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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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19 mai 2015 2 19 /05 /mai /2015 01:48

Il la joue un peu facile Valls, qui vient de déclarer à propos du budget de la culture : « Cela a été une erreur au cours des deux premières années du quinquennat de François Hollande de baisser le budget de la culture au-delà des nécessités liées à la lutte contre l'endettement ou les déficits publics ».

 

Comme je l'avais noté dans des billets publiés le 5 octobre 2012 et un autre le 12 novembre 2013, le candidat François Hollande qui avait pris lors de sa campagne l'engagement de sanctuariser le budget de la Culture s'asseyait sur ses promesses. En effet ce budget a connu une baisse de 4% en 2013 suivie d'une autre de 2% en 2014, ramenant le budget à son niveau d’avant 1981.

 

Quelqu'un a-t-il souvenir d'avoir entendu Manuel Valls protester à l'époque ? Même s'il n'était pas premier ministre ni ministre de la culture, il participait bien au conseil des ministres. Et puis si c'était une erreur, en tant que 1er ministre, que n'a-t-il rectifié le tir ? Pourtant le budget de la Culture et de la Communication 2015 n'a connu qu'une très légère hausse de 0,33%. Et qu'annonce t'il pour les deux ans à venir ? Il dit avoir prévu une stabilité « voire une augmentation des budgets de la création et de l'éducation artistique ».

 

Stabilité, ça ne donne rien de plus, et dire "voire une augmentation" ça reste hypothétique.

 

Finalement, beaucoup de bruit pour rien. Tout ça parce qu'il lui était difficile, en direct de Cannes où se déroule le festival, de défendre cette politique d'austérité qui a pour conséquence des réductions budgétaires pour respecter le pacte budgétaire européen . Un pacte qu'il défend par ailleurs alors que cette politique touche très durement la culture.

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14 janvier 2015 3 14 /01 /janvier /2015 23:30

A Niort, la précédente municipalité avait réussi à faire venir dans la ville un Centre national des arts de la rue (CNAR). Il n'existe en France qu'une douzaine d’institution de ce type. Mais des inquiétudes se font jour sur son devenir après 5 années de fonctionnement. Le changement de majorité municipale a déjà entraîné la diminution de la dotation à cette structure. Le maire de droite considère que la ville n'a pas les moyens d'avoir quatre institutions culturelles avec un label national. Un rendez-vous est prévu qui pourrait sceller le sort de cette structure. La CGT spectacle Poitou-Charentes a bien sûr réagi.

 

« Nous nous opposons à la fermeture du Cnar et à la possible mise en concurrence des différents établissements culturels du territoire. On ne combat pas l'obscurantisme en fermant un lieu de culture et on ne défend pas la liberté d'expression en fermant un lieu lui permettant d'exister. Nous nous opposons aux reculs des services publics dans tous les domaines et appelons à la cohérence politique de la majorité municipale après son positionnement face aux tragiques évènements de la semaine dernière. C'est de politiques publiques ambitieuses en matière de culture et d'éducation dont nous avons besoin, non de caméras coûteuses attisant les divisions. Nous restons mobilisés pour défendre les salariés et nos lieux de travail ! »

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13 novembre 2014 4 13 /11 /novembre /2014 22:40

Faire venir l’art dans les entreprises, c’était le grand projet d’Aurélie Filippetti. Le projet vient de voir le jour et c'est celle qui lui a succédé au ministère de la culture, Fleur Pellerin, qui vient de concrétiser le projet.

 

C'est ainsi que du 3 au 7 novembre, une œuvre majeure du peintre Fernand Léger, Les Constructeurs, aura été exposée dans un atelier de montage de l'usine de Renault Flins. Cela renouait avec la volonté originelle de Fernand Léger, peintre membre du PCF de 1945 à la fin de ses jours, de voir son œuvre exposée dans les usines. Son tableau avait déjà été exposée en décembre 1953 à l’usine Renault de Boulogne-Billancourt, dans un réfectoire du site historique de Renault à l’occasion d’une manifestation culturelle destinée aux salariés.

 

Mais en 2014, pas question d'accrocher dans la cantine puisque, comme le dit un délégué CGT de Renault Flins, « Nous, la cantine, on n'en a plus ! Pour ceux qui travaillent en équipe, le temps de repas a été supprimé. Pour admirer l’œuvre de Léger, les ouvriers, qui ont perdu 18 jours et demi par an de temps de repos sans compensation financière du fait de l'accord de " compétitivité ", devaient rester au-delà du temps de travail … mais en loupant le car du retour ! Budget serré, peur pour son emploi, travail les jours fériés, le samedi au gré du patron … rien de bon pour le temps de cerveau "disponible " ».

