 prévues pour 2009. A la rentrée 2009, il y aura 15 400 élèves supplémentaires dans le primaire et 6 000 postes en moins.  

 

Si l'éducation coûte trop cher, peut-être Darcos veut-il opter pour un programme de l'ignorance ? C'est déjà son cas en ce qui concerne la règle de trois, entre autres.




Quelques photos de la manifestation niortaise.















Partager cet article
Repost0
19 novembre 2008 3 19 /11 /novembre /2008 23:13
A NIORT, RASSEMBLEMENT ET MANIFESTATION
devant l'inspection académique à 14h30

Assez ! Assez de mépris pour les élèves, les enseignants et l’école publique !

Les enseignants des écoles ont participé massivement à la manifestation nationale du 19 octobre. Le ministre de l’Education Nationale n’a apporté aucune réponse au mécontentement et aux revendications exprimées. La limite de l’acceptable est largement dépassée. C’est le métier et l’engagement professionnel des enseignants des écoles au service des élèves qui sont dévalorisés, critiqués et remis en cause en permanence.

Après la parution de programmes plus lourds dont la vision passéiste s’accompagne d’un temps d’enseignement réduit de deux heures, le « Débrouillez-vous » ou encore les propos provocateurs sur les enseignants de maternelle, ce sont les fondements de l’école publique qui sont remis en cause.

Pour la première fois dans le premier degré, une augmentation de près de 20 000 élèves s’accompagnera de la suppression de 5500 postes et, sans aucune concertation ou évaluation, de l’annonce de la suppression des réseaux d’aides aux élèves en difficulté.

Qui peut croire un seul instant qu’avec un horaire diminué, des programmes plus lourds, moins d’enseignants, les réseaux d’aides aux élèves en difficulté supprimés, les élèves pourraient mieux réussir à l’école ?

Dans le cadre de la semaine d’action du 17 au 21 novembre, le SGEN-CFDT, le SE-UNSA et le SNUIpp-FSU ont appelé les enseignants des écoles à faire grève massivement pour :

- Que cesse le temps du mépris, des mesures unilatérales imposées dans la précipitation et sans aucun dialogue social : EPEP, IUFM, SMA

- Exiger un autre budget qui permette de faire face à la hausse des effectifs et permette une transformation de l’école qui favorise la réussite de tous les élèves et l’annulation des fermetures de postes

- Le maintien des RASED

- Un véritable dialogue social et le respect des droits syndicaux


Partager cet article
Repost0
6 novembre 2008 4 06 /11 /novembre /2008 16:29
* RASED (Réseau d'aide aux élèves en difficulté)

J'ai déjà eu l'occasion d'évoquer les suppressions (déjà effectives et à venir) de postes dans l'éducation nationale, mais il y a des suppressions d'un type particulier que j'aurais ignorées si je n'avais pas été lecteur de l'Humanité, pour la simple raison que radio ou télévision publiques n'en ont pas parlé. Ces suppressions de postes touchent cette fois les élèves en difficulté.

Enseignante spécialisée en Rased, Sylvie Rieunier, également présidente de l'association des rééducateurs de l'éducation nationale, est l'invitée de la semaine pour la tribune libre de
l'Humanité.

« Quelques jours de dépaysement auraient dû me faire oublier le quotidien morose, mais non. J’ai essayé d’échapper aux infos, mais elles m’ont poursuivie. Toutes ces usines, entreprises qui ferment, tous ces adultes, parents ou non, plongés dans l’incertitude du lendemain. Comment leurs enfants traverseront-ils tout cela ? Forcément, leurs cartables seront-ils remplis des inquiétudes de papa ou maman.

Après vingt-deux ans devant une classe, j’ai choisi d’aider les élèves en difficulté : j’ai voulu aider l’enfant qui avait du mal à endosser son costume d’élève, comme toi Jérôme pour qui aucun apprentissage ne faisait sens. Trop de préoccupations te traversaient la tête pour pouvoir apprendre à lire. Aujourd’hui, c’est moi, Jérôme, qui ai la tête embrouillée, je ne comprends plus rien : un monsieur qui a fait beaucoup d’études (c’est mon chef) dit : les enfants en difficulté bénéficient d’une aide personnalisée après la classe ou le midi, ils n’ont donc plus besoin des personnels spécialisés qui les aidaient auparavant. Tu te rappelles, Jérôme, s’il avait fallu que tu restes le midi avec la maîtresse au lieu d’aller manger ou en récréation avec les copains ? Je crois que ta tête se serait embrouillée encore davantage ! Même si ta maîtresse avait fait le maximum si consciencieusement comme d’habitude. Et là, je dis à ce monsieur mon chef : « On va où, M. Darcos ? » (1)

En tout cas, je sais où j’irai demain matin : à l’Assemblée nationale avec mes collègues, pour nous faire entendre ! Pas question de laisser 150 000 enfants sans aide (équivalent aux 3 000 suppressions de postes prévues).

Telles des espèces en voie de disparition, nous crierons : Il faut sauver les RASED pour continuer à aider les élèves en difficulté. »  Sylvie Rieunier

(1) Allusion au titre d’un roman bouleversant de Jean-Louis Fournier : Où on va papa ? (Éd. Stock)

Vous pourrez trouver les autres contributions de Sylvie Rieunier dans l'huma quotidienne de cette semaine, ou bien dans les archives sur le site de l'huma à la rubrique tribune libre.

Je vous invite à signer la pétition pour dire non à la suppression des 3000 postes et Sauvons les Rased.


 
Partager cet article
Repost0