Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

27 janvier 2011 4 27 /01 /janvier /2011 23:20

image éducScandalisé par les primes au mérite attribuées aux recteurs (de 15 000 à 22 000 euros) et les
suppressions de postes (16 000 encore prévues cette année), Michel Ascher, un proviseur de l’académie de Lille en retraite, a décidé de renvoyer sa distinction à Luc Chatel,  ministre de l’Education nationale.

 

Il avait été promu "chevalier" des Palmes académiques en 1996, puis "officier" en 2004. Cet ancien proviseur, membre du Parti communiste français, a voulu montrer par ce geste que « la coupe est pleine, il fallait que symboliquement, je fasse un geste fort. » Selon lui, « le ministre semble considérer de manière particulièrement méprisante ses recteurs ».

 

Avec tout ce qui se passe aujourd’hui dans l’Education nationale, je ne pouvais décemment pas les garder, a expliqué Michel Ascher, proviseur honoraire de l’académie lilloise.

 

D'anciens collègues ont salué son geste, et certains pourraient, eux aussi, renvoyer leurs Palmes « par mécontentement et colère ».

 


Partager cet article
Repost0
24 janvier 2011 1 24 /01 /janvier /2011 06:00

A Niort, comme dans beaucoup de villes de France, les manifestants avaient répondu samedi 22 janvier à l’appel du collectif « L’éducation est notre avenir » pour protester contre le budget de pénurie pour l’Éducation nationale en 2011. Le budget 2011 programme à nouveau la suppression de 16.000 emplois à la rentrée dans l’Education nationale. Ils s’ajouteraient aux 66.000 postes déjà supprimés depuis 2007. Pourtant le nombre d’élèves scolarisés va encore augmenter en 2011 de 48.000 dans le secondaire et de 9.000 dans le primaire.

 

Pour l’académie de Poitiers, ce sont 8 postes d'administratifs, 77 postes d'enseignants dans le premier degré et 70 dans le second degré qui seront supprimés à la rentrée prochaine. Cela s'ajoute à tous ceux qui ont été supprimés depuis 2007 soit un total de 571 postes en moins dans les collèges et lycées de notre académie.

 

Le nombre de manifestants à Niort, environ 200, n’était pas à la hauteur de l’enjeu « mettre un coup d’arrêt à la politique de sabotage du service public de l’éducation nationale. »

 

Quelques photos de ce rassemblement :

 

P1140426

 

P1140423

 

P1140421

 

P1140420

 

P1140418


Partager cet article
Repost0
20 janvier 2011 4 20 /01 /janvier /2011 16:41

Le collectif « L’éducation est notre avenir » dénonce les effets catastrophiques qu’aura la mise en oeuvre du budget 2011 pour l’Éducation nationale. D’ores et déjà, les organisations membres du collectif appellent tous les citoyens et futurs citoyens de ce pays à un premier acte de refus des conséquences de ce budget, le 22 janvier 2011.  Le budget 2011 prévoit la suppression de 16 000 emplois et n’affiche d’autre ambition pour le système éducatif que la recherche d’économies à partir du dogme du non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Pourtant, les effectifs d’élèves vont continuer d’augmenter et la part du PIB français destinée aux enseignements primaires et secondaires a diminué dans la période récente en passant de 4,5% en 1995 à 3,9% en 2006.

 

Dans l’académie de Poitiers, ce sont :

8 postes d'administratifs, 77 postes d'enseignants dans le 1er degré et 70 dans le second degré qui seront supprimés à la rentrée prochaine.

 

D'autre part, une diminution drastique du financement remet en cause l'activité des mouvements partenaires de l'école publique.

 

Le collectif appelle lycéens, étudiants, parents d’élèves et personnels de l’éducation à participer à la journée nationale de mobilisation du 22 janvier. Cette première étape sera, n’en doutons pas, prolongée par d’autres initiatives durant les 2e et 3e trimestres.

 

Ensemble, refusons les fermetures de classes, la disparition des RASED, les suppressions de places en maternelle, la baisse des dotations des collèges et lycées, le manque d’ambition du plan Licence à l’université, les réductions de postes et d’options, les hausses d’effectifs dans les classes…

 

Exigeons une véritable formation professionnelle des enseignants sans laquelle les écarts entre élèves vont continuer à se creuser !