 

La nouvelle ministre de la culture doit comprendre, elle qui n'a pas le temps disponible pour lire des livres !

« L'entreprise à l'oeuvre » ou quand "Les Constructeurs", de Fernand Léger est exposée à l'usine de Renault Flins
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15 octobre 2014 3 15 /10 /octobre /2014 17:04

A l'occasion de l'inauguration d'un Musée d'art moderne et contemporain à Rabat, musée qui bien évidemment porte le nom de Mohammed VI, Jack Lang, président de l'Institut du monde arabe (un institut culturel parisien consacré au monde arabe) s'est vu remettre par le roi Mohamed VI le Grand Cordon du Wissam Al Alaoui.

 

Dans une déclaration à la presse, soulignant que l'inauguration par S.M. le Roi en personne de ce musée «donne un lustre et un éclat à cet événement», Jack Lang s'est dit «très heureux» de participer à cette ouverture, relevant qu'il s'agit d'un «moment émouvant et touchant» et d'«un jour très important dans l'histoire culturelle du Maroc». Il aurait pu s'en tenir là, mais non.

 

Il a souligné que « beaucoup de transformations heureuses se sont produites » au Maroc depuis l'intronisation de S.M. le Roi Mohammed VI, ajoutant qu'il porte au Souverain « une grande admiration et un respect infini ». Évoquant sa décoration par S.M. le Roi du Wissam Al Alaoui (Classe exceptionnelle), M. Lang s'est dit « ému et touché par cette marque de gentillesse » de la part du Souverain qui « l'honore énormément ».

 

Des droits de l'homme il n'en fut apparemment pas question. C'est bien regrettable alors qu'au mois d'août, un jeune étudiant emprisonné est décédé après 72 jours de grève de la faim (voir billet publié à cette occasion). Actuellement, Wafaa Charaf, militante syndicaliste et politique et aussi vice-présidente de l'association marocaine des Droits de l'homme vient d'être condamnée à un an de prison ferme pour avoir dénoncé la brutalité de la police marocaine (voir billet sur Mediapart).

 

Pas un mois ne s’écoule, sans que le Maroc ne soit pointé du doigt par plusieurs organismes, dont Human Right Watch, Amnesty International, ou encore l’Association marocaine des Droits de l’Homme (AMDH) pour ses atteintes aux libertés. Ces deux dernières organisations ont d’ailleurs fait l’objet de représailles de la part des autorités marocaines, qui leur ont interdit la tenue des camps de jeunes qu’elles comptaient tenir au mois de septembre.

 

Jack Lang ignorerait-il cela pour parler de « de transformations heureuses se sont produites » ?

 

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27 juin 2014 5 27 /06 /juin /2014 16:32

Malgré la lutte des intermittents et précaires, malgré l'appel de nombreux directeurs de théâtre, le gouvernement vient de valider le texte et propose a posteriori de discuter. En attendant, le gouvernement s’apprête à financer une partie des annexes. Dans sa grande déclaration d’amour pour la culture, Valls a choisi le Medef. Mais le jour où l’État le décidera ou bien le jour où les élections les renverront dans l’opposition, ce financement pourra être retiré du jour au lendemain. Le Medef et la CFDT en rêvaient depuis longtemps, aucun gouvernement de droite n’avait osé, Valls vient de le faire.

 

Et dire que le ministre du travail Rebsamen qui vient de donner son agrément, avant d'être nommé au gouvernement, faisait partie des députés ayant signé une tribune demandant au gouvernement de ne pas valider cet accord. Quel reniement, quelle trahison ! Au moment où 6 chômeurs sur 10 ne sont pas indemnisés, comment supporter que ce gouvernement se cache derrière les partenaires « sociaux » pour valider cet accord.

 

 

Sur ce sujet, Sébastien, comédien et militant à la CGT spectacle déclare que ce n'est pas une question culturelle mais sociale : « C'est idéologique, quand on sait que l'évasion fiscale se chiffre entre 60 et 80 milliards d'euros et que la réforme de l'Unedic entend récupérer 2 milliards sur le dos des chômeurs. Ce n'est pas une question culturelle, c'est social quand on attaque les carrières discontinues comme les intérimaires »

 

Ne comparer comme le font les signataires de l'accord que la part des cotisations versées par les intermittents rapportées aux allocations versées, c'est oublier la solidarité interprofessionnelle. Les emplois générés (employés de restaurants, hôtels etc ..) par les activités des manifestations culturelles donnent lieu à des cotisations pour l’assurance chômage.

