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  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
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24 mai 2011 2 24 /05 /mai /2011 09:42

La contestation gagne du terrain en Espagne où s'exprime un véritable ras-le-bol.  Ceux qui se sont baptisés « los indignados » - « les indignés » se sont installés à la Puerta del Sol de Madrid depuis plus d'une semaine. Cela a des allures de place Tahrir au Caire. Ces milliers de contestataires, jeunes ou non, citoyens de tous horizons, se révoltent contre la crise, l'austérité, la corruption, la collusion entre pouvoirs politiques et pouvoirs économiques. Ils dénoncent l'impuissance dui gouvernement face à la crise qui frappe le pays, sa soumission devant les contraintes libérales de la mondialisation, enfin son manque d'imagination pour solutionner le chômage : 4,7 millions d'actifs sans emploi.

 

Depuis une semaine, des milliers de contestataires, jeunes ou non, citoyens de tous horizons, ont monté un véritable campement de tentes bleues, et, malgré les menaces, refusent de quitter les lieux.

 

C'est dans ce contexte que se déroulaient les élections municipales en Espagne, et les socialistes au pouvoir ont subi dimanche une très lourde défaite. « Je sais que beaucoup d'Espagnols souffrent de graves difficultés (...) et que beaucoup de jeunes envisagent leur avenir avec inquiétude, aujourd'hui ils ont exprimé leur malaise » a déclaré le chef du gouvernement, José Luis Rodriguez Zapatero. Il a également dit « Si j'avais 25 ans, je serais avec ceux de la Puerta del Sol ».

 

A croire que ce n'est pas Zapatero qui est au pouvoir et qui prône les mesures d'austérité. Pourtant, en  Espagne comme en Grèce, les socialistes s'accomodent un peu trop facilement du libéralisme économique. Et ensuite avec des "si", ils veulent se donner une âme de révolutionnaires ! Mais les indignés se lèvent et ils pourraient bien être de plus en plus nombreux. Et si la contestation faisait tache d'huile en Europe ? C'est bien le capitalisme qui est en cause.

 

 

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19 mai 2011 4 19 /05 /mai /2011 23:12

La Samaritaine - Après la fermeture tout va bien...pour certains !

 

 

Il y a six ans la Samaritaine fermait officiellement pour travaux de mise en sécurité, en fait pour une restructuration dont les salarié(e)s ont fait les frais. Si pour ceux-ci il s’agit d’un triste anniversaire, pour d’autres les réjouissances continuent. Cri de colère d’une ancienne salariée de ce magasin populaire situé en plein Paris où "on trouvait de tout" et qui pouvait recevoir jusqu’à 50 000 visiteurs par jour ...

 

En effet pour eux tout va bien ; Le groupe a augmenté ses profits de 72,8% entre 2009 et 2010 avec 3 milliards 32 millions d’euros. Bernard Arnault 1ère fortune de France et 4ème mondiale a touché en 2010 un salaire (fixe et variable) de 3 928 399 € cela représente 305 années de SMIC ; bien sûr sans les bonus et autres stocks options.

 

Voilà qui réjouira les salarié(es) de Carrefour détenu à 7,1% par Bernard Arnault à travers les 50% qu’il détient dans Blue Capital, qui viennent de mener un mouvement sans précédent sur les salaires. Car dans le groupe, les salaires ce n’est pas du luxe, souvent pas d’augmentation générale, entretiens individuels et augmentation à la tête du client, comme c’était le cas à la Samaritaine.

 

Bernard Arnault se sert de ses appuis politiques à droite et à gauche, pour faire valoir ses intérêts. Certains ont été très bien reclassés dans le groupe, pas comme nous à la samaritaine où seulement 130 salariés sur 1500  l’ont été.

Nicolas Bazire : Directeur de cabinet d’Edouard Balladur est maintenant directeur général de L V M H

Bernadette Chirac : Pour 70000 € de jetons de présence est depuis avril 2010 au conseil d’administration de L V M H

Renaud Dutreuil : Secrétaire d’état et ministre sous Chirac, après avoir perdu la mairie de Reims , dirige la filiale américaine de L V M H aux Etats-Unis.