 

Aujourd’hui plus que jamais, notre pays a besoin d’un système éducatif qui s’attaque réellement aux inégalités scolaires et traite la situation des élèves en grande difficulté. D’autres choix pour la réussite de tous les jeunes sont nécessaires afin que l’École remplisse les objectifs d’une École démocratique et ambitieuse.

 

 

A NIORT, Rassemblement Samedi 22 janvier à partir de 10 heures devant le marché.

 

Lieux d’actions dans les différents départements


Partager cet article
Repost0
26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 13:17

L'appel national pour l'Ecole publique a déjà réuni plus de 284 000 signataires. Ce sont  plus de 40 000 nouvelles signatures qui ont été rassemblées en quelques semaines. L’objectif d’en rassembler 300 000 est donc tout proche.

 

Le parlement doit examiner, début novembre, le budget qui prévoit de supprimer 16 000 postes de plus à la rentrée 2011.  A nouveau, ce projet de budget contribue à asphyxier l’Ecole publique et laïque tout en épargnant l’enseignement privé. Cela doit ajouter à notre détermination car notre action peut encore infléchir ces choix.

 

Si vous ne l'avez pas encore signée, merci d'apporter votre aide pour aider à rassembler les 16 000 signatures qui manquent encore.

 

Pour participer à l’objectif « 300 000 pour l’Ecole Publique» :

 

envoyer ou renvoyer le lien de la pétition à des proches, des amis ou des collègues en les invitant à le diffuser à leur tour : http://www.appelpourlecolepublique.fr/

 

 inviter de nouvelles personnes à signer en utilisant ce lien : http://www.appelpourlecolepublique.fr/transf.php 

 


Partager cet article
Repost0
25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:06
College-Rostand.jpgLes retraités reprennent du service devant les élèves ! C'est le cas au collège Jean-Rostand de Thouars et au lycée Ernest-Perrochon de Parthenay dans les Deux-Sèvres

 

Comme l'Armée française avait fait appel à des supplétifs pour défendre les « colonies » en son temps, l'Éducation nationale fait appel aux... retraités. Sans grande déclaration, en catimini. Comme pour ne pas attiser les braises du mécontentement, au moment où la réforme des retraites conduit des millions de manifestants dans les rues.

 

Un retraité de 66 ans a repris le chemin du collège Jean-Rostand, à Thouars, pour enseigner l'histoire-géographie. Après une coupure de plusieurs années pour cause de retraite. L'exemple se reproduit au lycée Ernest-Perrochon de Parthenay, en mathématiques.
 

 

A Thouars, l'enseignant-dépanneur effectue trois heures par semaine et elles ne sont pas consécutives. Martine Fradin, la principale de Jean-Rostand, reste très prudente sur l'analyse de la situation, afin de ne pas démotiver ce volontaire qui rend d'inestimables services. « Trois heures de cours ici et là dans la semaine, ça n'intéressait personne. Il ne prend la place d'aucun candidat. Le rectorat a recherché l'efficacité », assure-t-elle. Sur le plan financier, c'est l'équivalent d'un paquet de cigarettes.

 

Un enseignant devant les élèves, le principe de l'occupation du terrain est respecté face à la demande des parents d'élèves.

 

Ce principe du rappel des anciens, encouragé par le ministère depuis plusieurs années, reste apparemment marginal. On imagine que les volontaires ne sont pas légion pour reprendre du service et risquer de se faire « chouchouter » par leurs collègues. Même si leur bonne foi n'est pas en cause.
 

 

« Il ne s'agit d'ailleurs pas de stigmatiser ces anciens collègues à titre personnel, mais on condamne le principe, explique Franck Billy, représentant des enseignants au sein du syndicat FSU. C'est surtout la preuve qu'il y a un problème de moyens. D'habitude, ces remplacements étaient assurés par ce qu'on appelle des titulaires en zone de remplacement (TZR). Sauf qu'actuellement, ces remplaçants ont des postes fixes, et il n'y en a plus de libres pour faire... les remplacements. C'est donc, quoi qu'il en soit, un problème de gestion et de ressources humaines. Fort heureusement, ça reste marginal ».
 

 

Difficile, en effet, d'en vouloir à ceux qui prennent sur leur temps de repos pour venir au secours d'un système défaillant. Et quasi bénévolement. Mais une autre question de fond demeure : jusqu'à quel âge, un retraité est-il encore en mesure d'assurer son service avec un maximum d'efficacité ?