 

Qu'en disent des personnalités du théâtre ?

 

Jean-Michel Ribes (Théâtre du Rond-Point): « Davantage de gens travaillent dans le secteur culturel que dans celui de l'automobile, davantage de gens fréquentent les théâtres que les matches de foot, alors stop ! Nous, hommes et femmes de spectacle, ne sommes pas les danseuses de la République, soumises au bon vouloir du Medef ! Le problème des intermittents est un problème de société. Tout le monde va en payer l'addition. Et qu'on ne nous endorme pas avec des chiffres, des débats trop techniques ! Actuellement, les patrons du Medef, comme la CFDT et FO, qui refusent de renégocier l'accord du 22 mars, cherchent simplement à éliminer la culture en éliminant ceux qui la font... »

 

Ariane Mnouchkine (Théâtre du Soleil): « Un médiateur qui récuse lui-même l'idée de médiation, avec une lettre de mission qui affirme d'emblée l'agrément de l'accord du 22 mars par le ministre du travail ! Mais on nous enfume ! Le gouvernement cherche à temporiser pour sauver le festival d'Avignon, éviter la grève et l'annulation : c'est cousu de fil blanc ! »

 

La lutte n'est certainement pas terminée. Comment ce pouvoir peut-il rendre les précaires encore plus précaires en validant des réformes au nom du « dialogue social » ?

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22 juin 2014 7 22 /06 /juin /2014 23:17

La protection sociale est un droit pour tous les salariés

Manuel Valls a annoncé hier un plan qui se veut une sortie de crise. Il a annoncé le maintien des crédits d’investissement du ministère dans le spectacle vivant, ce qui est une bonne mesure, mais pas pour tout le champ du ministère : bientôt les vases communicants en tapant sur tous les opérateurs (CNC, Opéra National de Paris, France Télévisions…) à qui on promet le pire ?

La concertation avec les « trois sages » peut être acceptable, à condition que nos propositions soient examinées, celles partagées dans la profession, popularisées comme « plateforme du comité de suivi ». Elles sont portées depuis plus de dix ans tandis que les signataires de l’Unedic ont toujours refusé de les étudier.

Mais surtout Manuel Valls annonce que l’État va financer le régime des intermittents du spectacle, préfigurant une caisse autonome que souhaite le Medef et la Cfdt depuis des années. Le Premier Ministre dit : « ce dispositif original est une forme indirecte de soutien à la création artistique et il ne peut reposer entièrement sur la seule solidarité interprofessionnelle, même si elle en reste le cœur. L’État doit aussi assumer sa place autour de la table […] y compris pour le financement. »

La refondation sociale chère au Medef est en marche : il s’agit de découper par morceau la protection sociale pour que l’État en prenne une partie à charge de plus en plus grande.

Pas plus qu’une subvention à l’industrie ou au commerce, l’assurance chômage n’est pas une subvention culturelle, c’est un droit de tous les salariés.

Les investissements publics doivent aller, eux, aux services publics, à la création et à l’emploi !

Manuel Valls dit lui-même en préambule que la contribution économique de la Culture est pourtant positive pour le pays.

On comprend mieux pourquoi le gouvernement, plutôt que de reporter l’application de cet accord de quelques mois, décide de l’agréer en l’état, en prenant en charge la non-application du différé. C’est une mesurette pour passer l’été… et c’est mettre le doigt dans la caisse autonome.

Cette proposition figurait dans les textes du Medef en février comme palliatif à la suppression des annexes que notre lutte unitaire a empêché en mars.

N’en restons pas là : défendons nos propositions alternatives, refusons la réserve d’Indiens !

Luttons tous ensemble contre ce texte qui constitue une catastrophe pour tous les demandeurs d’emploi, travailleurs précaires, intérimaires, cadres…

Nous appelons à poursuivre et amplifier la lutte unitaire sous toutes ses formes avec des actions dès aujourd’hui !

  • À Paris : AG unitaire lundi 23 juin 18h30 sous le péristyle de la Grande Halle de la Villette (M° Porte de Pantin)
  • Nous appelons à un temps fort de mobilisation le 26 juin. Rdv Fédéral à 13h30 devant Le Cirque D’hiver (110 rue Amelot 75011 Paris - M° Filles du Calvaire) pour rejoindre en cortège la manifestation interprofessionnelle à l’appel de la Cgt qui partira de Bastille à 14H30 pour se rendre à Nation.
  • Nous appelons à une journée de grève massive dans tous les secteurs du spectacle, du cinéma et l’audiovisuel, le 4 juillet, jour de l’ouverture du Festival d’Avignon.

Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous, salariés, citoyens, spectateurs de notre travail.

Si le gouvernement ne nous entend pas pour sortir un plan d’apaisement équilibré et durable qui prenne en compte nos propositions, l’été ne se passera pas normalement !

 

D’ores et déjà, en Poitou-Charentes, nous appelons à des rassemblements sur :
Le Festival Teciverdi, à Niort le 26 juin 2014,
Le Festival International du Film de La Rochelle, le 27 juin 2014,
L’ouverture des Nuits Romanes, à Saint Savin le 28 juin 2014,
Le Festival au Village, à Brioux sur Boutonne le 4 juillet 2014…
Et ce n’est qu’un début !!!

 

CGT Spectacle Poitou-Charentes

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6 juin 2014 5 06 /06 /juin /2014 16:53

Article mis à jour le 6 juin, deux paragraphes intermédiaires ayant "sauté" lors de la première publication.

 

Quelques jours de vacances font que mon blog est un peu aussi en vacances. Mais l'actualité se poursuit. Et les trahisons des dirigeants aussi.

 

En déplacement à Rodez pour l'inauguration du musée Soulages, F Hollande s'est comporté comme lors d'un déplacement de Sarkozy à son époque dans les Ardennes, les manifestants étant tenus à distance parles CRS.

 

Quelle trahison vis à vis de ceux qui l'ont porté au pouvoir, en voulant se débarrasser avant tout il est vrai de Sarkozy.

 

Et que dire par rapport aux intermittents. Là aussi, le gouvernement PS est en train de trahir. C'est une seconde nature pour ce parti. Honte à eux. Lors de la cérémonie des Molières, les intermittents se sont rappelés à eux.

 

Valérie Dreville (Molière de la comédienne dans le théâtre public pour Les revenants de Thomas Ostermeier) a ouvert le bal de la fronde en évoquant la « précarité d'une profession menacée » et en demandant à la ministre de la culture de « tout mettre en œuvre pour que l'accord sur la réforme de l'assurance chômage ne soit pas agréé ».

 

Puis Nicolas Bouchaud a pris officiellement la parole au nom des intermittents et a décerné un « Molière de la meilleure trahison à François Rebsamen, ministre du travail, pour son rôle d'employé du Medef ». Quant à Philippe Torreton (Molière du comédien dans le théâtre public pour Cyrano de Bergerac) il a « dédié » son prix « à tous les intermittents », trouvant « lamentable d'avoir à le faire sous un gouvernement socialiste ».

 

 

 

 

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 23:10

La déclaration faite par la CGT spectacle à l'issue de la manifestation du 15 mai :

 

Mes camarades !

 

Le Président de la République, le gouvernement et de nombreux élus locaux, tous à la recherche d’économies, au nom de l’austérité, bradent les politiques culturelles, la fonction publique et la protection sociale.

 

Dans les professions du spectacle, des arts plastiques, du cinéma, de l’audiovisuel, de la presse et de l’information, dans l’administration du Ministère de la Culture, comme dans les réseaux associatifs, les conséquences sont extrêmement violentes pour l’emploi.

 

C'est pourquoi en Poitou-Charentes la CGT spectacle à appeler à rejoindre le rassemblement de de la fonction publique aujourd'hui.

 

La CGT spectacle revendique un véritable service public de la culture avec une loi d'orientation et de programmation. François Hollande s'était engagé comme candidat à ouvrir le chantier d'une loi d'orientation pour le spectacle vivant. Après deux ans nous ne voyons toujours rien sinon une véritable braderie de la culture. Nous condamnons la remise en cause de tout ce que nous avons construit et imaginé depuis des décennies au service de la population : nous sommes fiers que notre pays soit la terre d’élection de tant d’artistes, et ait donné les moyens à tant de créativité en contribuant ainsi à un rayonnement culturel partout dans le monde et à une véritable attractivité culturelle.

 

François Hollande s'est fait un nouvel ami : la finance !

 

Au lieu de s'attaquer au chômage, avec le MEDEF, le gouvernement, s'attaque aux chômeurs ! Nous allons donc tout mettre en œuvre pour que le ministre du travail ne donne pas son agrément à l'accord d’assurance chômage qui s'attaque au plus précaires d'entre nous : les intérimaires, les intermittents du spectacle et en général à tous ceux qui ont des carrières discontinues et qui sont de plus en plus nombreux.

