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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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21 mars 2014 5 21 /03 /mars /2014 00:56

Après la manifestation de mardi dernier pour l’emploi, les salaires, la protection sociale, les services publics et contre le pacte de responsabilité qui avait regroupé un millier de manifestants à Niort (Deux-Sèvres), c'était au tour des intermittents d'être dans la rue après leur précédente journée d'action en février. Soutenus par des salariés de l'interprofessionnel, les intermittents du spectacle ont investi pacifiquement le rez de chaussée de la CCI jeudi après-midi. A Paris, c'est l'opéra Garnier qui a été occupé et les sièges des Medef locaux ont été occupés dans plusieurs villes. Ces initiatives d’actions ont eu lieu dans tout le pays pour faire face aux scandaleuses propositions du patronat remises ce jour à l’ouverture des négociations sur l’assurance chômage. Aujourd'hui se déroulait en effet à Paris l'ultime séance de négociation sur l’assurance chômage.

 

POUR LE MEDEF ET LE PATRONAT, C’EST TOUJOURS MOINS POUR TOUS LES  SALARIÉS ET LES CHÔMEURS. C’EST INACCEPTABLE !

 

La tête de liste du Front de Gauche à Niort, Nathalie Seguin, était la seule tête de liste présente pour apporter son soutien aux intermittents. Elle était également présente en tant que salariée en lutte dans la manifestation de mardi dernier. Voilà une tête de liste cohérente entre les discours et les actes.

 

Pour les intermittents et précaires, la lutte continue
Pour les intermittents et précaires, la lutte continue
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27 février 2014 4 27 /02 /février /2014 23:12

Alors que se déroulait aujourd'hui l’avant-dernière séance de négociations sur la convention de l’assurance chômage, les intermittents du spectacle, artistes et techniciens, les intérimaires, étaient dans l'action aujourd'hui pour exiger le maintien des annexes 4, 8 et 10 de la convention Unedic de l'assurance chômage. En effet, le Medef persiste encore à vouloir supprimer ces annexes, allant même jusqu'à s'attaquer à tous les chômeurs en suggérant la modulation de l'indemnisation des chômeurs en fonction de la conjoncture.

 

Si la ministre de la culture Aurélie Filipetti a affirmé que le gouvernement ne laisserait "jamais détruire la spécificité des annexes 8 et 10" de la convention ayant trait au régime des intermittents, il n'en est pas de même du ministre du travail à qui appartiendra d'agréer ou pas le résultat de la négociation patronat-syndicat. C'est la raison pour laquelle plus de 200 intermittents ont occupé durant quelques heures la DIRRECTE (Direction régionale des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l'emploi) à Poitiers pour obtenir du ministre du travail la même garantie. En début d'après-midi, un courriel du directeur adjoint de cabinet du ministre du travail sera transmis aux manifestants toujours présents dans les locaux. Y figure un engagement écrit à vouloir sauvegarder leur spécificité.

 

Alors que se discutait l'organisation des futures mobilisations, les intermittents en lutte apprenaient que Ségolène Royal, la présidente de région, interrogée par I>Télé sur le régime spécial des travailleurs intermittents lors de sa visite au salon de l'agriculture, répondait " on sauve les intermittents, mais peut-être qu’on peut leur demander des tâches. Pourquoi est-ce que les intermittents, en contrepartie de leur indemnisation, n’interviendraient pas dans le système scolaire ou dans les maisons de retraite." (voir article Nouvelle République) Elle semble ignorer que des intermittents font déjà ces interventions et sont rémunérés pour cela. La "socialiste" (sociale-démocrate ou sociale-libérale?) Royal se situe finalement sur la même ligne que le 1er ministre conservateur anglais David Cameron qui propose que les chômeurs de longue durée effectuent des travaux d'intérêt général pour gagner leur indemnité. Il n'en fallait pas plus pour provoquer la colère des manifestants qui se rendaient sur le champ à l'hôtel de Région pour demander des explications. Par personnel de cabinet interposé, une sollicitation a eu lieu, mais celle qui se réclame de la démocratie participative a refusé de répondre aux questions.

 

Toujours selon le quotidien régional la Nouvelle République, S Royal testait parait-il sa popularité au salon de l'Agriculture. Les Français la plébisciteraient pour s'installer au ministère de l'Intérieur. « On m'annonce à la Justice, à l'Ecologie, à l'Education ; après l'accueil que j'ai reçu ici, on va m'annoncer à l'Agriculture ». S'il y a un ministère où elle ne risque pas d'être plébiscitée, c'est bien celui de la culture !