Marc Antoine Jamet : Après avoir été au cabinet de Laurent Fabius à l’assemblée et conseiller spécial à Bercy, est secrétaire général et président du jardin d’acclimatation où est construite la future fondation Louis Vuitton

Hubert Vedrine : Après avoir été ministre des affaires étrangères de Lionel Jospin, est au conseil d’administration de L V M H

Christophe Girard : Adjoint socialiste à la culture à la ville de Paris est directeur de la stratégie mode chez L V M H.


On comprend mieux pourquoi L V M H a obtenu le vote de tous les groupes au conseil de Paris modifiant sur mesure le Plan local d’urbanisme pour la réalisation d’un grand Hôtel de luxe, d’un centre d’affaires, trahissant ainsi les engagements pris de défendre un grand magasin.


Ce ne sont pas les 7000m2 de logements dits sociaux, d’une crèche, mais les commerces de luxe qui sont au cœur du futur projet bientôt exposé à la maison du Projet au coin de la rue de l’arbre sec et de la rue de Rivoli.


Et que penser de la promesse des 2000 emplois et de la priorité de réembauche quand on a eu l’expérience de tous ces postes que l’on recevait régulièrement mais dont pratiquement aucun n’était adapté aux samaritains ? Certains d’entre nous, après avoir pris leur chèque valise sont encore à pôle emploi, beaucoup d’entre nous ont été rejetés en préretraite dès 48 ans. Voilà la réalité du « traitement social exemplaire » de L V M H. Ce sont les salariés qui enrichissent ces groupes, ils doivent avoir des droits sur la gestion des entreprises, pouvoir maîtriser leur destin.


Pour rappel c’est en Juin 2005 que le groupe LVMH décida la fermeture de la Samaritaine, au lendemain du Référendum sur le Projet de Constitution européenne qui avait été rejeté par une majorité d’électeurs français.

 


Dominique D’Henry

Ancienne de la Samaritaine

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12 mai 2011 4 12 /05 /mai /2011 00:26

Sanofi-Aventis, numéro quatre mondial et premier laboratoire tricolore, tenait son Assemblée Générale vendredi dernier. Mais tous les actionnaires n’ont pas eu droit au même traitement. Par le biais du plan d’épargne du groupe, les salariés détiennent 1,38 % du capital et 2,10 % des droits de vote. De ce fait ils étaient conviés à l’assemblée générale des actionnaires. La CGT l’avait rebaptisé « L’AG de la colère » et c’est bien ce qui s’y est passé. Les salariés actionnaires n’ont pas été accueillis par un café gourmand, mais par une horde de CRS qui les a bousculé.

 

C’est une honte que notre république mette les CRS au service des capitalistes pour casser du salarié.

 

En 2010, Sanofi a affiché un résultat net de 9,2 milliards d’euros. En cinq ans, les dividendes ont bondi de 64 %. En 2005, les actionnaires se contentaient de prélever 2 milliards d’euros de dividendes. Cette année, ils vont s’octroyer au moins 3,25 milliards et pendant ce temps, ce sont 3 000 emplois supprimés depuis 2008 et 1500 encore à venir.

 

Sanofi se moque bien de ses salariés et utilise des méthodes bien à lui : après l’annonce de  leur licenciement par répondeur téléphonique à 1700 salariés, c’est aujourd’hui l’accueil à la matraque des salariés qui viennent demander des  comptes lors de l’AG. 

 

La colère des salariés est facile à comprendre avec le tableau ci-dessous. Quand la courbe des dividendes grimpe, l'emploi diminue.

 

Sanofi-Aventis.jpg

 

 

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4 mai 2011 3 04 /05 /mai /2011 23:25

le pointDans son édition du 21 avril, l’hebdomadaire de François Pinault dressait la liste de « ceux qui ruinent la France ». A la « Une », les dockers, les contrôleurs aériens, les fraudeurs de la sécu etc. Est aussi resservie une nouvelle fois la cible habituelle, les fonctionnaires.