 

La CGT spectacle appelle aussi à la cohérence de nos actions et condamne le fait que des syndicats de salariés (la CFDT, la CFTC et FO) signent des accords comme celui-ci avec le MEDEF sur le dos des précaires.

 

Ils veulent 50 milliards ? Qu'ils aillent les chercher dans la poche de ceux qui les ont : lutter contre la fraude fiscale c'est 80 milliards, diminuer par 2 le versement des dividendes aux actionnaires, c'est 120 milliards par an.

 

Ce n'est pas une bataille de chiffres, c'est une bataille idéologique.

 

La Culture est notre bien commun, c'est pourquoi la CGT spectacle a souhaité rejoindre cette journée de mobilisation pour la défense de la fonction publique, des services publics et au-delà pour s'opposer aux politiques d'austérité qui détruisent l'ensemble de nos biens communs au service du capital.

 

Pour que nos luttes avancent, nous devons marcher sur nos deux jambes : des services publics forts et une protection sociale juste et solidaire !

La déclaration de la CGT spectacle

La déclaration de la CGT spectacle

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14 mai 2014 3 14 /05 /mai /2014 21:59

Le Président de la République, le gouvernement et certains élus locaux, tous à la recherche d’économies, sont prêts, au nom de l’austérité, à brader les politiques culturelles, la fonction publique et la protection sociale.

Plusieurs municipalités récemment élues, dont celles dirigées par le Front National, envisagent déjà de remettre en cause leurs engagements et financements culturels, ou simplement la liberté de création et de programmation. Les conséquences sont violentes pour l’emploi dans les professions du spectacle vivant, des arts plastiques, du cinéma, de l’audiovisuel, de la presse et de l’information, dans l’administration du Ministère de la Culture, comme dans les réseaux associatifs.

Les négociations sur l’assurance chômage qui s’achèvent mettent à mal les droits sociaux, en particulier pour les intermittents du spectacle, sacrifiés comme les intérimaires et les travailleurs précaires.

Les missions de service public sont en danger partout dans l’archéologie et les musées, les bibliothèques, les arts plastiques, le spectacle vivant, l’enseignement...

Un nouvel acte de décentralisation va fragiliser les services de l’État et des collectivités territoriales, non pas pour une meilleure complémentarité des politiques mais dans le sens d’un recentrage déséquilibré sur les régions et les métropoles.

La marchandisation de la Culture s’accélère au service de la concentration de groupes multinationaux entendant échapper à la réglementation et à la fiscalité nationales voire européennes.

Que reste-t-il des politiques publiques des arts, de la culture et de la communication ?

 

L’État est-il toujours garant de l’équité territoriale, de l’égal accès de tous à la Culture dans le cadre d’une véritable décentralisation ? A quand l’ambition d’une Europe de la Culture ?


La Culture est notre bien commun, au cœur d’un projet de société ouvert à toutes et tous !

 

Appel régional le 15 mai en Poitou-Charentes



« JE MARCHE POUR LA CULTURE ET POUR MES DROITS SOCIAUX »
Rendez-vous 11H Place de la Brèche
à NIORT

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7 avril 2014 1 07 /04 /avril /2014 22:03

Accord intermittents : les directeurs de théâtres nationaux en colère

Une cinquantaine de directeurs de théâtres publics, nommés par la ministre de la Culture, ont appelé le gouvernement à ne pas agréer l'accord signé entre le patronat (Medef, Cgpme, Upa) et trois centrales syndicales (Cfdt, Cftc et Fo) à l'exception de la CGT et de la CFE-CGC. Cet accord sur l'assurance chômage « fragilise encore davantage les plus précaires » et ne tient pas compte des propositions de réforme avancées par la profession. « Certains partenaires sociaux n'ont pas pris la peine d'étudier sérieusement ni les préconisations du comité de suivi (réunissant parlementaires et professionnels), ni les propositions de l'étude menée par deux experts indépendants commandée par le Syndeac (syndicat des employeurs du spectacle) » dénoncent plusieurs directeurs de CDN (centre dramatique national) et CCN (centre chorégraphique national).

Cet accord ne doit pas être agréé par le gouvernement, pour que n’entrent pas en vigueur les mesures désastreuses qu’il contient.


 

Assurance chômage : Le gouvernement va t-il agréer un accord qui fragilise les plus précaires ?
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