 

Avec un pareil écran d'accueil, on comprend l'envie d'occuper les locaux

Avec un pareil écran d'accueil, on comprend l'envie d'occuper les locaux

Les manifestants arrivant dans la cour de la DIRECCTE

Les manifestants arrivant dans la cour de la DIRECCTE

Tout le monde ne tenait pas à l'intérieur des locaux

Tout le monde ne tenait pas à l'intérieur des locaux

Discussion sur la suite de la mobilisation

Discussion sur la suite de la mobilisation

Devant l'hôtel de Région.

Devant l'hôtel de Région.

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25 février 2014 2 25 /02 /février /2014 18:53

Ce matin à l'heure du petit déjeuner, j'ai cru que j'allais avaler mon café de travers. A 7h50, Laurence Parisot, l'ex-présidente du Medef était l'invitée d'Ilana Moryoussef sur France-Inter. Suite à sa contribution de la veille dans les Echos, voilà qu'elle se dit en désaccord avec la position de Pierre Gattaz, son successeur, considérant que la question des intermittents du spectacle est loin d'être un simple problème comptable, qu'elle renvoie au statut de la culture dans notre pays. Pas question pour elle de supprimer le régime spécifique, donc les fameuses annexes 8 et 10 comme le propose le Medef dans son projet de négociation de la convention assurance chômage. Pourtant, en 2003 et 2005, elle était à la tête du Medef et avec la CFDT caressait le rêve de créer une caisse complémentaire et d'exclure ainsi du champ de la solidarité interprofessionnelle les intermittents du spectacle.

 

Je ne sais pas si Madame Parisot participera le 27 février à la journée d'actions programmée ce jour-là pour la défense des droits sociaux des travailleurs du spectacle ? Ah non, j'ai failli m'étrangler une fois, mais pas deux quand même.

 

Pour la région Poitou-Charentes, le rendez-vous du 27 février est fixé à 11h - Place du Maréchal Leclerc (Ancienne Place d'Armes) devant l'ancien théâtre.

 

Mais par contre, qu'en est-il réellement de ce fameux déficit estimé pour la cour des comptes à 1 milliard d'Euros alors qu'un rapport parlementaire parle lui de 320 millions d'Euros. Une coordination d'intermittents du spectacle que Pôle emploi contacte régulièrement afin d'avoir des éclaircissements sur le fonctionnement de ce régime estime qu'il n'y a pas de de déficit.

 

Qui a raison, qui a tort ?

 

Regardez cette vidéo explicative, c'est probablement ce qu'a fait Laurence Parisot.

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17 février 2014 1 17 /02 /février /2014 21:39

La casse générale continue, sans aucun complexe, dans la continuité des agressions au droit du travail, aux retraites, à la sécurité sociale et d’autres encore, le MEDEF veut faire reculer les droits des demandeurs d’emploi.

Ayant bien compris l’oreille attentive et la soumission totale du gouvernement aux dogmes libéraux au service du capital, le MEDEF demande la suppression pure et simple des annexes 8 et 10 de l’assurance chômage. Il entend supprimer le régime spécifique d’assurance chômage des “intermittents du spectacle” !

 

Le patronat – Medef en tête – a transmis  une « proposition de document-cadre pour l’accord national interprofessionnel relatif à l’indemnisation chômage » qui s’en prend violemment aux droits des demandeurs d’emploi. Dans ce document il est recommandé, sous couvert d’équité, de reconfigurer  et de niveler  par le bas les droits de tous les chômeurs.

Au nom du rétablissement de l’équité entre les demandeurs d’emplois, il propose ni plus ni moins la suppression des annexes 8 et 10 applicables aux artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré engagés par intermittence.

