Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Présentation

  • : Réagir - Blog militant de joseph coutant
  • : Réagir : S'opposer activement à l'action de qqch, résister. La devise issue de la révolution française "Liberté, Egalité, Fraternité" étant de plus en plus mise à mal, ce blog est un moyen pour moi de faire partager mes réactions sur l'actualité politique, sociale, etc.
  • Contact

Rechercher

Tags

22 octobre 2014 3 22 /10 /octobre /2014 15:20

Dans notre société, le pouvoir est capable de faire des milliards de cadeaux au patronat sans contrepartie pour les emplois, d'exonérer de cotisations sociales (et non pas de "charges" patronales comme ceux-ci aiment le dire) les entreprises, de toucher à l'universalité des allocations familiales ou de supprimer la part des cotisations familiales versées par les entreprises, mais il n'est pas capable de permettre à chaque citoyen de bénéficier d'un travail et d'un toit. Pire, il en permet l'expulsion.

 

C'est ce qui est arrivé à une jeune locataire d'Habitat Sud Deux-Sèvres. Cette jeune femme au chômage avec un enfant avait des loyers impayés. Elle avait récemment entrepris des démarches pour trouver des solutions à son endettement. Toujours est-il que jeudi dernier, elle quitte son logement le matin pour conduire son fils de 6 ans à l'école, et à son retour, c'est une situation scandaleuse qui se présente à ses yeux. La serrure de son appartement a été changée,  un avis d'huissiers de justice placardé sur la porte, avec en gros "Expulsion" et la mention « Défense de pénétrer sous peine de poursuites pénales » avec dessous le nom de l'occupante expulsée. Quelle violence ! Quel mépris pour ces personnes dans la précarité qu'on jette à la rue avant le 1er novembre parce qu'avec la période hivernale, les expulsions seront ensuite momentanément interdites. Ces personnes qui ont déjà la tête sous l'eau, on ne fait que leur enfoncer un peu plus. Eh oui, cette société n'a aucun scrupule à mettre à la rue une maman avec son fils de 6 ans.

 

Par contre, un Thévenoud qui ne payait ni ne faisait sa déclaration de revenus siège toujours à l'Assemblée Nationale. Et le Canard Enchaîné révèle aujourd'hui qu'une soixantaine de députés et de sénateurs seraient potentiellement « en délicatesse avec le fisc ». Et que dire de la fraude aux cotisations sociales des employeurs qui atteind près de 25 milliards.  Mais pour les pauvres, pas de sentiments !

 

Une trentaine de personnes dont des résidents et des militants du Front de Gauche sont venus apporter leur soutien à cette jeune femme à qui le bailleur à ouvert mardi l'appartement pour quelques heures afin qu'elle puisse récupérer ses vêtements et autres affaires personnelles.

 

Il est clair que la défense des plus fragiles n'est pas une préoccupation du gouvernement. Mais nous citoyens ne devons pas accepter l'idée qui voudrait nous faire croire que les plus précaires et les plus pauvres sont responsables de leur situation. "Chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi", ce droit est inscrit dans notre constitution. S'il était mis en oeuvre, les familles connaîtraient déjà un peu moins de difficultés.

 

Ci-dessous, l'article paru dans le quotidien local le Courrier de l'Ouest. Par contre, pas une ligne dans l'autre quotidien la Nouvelle République

 

A Niort, une mère et son enfant expulsés de leur logement
Des militants venus témoigner leur solidarité

Des militants venus témoigner leur solidarité

Partager cet article
Repost0
17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 17:26

Dans le tableau ci-dessous, des statistiques sur la pauvreté en quelques chiffres. Sources de ces données, ATD Quart Monde, Observatoire des inégalités, Insee, Fondation Abbé Pierre, ONU.

 

Ces chiffres donnent à réfléchir et à agir, surtout quand on sait que dans le même temps, la France s'est hissée à la tête du classement européen du nombre de millionnaires. que les actionnaires du CAC40 ont empoché 42,6 milliards d'euros en 2013, soit 4% de plus qu'en 2012.