 

Dominique Hérault


http://www.lanouvellerepublique.fr/deux-sevres/ACTUALITE/Education/Enseignement/Les-retraites-depanneurs-de-l-Education-nationale

 

Partager cet article
Repost0
8 octobre 2010 5 08 /10 /octobre /2010 23:49

Avec la disparition des instituts universitaires de formation des maîtres (IUFM) initiée par Darcos et achevée par Chatel, plus de 16 000 jeunes enseignants juste en possession du CAPES ont fait leur rentrée sans la moindre formation.

 

L’acte d’enseigner n’est pourtant pas anodin, enseigner est un métier qui ne limite pas seulement à la maîtrise de sa discipline d’enseignement. Et c’est pourtant ce qui est mis en œuvre aujourd’hui. Ainsi balancés à plein temps devant des élèves, de nombreux témoignages viennent aujourd’hui confirmer le danger de cette réforme. Dans l’Humanité du 5 octobre, dans un article titré « la galère annoncée des profs stagiaires », on comprend mieux à quelle situation sont livrés ces jeunes enseignants.

 

En supprimant les IUFM (instituts de formation des maîtres), le gouvernement n’a pas pour but d’améliorer l’enseignement, mais de faire des économies. Cette réduction drastique des coûts préside désormais à chaque décision et sacrifie les services publics. Mais non contents d’envoyer au casse-pipe ces jeunes enseignants, ce gouvernement et ses serviteurs entendent culpabiliser ces jeunes profs. Le témoignage d’une jeune stagiaire l’autre matin sur France-Inter était édifiant.

 

Elle s’est retrouvée pour la première fois cette année devant une classe sans formation. Deux semaines après la rentrée, son médecin l’a mise en arrêt maladie parce qu’elle n’y arrivait plus, elle a alors reçu une lettre de son inspecteur d’académie lui demandant de réfléchir à son avenir. Une lettre d’une incroyable dureté où on lui signifie que si elle n’est pas capable d’enseigner correctement elle ferait mieux de démissionner. « … Si le métier vous semble trop dur, si vous ne supportez pas ces contraintes, il ne faut pas persévérer, il faut démissionner. Les élèves ont le droit d’avoir un professeur fiable chaque semaine devant eux, si vous pensez ne pas y arriver, ne le faites pas. Il vous reste maintenant à bien réfléchir à la décision que vous allez prendre, vous êtes la seule à pouvoir le faire, mais si vous décidez d’enseigner, il faut le faire correctement par respect pour vos classes. »

 

Cela fait plusieurs mois que les syndicats tirent la sonnette d’alarme, mais Chatel ne veut rien entendre. Cet ancien DRH de l’Oréal ne connaît que les méthodes du libéralisme. L’inspecteur d’académie et sa lettre cynique n’ont rien à lui envier. Si « les élèves ont le droit d'avoir devant eux des enseignants compétents », l’éducation nationale mérite d’avoir autre chose que ce ministre marchand de savonnettes ou que cet inspecteur appliquant une méthode digne de France-Telecom.

 

Il est grand temps d’en finir avec ce pouvoir !

 

 

Partager cet article
Repost0
2 septembre 2010 4 02 /09 /septembre /2010 16:06

Parce qu’il en brasse beaucoup, le ministre de l’Éducation nationale ne manque décidément pas d’air… Tandis que 850 000 enseignants effectuaient hier leur rentrée afin de préparer l’arrivée, ce jeudi, des 12 millions d’élèves, Luc Chatel, alias porte-parole du gouvernement, a continué d’esquiver les questions brûlantes, osant affirmer, à la limite du grotesque, que l’éducation nationale «allait bien». Abusant d’une langue bien exercée après plusieurs jours d’occupation des médias, Luc Chatel, invité de France Inter, a rabâché que l’école était le «premier budget de l’État», comme si une vérité historiquement connue de tous justifiait à elle seule les projets éducatifs en cours, qui ne forment qu’un puzzle destructeur dont on peut déjà mettre en place les morceaux : moins de moyens et de personnels, des professeurs inégalement formés pour des écoles aux objectifs différents. L’égalité des chances, valeur essentielle de la République, est en péril. Et ce n’est pas une découverte. Puisque le sarkozysme n’aime pas l’égalité républicaine, pourquoi devrait-elle continuer de s’appliquer à l’école ?