En effet, dans ce document, on peut lire : « Afin de rétablir l'équité entre les demandeurs d'emploi, il est proposé :

  • d'aligner le régime des annexes 8 et 10 sur le régime de droit commun rénové (mise en oeuvre de droits rechargeables) ;
  •  
  • de demander à l'Etat de prendre en charge, s'il considère qu'il relève de l'intérêt général de mieux indemniser les demandeurs d'emploi affiliés aux annexes 8 et 10 que ceux des autres secteurs, le surcoût de ce traitement plus favorable. »
  •  

Lors de la séance de négociations sur l’assurance chômage qui a eu lieu le jeudi 13 février au siège du Medef, la délégation patronale a maintenu ses positions les plus dogmatiques et les plus rétrogrades : baisse des droits pour tous, en particulier pour les salariés précaires relevant de l’activité réduite, les intérimaires ou bien encore les intermittents du spectacle. Pour les artistes et techniciens du spectacle vivant et enregistré, le patronat entend transférer le financement des annexes 8 et 10 à l'Etat. Or, les professionnels du spectacle n'ont pas choisi la précarité mais des métiers qui les y contraignent : ils et elles le payent cher, notamment en période de crise violente aggravée par les mesures d’austérité budgétaires.

 

Face à ce diktat patronal, le gouvernement doit garantir les droits sociaux des salariés !

 

Assurance chômage, la CGT déchire les propostions provocatrices du Medef.

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14 janvier 2014 2 14 /01 /janvier /2014 22:02

Vous pourrez voir l'exposition intitulée "Photasmes" du photographe niortais Alain Van Gindertael du 17 janvier au 13 février 2014 au Centre Socioculturel 7 avenue de Limoges à NIORT.

Exposition photos "Photasmes"
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12 novembre 2013 2 12 /11 /novembre /2013 23:44

Je pourrais reprendre l'article publié le 5 octobre 2012 qui avait pour titre « Le gouvernement socialiste trahit les engagements de son candidat ». En effet, le candidat François Hollande qui avait pris lors de sa campagne l'engagement de sanctuariser le budget de la Culture s’assoit sur cette promesse comme il l'a fait pour un certain nombre d'autres.

 

Déjà amputé en 2013, le budget de la Culture va subir un nouveau recul. Le projet de loi de finances 2014 prévoit une baisse de 2 %, ramenant le budget à son niveau d’avant 1981  !  HONTEUX !!!

 

Les opérateurs publics sont ponctionnés de 148 M€ : prélèvements exceptionnels sur les opérateurs du ministère de 20 M€ (théâtres nationaux, musées...), 38 M€ sur l’audiovisuel public, 90 millions au CNC... Selon les lignes budgétaires, les crédits de soutien à la création, les aides à la presse sont encore en baisse, et comme le plan est triennal, ce sera encore le cas en 2015  !

 

Les coups bas pleuvent à travers la loi de décentralisation (dont certains articles pourraient remettre en cause le réseau des DRAC) , le report de l’examen de la loi sur la création artistique, et les inquiétudes demeurent à propos de la future négociation assurance chômage, re poussée à début 2014.

 

Les fédérations cgt du spectacle, de la cgt culture et du snj-cgt organisent ce mercredi un rassemblement pour dénoncer l'austérité budgétaire. A l'occasion de l'examen du budget du ministère de la Culture par l'Assemblée Nationale, les trois organisations organisent un rassemblement le mercredi 13 novembre à 10h près de l'assemblée et une délégation demandera à être reçue par les députés.

 

Les socialistes tiennent à respecter le pacte budgétaire européen, mais ce n'est pas la poursuite d’une politique d’austérité et de réduction inconsidérée de la dépense publique qui nous aidera à sortir de la crise.

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 18:32

Après le festival de Cannes, où la palme d'or a été décernée au film d’Abdellatif Kechiche, « La vie d’Adèle », le canard enchaîné titrait sur « Le revers de la palme » dénonçant les conditions de tournage, « des journées de seize heures payées huit, du travail non payé imposé le samedi », « le doublement du temps de tournage prévu » mais avec un budget qui ne bouge pas.

 

Le cinéma ne peut  pas être une zone de non-droit.

 

Ces problèmes devraient trouver une réponse avec le texte de la convention collective étendue de la production cinématographique qui devait entrer en vigueur au 1er juillet mais qui vient d'être reporté au 1er octobre. Ce texte étendu est celui proposé par l’API (Gaumont, Pathé, UGC, MK2), seule organisation représentant les employeurs à l’avoir signé le 19 janvier 2012 avec tous les syndicats de techniciens et d’ouvriers, à l’exception de la CFDT. Par contre, il y a eu une levée de bouclier de la part de nombreux syndicats de producteurs indépendants, car cette convention collective est une petite révolution au sein de ce monde d'arrangements en marge de la loi. Elle prévoit, entre autres, des minima salariaux, et le paiement des heures supplémentaires, du travail de nuit ou du dimanche. Autant de points sensibles pour les films à petit budget.