 

" Faire la guerre à la pauvreté et non aux pauvres" préconisait l'Abbé Pierre. Ce n'est pas vraiment l'orientation du gouvernement qui préfère les déclarations stigmatisantes à l'égard des chômeurs par exemple, développant l'idée que les plus pauvres seraient responsables de leur situation. Mardi dernier, en déplacement à Clichy la Garenne, François Hollande déclarait " la solidarité est un principe républicain qui ne passe pas par l'Etat mais par l'ensemble de la société française ". Quand ce gouvernement laisse la précarité se développer, refuse dans le même temps de s'attaquer au monde de la finance, la misère n'a pas fini de progresser.

17 octobre, journée internationale du refus de la misère
Partager cet article
Repost0
25 juillet 2014 5 25 /07 /juillet /2014 12:51

Lorsque Michel Sapin, le ministre des Finances et des Comptes publics déclarait que la finance était «l'amie» du gouvernement et de l'économie (voir billet du 7 juillet), ce n'était pas un vain mot.

 

Pour les 63 millions de détenteurs du fameux livret A, le taux actuellement de 1,25% va passer à 1% au 1er août. Autant dire que les banques vont se frotter les mains. L'énorme épargne (encours total de plus de 200 milliards d'euros) qui à l'origine était gérée par la Caisse des dépôts et consignations et devait servir à financer le logement social est récupéré à présent pour près de 40% par les banques, suite à une décision européenne datant de 2008.

 

Et grâce à la baisse à 1% du taux d'intérêt, elles vont pouvoir garder 400 millions d'euros qui ne viendront plus rémunérer votre épargne.

 

Alors on dit merci qui ? Au ministre PS et son gouvernement amis de la finance.

Partager cet article
Repost0
3 juillet 2014 4 03 /07 /juillet /2014 22:54

A entendre les lamentations du Medef et de son patron Pierre Gattaz, on pourrait croire que la situation des entreprises est catastrophique, et que si les entreprises n'embauchent pas, c'est que financièrement elles sont exangues.

 

Vraiment ?

 

Le magazine « Capital » vient de publier son classement des 100 plus grosses fortunes de France. Si ces personnes ont accumulé un pactole de 257 milliards d'euros en 2014, c'est grâce à la bonne santé de leurs entreprises. Ce pactole a progressé de 10% par rapport à l’an dernier. Et pour certains la fortune a progressé dans des proportions bien plus importantes, malgré la crise...

 

C'est le cas de la famille Peugeot dont la fortune s'est envolée de 116,7% à 1,82 milliards d'euros. Mais dites moi, c'est bien le groupe Peugeot qui a procédé à un plan de restructuration drastique avec en tout 11 200 suppressions de postes. La fortune du PDG du groupe Plastic Omnium, équipementier automobile a augmenté de 109 %. Je vous invite à regarder ce classement et à réfléchir ensuite aux propos de Gattaz.

 

D'ailleurs, c'est le Figaro Economie qui hier déclarait à sa une : « La Bourse ne connaît pas la crise, alimentés en liquidités par les banques centrales, les marchés ont connu un premier semestre faste, avec des records historiques à la clé. »

 

Et c'est nous que le gouvernement ponctionne toujours plus pour financer le pacte de responsabilité et autres allègements de cherges aux entreprises !

Partager cet article
Repost0
30 juin 2014 1 30 /06 /juin /2014 15:39

On savait le commerce adepte des prix juste au-dessous des seuils psychologiques. Et depuis la mise en circulation de l'euro, c'est au centime près que ça se joue. Combien de prix se terminent à 99 centimes ! Les experts en tarifications doivent redoubler de vigilance …

 

Le fait qui m'interpelle est lié justement à une histoire de centime d'euro. Je n'en ai pas été le témoin direct mais c'est une personne très proche qui me l'a rapporté. Lors de son passage à la caisse, un jeune la précédait. Ce dernier venait d'acheter une canette d'une boisson énergisante. Il a sorti toute sa monnaie pour régler et manifestement il en manquait. Il avait beau faire ses poches, plus rien. L'hôtesse de caisse (débutante ?) sonne alors la caisse centrale pour procéder à l'annulation de la vente. La personne de ma connaissance est intervenue et a proposé au jeune homme de donner ce qui manquait pour faire son achat. Et il manquait … 1 centime ! Il a ainsi pu se désaltérer.

 

Serait-ce la crise pour la grande distribution ? C'est plutôt que pour leurs profits, chaque centime doit compter !