Les bons mots du ministre Chatel, servi par toute la médiacratie rampante, n’auront donc pas suffi 
à étouffer la réalité et le climat délétère dépeint par 
toutes les organisations syndicales. Signe des temps, même les inspecteurs de l’éducation nationale, d’ordinaire si prompts à une discrétion sinon 
d’usage du moins largement érigée en coutume rarement transgressée, ont décidé de lancer ce qu’ils appellent un «coup de semonce». Rien ne saurait justifier, en effet, que Luc Chatel ait réussi le tour de force de ne pas évoquer une seule fois, lors de sa conférence de rentrée, les suppressions de postes : pas moins de 16 000 en 2010 . Chiffre auquel il faut déjà ajouter les 16 000 prévues pour 2011. Ce qui portera l’effroyable statistique à plus de 65 000 depuis 2007 !

«Pas une question de moyens», ânonne le ministre, pour qui «l’éducation doit participer à l’effort collectif» en «s’adaptant aux besoins du terrain». La bonne blague. L’homme oublie un peu vite que cette année, le nombre d’élèves augmentera de 39 000 et que beaucoup d’entre eux se retrouveront face à des professeurs stagiaires n’ayant reçu aucune formation pratique devant une classe ! Tout est en place. M. Chatel peut ainsi citer autant qu’il le veut la philosophie libéralo-néoréactionnaire de son action, faite de «méritocratie», d’«autonomie» et de «concurrence». Tout cela pour passer «d’une école pour tous à la réussite de chacun». Les mots ont du sens. Et le sarkozysme est bien là. À tous les étages d’une société plus meurtrie que jamais.

Cette France qui hérisse l’inégalité comme les barbelés nous fait honte. L’école, si importante pour l’équilibre républicain, est une victime emblématique du sarkozysme. Les citoyens doivent prendre la mesure exacte de l’érosion systémique d’une institution jadis jalousée dans le monde entier, mais qui assiste progressivement à la destruction de sa raison d’être : un service public d’éducation, en somme ce que la République peut offrir de mieux… «De toutes les écoles que j’ai fréquentées, c’est l’école buissonnière qui m’a paru la meilleure», disait Anatole France. Dès le 6 septembre, à l’appel des syndicats enseignants, l’école buissonnière fera cette fois l’unanimité des personnels enseignants, sous forme de grèves. Le lendemain, 7 septembre, ils rejoindront les grandes mobilisations pour les retraites. Qui a osé dire que cette rentrée ressemblait aux autres ?

 

Editorial de Jean-Emmanuel Ducoin dans l'Humanité du jeudi 2 septembre

 

Partager cet article
Repost0
8 avril 2010 4 08 /04 /avril /2010 21:05

 « En campagne pour l'École Publique jusqu'au 19 juin 2010 ! »

 

L’École publique, laïque et gratuite crée le lien social indispensable pour faire face aux défis d’un monde en crise. C’est elle, et elle seule, qui permet de garantir la cohésion sociale. Elle est pourtant aujourd’hui menacée par des choix politiques qui favorisent le privé et encouragent le consumérisme éducatif.

 

Redonnons la Priorité à l’École laïque !

 

Le service public et laïque d’éducation doit garantir à chaque élève une scolarisation de qualité sur tous les territoires. Il doit permettre à chacune et chacun, quelle que soit son origine culturelle ou géographique, quelle que soit sa condition, quel que soit son handicap, de bénéficier d’une éducation et de s’approprier « le vivre ensemble » dans un espace où la liberté de conscience est strictement respectée.

 

Aujourd’hui, le service public et laïque d’éducation n’est plus une priorité de l’état.

 

Les nombreuses décisions ministérielles le montrent :

  • les dizaines de milliers de suppressions d’emplois qui ne cessent de le frapper durement, le fragilisent en zone rurale et l’asphyxient en zone urbaine,
  • les aides publiques concédées aux établissements privés (à 95% catholiques) qui n’ont jamais été aussi élevées. Il s’agit de près de 7 milliards d’Euros octroyés chaque année par l’État, auxquels viennent s’ajouter les participations obligatoires versées par les collectivités locales,
  • la loi Carle qui amplifie le financement de la concurrence au service public et conforte la logique de « marché » scolaire,
  • la suppression de la sectorisation, qui transforme les parents d’élèves en consommateurs d’école,
  • le développement du privé par le plan banlieue, là où les besoins du service public sont les plus criants, là où la ségrégation sociale est la plus forte,
  • les accords « Kouchner Vatican » (qui remettent en cause les règles de collation des grades universitaires au bénéfice des instituts catholiques) ainsi que les projets de financement par l’état de l’enseignement supérieur privé.