 

Mais nulle trace des entreprises du CAC 40 dont tous les comptes sont au vert malgré la crise. Elles ont versé 43 milliards d’euros à leurs actionnaires en 2010, en délocalisant, en licenciant et en précarisant à tour de bras, en bénéficiant d’exonérations de toutes sortes pour payer moins ou pas de cotisations sociales et d’impôts, mais visiblement, pour le Point, elles ne « ruinent pas la France ».

 

Alors que la grande majorité des Français ne savent plus comment faire pour les dépenses usuelles, se nourrir, se loger etc..., d'autres empochent sans vergogne des millions d'euros. Et le gouvernement fait payer aux plus modestes les cadeaux fiscaux dont ont été gratifiés les plus fortunés au cours de la décennie.

 

C’est donc plutôt du côté de François Pinault, le propriétaire du Point, et de ses semblables, ces grands défenseurs du système capitaliste qu’il faut chercher ceux qui ruinent la France.

 

Les plus grandes fortunes (extrait du tableau publié par ChallengeS

 

 

grandes-fortunes.jpg

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21 avril 2011 4 21 /04 /avril /2011 22:34

Nouveaux arrangements des Bettencourt avec l’impôt

 

La fille de la milliardaire a trouvé un moyen légal de toucher 300 millions d’euros d’une holding sans rien devoir au fisc.

 

Sans doute, la réconciliation entre Liliane Bettencourt et sa fille, Françoise Bettencourt-Meyers, le valait bien. Après avoir obtenu la tête de Patrice de Maistre, homme de confiance de sa mère, c’est elle qui, maintenant pleinement réintégrée dans sa position d’héritière légitime, bénéficie des florissantes affaires familiales et… du savoir-faire en échappatoire fiscale. Selon le Journal du dimanche, Françoise Bettencourt-Meyers va toucher un « pactole » de 300 millions d’euros net d’impôt de la holding Téthys, l’une des deux sociétés, avec Clymène, qui gèrent la fortune des Bettencourt.

 

Qu’on se rassure, cependant, à la différence des soupçons d’évasion et de fraudes fiscales qui ont défrayé la chronique cet été –  et coûté au passage sa carrière de ministre à Éric Woerth – il s’agit cette fois d’une « optimisation fiscale », procédé tout ce qu’il y a de plus légal. Un trait d’astuce, une connaissance experte des arcanes de la fiscalité française, et le tour est joué. Plutôt que de verser directement 300 millions d’euros à la fille Bettencourt, sur lesquels elle aurait dû alors s’acquitter soit de l’impôt sur les plus-values (31 %), soit de celui sur les dividendes (19 %), la société Thétys va emprunter la somme à la banque, inscrite dans les comptes de la société comme une « réduction de capital » détenu par ses actionnaires, qui ne sont autres que les Bettencourt. Bilan : une « restitution » de 341 millions d’euros (équivalant à 380 000 actions d’une valeur d’environ 900 euros chacune) répartis comme suit : 300 millions d’euros pour la fille Bettencourt et 41 millions pour la mère. Un « rachat fictif » d’actions, en somme, commente le JDD...

 

Oui, mais, objectera-t-on, en contractant un prêt bancaire, Thétys ne va-t-elle pas devoir s’acquitter d’intérêts d’emprunt ? Pas de problème, les Bettencourt et leurs experts fiscalistes ont tout prévu : ces charges sont tout simplement déductibles de l’impôt sur les sociétés (IS) ! Mieux, Thétys ayant, par ce « rachat fictif », diminué son ratio capital/dettes (le capital de la société a baissé tandis que le prêt fait grimper l’endettement), elle ne devrait carrément plus payer d’IS du tout... Ah, la magie des niches fiscales !

 

En clair, les Bettencourt se servent de leur holding comme d’une banque pour ne pas payer d’impôt. Alors, bien sûr, certains esprits tatillons diront qu’on exagère, puisque Françoise Bettencourt devra quand même s’acquitter de l’impôt sur le revenu de 6 millions d’euros que devraient lui rapporter, sur cinq ans, ces 300 millions. Certes, mais elle se consolera en songeant aux 75 % d’abattement sur le « patrimoine professionnel » que lui vaudra, sur sa feuille de déclaration d’impôt sur la fortune (ISF), sa position de mandataire sociale de Thétys...