 

Partager cet article
Repost0
20 mai 2014 2 20 /05 /mai /2014 22:44

Je vous invite à relire ce court billet publié il y a presque un an puisque c'était le 13 juin 2013. Je l'avais intitulé « Grèce, quand il ne restera plus rien ». François Hollande avait peu de temps auparavant déclaré « l'Europe a sauvé la Grèce ».

 

Eh bien à quelques jours des élections européennes, la scène qui suit, relatée par le journaliste José Fort dans l'humanité, doit nous faire réfléchir sur l'Europe que nous voulons, celle de la finance avec sa logique libérale ou austéritaire ou bien une Europe qui mène au changement écologique et social au service de ses peuples.

 

Athènes : "Rasé et perfusé, il est viré du bloc opératoire."

 

Conséquences tragiques des restrictions budgétaires qui ont mis en faillite le système de santé public, les incidents de ce genre se multiplient en Grèce. Récit par José Fort.

 

La scène se déroule au début de la semaine dernière à Athènes. Un malade arrive en très mauvais état à la Metropolitan Community Clinic d’Elliniko, un établissement qui soigne gratuitement les chômeurs et les personnes sans ressource. Le patient doit normalement disposer d’une carte d’insolvabilité autorisant la prise en charge gratuite. Il ne peut pas la présenter, les services sociaux de la ville ayant pris du retard dans l’expédition du document.

 

L’homme de 54 ans est mal en point. Pourtant, n’ayant pas de « livret » attestant sa situation de précarité, son admission est refusée. Direction la sortie.

 

Protestation générale dans l’indifférence de l’administration. C’est alors que le patient s’écroule. Crise cardiaque. Affolement. Le personnel hospitalier décide une intervention immédiate.

 

L’homme est dirigé vers le bloc opératoire. Il est rasé et perfusé. Les infirmières et le chirurgien sont prêts à opérer lorsque l’intendant de l’établissement fait irruption dans le bloc et exige l’arrêt des préparatifs et l’évacuation du patient tant qu’il n’aura pas fourni le fameux sésame, le document délivré par la municipalité.

 

Le scandale a fait le tour de la ville. L’administration hospitalière, dès le lendemain, a reprogrammé l’intervention.

 

Ce type d’incident, indiquent les syndicats de la santé, est courant en Grèce où trois millions de personnes ne disposent pas d’assurance maladie et où les médicaments s’achètent à prix d’or.

 

 

Partager cet article
Repost0
12 mai 2014 1 12 /05 /mai /2014 15:47

« Les hausses de salaire ne doivent pas s'éloigner de 1% », c'est la modération salariale prônée par le patron des patrons. L'entreprise France ne va pas bien, il faut faire des efforts dit-il. Il avait déjà prôné un sous-smic. Mais cette modération ne le concerne pas puisque son salaire est en hausse de 29%.

 

Aux reproches qui lui sont faits sur cette revalorisation, il répond dans l'interview donné au JDD « On peut faire dire n'importe quoi aux chiffres. Mon salaire fixe a été augmenté de 3 % … C'est ma rémunération variable qui a augmenté. »

 

Peut-être, mais au final, c'est quand même lui qui encaisse. Et puis ces 3% ont fait passer son fixe de 309 120 euros en 2012 à 318 230 euros l'an passé (426 092 euros brut avec la part variable). Rien que cette augmentation représente plusieurs SMIC.

 

Et quand la question lui est posée de savoir s'il faut fixer un plafond pour les hauts revenus du privé, pour lui ça n'a pas de sens. « Laissons, le mécanisme du say on pay [qui permet aux actionnaires de donner leur avis] se mettre en place. Mais fixer un plafond pour tous n'aurait aucun sens. »

 

Vraiment aucun sens quand la rémunération de Denis Kessler, ancienne éminence grise du Medef et patron du réassureur Scor est en hausse de 10% à plus de 5 millions d'euros, quand celle du PDG de Carrefour croît de quasiment 40% à 3,73 millions d'euros, quand celle du président exécutif d'Airbus est en augmentation de 37% pour 2,87 millions d'euros de revenus, ou quand le directeur général du Crédit Agricole, Jean-Paul Chifflet, perçoit une augmentation de 45% pour arriver à 1,97 millions d'euros de revenus en 2013 ? Et la palme revient au président du directoire de Vivendi qui a gagné plus de 1,72 millions d'euros en 2013, soit une progression de plus de 190%.

 

C'est pas la crise pour tout le monde M Gattaz !