Nous, signataires de cette pétition, refusons l’affaiblissement organisé par l’État, de notre service public et laïque d’éducation.

 

L’éducation n’est pas une marchandise. La liberté de conscience doit être respectée partout et pour toutes et tous. L’argent de tous doit cesser de financer les choix de quelques-uns.

 

Nous exigeons une orientation politique qui fasse clairement le choix de l’École publique, laïque et gratuite.

 

Nous réaffirmons qu’il n’y a qu’une École de la République.

 

Nous demandons que l’effort éducatif de la Nation soit réservé au développement de l’École de la Nation.


Je signe

 

Partager cet article
Repost0
18 février 2010 4 18 /02 /février /2010 07:28

Les enseignants qui avaient cessé leur travail en utilisant leur "droit de retrait", après l'agression d'un élève le 2 février dernier au lycée Adolphe-Chérioux à Vitry, reprenaient les cours le mercredi 17 février.

 

Après deux semaines de mobilisation, les enseignants n'ont pas obtenu pour l'instant le doublement du nombre de surveillants, onze actuellement pour 1500 élèves. Par contre, ils ont eu la désagréable surprise en ce jour de reprise des cours, de trouver une lettre dans leur casier leur indiquant que leurs "absences pour service non fait" avaient été transmises au rectorat de Créteil "pour retrait de salaire". Voilà toute la considération du ministère de l’éducation et de ses représentants face à la juste revendication des enseignants.

 

Ceux-ci envisagent de réunir les plaintes déposées au commissariat de Vitry-sur-Seine et les rapports d'incidents rédigés depuis septembre dernier, en vue d'entamer une procédure devant le tribunal administratif.

 

Comme le souligne un professeur, "Je veux bien qu'on emploie tous les termes, mais pas celui d'absence. Tous les jours, nous nous rendions au lycée pour les assemblées générales. Les termes employés, la procédure, tout sent la provocation."

 

Dans le cadre des élections régionales, sur les 39 membres que compte le gouvernement, 20 sont candidats, dont 15 qui mèneront des listes régionales ou départementales. Il y a fort à parier que beaucoup d’entre eux ne vont pas passer beaucoup de temps dans leur ministère. Faudrait peut-être voir à transmettre les absences  pour service non fait en vue d'un retrait de salaire. A ce sujet Luc Chatel, le ministre de l’éducation nationale, se distingue déjà.

 

 

 

Partager cet article
Repost0
17 février 2010 3 17 /02 /février /2010 08:40

La seule réponse apportée pour l’instant par le ministre de l’éducation nationale est de réunir des états généraux de la sécurité à l’école. Il reste sourd au mécontentement des enseignants qui exercent leur droit de retrait suite aux agressions qui se sont produites dans leurs établissements.

 

Les propos de Luc Chatel laissent pantois :

 

«  Je refuse que l'on pose le débat uniquement en termes de moyens: le gouvernement n'a pas taillé à la hache dans les effectifs! »

 

« Placer un surveillant derrière chaque élève n'est sûrement pas une solution. »

 

Au lycée Adolphe-Chérioux à Vitry, il y a actuellement 11 surveillants pour un établissement de 1.500 élèves !

 

Au lycée Guillaume Apollinaire de Thiais, établissement sécurisé pourtant, il n’y a que 11 surveillants à mi-temps pour 1.500  élèves !

 

Ces chiffres parlent d’eux-mêmes. Et question moyens, auriez vous oublier M Chatel que la casse du service public effectuée par le gouvernement auquel vous participez, va aboutir en 5 ans, à la suppression de 50 000 postes d’ici fin 2010 dans l’éducation nationale. Vous osez dire que « le gouvernement n'a pas taillé à la hache dans les effectifs! » ? Vous vous moquez du monde !

 

Ce sont de moyens humains dont ont besoin aujourd’hui ces établissements.


Partager cet article
Repost0