 

Dans un entretien accordé à Télérama, Alain Guiraudie, le réalisateur de “L'Inconnu du lac”, prend la défense de ce texte décrié.

 

Entretien Télérama

Il nous faut une régulation collective.
Les négociations individuelles, ça suffit.”

 

Serait-ce une bonne chose que la convention collective étendue entre en vigueur dès aujourd'hui ?

Oui. Il nous faut une régulation collective. Les négociations individuelles, de gré à gré, ça suffit. Or, la convention collective signée par l'API est la seule qui existe en droit. Le texte alternatif proposé par les producteurs indépendants n'a aucune valeur. Pas plus que les propositions faites par la SRF. Il ne suffit pas de se réunir entre copains et de rédiger un texte pour qu'il ait force de loi. Et puis soyons sérieux : la SRF propose une convention collective à tiroirs, sous conditions.

Il faudrait indexer les revenus minimums des techniciens aux budgets des films. Et tant pis pour le principe du « à travail égal, salaire égal ». Tant qu'on y est, pourquoi pas un Smic spécifique aux boîtes de moins de cinquante employés ? Faut-il comprendre que les films en dessous de 4 millions d'euros ne se font qu'avec de la passion ? C'est à se demander si ce petit monde adhère au principe même d'une convention collective…

Personnellement, j'estime qu'il est intéressant de réaffirmer tout haut l'idée qu'un film coûte de l'argent en salaires. Pour faire du cinéma, il ne suffit pas d'avoir une caméra, des idées ou de l'enthousiasme : sans le travail des techniciens, rien ne se ferait.

Arrêtons aussi d'associer systématiquement cinéma de la diversité et films pauvres. Cela induit l'idée que l'audace artistique est consubstantielle aux petits budgets. Je commence à en avoir marre qu'on me dise que mes films sont importants tout en me donnant des miettes pour les réaliser. Si vraiment on estime qu'ils ont leur place en salles, alors que le CNC s'en donne les moyens ! Quel cinéma veut-on défendre dans ce pays ? Va-t-on laisser la loi du marché l'inféoder ou décider qu'on met la main à la poche pour défendre les œuvres qui méritent d'exister ?

 

Ne craignez-vous pas que la convention collective signée en janvier 2012 accélère les délocalisations ?

Ce risque existe. Mais la façon dont les uns et les autres le brandissent me rappellent l'histoire des ouvriers de Continental. Il y a cinq ans, on leur a dit qu'ils devaient renoncer aux 35 heures sous peine de voir les sites français fermés. Cinq ans plus tard, ces mêmes sites ont fermé boutique. Dans le cinéma, les délocalisations sont déjà une réalité. Aujourd'hui, on peut très bien prendre l'argent du CNC et le dépenser ailleurs. Là encore, pour que les choses changent, il faut peut-être en passer par des mesures réellement coercitives.

 

“Pourquoi un film français ne pourrait-il pas
se faire avec plus de 60% d'argent public ?”

 

Faut-il, comme le demandent notamment les représentants de la SRF, remettre à plat tout le système de financement du cinéma français ?

Absolument. Il faut rendre le CNC à sa mission initiale : la régulation. C'est à lui de rééquilibrer le marché et de réorienter les moyens vers les films plus difficiles, moins mainstream. Le rééquilibrage ne viendra pas de Gaumont, de Pathé ou de MK2… Pour l'heure, l'argent du CNC repart beaucoup vers les structures et les films les mieux dotés. Pourquoi un film français ne pourrait-il pas se faire avec plus de 60% d'argent public ? Pourquoi, le CNC ne monte-t-il pas au créneau là-dessus ? La commission européenne a bon dos… On ne peut pas rester dans le statu quo actuel.

 

Quels seront les premiers effets de cette convention collective ?

Honnêtement, je n'en sais rien. Mais si vous aviez demandé à un petit artisan de 1936 à quoi ressemblerait sa vie avec les congés payés, il vous aurait probablement fait la même réponse. Je pense que, à l'époque, beaucoup de voix ont dû s'élever pour dénoncer cette mesure qui risquait de couler les petits patrons…

De la même manière, quand, en 2003, le bénévolat sur les courts métrages est devenu illégal, on a entendu des cris d'orfraie. Dix ans plus tard, il me semble que les courts métrages existent toujours. Si la convention est étendue aujourd'hui, certains films ne pourront sans doute pas se faire. Mais sur tous les autres, les travailleurs seront payés correctement.