Partager cet article
Repost0
3 avril 2014 4 03 /04 /avril /2014 18:44

Cela fait quatre ans qu'a été fermée l’usine Molex de Villemur-sur-Tarn (Haute-Garonne), jetant à la rue deux cent quatre-vingt-trois salariés. Cette entreprise de connectique automobile avait été vendue en 2004 par la SNECMA au groupe américain Molex contrôlé à 60% par des fonds de pension. Et en 2008, ceux-ci de fermer après avoir pillé le savoir-faire. Au final, il n'est resté que 20 salariés et le ministre de l'industrie de l'époque, un certain Estrosi, avait osé déclarer que c'était « un dénouement positif grâce à un plan de sauvegarde de l'emploi de grande qualité ». (Voir mon billet de septembre 2009)

 

Eh bien ils n'ont pas baissé les bras, après la fermeture de l’usine, cent quatre-vingt-dix ouvriers et techniciens qui travaillaient pour l’équipementier automobile poursuivaient en justice leur ex-employeur, la maison mère Molex Inc basée aux États-Unis. Ils demandaient que leurs licenciements économiques soient requalifiés en licenciements abusifs, voire frauduleux. Ils ont obtenu, hier, gain de cause. Les licenciements sont considérés sans cause réelle et sérieuse. Les cent quatre-vingt-dix plaignants réclamaient aussi des indemnités d’un montant total de 22 millions d’euros. Le jugement accorde 14 millions d’euros aux 190 salariés.

 

Malheureusement, cent quatorze d'entre eux n’ont retrouvé aucun travail et sont contraints de vivre du RSA.

 

Le syndicaliste CGT Guy Pavan, trente-trois ans de travail chez Molex, tire les premiers enseignements de la décision prud’homale : « C’est un grand pas en avant. C’est aussi un message à ceux qui nous gouvernent. Pour lutter contre le chômage, la première des choses est de préserver les emplois existants. Nous demandons une loi qui interdise les licenciements boursiers. »

 

Un appel qui jusqu'à présent n'a pas été entendu par ce gouvernement. (Voir article du mois de mars sur cette question) Pas sûr qu'avec Valls ça aille beaucoup mieux.

Partager cet article
Repost0
20 février 2014 4 20 /02 /février /2014 23:36

Pour la presse économique, le Portugal va mieux. Il a réussi à refinancer une petite partie de sa dette publique sur les marchés financiers (les banques) en empruntant sur 10 ans à 5%. Il est utile de rappeler que ces mêmes banques bénéficient elles d'un taux à 0,25% auprès de la Banque Centrale Européenne. L'argent public fait le bonheur des banques puisque le traité européen interdit aux États de se financer directement auprès de la BCE.

 

Et la même presse constate que le Portugal serait sorti de la récession puisqu'il semble bénéficier des faveurs des investisseurs. Mais à quel prix ? Les réformes 
du marché du travail avec plus de flexibilité, les baisses de salaires, les suppressions 
de semaines de vacances et de jours 
de congés en réponse aux injonctions 
de la troïka (Union européenne, BCE 
et FMI) ont amélioré 
la productivité 
en attirant 
les investissements étrangers. Un ingénieur portugais coûte deux fois moins cher qu’un Espagnol et trois fois moins cher qu’un français. Et le quotidien des Portugais est marqué 
par les hausses d’impôts, les baisses de salaires, les coupes sociales et le chômage reste difficile. Pour les jeunes de moins de 25 ans, il dépasse les 35%.

 

Mais à part ça, pour la presse économique et la Troïka, le Portugal va mieux. Forcément, quand on place la finance avant l'humain.

 

Partager cet article
Repost0
13 février 2014 4 13 /02 /février /2014 17:13

Voici l’intégralité de la lettre de cette femme de 48 ans qui interpelle sur l’enfer quotidien de la pauvreté et décrit les extrémités auxquelles elle est poussée pour subvenir à ses besoins. Une existence intenable qu’elle raconte dans une lettre adressée aux médias et aux élus, lettre publiée dans l'Humanité du 11 février. C'est aussi cela la France d'aujourd'hui !!! Une France où les inégalités sont chaque jour plus criantes. Je publiais il y a quelques jours un billet sur cette France en tête du classement des millionnaires et où les actionnaires du CAC40 ont empoché 42,6 milliards d'euros en 2013.