 

Sébastien Crépel dans L’Humanité

 

 

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14 avril 2011 4 14 /04 /avril /2011 18:16

2007-03-21T094921Z 01 NOOTR RTRIDSP 2 OFRTP-FRANCE-TOTAL-MAChaque passage à la pompe grève chaque jour un peu plus le budget des ménages, et pendant ce temps, le groupe Total qui dégage les plus importants bénéfices du CAC 40 en 2010 (10,5 milliards d'euros) ne paie pas d'impôt sur les sociétés en France. En toute légalité. Ses activités de raffinage en France sont en perte et verse 7,7 milliards d’euros au fisc de pays étrangers, états du Moyen-Orient, d’Afrique, voire d’Europe.

 

Et quand Total connaîtra des périodes plus fastes en France, il ne paiera toujours pas d’impôt sur les sociétés puisqu’il est en train de renégocier avec Bercy la possibilité de réduire à nouveau (voire annuler) son impôt sur les sociétés. Comment? Par le mécanisme du bénéfice mondial consolidé. Après autorisation de Bercy, les groupes français peuvent, pendant une période allant de trois à cinq ans, déduire de leurs bénéfices en France les pertes enregistrées à l’étranger.

 

Les entreprises utilisent les nombreuses possibilités offertes par le Code des Impôts : report illimité des pertes, intégration fiscale des gains et pertes des filiales françaises par la maison mère, déductibilité des intérêts, crédit impôt-recherche, etc...

 

Et ce ne sont pas les 115 millions de taxes des compagnies pétrolières destinées à alléger la facture d’essence des plus nécessiteux qui va changer quelque chose. Cela ne représente que 1% des bénéfices mondiaux réalisés par Total en 2010.

 

10,5 milliards de bénéfice, dont 5,2 milliards de dividendes reversés aux actionnaires, pas d’impôt sur les sociétés … Vous ne pensez pas qu’il est grand temps de mettre fin au système capitaliste ?

 

En 2012, votons pour ceux qui proposeront de nationaliser tout ça !

 


 


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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 15:16

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L’Humanité-Dimanche paraissant le jeudi 17 février publie en exclusivité les résultats d’un sondage qui va faire évènement après les révolutions populaires qui viennent de se dérouler en Tunisie et en Egypte.

 

Cette étude menée par l’institut Louis Harris indique notamment que les français, eux aussi, sont prêts à se révolter de façon majoritaire !

 

Les raisons de cette colère sont la situation de l’emploi, le coût des dépenses de santé, la dégradation du pouvoir d’achat, les scandales d’Etat à répétition.

 

Prenez connaissance des chiffres et des motivations de la population interrogée, faites découvrir autour de vous ce numéro exceptionnel de l’Humanité-Dimanche.

 

Et si après les Tunisiens, les Egyptiens, nous nous y mettions nous aussi pour dire " Sarkozy, dégage ! "

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10 janvier 2011 1 10 /01 /janvier /2011 18:19

Depuis son élection, Sarkozy demande des efforts aux français, mais n’en finit pas de distribuer des milliards à ses amis rentiers et patrons. Exonérations de cotisations patronales (30 milliards d’euros), privilèges fiscaux octroyés aux ménages aisés depuis dix ans (entre 100 et 120 milliards selon un rapport parlementaire), réforme de la taxe professionnelle début 2010 (12 milliards)  etc.

 

Sarkozy avait proclamé qu'il allait « moraliser le capitalisme » et pousser les « partenaires sociaux » à négocier pour un partage plus équitable des profits. On voit le résultat. Les salariés doivent se serrer la ceinture, et même le gouvernement refuse un coup de pouce au SMIC en ce début d’année.

 

Dans le même temps, des versements records de dividendes sont annoncés en 2011 pour les actionnaires des groupes du CAC 40, près de 40 milliards d’euros. Les dividendes distribués au titre de 2008, 2009, 2010 auront été supérieurs à ceux versés au titre de 2007 avant l’éclatement de la crise financière malgré des bénéfices inférieurs à 2007. C’est « « Distribuer plus malgré un résultat moindre. »

 

On voit que la crise n’est pas pour tout le monde.