 

Et tant pis pour les films qui ne pourront pas se faire ?

Mais chaque année, des films ne se font pas faute d'argent ! Pourquoi les gens se réveillent-ils maintenant ? Moi-même, il y a deux ans, j'ai renoncé à un projet. Cela m'arrive aussi régulièrement de reporter un tournage. Ce genre de mésaventures fait partie de ma vie de cinéaste depuis vingt ans. Mais les réalisateurs et producteurs du cinéma du milieu ignoraient peut-être cette réalité jusqu'à ce que l'idée de payer les gens correctement les fasse paniquer. Avec la convention collective, il y aura peut-être moins de films produits chaque année en France. Mais vous les voyez, vous, les deux cent soixante-sept films annuels dans les salles ? De fait, aujourd'hui, seuls quelques titres monopolisent les écrans.

 

“Le salaire ne doit plus
être la variable d'ajustement.”

 

Auriez-vous pu réaliser L'Inconnu du lac dans le cadre de cette convention ?

Oui, car nous nous y serions pris autrement. La production aurait dû se bouger le cul pour trouver plus d'argent. Lequel a d'ailleurs été trouvé, auprès d'Arte, a posteriori, c'est-à-dire une fois le film monté. Il n'était donc pas si introuvable que cela. Pour pouvoir payer les gens au tarif, il ne manquait que 100 à 200 000 euros à L'Inconnu du lac, comme à tous ces films à 1 million qui sont devenus la caution des cinéastes du milieu pour refuser la convention collective. Admettons même que cela représente chaque année 30 millions d'euros : s'il y avait une vraie volonté politique, ce serait facile de les trouver au CNC, qui brasse 150 millions d'euros par an.

 

Certains craignent que, pour le même tarif, les producteurs privilégient les techniciens confirmés au détriment de la jeune génération…

Si les producteurs travaillaient avec les techniciens débutants parce qu'ils étaient moins chers, j'aimerais être au courant. Généralement, surtout dans le cinéma d'auteur, le réalisateur décide avec qui il veut travailler. C'est ridicule, les quatre ou cinq grands chefs opérateurs qu'on a en France ne vont pas pouvoir faire tous les films. Pareil pour les stars du montage. Le salaire ne doit plus être la variable d'ajustement. Pour le reste, au moment de se lancer dans la fabrication d'un film, les choix à faire restent les mêmes : miser sur un casting cher et prestigieux ou pas, réduire ou pas le temps de tournage, etc.

 

A-t-on sacrifié la justice sociale à la diversité du cinéma ?
Oui, comme si l'art autorisait tous les passe-droits, comme s'il était au-dessus du droit du travail. L'industrie du cinéma est même peu à peu devenue un laboratoire du libéralisme. Où le CDD et la précarité sont la norme. Quand j'étais technicien, je passais mon temps à pointer au chômage.

 

Quel impact la discorde de ces derniers mois aura-t-elle à long terme sur le cinéma français ?
Je suis incapable de me prononcer là-dessus. Les clivages se sont affirmés. Mais quant à savoir comment cette affaire va se terminer, je suis comme tout le monde. J'attends.

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 14:11

 

Un nouveau centre d'art contemporain photographique à Niort 

La Villa Pérochon


Pour certains, il n'y aurait rien à Niort. Pourtant, hier avait lieu l'inauguration du 6ème centre d'art contemporain photographique en France. Et, c'est le 4ème lieu culturel bénéficiant d'une convention nationale après la scène nationale du Moulin du Roc, le centre national des Arts de la rue, le Camji. Pas mal pour une ville moyenne de 60 000 habitants. C'est vrai qu'il y a toujours des esprits grincheux pour trouver que c'est toujours mieux chez les autres.

 

Samedi soir sur France-inter, Brigitte Patient conscrait son émission "Regardez voir" à l'inauguration de la Villa Pérochon.