 

OBJET : DÉSESPOIR

Mesdames, Messieurs,

Je suis âgée de 48 ans. Je vis seule. Je suis en recherche d’emploi depuis janvier 2013. Je bénéficie d’une reconnaissance de travailleur handicapé.

Depuis le début de mon indemnisation Assedic, je perçois environ 680 euros mensuels, ainsi que 110 euros d’APL pour mon loyer. (Une vraie richesse, vous allez me dire.) Je me fais aider ponctuellement par les services sociaux de Guéret pour les factures. Pour l’alimentaire, c’est plus compliqué : je suis au-dessus des minima sociaux, donc ne peux bénéficier d’aucune aide alimentaire.

Mon ARE a pris fin le 9 janvier dernier. J’ai fait une demande d’ASS, mon dossier est en examen à Pôle emploi. Je vais percevoir pour janvier 201 euros d’Assedic. En attendant la décision de me l’octroyer ou pas. Si c’est positif, je percevrai environ 450 euros mensuels – si c’est négatif, je devrai faire une demande de RSA auprès de la CAF. Donc refaire un nouveau dossier et patienter pour l’examen de celui-ci. Donc pour le mois de février, je vais devoir vivre avec 201 euros ?

QUESTIONS :

Comment je paye mon loyer ce mois-ci ? Loyer de 230 euros.

Comment je paye mon EDF ? J’ai déjà un retard de facture avec menaces de coupure. Environ 350 euros.

Comment je paye mes assurances voiture et maison ? 48 euros.

Je vais juste être dans l’incapacité à régler l’ensemble de mes factures, une fois de plus, et me retrouver, une fois de plus, dans le rouge auprès de mes créanciers. J’ai subi une expulsion en août 2012, je pense que je vais de nouveau droit dans le mur…

Je suis diabétique sous insuline, je dois avoir une alimentation dite équilibrée, ça sera dans une autre vie car maintenant c’est complètement impossible.

Il y a déjà bien longtemps que je ne mange pratiquement plus de viande, poisson – on s’y fait.

5 légumes et fruits par jour – bon là, je suis obligée de rigoler, les fruits et légumes s’éloignent eux aussi de mon alimentation.

Faites le compte de ce qu’il reste pour la nourriture et de ce qu’il faut que je mange pour avoir une ration normale à la vue de mon diabète et vous allez faire vite le tour.

Je suis résignée, je ne fais qu’un repas par jour, en général le soir, et puis voilà, on en meurt pas – je mets juste ma santé en jeu par ce mode de fonctionnement alimentaire, mais comment faire autrement ?

Je ne bois pas, je ne fume pas, je n’ai aucune activité extérieure payante, je ne fais pas le shopping toutes les semaines, je ne pars pas en vacances, j’ai tout réduit au minimum syndical.

Je suis une femme de mon temps, un brin féministe, et j’ai dû cette année utiliser une action qui porte le nom de Prostitution. Pas pour aller boire un coup ou au restaurant. Non, juste pour remplir mon frigo car je crevais de faim. Laisser sa fierté dehors, ne plus se sentir humaine, juste un objet, et après réussir à se regarder en face sans vomir. Mais cet argent difficilement acquis m’a redonné souvent de la joie en voyant mon frigo de nouveau plein. Pas vraiment le choix…

Malgré la maladie, je suis une personne courageuse, très motivée, je ne veux simplement, comme 5 millions de chômeurs, je crois, qu’un emploi. Un salaire de 1 200 euros net mensuels m’irait très bien. Pas de contrats aidés – véritable fumisterie et escroquerie – non, juste un job pour me sentir une humaine digne – pour vivre comme beaucoup, simplement. J’ai une formation de secrétaire et de multiples expériences dans d’autres emplois. J’accepterai n’importe quel emploi en adéquation avec ma maladie. À 48 ans, célibataire, sans enfant à charge, possédant le permis et un vieux véhicule, je me sens totalement prête à reprendre une activité…

Voici le résumé de ma vie et j’espère que vous aurez pris le temps de me lire entièrement.

Ce qui me rend encore plus triste, c’est qu’en Creuse, je ne dois pas être la seule, combien de personnes qui souffrent ?

QU’EST-CE QUE JE DOIS FAIRE ?
 

Je vous prie d’agréer, Mesdames, Messieurs, l’expression de mes sincères salutations.

 

 

Partager cet article
Repost0