 

Sarkozy est le président de l’injustice sociale et du pouvoir d’achat des riches. Les actionnaires lui disent merci !

 

 

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16 décembre 2010 4 16 /12 /décembre /2010 21:57

Dans le cadre de la journée de mobilisation européenne du 15 décembre contre l'austérité, pour la priorité à l'emploi et la croissance en Europe, l'appel des organisations syndicales n'a pas rencontré le succès. Une petite cinquantaine de militants avait bravé le froid à Niort en venant dire non aux politiques d'austérité décidées en France et dans la plupart des pays européens.

 

Les citoyens européens font les frais de la crise économique et financière, alors que les banques poursuivent leurs pratiques d’antan. La nécessaire réduction des déficits doit être le fruit d’une autre politique économique et sociale. Il faut une économie tournée vers la satisfaction des besoins sociaux et respectant les impératifs écologiques.

 

Le rassemblement niortais devant la Préfecture.

 

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7 décembre 2010 2 07 /12 /décembre /2010 17:24

Eric Cantona  appelait les gens à retirer leur argent des banques ce mardi, pour faire « sauter le système », affirmant que « la révolution se fait par les banques ». Très certainement, mais peut-être pas de la manière préconisée. Cela dit, il y a de quoi être en colère.

 

Par exemple lorsque Baudoin Prot, directeur général de BNP Paribas déclare que cet appel de l'ex-footballeur est «mal fondé» et «insécuritaire» tout en étant «complètement contraire à ce qui peut assurer le fonctionnement de l'économie». Ou bien quand il ajoute que «les banques françaises n'ont aucunement contribué aux origines de la crise» et que les aides de l'Etat n'ont rien «coûté aux contribuables».

 

Rien coûté aux contribuables ? Sauf la crise la plus grave depuis les années 30, avec une croissance en berne, des centaines de milliers d’emplois perdus, une réduction de la dépense publique. Les banques jouent un rôle à la fois rapace et parasitaire. La restructuration, la délocalisation ou la fermeture d’entreprises répondent souvent aux exigences des banques. Et les banques se sont par exemple goinfrées d’obligations irlandaises aux moments forts de la croissance de 2000 à 2007, et aujourd’hui, ce sont 85 Mds qui vont être débloqués par l’UE et le FMI, dont 40 Mds pour soutenir le système bancaire.

 

Dans son numéro du 20 novembre dernier, l’hebdomadaire « Investir » relate que le Crédit Agricole détiendrait dans ses livres 929 millions d’euros en dette souveraine irlandaise, soir 40 % de son résultat espéré pour 2010. Le CA a également perdu 12 Mds d’euros à cause des « subprimes » entre 2007 et 2009, plus 220 millions d’euros en Ukraine et en Serbie de 2008 à 2009, et enfin 2,8 Mds d’euros en Grèce de 2008 à 2009. Il faut préciser que le dirigeant responsable de ces brillants investissements était Georges Pauget, parti à la retraite en janvier 2010, avec une retraite chapeau de 780 000 euros, et certainement de crainte que son train de vie futur en souffre, le conseil d’administration a rallongé de 3 millions d’euros sa rente.

 

Après avoir engrangé des profits colossaux sur le dos des travailleurs et de l’économie en général, après s’être livrés à des opérations spéculatives à une échelle massive, les capitalistes du secteur bancaire se sont tournés vers l’Etat pour qu’il éponge leurs dettes et leur permette de reprendre les « affaires » comme avant. Or, si l’Etat doit payer les déficits, il devrait aussi récolter les bénéfices.

 

Les Irlandais ont raison de parler de « banksters », mot fabriqué pour la circonstance, contraction de banquiers et de gangsters.

 

Il y a bien nécessité d’une révolution. Mais la meilleure ne serait-elle pas la nationalisation des banques en les plaçant « sous le contrôle des représentants des salariés » ?

 


 

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