 

 

Lien vers l'émission du samedi 13 avril 2013

 

 

 

 

Photo du jardin en cours d'aménagement

 

Devant la Villa|Photo prise le 10/04/2013 © Radio France - 2013|/sites/default/files/2013/04/10/608484/images/P1000378_jardin.jpg

 

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 17:30

 

Match d'impro - ALINE VS QUEBEC (LNI)


Vendredi 29 mars à 20H30 : Espace Tartalin d' Aiffres

 

 


Il y a 35 ans se jouait le 1er match d'impro à Montréal. C'était la naissance de la Ligue Nationale d'Improvisation ( LNI) qui devait jouer 4 soirs seulement. Le public en redemande encore et encore !!! L'aventure ne s'est jamais arrêtée et 35 ans plus tard ce jeu a fait des petits partout dans le monde.

La LNI est en tournée anniversaire en France et passe par Aiffres pour une seule date à ne pas manquer.

 

Réservation sur le site d'Aline et Cie ou billetterie sur place

 


 


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16 février 2013 6 16 /02 /février /2013 08:38

Je reprends sur mon blog ce communiqué du SFA (Syndicat Français des Artistes interprètes CGT) qui est très instructif sur la conception qu'ont certains élus concernant les artistes et techniciens du spectacle. Le budget de la culture qui devait être « sanctuarisé » selon les propos du candidat  François Hollande va au contraire être amputé. Les propos de la présidente socialiste de la commission culture de l’Association des régions de France sont inquiétants. C'est ça le changement promis ?

 

 

Les artistes ne font pas l’aumône, ils ont des droits et ils veulent vivre de leur métier.

 

 

Lors de l’audition par la mission d’information parlementaire sur les métiers artistiques à l’Assemblée nationale, nous avons été interloqués par l’intervention de Madame Karine Gloanec-Maurin, présidente de la commission culture de l’Association des régions de France, vice-présidente du « Laboratoire des idées » du Parti Socialiste et vice-présidente du conseil régional du Centre.

 

Elle y a parlé d’un « statut de chômeurs ». Nous rappelons que les artistes et techniciens du spectacle ont le seul statut de salarié. Ils cotisent aux caisses sociales comme tous les travailleurs et bénéficient donc d’allocations chômage lorsqu’ils ne sont pas sous contrat.

 

Non contente de reléguer les artistes interprètes au seul rôle de chômeurs, elle a constaté une « progression anormale » du nombre d’employeurs d’artistes et techniciens engagés par intermittence, « alors que les financements ne peuvent pas suivre » et a proposé de remédier à ceci en passant « par une revalorisation des amateurs et le renforcement des liens entre les collectivités et les fédérations de l'éducation populaire ».

Serait-ce donc une des idées prônées par le « Laboratoire des idées » du PS ? Il y a à craindre que oui, vu le renoncement de ce gouvernement aux engagements en matière culturelle pris par le candidat à la Présidence lors de sa venue au BIS de Nantes en 2012 !

 

Madame Gloanec-Maurin a aussi déclaré que la Région Centre soutient la lecture publique par l’intermédiaire d’un concept intitulé «Mille lectures d’hiver». Et, a-t-elle ajouté, c’est aussi un soutien aux artistes intervenants pour qu’ils puissent avoir des cachets supplémentaires.

 

Une telle déclaration est honteuse ! Le concept pourtant est d’une grande qualité : des comédiennes et comédiens de la Région Centre (et d’ailleurs) parcourent le territoire pour faire découvrir un auteur, une œuvre. L’acteur choisit un texte qu’il travaille aux fins de le présenter devant des publics très divers. Ces artistes interprètes sont des professionnels, ils travaillent… il faudrait que Madame Gloanec-Maurin le comprenne, ils ne « font pas leurs heures » !!!!

 

 

Madame Gloanec-Maurin a aussi parlé de la permanence d’emploi dans les entreprises de spectacle. Est-ce en baissant les budgets que les structures pourront embaucher des artistes en CDI ? Que ce soit au niveau national ou au niveau territorial, les budgets consacrés à la culture, aux arts, aux spectacles sont comprimés, malgré les promesses d’antan. Même les centres dramatiques nationaux, bénéficiant de financements nationaux et locaux, ne respectent pas leurs cahiers de charge en matière d’emploi.

 

 

Nous espérons que d’autres témoignages, plus sérieux, permettront à cette commission de faire un réel état des lieux afin de contribuer à l’élaboration d’une politique culturelle digne de ce nom, où les artistes professionnels, vivant de leur métier, ont toute leur place.


Syndicat Français des Artistes Interprètes (SFA) 

 

 

 

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